David le roi qui croyait aux dieux.

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La vie d'un roi victorieux, aimé de son peuple, en son temps et dans les générations futures, au souvenir nostalgique, espérance déçue d'une nation.

Publié le : vendredi 11 juillet 2003
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EAN13 : 9782748132748
Nombre de pages : 243
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David le roi qui croyait aux dieux
Albert Tommasi
David le roi qui croyait aux dieux
BIOGRAPHIE(NONFICTION)
© manuscrit.com, 2003 ISBN: 2748127676 (pour le fichier numérique) ISBN: 2748127668 (pour le livre imprimé)
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Un homme qui aime les femmes
et qui aime aussi les hommes
ne peut pas être foncièrement mauvais
ni être foncièrement bon.
A Maxime.
Les encarts non référencés sont extraits de la Bible, version Louis Second, 1910, livres Ruth, Samuel 1 et 2, Chroniques 1, Rois 1.
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L’ONCTION.
Les habitants de Bethléhem de Juda étaient in quiets. La venue annoncée à grands fracas du pro phète Samuel, escorté d’une troupe nombreuse de prêtres et de gardes du corps ne présageait rien de bon. L’expérience leur disait que pour vivre heureux il était préférable de rester discret, voire ignoré. Seuls de jeunes écervelés se réjouissaient d’une fête qui en fin leur ferait oublier la triste monotonie de la vie courante, et se répandaient dans la bourgade en riant et chantant des chansons à boire. Ils avaient tort de se réjouir si ouvertement. Samuel avait la réputation d’être un prophète pas commode, irascible, vindica tif et sujet à de terribles colères. Le prophète avait décidé de descendre chez Isaï, chef d’une famille nombreuse et respectée de Bethlé hem, mais pas la plus riche, et dont les sept fils aînés appréciaient cet honneur, mais ils avaient ordonné au dernierné, le jeune David de bien vouloir rester à l’écart à garder les brebis, et de ne pas se montrer sous peine de correction, fraternelle sans doute, mais néanmoins douloureuse. Ils étaient honteux de ce délicat petit dernier, blond et beau comme une fille, qui chantait à ravir en s’accompagnant de sa harpe et commençait à avoir dans la région une réputation de conteur aimable et de chanteur plaisant, mais à la
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manière, pensaient ses frères, d’un saltimbanque po pulaire, qui détonnait au milieu de cette famille de rudes gaillards rustiques plus fiers de leurs allures de brutes trapues que du charme de ce petit dernier. Le plus troublant dans cette visite était l’impor tance inhabituelle du service d’ordre de gardes ar més qui accompagnait les religieux. Pourquoi tant de précautions pour la célébration d’un sacrifice se demandaiton ? On savait que le prophète était en froid, c’est le moins qu’on puisse dire, avec le roi Saül et les Bethléhèmites auraient préféré qu’ils ré glassent leur différent ailleurs que chez eux. En outre les lois de l’hospitalité exigeaient de nourrir et d’abreuver cette cohorte affamée et assoif fée comme le sont en général les militaires, et aussi les prêtres, aux frais de la ville. Ce n’était pas le sacrifice d’un agneau qui pourrait répondre au faste de cette cérémonie. On aimait bien sacrifier au sei gneur, à condition que ce soit dans des limites rai sonnables, et l’on disait Samuel assez dépensier en la matière. Il était même assez partisan des holo caustes qui consument totalement les animaux sacri fiés et ne laissent que des cendres. Les plus pieux s’en réjouissaient car cela était agréable au seigneur, mais le plus grand nombre regrettait, sans oser le dire trop fort, cette perte de bonne nourriture. Samuel, sans s’attarder en préliminaires, se fit conduire dans la maison d’Isaï et demanda la pré sence du chef de famille et de ses fils avant de pro céder avec eux au sacrifice. Quand il vit devant lui ces puissants garçons il lui sembla que l’aîné, Eliab, pourrait bien faire l’affaire, mais le seigneur lui ouvrit les yeux :
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« Ne prends point garde à son apparence et à la hauteur de sa taille, car je l’ai rejeté. « L’Éternel ne voit pas ce que voit l’homme ; l’homme regarde
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