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Une république deux présidents

De
195 pages
Ce livre est le témoignage d'un travailleur humanitaire du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), qui a été témoin oculaire des affres de plusieurs guerres en Afrique. Dandi Lou a vu le drame venir. Elle a tenté d'empêcher ce fléau d'embraser la Côte d'Ivoire. C'est pourquoi ce livre est un cri du coeur de l'auteur pour une nouvelle Côte d'Ivoire, désarmée et transformée en une nation unie, pour le bonheur des Ivoiriens.
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© L’Harmattan, 2014 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris
http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr
EAN Epub : 978-2-336-69748-2
NOTE DE L’AUTEUR
Nous nous sommes évertués à retrouver les auteurs de toutes les images et de toutes les citations contenues dans ce livre. En cas de manquement dans l'utilisation d'une image ou d'une citation, nous regrettons toute erreur faite ou omission, nous serons heureux de faire la correction nécessaire dans la prochaine édition de ce livre.
Droits d'auteur © 2012 par Hélène Dandi Lou Amanan Mise en page et couverture conçue par GMA ePublishing, LLC (USA)
Bibliothèque du Congrès Numéro de référence ISBN : Livre à couverture dure
Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit ou par aucun moyen électronique ou mécanique, y compris le système de stockage de l'information et de récupération, sans permission écrite de l'éditeur, excepté pour des raisons de critique qui peut citer un bref passage dans sa revue.
«La paix sera le fruit de la justice. Jusqu’à ce que, d’en haut, l’esprit soit répandu sur nous. Alors le désert deviendra un verger, tandis que le verger aura la valeur d’une forêt. Le droit habitera dans le désert et, dans le verger s’établira la justice. Le fruit de la justice sera la paix : la justice produira le calme et la sécurité pour toujours. Mon peuple s’établira dans un domaine paisible. » La Sainte Bible, Esaie – 32, 15-18
DEDICACE
Je dédie ce livre à ma famille, en particulier à mes enfants et mes petits-enfants. Ma famille a toujours été sacrifiée à cause de mon engagement pour l’action humanitaire au sein du HCR et pour la construction de la paix au sein de l’ONG VAFAG. Je dédie ce livre à toutes les victimes innocentes des guerres sauvages, en particulier aux femmes et aux enfants qui payent toujours les lourds tributs des dérives des leaders politiques en Afrique. er Je dédie ce livre à Feu Nanan Amon Tokou, Roi 1d'Anoumaba, qui a compris très tôt le sens de mon combat pour la paix. Il avait consacré activement son temps à mes côtés dans ce processus de recherche de la paix.
REMERCIEMENTS
Je remercie tout d’abord DIEU qui me donne la vie, la santé, le courage, la sagesse et l’inspiration d’écrire ce livre afin de dire ma part de vérité sur les tragédies relatives aux guerres en Afrique et plus particulièrement en Côte d’Ivoire. Je remercie sincèrement tous les chefs d’États africains et toutes les personnes de bonne volonté qui déploient de gros efforts de paix, au risque de leur vie et honneur, par amour et compassion pour la Côte d’Ivoire, pour aider les Ivoiriens à retrouver la paix et la cohésion sociale entre eux. Je remercie la communauté internationale sous l’égide des Nations-Unies, qui s’est mobilisée depuis 2003 à ce jour, pour consentir tant de sacrifices à tous les niveaux afin d’aider les Ivoiriens et, en particulier, la classe politique ivoirienne, à retrouver la paix, et à reconstruire la Côte d’Ivoire. 1 Je remercie sincèrement les Institutions africaines à savoir : la CEDEAOet l’UA qui ne cessent de consentir tant d’efforts et de sacrifices depuis 2003 à ce jour, pour aider le peuple de Côte d’Ivoire à retrouver la paix. 2 Je remercie les autorités des Forces Nouvelles– en sigle FN – pour avoir facilité notre accès dans l’une des zones qu’elles occupaient, précisément à Bouaké, permettant notre contribution aux efforts pour la réconciliation nationale. Je tiens à remercier l’ex-Ministre de la Réconciliation nationale, Danon Djédjé et l’ex-Ministre de la Femme et de l’Enfant Mme Jeanne Peuhmon pour la confiance et l’intérêt placés en moi à travers l’ONG Vision et Action des Femmes Africaines contre les Guerres (VAFAG), en m’associant aux missions de paix