Chroniques d'Hiver

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Au XXIIIe siècle, les vieilles utopies ont trouvé leur refuge sur la Nouvelle Arcadie. Sur cette planète prospèrent des communautés alternatives, démocratiques, et égalitaristes. Mais au-delà des monts Bordiers, les étendues sans lois de l'Outland, bruissent d'étranges rumeurs. Une autre utopie, diffusée par les chamanes d'Arcadia, la planète mère, menacerait-elle, les tranquilles certitudes des communautés de l'Innland ? Qui est ce chef nomade qui se fait appelé le khan ? Manon Ahouach, l'envoyée des Nations Unies, Pavel Strogoff, l'homme de la sécurité, et Pier, le jeune rebelle de la Bordure, devront affronter les vents de l'Histoire et trouver leur place dans ce mond een devenir.
Publié le : dimanche 12 juin 2011
Lecture(s) : 125
EAN13 : 9782304012286
Nombre de pages : 367
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Titre
Chroniques d’Hiver
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Titre Fabrice Mouthon
Chroniques d’Hiver
tome 1 : La Nouvelle Arcadie
Roman de Science-fiction
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit, 2006 www.manuscrit.com
ISBN : 978-2-304-01228-6 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782304012286 (livre imprimé) ISBN : 978-2-304-01229-3 (livre numérique) ISBN 13 : 9782304012293 (livre numérique)
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chapitre premier
CHAPITRE PREMIER
Comme tous les jours, Pier se leva avec l’aube, c’est-à-dire très tôt pendant l’été boréal. Son père dormait encore lorsqu’il enjamba sa couchette pour se glisser hors de la chambre. Dans la cuisine, après avoir ranimé le feu dans le poêle à bois, il absorba rapidement du lait froid mélangé de miel ainsi que deux tartines de pain de seigle garnies de fromage sec. Après avoir jeté trois autres tartines de pain ainsi que du lard dans son sac, il décrocha ensuite son arbalète et se glissa dans la cour. Á la lumière de Diane, la lune d’Arcadia, le jeune homme remplit sa gourde à la pompe à main puis se dirigea vers la bergerie. Celle-ci étant semi enterrée pour mieux résister au terrible froid de l’hiver, il lui fallut baisser la tête et descendre quelque marches dans le noir, aidé seulement par l’odeur puissante et le léger tintement des clochettes. Le temps que ses yeux s’habituent à la pénombre, il déposa sac et arbalète contre le mur, tandis que les chèvres, ayant enfin perçu sa
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Chroniques d’Hiver
présence, bêlaient faiblement : une puis deux puis dix. Á tâtons, Pier ouvrit le ventail de la fenêtre qui donnait au raz de la ruelle. Puis, bouclant à sa ceinture le tabouret à pied unique et saisissant un premier sceau, il se mit à la traite. Ceci fait, il remonta un à un les seaux sur le seuil de la bergerie puis alla les vider dans la cuve de la laiterie. Un instant, il s’arrêta pour tendre l’oreille. Mais non ! Son père dormait toujours. Il dormait tard en ces temps de veillées. Tant pis ! Il le verrait ce soir ! De toute façon, qu’avaient-ils de particulier à se dire ? Le jeune homme redescendit au milieu des bêtes et ouvrit tout grand la double porte donnant sur la ruelle. Il commença ensuite, dans un silence tout relatif, à faire sortir les bêtes, une à une, gratifiant chaque tête cornue d’une caresse rassurante. C’était le principal travail de Pier à la belle saison, que d’aller faire paître le troupeau familial dans les bois clairs entourant la colonie. Johannès, son père, s’occupait quant à lui du jardin et des serres tandis que tous deux se relayaient pour la fabrication du beurre, du fromage et des yoghourts. Ensemble également, ils tondaient les bêtes, au début de l’été, mais c’est Pier qui se chargeait de laver les toisons que son père allait ensuite livrer à la coopérative. Même s’il aspirait à autre chose
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