//img.uscri.be/pth/d2412e027743585b02296af7fe6bd2fcb90ad4d5
Cet ouvrage fait partie de la bibliothèque YouScribe
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le lire en ligne
En savoir plus

Terra Barda

De
856 pages
L’histoire des peuples indo-européens est celle d’une longue marche en avant, vers l’Occident ou le couchant, qui a pour point de départ les rives nord de la Caspienne. Elle se constitue de vagues d’immigration, de fixations, de déplacements, de transhumances, de nouveaux départs, de scissions, de conflits, de fondations de civilisations fécondes, éblouissantes… C’est une histoire multimillénaire, aux origines oubliées, aux racines indémêlables, qui n’a perduré jusqu’à nous qu’au travers des mythes et des légendes, parce qu’elles se sont confondues aux épopées et aux héros. Un passé glorieux et seul connu des spécialistes des civilisations anciennes que Santiago Juan-Galan reconstitue, s’appuyant aussi bien sur la littérature sacrée que les événements historiques. Sous sa plume passionnée renaissent alors les demi-dieux oubliés, les rois de légende, les guerriers en butte à l’adversité, les césars oblitérés, les batailles sanglantes… Entre les rives du Gange et Sénat Romain, entre panthéon hindou et divinités latines, dévidez l’écheveau des filiations perdues. Premier tome d’une trilogie consacrée aux civilisations anciennes, "Terra Barda" entraînera novice ou passionné au sein des cultures des peuples indo-européens. Préférant une approche mythico-historique, créant des ponts entre les dieux et les hommes, plaçant les dynasties dans la continuité des théogonies, cet essai, érudit mais destiné à tout curieux, est une mine d’informations, un puits de connaissances pour qui veut se renseigner sur les civilisations scythe, ossète, grecque, phrygienne ou encore slave. Un thésaurus…
Voir plus Voir moins












Terra Barda

Tome 1 – Les Indo-européens

Santiago Juan-Galan










Terra Barda

Tome 1 – Les Indo-européens























Publibook Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook :




http://www.publibook.com




Ce texte publié par les Éditions Publibook est protégé par les lois et traités
internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est
strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre
reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une
contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et
notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions
internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur.





Éditions Publibook
14, rue des Volontaires
75015 PARIS – France
Tél. : +33 (0)1 53 69 65 55






IDDN.FR.010.0112444.000.R.P.2008.030.40000




Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication aux Éditions Publibook en 2008


Sommaire







Avant propos ................................................................................................11

« Initio » .......................................................................................................13
Introduction ..................................................................................................15
Les indo-européens « Aux parents de nos ancêtres les Gaulois » Genèse...19
Exode............................................................................................................23
Les Indo-aryens............................................................................................23
Les tokhariens127
Mèdes et Perses ..........................................................................................139
Les Hittites .................................................................................................201
Les Scythes de l’Aryo-indie.......................................................................239
Thraco-phrygiens .......................................................................................277
Les Grecs....................................................................................................341
Les Illyriens................................................................................................455
Peuples slaves.............................................................................................477
Peuples germaniques..................................................................................583
Les Italiques ...............................................................................................719


9


Avant propos



Au lendemain brumeux de deux mille ans d’errance, je vais le long des pages
instruire le lecteur du destin des tribus indo-européennes immortalisées dans
« Les Védas », « L’Avesta », « L’Édit de Hattisili », « L’Epopée de la bataille de
Kadesh » et « Le Manuel de Kikkouli », « L’Épopée Narte », « L’Iliade » et
« L’Odyssée », « Les Bylines » et « Le Dit de la bande d’Igor », « La Trilogie
historique », de Henryk Sienkiewiez (« Par le feu et par le sang » – « Le Déluge » –
« Messire Wotodyjowski ») et « La Mort de l’aga Smail-Cengic », « L’Edda »,
« Gesta Danorum » et « La Chanson des Nibelungen », « Fulgurales Libri »,
« Anales » et « L’Enéide » ; puis dans « Le Livre des Conquêtes » et « Les
Mabigonion », et bien d’autres qu’en transparence illustreront de leurs faits, dans un
troisième temps, notre aventure et donneront la base à ce que, en parlant des «
Gaulois », les écrivains appelleront plus tard « le génie celtique ». C’est le pourquoi, en
exergue, de ces rimes extraites de « Réflexions sur l’éternel et l’éphémère »
(commentaires du sac de « Amagotobriva » par les Suaves, suivi de la défaite des
Eduens à « Hatium » (Authumes, Saône et Loire), et la victoire de César sur
Ario1viste , dont la pensée semble traverser les âges nourrissant d’un souffle novateur
eubages, libres penseurs, artisans et poètes. Épigramme qui semblerait surgir de
2 3 4l’œuvre d’Héraclite , des vers de Goethe ou de la raison nietzschéenne :

« Tout s’anime, s’agite, crée, innove,
meurt et renaît ou se métamorphose,
qu’en apparence seulement s’immobilise.
Chaque instant est une vie
et à chaque instant le tout s’effondre,
disparaît, se reforme.
L’univers dans l’être s’éternise. »


1 « D.V.A. » : « Divitiacus Vergobretus Aedduiorum ».
2 « De L’Univers » : « Naissance et conversation de l’être dans le perpétuel écoulement des
choses ».
3 « Un et Tout ».
4 « Ainsi parlait Zarathoustra » (troisième partie : « Le Convalescent » -2. ».
11 C’est la légende et l’esprit de « Elada » dans « Terra Barda », œuvre poétique
5inachevée, de la fin du Vs. , du barde « Janus » (puîné de la sœur cadette du
gaulois « Rutilius Namantiacus », préfet de Rome sous Honorius, en 414), retranscrite
e et intitulée « Elada » par un témoin du XVI s., mon aïeul Iago Galan, haut
fonctionnaire dans la maltôte, puis modeste retraité qui finira ses jours en éminent
latiniste et avisé translateur, dans une bastide fondée, en 1318, sur l’ancienne
abebaye du X s. aux bords de la Baïsole, tout près du croisement des deux grands
tracés préhistoriques pyrénéens qui sont « La Ténazère » et « Le Chemin Salier ».
Par chance, et bien que perdues mais non oubliées, les deux compositions
passeront, confondues, dans le répertoire des conteurs, gardant presque intacts les
motifs qui me seront transmis, enrichis, par legs avunculaire, d’une cartothèque de
villes et rivières, de tribus et peuplades des Trois Gaules, ainsi que d’un relevé de
leurs divinités, avec fées et lutins en bas du panthéon.
C’est donc par cette relation orale, agrémentée de ma passion pour la
mythologie, que je porte une adaptation de La Renaissance à son originel de la fin du Bas
Empire (ou Mérovingien) (5), invitant féaux, agnostiques et aventuriers à se joindre
au cortège de subtils céladons, dans ce voyage initiatique à travers temps.
Et à la manière des aînés, qui demandaient, après chaque représentation, pardon
à l’auditoire pour les fautes commises, je tiens à le faire auprès de mes lecteurs
pour celles que sans doute trouveront-ils dans un ouvrage dont je ne suis que
l’auteur.

5 « Les chroniques mentionnent « Le Royaume de Syagrus » et « Andesina » (Tolbiacum),
dans les victoires de Clovis, et les récits vont jusqu’à la déposition, par un moine irlandais,
de « Lussoios » dans sa qualité de dieu des eaux et protecteur de la ville éponyme
(Luxeuil), avec la fondation sur les lieux d’un monastère. Versions embellies parfois
d’exploits d’Arthus, fils d’Uther Pendragon, roi breton, et des amours brûlants de Merlin
l’Enchanteur et de la Fée Viviane.
12


« Initio »



6Au commencement c’est le « sakti » , concentré infini de matière et
d’anti, jusqu’à la rupture et l’explosion cosmique. La matière absorba l’anti
et inventa l’espace, en suggérant le temps et le vide. Et l’énergie, et la
matière, et l’espace, et le temps et le vide engendrent les mondes peuplant
l’univers, et par endroits la vie. Toute l’infinitude de l’ordre et du chaos que
l’esprit analyse. Le Créateur est né et le penseur exulte. L’univers dans
l’être s’éternise ! « Les enfants payeront les fautes de leurs pères, et les
hommes les écarts des dieux ».
Mais… avant ?
Avant ? Nulle chose. On l’appela « néant » dans son état apathique ;
c’était l’éternité, la fin et le début des cycles.

6 « sakti » : La volonté créatrice.
13


Introduction



Dans mes plus lointains souvenirs, rêves d’immensité, dont je cherchais
les bornes au plus clair de mes nuits, et fabuleux voyages parsemés de
dangers dans la brume des jours, en vrac s’amoncellent. Aurais-je dans mes
songes d’une vie antérieure connu d’autres pays et sillonné l’espace sur
hipparions ailés ? Je sais en être le fruit.
Si je n’étais qu’humain, ma raison aurait-elle su plonger dans le secret
des âges, savoir qu’aux origines la sanglante « Pangée »* eut donné la vie
et, pour plaire aux espèces, déchirée ses entrailles et faire naître «
Laurasia » et « Gondwana »*, et sa fille posthume, « Thétys », la Méditerranée,
transformée, par la honte des dieux, en « Limenals »*, le grand lac salé, la
mine à ciel ouvert que les eaux emportées de l’aîné des Titans rempliront à
l’aube du nouveau genre Homo, en sachant par Japet que son fils Prométhée
devrait l’usiner à l’image des dieux, et que dès lors ils viendraient voir
Thétys pour demander leurs filles et devenir leurs gendres.
Aurais-je pu, si humain, admirer dans l’effort la race de « Tiviec »* ériger
des menhirs, des dolmens, des cromlechs, emprunter les sentiers à la flore
exotique, à la faune sauvage qui parcourait la France d’après les glaciations,
et savoir du Déluge, et saisir le non-dit des grottes Aziliennes et les flots de
la mer mouillant à marée haute un foyer Moustérien du golfe de Paris,
assimiler l’idée de « L’Oursin Primordial » et de « Dyau », dieu du ciel,
enfantant d’autres dieux immortels, et ceux-ci appliqués à imaginer les
hommes qui peupleraient la terre ? Car dans la théogonie, Prométhée n’était
qu’un simple bienfaiteur.
Certes je suis leur fait, et les bêtes, les arbres et toute chose aussi, car
même les rochers deviennent réceptacles pour esprits en faction devant
l’événement. Et pourtant, si la flore acquit la souvenance de la pluie, des
saisons, de la souche, et que les animaux reçurent la maîtrise des sens pour
leurs voyages vers d’autres latitudes, et encore celle de l’espèce, de la
reproduction, il leur est interdit de pouvoir éprouver, connaître le passé et
penser l’avenir, alors qu’une autre fois, dans une autre existence, l’homme,
ainsi que les dieux et autres sorts de génies, pouvait les habiter par la
mé15 tempsycose. Ainsi je suis « Mimir »*, « Ronabwy »*, j’ai reçu de «
Iddawc Cordd »* la pierre de mémoire.
Je suis donc idoine, et parce que je raisonne et que je peux juger ce dont
je me souviens, pour être homme et esprit, mieux encore, pour ma race je
suis fils d’Elada*et je sens le besoin de brosser l’odyssée d’un peuple dont
je suis, vingt siècles après, l’hoir, de l’Ister à la Boinne*, du Vahal au Betis
Mais toujours, et sans cesse, je poursuis mon destin et quête mes aïeuls,
car dans mon onirisme, nymphes et sylphes sont mes compagnons de jeux
et, autour, mille tribus celtiques remontant le Danube en route vers l’ouest
où le soleil se couche, où commence la mer, et avec eux je parcours les
Gaules et les îles œuvrées par le Déluge au-delà des rivages, là où Cesair*
trouva son Ararat et, le calme revenu, Partolon et Nemed, Fir Bolgs,
Tuathas et Fils de Mil* leur paradis, et plus loin dans la nuit, sur un cwrwge*
kymrique, frêle bogue qui tangue au gré des vents contraires, je croiserai les
mers soixante jours durant avec St. Colomban, avant d’apercevoir au loin
l’astre diurne surgir du Grand Atlas et embraser de vermeil les pommiers de
l’Éden. Ce sont les « Hespérides »*, et c’est donc l’« Elysium »*, et «
Alcorac »* sur le Teide qui veille en dieu puissant sur ses farouches
« Guanches »*. Nous voguons le retour.
Face à la Mer du Nord où les chevaux de « Lyr »* et de « Gulltoppr »*
arborent leurs crinières sous le regard d’Aegir*, je trouve les « Menapes ».
Avec les « Bituriges », et Segovèse* en tête, c’est la Forêt Hercynienne ; et
encore Begovèse*qui voue à « Ambigatos »* toute la Lombardie où
j’attendrai mille ans l’arrivée des « Winiles »*(promesse qui fait « Odin »*
lorsqu’il vit au réveil, en place des « Vandales », avec femmes et enfants
aux longues chevelures, les protégés de « Frigg »,*et surpris s’exclama :
« Qui sont ces longues barbes ? ». Et à celle-ci de répondre : « Vous voyez,
des Lombards »)… qui suivront « Alboïn »*. Autant en Ibérie avant que les
« Vandales »* ne gagnent le Bétique et créent l’Andalousie (Vandalousie).
Au milieu des « Galates » je vis Brennos*, la lame ensanglantée, offrir sa
vie aux dieux en demandant pardon pour le sac de Delphes.
Avec les « Vemetanes, Atrobates, Albianes et Bracares, Lusones,
Segosiens, Nemetanes, Neriens, Aronditanes, Vaccéens, Turobigenses, Acces
et Turditains », j’ai descendu l’Espagne devançant Scipion, Sertorius et
Pompée, et j’ai vu, émerveillé, naître une nouvelle race, nobles et fiers
« Celtibère » évinçant ces Ligures errants, appelés « Kinexioes » qui
occupaient la « Keltixe » des futurs Ibéro-Lusitains, avant que les « Saetes » ne
la nomment Ophiusse ; et pour consoler Ulysse, si loin de Pénélope, j’ai vu
ses compagnons un jour prêter serment à « Tongoenabiagus » et, du néant,
au même instant surgir, joyau entre Tage et mer, la plus belle « Olissipo ».
16 Ces tribus belliqueuses aux guerriers conquérants, aux vaillants
laboureurs, artistes raffinés et habiles artisans, firent de moi l’enfant que je suis
dans ce mythe et à travers tous ces siècles devenu sa conscience. Je suis son
avenir, c’est moi son existence, le héraut des dieux et leur seul berger, pour
eux peintre et poète. Je traduirai leurs mots, décrirai les contrées, les
peuplades, leurs fêtes, l’heuristique des druides, les us, le fosterage, la
silhouette d’Ogmios au cortège enchaîné par des lianes en or sur horizon de
feu. Je vous ferai entrevoir d’autres divinités du mental populaire qui
habitent la forêt, mais aussi « Taramis » et son glaive solaire, « Teutatès », dieu
des pères, « Esus » le bûcheron, « Sucellos » le frappeur, « Cernnunos »,
« Rosmerta » et « Smertrios » faisant couler les fruits des cornes
d’abondance, et mille autres esprits veilleurs des nemetons.
Rêveur d’infinitude, je serai votre guide, je serai « Shéhérazade » partant
de l’omphalos, parvis de Notre-Dame, le regard vers le sud, face à l’île St.
Louis, l’esprit dans la Bastille, et ensemble enlevons silencieux le voile du
secret qui couvre encore le lai du Génie de Paris et, au dehors, ceux des lés
qui vont jusqu’à l’Altai et les Himalaya.

