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Économie-consommation
Collection « BTS ESF » dirigée par Cristian Carip
Économie-consommation
Michel Camus Diplômé de lInstitut détudes politiques de Paris Docteur dÉtat en sciences des organisations (université Paris-IX Dauphine) Formateur en section BTS ESF et DE CESF Directeur pédagogique - Institut supérieur de formation professionnelle (ISFP), Blagnac
11, rue Lavoisier 75008 Paris
Dans la même collection Habitat-Logement B. Vinçot-Gac, 2010 e Biologie appliquée à la santé,2 édition C. Carip, 2010 e Physique-chimie,2 édition A.-C. Gelé-Seautereau, 2010 Nutrition humaine et sécurité alimentaire M. Murat, coord., 2009 Préparer l’épreuve de STHE A.-C. Gelé-Seautereau, B. Vinçot-Gac, 2007
Arts appliqués C. Daudier, 2007
Alimentation pratique M. Murat, M. Tisset, M. Limouse, 2004
© LAVOISIER, 2010 ISBN : 978-2-7430-1228-1 Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit, des pages publiées dans le présent ouvrage, faite sans lautorisation de léditeur ou du Centre français dexploitation du droit de copie (20, rue des Grands-Augustins, 75006 Paris), est illicite et constitue une contrefaçon. Seules sont autorisées, dune part, les reproductions réservées à lusage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective, dautre part, les analyses et courtes citations justifiées dans le caractère scientifique ou dinformation er de lœuvre dans laquelle elles sont incorporées (loi du 1 juillet 1992  art. L. 122-4 et L. 122-5 et Code pénal art. 425).
Remerciements
Lauteur tient à remercier :  Christelle Barbaro (CESF) et Sandrine Rouzier (CESF) qui lui ont transmis la passion de léconomie sociale familiale et dont les conseils ont été si précieux ;  Catherine Rosa (docteur en psychologie du travail social) et Virginie Canes-trier (CESF) pour la pertinence de leurs analyses ;  Mylène Godineau (TESF) pour sa féconde, intelligente et didactique contri-bution.
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Létymologie du mot «économie» rend compte de son universalité. « Économie » vient du grecoïka,« maison », « foyer », « domaine », etnomos, « gérer », « régler ». Littéralement, léconomie désigne donc la gestion, ladmi-nistration de son patrimoine, de sa maison. Léconomie nest donc pas laffaire de spécialistes, mais de tous les individus. Tout le monde fait de léconomie dans la mesure où chacun doit dépenserdes efforts tout au long de sa vie pour subvenir à ses besoinsen dehors de ce que lui « offre » la nature. La vie humaine nest possible que si des besoins vitaux (ou primaires) sont satisfaits  comme lalimentation  et le développement humain ne peut saccom-plir que si dautres besoins matériels (ou secondaires)  comme le logement  et besoins sociaux (ou tertiaires)  comme la culture, les arts, les sports, les loisirs et les voyages  sont réalisés. Toutefois, les ressources terrestres (matières premières, terre arable, eau pota-ble, etc.) et humaines (force de travail, temps disponible) sont limitées, rares ou aléatoires, ce qui implique deschoixtechniques et politiques tendant à réaliser une correspondance entre les besoins et les ressources.La science économique constitue l’étude de ces choix. Gérer revient à mettre en œuvre des solutions économiques :  collecter les ressources plus ou moins abondantes ;  les combiner, les « travailler » suivant des méthodes plus ou moins plani-fiées et élaborées, pour atteindre des objectifs plus ou moins ambitieux.
Lexpression «allocation optimale des ressources» désigne la meilleure © Lavcooisiemr biLanpahiostooconpieennonfaoutnoricstéieoenstudnedsélitcontraintes et des résultats attendus. Cet
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Économie-consommation
« optimum », qui résume à lui seul tout le domaine de la gestion économique, peut se formuler par le ratio i/e, soitintérêt/effort. Ce ratio sinterprète ainsi : chaque individu tend à maximiser son intérêt tout en minimisant son effort. Léconomie nencourage pas la paresse, mais sinscrit dans une démarche de rationalité. Il faut être rationnel parce que les limites terrestres et la durée de vie de lhomme imposent un environnement de rationalité. Nous devons être, au sens propre, économes de nos ressources pour ne pas épuiser trop vite les richesses épuisables et ménager les capacités de reconstitu-tion des ressources renouvelables, notamment la force de travail. La distinction traditionnelleopérée par les économistesentre:  dune part,les biens libres, ceux mis à notre disposition gratuitement par la nature (air, eau, sol…) ;  dautre part, les biens économiques, ceux qui nécessitent un effort, un tra-vail (en transformant de la matière par exemple) et ont donc un coût (de production), tend à disparaîtrepuisque lexpansion et la concentration démographiques ainsi que la pollution de lhomme industrieux dégradent les biens libres et que laccès à ceux-ci (à leau propre par exemple) a désormais un coût… de plus en plus élevé (le coût de lassainissement de leau a été multiplié par 5 depuis 1950 ; il doublera dici à 2050).
Cette prise de conscience se traduit par la (re)découverte de la notion de «développement durable», notion qui pourrait très bien symboliser la philoso-phie daction de léconomie sociale familiale… et qui est dailleurs un des axes majeurs de la réforme et du nouveau référentiel du BTS ESF !
La notion de « développement durable » Au début des années 1970, avec la fin des Trente Glorieuses et la crise de lénergie, lopinion publique des pays développés à économie de marché commença à sinterro-ger sur la durabilité, les finalités et léquité du développement industriel dont on fêtait le bicentenaire. Vingt ans plus tard, les gouvernements dÉtat et dentreprise ont pris conscience des risques et des limites de leurs modèles de développement et ont entrepris une démarche commune poursuivant un objectif multiple : diagnostiquer les dérivesenvironnementales et sociales dun productivisme sans limites, créant des effets pervers incontrôlables comme les changements cli-matiques (réduction de la couche dozone, réchauffement de la planète), la dégradation des sols et lempoisonnement des nappes phréatiques dus à lagri-culture intensive, la pollution créée par lutilisation débridée de ressources minières et énergétiques fossiles, lélimination des espèces consécutive à la déforestation, le stress et les maladies nerveuses liés aux modes de vie « compétitifs » (illustrées par un trafic automobile férocement individualiste), les inondation liées à limperméabilisation des sols urbanisés… ;
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