et de réconciliation sur le terrain. Un remerciement spécial sur le plan national et international à tous mes chefs hiérarchiques 3 de mission du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés. Le HCR a placé sa confiance en moi en me confiant des missions humanitaires très importantes sur le terrain. Je remercie Mme Sadako Ogatha, ex-haut commissaire des Nations-Unies pour les Refugiés. Les Délégués, les Chefs de missions et Sous-Délégués : S.E. Guehen Tan, S.E. El Hadj Issiaka, S.E. Blaise Cherif, S.E. Abou Moussa, S.E. Doumaille Dillah, John Scarisbrick, Hazam, Alphonse Malanda, Arnaud Akodjenou, Hippolyte, Mmes Marie Lobo et Temporaly en Afrique et à Genève en Suisse, etc. Je voudrais saisir cette occasion pour remercier la presse ivoirienne dans son ensemble : notamment, la télévision ivoirienne, la presse écrite et la radio. Contrairement aux autres 4 organisations de la société civile et ONG, la VAFAGa bénéficié de la confiance et du soutien exceptionnel de la presse ivoirienne. Elle était toujours présente à toutes les actions publiques que nous avons réalisées en faveur de la paix. En outre, j’ai eu l’honneur de faire partie des invités de marque, dans le cadre des débats sur la paix à la télévision et à la radio ivoirienne, dans les émissions comme : “MOI FEMME”, “PAROLE D’HONNEUR”, etc. Je voudrais remercier sincèrement le Réseau West Africain pour l’Edification de la Paix (le 5 WANEP) ,qui a compris très tôt le sens de mon combat. WANEP a cru en moi et m’a donné les outils nécessaires par des séries de formations sur les mécanismes de la construction de la paix. Wanep m’a fait l’honneur de me nommer première Coordinatrice de la section des 6 femmes constructrices de paix au sein du Wipneten Côte d’Ivoire de septembre 2001 à novembre 2004. J’assume la fonction de première conseillère sous-régionale pour la Côte d’Ivoire depuis 2004. Un remerciement spécial à Miss Thelma Ekiyor, Messieurs Samuel Doh et Emmanuel Bombarde, initiateurs et Directeurs de Wanep de 2000 à 2006. Ils avaient placé leur confiance en moi, en m’associant à toutes les actions de paix du réseau sur le plan national, sous-
régional et international, Un remerciement spécial à Messieurs Yao Djue Thiemelé, Président-Fondateur de Uniconseil en Côte d’Ivoire, Koffi Brouze, ex-Coordinateur du SAARA et ex-Conseiller à la Mission permanente de Côte d’Ivoire auprès des Nations Unies à New-York (USA), au Colonel N’Datchi au camp Gallieny et ex-Coordinateur du SAARA et tant d’autres personnes. Ces personnes ont toujours apprécié, encouragé et soutenu les efforts de mon combat pour la paix. Enfin, je voudrais également remercier toute l’équipe VAFAG. Ces personnes de bonne volonté ont compris très tôt le sens de mon combat pour la paix. Elles ont décidé de s’engager activement et bénévolement à mes côtés pour contribuer à promouvoir la culture de la paix, au risque de leur vie. Il s’agit de : Richard Olivier Djakale, Mme Suzanne S. A. Traore Logbo, Boti Louis, Rose Yao, Yvonne Bomahi, Catherine Akoitia, Jeanne Depri, Kra Thérèse, Charles Koffi, Mme Koffi, sans oublier tous les membres et sympathisants. Du fond de mon cœur, je voudrais remercier sincèrement ces trois hauts cadres africains, que j’ai eu l’honneur de rencontrer aux USA et à Paris, au moment où j’écrivais ce livre. Il s’agit de M. Larry Young, du Dr Georges Alula et du Dr Tumba Tutu-De-Mukose. Je voudrais leur exprimer mes sincères remerciements et ma filiale reconnaissance pour leur contribution à la réalisation de cette œuvre. Ces hauts cadres africains ont entendu mon cri de cœur avec beaucoup d’intérêt et d’émotion. Ils ont cru en mon combat à travers ce livre. Par rapport à l’importance de ce travail, ils se sont engagés bénévolement pour m’aider à le finaliser. Ils m’ont réconforté, encouragé et orienté techniquement.
1. Communauté Économiques des États de l’Afrique de l’Ouest. 2. Un groupement de plusieurs anciens groupes rebelles réunis au sein de l’entité appelée « Forces Nouvelles – FN ». 3. (UNHCR) en abrégé le HCR. 4. Vision et Action des Femmes Africaines contre les Guerres. 5. WANEP – West Africa Network for Peace building (WANEP) ONG basée a Accra au Ghana. 6. WIPNET – Women International Peace Network – une section du WANEP (Réseau des Femmes constructrices de la paix basée aussi a Accra/Ghana.
