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Vrai de vrai ! Les histoires extraordinaires

De
20 pages

Retrouvez dans ces pages 20 histoires étonnantes, insolites ou extraordinaires qui auraient pu vous arriver.Comme quoi, la réalité dépasse parfois la fiction !

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Extrait


Quand j’écoute un de ses disques, je pense souvent que sans moi, il n’en serait pas là. Moi non plus, probablement !

Cette année-là, tout allait mal pour moi. Mon père était décédé, je m’étais fait virer de mon boulot et les choses n’allaient pas très bien avec ma femme. Elle bossait beaucoup pour nous faire vivre tous les deux et me reprochait mon manque d’énergie. Ça finissait souvent en dispute comme ce soir-là. J’étais à bout, je ne savais plus où j’en étais. Elle a menacé de me quitter et mon sang n’a fait qu’un tour. Je suis sorti de la maison en claquant la porte et j’ai pris la voiture sans but. La pluie tombait à torrent, il faisait nuit noire. Je roulais un peu vite en ressassant des idées noires. Et puis j’ai vu un type tout seul au bord de la route qui faisait du stop. Il était trempé au milieu de nulle part : je me suis arrêté pour le prendre. Quand il est monté dans la voiture, je l’ai tout de suite reconnu. Il n’avait pas encore le succès planétaire qu’il a maintenant mais il commençait à être célèbre. Son premier tube passait en boucle à la radio et ma nièce avait un poster de lui au-dessus de son lit.

Il était visiblement d’humeur sombre comme moi. Nous n’avons pas parlé, je crois que tacitement on avait décidé tous les deux de juste rouler. Au bout d’une demi-heure, j’ai décidé de briser la glace. Je lui ai proposé d’aller boire un café dans un bar que je connaissais. Il a accepté, le bar était désert. On a bu notre café en silence. Puis j’ai proposé : « Un truc un peu plus fort ? » Et nous avons commencé à parler. Il voulait tout arrêter. Le succès était arrivé trop vite, disait-il. Il n’arrivait pas à gérer, ne savait plus qui étaient ses amis, avait peur de se perdre… Les verres s’enchaînaient et je me suis mis moi aussi à lui raconter ma vie, mon boulot, mon père, mes emmerdes… On s’est donné mutuellement des conseils, on a ri, on a presque pleuré ; on était saouls comme des cochons. On a fini par se faire virer du bar et aller décuver dans la voiture. Quand je me suis réveillé, j’avais la bouche pâteuse et une star sur le siège passager. J’ai dit : « Je te ramène », il n’a pas protesté. Quand je l’ai déposé en bas de chez lui un peu plus tard, il m’a serré la main et m’a remercié. Et puis il m’a glissé : « Rentre chez toi, ta femme doit être inquiète », ce que j’ai fait et je ne le regrette pas.

Je ne l’ai jamais revu mais il m’a dédié une de ses chansons. Quant à moi, j’ai donné son prénom à mon premier fils.


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