Un grand pas avec vous…

De
Publié par

Cette anomalie, le service médical l’a descellée dès sa naissance. Depuis son éclosion, Petit Georges ressent une douleur sourde. Cette « étoile brillante » logée au fond de son cerveau ne le quittera pas. Rempli d’incertitudes, il devra trouver le chemin pour exister, au gré des rencontres et des évènements.

C’est ainsi qu’avec humour il transformera ce sort étrange en guide de vie. Une sorte de privilège des temps modernes.



Écrire est jouissif, un moyen intime de partager. D’autre part, le regard porté sur une vie est sain et nécessaire. Il mobilise l’intelligence vers la compréhension de la différence. Les mots
sont au service des êtres qui ressentent le besoin de donner et de participer dans une sereine logique.

Conforme à cette philosophie, ce livre dépasse la simple autobiographie, il invite à la réflexion, provoque les « pourquoi pas moi » ou les « mea culpa » afin de permettre à chacun, peut-être, de vivre heureux.


Né un 8 août, lion… tel ce « gros chat » surveillant la planète nature.

Dominique Potel, homme du bâtiment, construit dans l’esprit du compagnonnage, se décrit ainsi : « Je ne suis rien… mais tellement tout. »

Publié le : samedi 1 janvier 2011
Lecture(s) : 90
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9789999989796
Nombre de pages : non-communiqué
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
Les faits
La lumière du soleil, ce matin-là, au 75 Grande-rue donnait un aspect neuf aux façades des bâtiments. À croire que la commune avait octroyée généreusement des subven-tions pour que ce jour soit beau. Il n’en n’était rien, en ce mois d’août. Certes la journée s’annonçait belle mais l’évé-nement se trouvait, à l’étage ; une femme donnait vie à un petit garçon. La souffrance du moment était atténuée par la vision que dégageait cet acte d’amour car l’homme, blotti près d’elle, joie débordante, veillait à ce que tout se passe bien. A priori, c’est le cas. Petit Georges, eh oui !, c’est son prénom, passe de mains en mains médicales. Mais au fil des minutes, les examens installent le doute chez les spécialistes. La certitude se dévoile par la bouche du « gynéco » de service. « Madame, nous avons descellés une anomalie dans le cerveau de votre enfant. » À peine remis de son studieux travail, quelques sanglots entrelacés avec une peur venue du fond des entrailles, bal-butiant d’une voix presque inaudible, la maman regarde le docteur en lui demandant : — Est-ce grave ? Silence pesant.
7
— Nous ne pouvons encore définir l’état de gravité mais ce qui est sûr c’est que l’imagerie médicale a mis en évi-dence un point brillant tel une mini pièce métallique. Dans ma carrière, c’est la première fois que je découvre une telle anomalie, affirme le docteur. Pour vous rassurer, toutes les premières réactions de l’enfant sont normales. Premier bruit et premier sourire laisse à penser que ce « luron »… sera joyeux. Nous étions après la guerre 39-45, d’innombrables hu-mains avaient combattus pour que… Petit Georges puisse vivre heureux. Il apprendra plus tard, qu’il fait partie de la vague « Baby Boom ». Période ou les hommes et femmes de notre beau pays construisaient, à vitesse grand V, leur avenir de peur de ne pouvoir en profiter. Bien sûr, rien à voir, avec les attitudes d’aujourd’hui, au regard de ces personnes qui grillent leur temps de vie pour la simple raison de profiter des innombrables biens matériels qu’à inventer l’homme. Notre héros va découvrir la vie. Il sera, en permanente surveillance médicale et il se demande si cette anomalie est un handicap. Gai luron né, il décide que ce « mal » deviendra, au fil du temps, un ‘bien’ car ses parents lui ont dit simplement : c’est inopérable le risque est trop grand. Inconsciemment, de cette affirmation, il en fera son calmant et cela deviendra son médicament face aux multiples situa-tions de vie qu’il va connaître. Le chemin que Petit Georges va prendre s’appelle l’avenir. À l’époque des « couches », il ne peut comprendre. Il ne peut s’attendre à la vie palpitante que son destin a écrite. Ces premiers guides seront ses parents. Pour lui, l’ombre de
8
ces individus qu’il a transcrit de ses yeux vitreux, lors de sa naissance, l’a rassuré, elle dégageait un parfum d’amour sincère. Seule ombre à son tableau est… la fameuse pièce mé-tallique, compagne de route. Prenant son sort, inconsciemment avec humour, quitte à parcourir la vie, il conçoit au travers de son subconscient, que ce point brillant sera une aide précieuse, un conseiller. Il prendra le nom de Steve. Sera-t-il fidèle et loyal durant ce voyage ? Ne sera-t-il pas tenter de profiter de sa position particulière dans ma conscience ? Tant d’interrogations ou Petit Georges n’a pas de réponse. Mais il n’a pas le temps, déjà, autour de lui cela s’agite. A priori, il n’est pas seul dans la chambrée et l’aventure commence. De multiples rencontres et événements vont creusés le sillon de son parcours, au même titre que le commun des mortels. Il a compris, de suite, que la chose la plus précieuse sur cette terre est l’humain et que tout sera fait pour son bien-être. Mais une douleur sourde à la tête lui fait prendre conscience que le pire ennemi de l’homme c’est bien l’homme et que par ces décisions, il peut détruire ce monde qu’on lui propose. Intelligence insoupçonnable aurait-il, cet enfant ! N’en croyez rien, la fameuse pièce métallique, objet invité, fait déjà son effet. Elle est déjà près de lui, au travers de Steve, sorte de guide spirituel. Il devra faire les bons choix, car ce compagnon de route a de la « bouteille » comme il dit. Il a vécu et de son allure jeune et dynamique à
9
l’aube du troisième millénaire, il le guidera de ses opinions en le laissant libre de ces choix d’orientation. Les rêves les plus fous vont traversés son esprit mais aussi les cauchemars car il transporte son « épée » de Damoclès et n’a aucune certitude sur son temps de vie. Que va-t-il faire de cette vie, fruit d’un amour « ciné-matographique » empli de beauté tel qu’on les voit de nos jours sur le grand écran. A-t-il les atouts pour réussir ? Il peut se poser la question car il est convenu de penser que la transmission des gènes des « ouvriers » de l’amour est bien réelle. Le mystère qui tourne autour de cette anomalie le poussera à chercher et à analyser qui il est réellement en l’an 2009. C’est écrit et bien réel, Petit Georges a la certitude qu’il sera toujours en vie au début du troisième millénaire. Un soir, alcool aidant, Steve lui a soufflé, maladroitement à l’oreille mais malgré cet aveu le garçon ne croit que ce qu’il voit et le fera rester sur ses gardes. Il avait presque envie de poser cette question à son père pour se rassurer. «Es tu président des humains ? » Certes, il pouvait supposer que cela serait un gage bien-faiteur et que cela l’éviterait à lutter en permanence pour réussir sa vie. Mais le saura-t-il, d’ailleurs un jour ?
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi