Un receveur des Postes durant les Trente Glorieuses

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Né à Rochesseux en Corrèze en 1915, Alexandre Queyrel fait partie de cette génération qui voit l'exode rural de la Corrèze des années 1930, et qui embrasse la carrière de fonctionnaire. Après ses débuts en 1938, 1944 voit le commencement de sa carrière de receveur des Postes qui se termine en 1975 et coïncide avec la période des Trente Glorieuses.
Publié le : jeudi 1 décembre 2011
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EAN13 : 9782296476851
Nombre de pages : 134
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Un receveur des Postes
durant les trente glorieuses






















Graveurs de mémoire

Benoît GRISON, Montagnes… ma passion, Lettres et
témoignages rassemblés par son père, 2011.
Henri Louis ORAIN, Avec Christiane, 68 ans de bonheur,
2011.
Pascale TOURÉ-LEROUX, Drôle de jeunesse, 2011.
Emile HERLIC, « Vent printanier », nom de code pour la
rafle du Vél’ d’hiv’. Récit, 2011.
Dominique POULACHON, René, maquisard. Sur les
sentiers de la Résistance en Saône-et-Loire, 2011.
Shanda TONME, Les chemins de l’immigration : la France
ou rien ! (vol. 3 d’une autobiographie en 6 volumes), 2011.
Claude-Alain CHRISTOPHE, Jazz à Limoges, 2011.
Claude MILON, Pierre Deloger (1890-1985). De la
boulange à l’opéra, 2011.
Jean-Philippe GOUDET, Les sentes de l’espoir. Une famille
auvergnate durant la Seconde Guerre mondiale, 2011.
Armand BENACERRAF, Trois passeports pour un seul
homme, Itinéraire d’un cardiologue, 2011.
Vincent JEANTET, Je suis mort un mardi, 2011.
Pierre PELOU, L’arbre et le paysage. L’itinéraire d’un
postier rouergat (1907-1981), 2011.
François DENIS et Michèle DENIS-DELCEY, Les
Araignées Rouges, Un agronome en Ethiopie (1965-1975),
2011.
Djalil et Marie HAKEM, Le Livre de Djalil, 2011.
Chantal MEYER, La Chrétienne en terre d’Islam, 2011.
Danielle BARCELO-GUEZ, Racines tunisiennes
Paul SECHTER, En 1936 j’avais quinze ans, 2011.
Roland BAUCHOT, Mémoires d’un biologiste. De la rue des
Ecoles à la rue d’Ulm, 2011.
Eric de ROSNY, L’Afrique, sur le vif. Récits et péripéties,
2011.
Eliane LIRAUD, L’aventure guinéenne, 2011.
Jacques Queyrel








Un receveur des Postes
durant les trente glorieuses


























































© L’Harmattan, 2011
5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris

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diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-296-55620-1
EAN : 9782296556201






















« Les français ont follement apprécié les Trente
Glorieuses car tout était neuf »

Daniel Cohen
La prospérité du vice, page 154.



« On était bien quand on était à Bucy »

Alexandre Queyrel
Propos lors de sa retraite.















REGARD SUR UNE EPOQUE

















« Ça ne durera pas tout le temps » disait Alexandre
Queyrel dans le début des années 80.
Les Trente Glorieuses officialisées par Jean Fourastié
étaient terminées mais le souffle existait encore et répandait
toujours les derniers bienfaits sur la société à cette époque.
La perception de la fin de cette période n’avait pas gagné
toutes les classes.
Bien plus tard les Trente Glorieuses seront perçues
comme un paradis perdu.
Viendra alors la nostalgie : « la nostalgie des Trente
Glorieuses est celle d’un monde dur mais rassurant, et en
dernier terme, parce qu’il a disparu, l’emporte dans les
1mémoires » .
Monde rassurant où « le pouvoir d’achat des salaires et
surtout des bas salaires s’est accru pendant ces trente ans
2beaucoup plus qu’en aucune autre période » .
Pour le receveur des postes à la campagne qu’était
Alexandre Queyrel, les Trente Glorieuses signifiaient la
période d’après la guerre et les restrictions où les rapports
humains étaient faciles et sains.
Alexandre Queyrel avait le sens de la mesure en toute
chose et il en appréciait le prix durant ces années-là.
Il était loin de ces idées qui ont détruit les Trente
Glorieuses comme la revendication, l’insatisfaction, le ras le
bol.

1 Jean Fourastié : Les Trente Glorieuses.
2 Idem.
9 Il avait connu l’orange de Noël comme cadeau et il
goûtait pleinement avec modération la nouveauté et la
possibilité de l’apport des biens matériels.
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REGARD SUR UN HOMME
















Né à Rochesseux, commune d’Aubazine (Corrèze), en
1915, Alexandre Queyrel fait partie de cette génération qui
voit l’exode rural de la Corrèze des années trente embrasser
la carrière de fonctionnaire.
Il débute aux PTT en 1938 au centre de tri postal de
Paris-Gare PLM et, après interruption due à la Seconde
Guerre mondiale, reprend ses activités au centre de tri postal
de Clermont-Ferrand-gare.
En 1944, sa longue carrière de receveur des PTT
commence. Elle se terminera en 1975 et coïncidera à la
période des Trente Glorieuses.
Homme très modéré, il n’avait pas lu Epictète mais il en
appliquait le principe : « Faire ce qui dépend de nous et pour
le reste se tenir ferme et tranquille ».
Il sera étonné par le fabuleux développement des Trente
Glorieuses.
Il le mesurera avec justesse et le répétera souvent que
« cela ne pouvait pas durer ».











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