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Chroniques de Ragon le Bègue

De
216 pages

Ce livre est l’histoire d’un adolescent complexé, fils de paysan bourbonnais, assis au fond d’un car scolaire en route pour le collège de Cosne d’Allier.
Ce matin-là, il oublia vite ses pensées cafardeuses après avoir aperçu dans la campagne une créature étrange évoluant dans le brouillard d’automne. D’abord choqué, puis complètement envoûté par cette apparition, il consacrera sa vie à tenter de comprendre qui elle est.
Cette quête le mènera, trente ans plus tard, à se tenir debout devant un grand menhir planté là, dans l’Allier, tout près du village de Louroux-Hodement. Il sait que cette pierre levée est en fait une borne ancestrale signalant la présence d’une porte fantastique et invisible, s’ouvrant vers un autre monde. Il tient la clé dans ses mains, mais ira-t-il de l’autre côté ?


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Cet ouvrage a été composé par Edilivre
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Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50
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Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays.
ISBN numérique : 978-2-414-07768-7
© Edilivre, 2017
Imaginez…
Imaginez que vous soyez sur cette terre pour une raison précise, cette raison étant inscrite dans vos gènes, ceux que vos ancêtres vous ont légués depuis des générations, la source de ces mêmes gènes se perdant dans la nuit des temps, un temps où des planètes entières étaient colonisées par un système autoritaire très organisé. Imaginez que dans le but de mener à bien une mission, certains d’entre nous aient été adaptés génétiquement pour, par exemple, gouverner, donnant les grands chefs des pays et ceux des grandes religions, d’autres programmés pour obéir dans le but de constituer, au début des clans, puis avec le temps, des nations entières… Parmi les obéissants étaient prévus les soldats pour défendre ces nouveaux états, les ingénieurs inventant leurs armes, les ouvriers les fabriquant. Bien sûr, étaient prévus aussi ceux qui allaient nourrir tout ce monde, les producteurs de viande et agriculteurs, mais aussi les cuisiniers, les vétérinaires, les architectes et maçons pour abriter toute cette populace, les mécaniciens, les chauffeurs routier, les enseignants et, bien plus tard, par transmissions de ces gènes, peut-être vous-même qui lisez ce préambule, exerçant un métier que vous avez choisi parce qu’il vous plaisait, qu’il vous « titillait » au point d’en apprendre tous les rouages afin de l’exercer au mieux. Puis il y a les autres, ceux qui ont sûrement eu de l’importance dans une époque lointaine et qui arrivent encore aujourd’hui à nous laisser en tête des pensées étranges, des doutes, en décalage avec notre époque. Ils nous influencent par leurs chansons, leurs écrits, leurs sculptures ou peintures, d’ailleurs souvent fort appréciés comme objets de détente par les gens du précédent paragraphe, comme si cela leur rappelait de vieux et rassurants souvenirs, presque éteints, qui font du bien. Ceux-là sont artistes, écrivains ou philosophes et vivent de leur art, sentant que c’était là leur destin. Maintenant les derniers de la liste ; ceux qui ne sont apparemment doués pour rien et exercent un métier qui ne les intéresse pas, mais il faut bien vivre et gagner un peu d’argent afin de payer un loyer, comme tout le monde, et remplir un frigo lui-même fabriqué dans une usine par d’autres gens comme eux, pas forcément comblés au fond, par le charme de l’assemblage d’un réfrigérateur mais bon…, encore une fois, il faut bien vivre. Imaginez que ces derniers aiment plus que tout s’asseoir seuls sur un rocher pour regarder le soleil se lever, admirer un ciel d’orage, frissonner sous une pluie d’étoiles filantes un soir d’août, comme s’ils attendaient un signe ou quelque chose de là-haut. Certains encore, au fond de leurs entrailles, rêvent en secret de dresser des licornes ou des animaux encore plus incroyables. Une minorité se voient responsables et gardiens d’étranges portes donnant sur des mondes éloignés mais en même temps, tellement proche de nous. Sans parler du peu qui se sentent spécialistes en protection contre des monstres ravageurs ou capables aussi de tuer les pires représentations du mal…, au final, tous se croient fous de songer à ça et le gardent pour eux. Alors vous pensez bien que ces gens-là ne seront jamais bien dans leur peau et ne comprendront pas quel est leur rôle ici, sur cette terre, en ce moment précis. Souvent, ils deviendront dépressifs ; ils finiront peut-être même dans la rue, ivrognes, à blatérer n’importe quoi. Il n’y a plus de licorne à dresser, plus de dragon ou autre bestiole du genre à calmer, plus de « portail » à garder…
A moins que…
Dans les années 80, au milieu de la campagne bourbonnaise, un ado, placé malgré lui devant d’inconcevables faits, décide d’en percer les mystères. Il mettra tout par écrit, croquis et plans sur une douzaine de cahiers d’école avec ses crayons et surtout ses mots à lui. Cela lui prendra au final une grande partie de sa vie en recherches invraisemblables et découvertes étranges, décryptant des légendes liées à la forêt de Tronçais, ou se rapportant à des mythes lointains avec, comme point de convergence, un menhir oublié de l’Allier. Et au fond… rien ne l’étonnera vraiment. Pourquoi ? A vous de voir si vous vous sentez concerné.
Cette histoire commence dans le centre de notre pays.
Plus précisément dans le département de l’Allier, un endroit bien calme, peu connu et qui était autrefois :la région Bourbonnaise.
Sur ce parcours emprunté par le bus scolaire, long d’une vingtaine de kilomètres…
Premier Cahier