AVANT-PROPOS
Mme Helène Dandi Lou Amanan, est originaire d’Oumé, à Dougbafla, dans le Centre-Ouest de la Côte d’Ivoire. Mme Dandi Lou est mère de cinq enfants, elle a mené une vie professionnelle très intense à la Mission permanente des Nations Unies en Côte d’Ivoire et à New York, aux Etats-Unis. Elle a travaillé au Cabinet Arthur Andersen et au Haut Commissariat des Nations Unies pour les Refugiés (HCR) en Côte d’Ivoire et en République Démocratique du Congo (RDC), à Uvira, de 1992 à 1999, puis de 2002 à 2005. Mme Dandi Lou est une ancienne fonctionnaire internationale dont la vie professionnelle a été bouleversée par sa mission au sein du HCR. Elle était chargée des Affaires Sociales et assumait la fonction de Coordinatrice des Affaires Sociales. Pendant plusieurs années elle a été au centre de l’action humanitaire du HCR. Elle a vécu au quotidien la misère et la souffrance de plus de 400.000 refugiés libériens dans les zones d’accueil de Tabou, Grabo, Tai, Guiglo et Danané en Côte d’Ivoire, mais aussi celle de plus de 400.000 refugiés rwandais et burundais installés dans 24 camps à Uvira, dans le Sud Kivu en RDC. Dans le cadre de sa mission d’intervention, à la demande de ses Chefs de mission, elle a également couvert les camps de refugiés rwandais à Bukavu et à Goma. Elle a participé à de nombreuses réunions de coordination et à de nombreux ateliers de formation avec les partenaires du HCR à Goma, Bukavu, Rwanda et au Kenya Pendant qu’elle parcourait les zones d’accueil et les camps pour aider les refugiés, elle suivait également les tristes évènements politiques qui portaient, déjà des germes de guerre dans son pays. Révoltée face aux effets horribles des guerres sur les populations, en particulier sur les femmes et les enfants, elle s’est rendu compte qu’elle devrait faire plus pour aider les politiciens ivoiriens à éviter le calvaire de la guerre à la Côte d’Ivoire, son pays. Dégagée de tout engagement au sein du HCR, elle a consacré son temps à la recherche des moyens pour ramener la paix en Côte d’Ivoire. Son souhait était de partager ses tristes et douloureuses expériences vécues auprès des victimes des guerres du Rwanda, du Burundi, du Congo et du Liberia, avec les acteurs de la classe politique ivoirienne en vue de les amener à faire la différence, en disant non à la guerre. Pour réaliser sa vision de combat pour la paix, en mai 1999, Mme Dandi Lou créa l’ONG Vision et Action des Femmes Africaines contre les Guerres, en sigle VAFAG. A partir de mai 1999 à ce jour, à travers la VAFAG, elle fait partie des femmes leaders de la société civile en Côte d’Ivoire. Elle est reconnue de tous en tant qu’activiste infatigable pour la paix. Face à la montée des tensions entre le gouvernement du Président Henri Konan Bédié et l’opposition, qui menaçaient déjà la paix à l’époque, depuis 1999, elle a commencé son combat pour la paix par la réalisation de nombreuses actions importantes de prévention de conflits. Elle a également rencontré individuellement la plupart des hauts responsables politiques ivoiriens, entre autres les anciens présidents : Henri Konan Bédié, le Général Robert Gueï, le Président du FPI Laurent Gbagbo et l’ancien Premier ministre Alassane Dramane Ouattara, pour attirer leur attention sur les conséquences de leurs dérives politiques. Elle avait invité chacun à la retenue, à la tolérance, au pardon et au dialogue permanent entre eux, pour sauver la Côte d’Ivoire à temps. Dans ce livre, elle partage avec les lecteurs ses riches et douloureuses expériences vécues auprès des différents groupes de victimes des guerres. Elle se lève avec force contre les guerres civiles tribalisées et les violences sexuelles commises sur les femmes et les petites filles par des combattants africains en Afrique. Mme Dandi Lou dit sa part de vérité sur la neutralité et l’impartialité dans la crise qui a humilié la Côte d’Ivoire depuis 1993 jusqu’à avril 2011. En outre, elle a été la première Coordinatrice et Conseillère sous-régionale du Réseau West