* « Pangée » : « Pangea » Bloc originel des terres émergées jusqu’à la fin de l’ère primaire
(-250 M d’années) où il sera coupé en deux par une large mer, la Téthys, qui borde les deux
nouveaux continents, au Nord, la « Laurasie » : L’Amérique du Nord, la Groenland,
l’Europe et l’Asie du Nord ; au Sud, la « Gondwana » : L’Amérique du Sud, l’Afrique,
l’Inde, l’Australie et l’Antarctique. [Le nom de « Pangée » est celui du mont aurifère qui
culmine l’île de Thasos au N.-E. de la Grèce (de « Pangeos » : héros thrace), et «
Gondwânâ » celui d’une province de l’Inde]. (cf. plans).
* « limenals » : (du latin « limes » : carrière, et le grec « als » : sel).
* « Oursin primordial » : ou « Œuf primordial », à l’origine du monde (myth. Celte).
* « Mimir » : Géant primordial qui garde la mémoire des connaissances primitives (myth.
Germano-scandinave).
* « Ronabwy » : Héros gallois à qui le subversif « Iddac Cordd Prytein », dit
l’Agitateurde-la-Bretagne, confie la pierre de la mémoire.
* « Elada » : Déesse celtique des arts, mère d’Ogmios, le dieu de l’éloquence.
* « Ister » : Le Danube ; « Boinne » : Boyne : Rivière d’Irlande qui arrose la plaine de
« Tara », la capitale mythique.
* « Vahal » : Bras du delta du Rhin ; « Betis » : Le Guadalquivir, fleuve du sud de
l’Espagne.
* « Cesair » : (la « grêle ») Première femme à s’installer en Irlande avant le Déluge.
* « Partolon, Nemed, Fir Bolgs, Tuathas, Fils de Mil » : Noms des chefs et races des 5
invasions de l’Irlande après le Déluge.
* « cwrwge » : « Currach » : Petite embarcation celtique.
* « Hespérides » : Le jardin des Hespérides : (Les nymphes du soir, et l’île qu’elles
habitent) Les îles Canaries.
* « Elysium » : Les Champs-Élysées, Le Séjour des Héros, au-delà des Colonnes d’Hercule.
17 * « Alcorac » : (Le tout-puissant) Divinité suprême des « Guanches » (Population primitive
des îles Canaries).
* « Lyr » : Dieu de l’Océan, chez les Tuatha (Irlande).
* « Gulltoppr » : Non du cheval d’Heimdallr (le gardien des Ases) (myth.
Germanoscandinave)
* « Aegir » : Géant de la mer (Myth. Germano-scandinave)
* « Segovèse » et « Begovèse » : Chefs gaulois, neveux d’Ambigatos ».
e* « Ambigatos » : « Ambigat » : Roi des Bituriges (tribu gauloise), VI s. av..J-C.
* « Viniles » : Tribu germanique.
* « Odin » : Dieu suprême des « Ases ».
re* « Frigg » : Déesse Asine de la 1 fonction (correspond à la « Freya » des Vanes).
e* « Alboïn » : Roi des Lombards, XVI s.
* « Brennos » : Chef gaulois, des Galates. Pris Delphes en 278 av. J.C.
* « Vemetanes » à « Turditains » : Tribus celtibères.
* « Kinesioes » : ou Kinioi : Nom donné aux Ligures du sud-ouest de l’Europe, capitale
« Conimbriga », près de Coimbra, Portugal. * « Keltixe » : Le pays des Celtes, l’Espagne,
la Gaule et le nord d’Italie.
* « Saetes » : Habitants de « Ophiussa » : Pays du sud de Portugal pré-romain.
* « Tongoenabiagus » : Dieu des cours d’eau, par lequel les Lusitains prêtaient serment
* « Olissipo » : Lisbonne
* « Ogmios » : Fils d’Elada », dieu du verbe et inventeur de l’alphabet oghamique
(l’Ogma » irlandais).
* « Taramis » à « Smertrios » : Divinités gauloises.
* « Shéhérazade » : (La Sultane) Poétesse qui raconte au sultan « Shahriyar » les histoires
sans fin des Mille et une Nuits.
18


Les Indo-Européens
« Aux parents de nos ancêtres les Gaulois »
Genèse



Du clos post-diluvien ceinturé par le Dniepr aux confins de l’Europe et
l’Ienissei à l’est, sillonné par le Don, la Volga, l’Oural, l’Emba et l’Ob, que
la toundra sépare du Tartare glacial et berce du midi les trois mers
intérieures, dans ces vallées herbeuses et dans l’immense steppe où la monotonie
remplace le promis, où demain est hier ; dans ces parages heurts au nom
évocateur de ses deux continents parcourus autre fois par l’aegragus,
l’urial, l’aurochs et le tachis, qui remplacèrent chèvres, moutons, bœufs et
tarpans sauvages ou dressés, au rythme saisonnier d’un habitat nomade de
clans et de chamans, dans cette orée du monde où tout a commencé,
s’engage ma mémoire.
Mais pour cela, et parce que le lointain est rêve ou nostalgie finissant
dans l’oubli, on croyait, sans remords, hors du temps l’Euroindie, son
peuple pastoral, le dialecte tribal langue commune, et « Dyau » maître des
cieux, sans concevoir que de l’évolution de ces communautés une culture
émerge. C’est donc pour cela que nous suivrons de près cet élan génésiaque.
L’Eurasien imagine des modestes peuplades aux races différentes, pour
une société religieuse et sociale bientôt trifonctionnelle. Le chaman
s’affirme prêtre roi, chefs et patriarches la classe dirigeante et leur bras
séculaire, tandis que la famille se forge un idéal de collectivité.
Consignée dans les tertres, la civilisation kourgane se découvre en
Europe par d’incessantes vagues de longues migrations et de nouvelles
manades en partance un matin, qui durera des siècles, pour d’autres
expressions, vers d’autres pâturages. Cela semble la plus longue et plus vaste ruée
sur l’avenir dans l’histoire des hommes.
Ce fut l’année zéro des dates euro-indiennes dont je compte les jours, les
nuits, les semaines, les lunes et les mois, les saisons, les années et les siècles
par périodes de trente ou par centaines, depuis 5 000 ans… et déjà par yuga
le sage hindou classait le temps dans les kalpa.
Mais comment, par quel sort mon esprit aurait-il pu connaître le destin de
Japhet, de Manu, de Yima, Targitaos, Deucalion, Askr, Cesair, Nepotoutos ;
19 reconnaître les arches d’Uta-Napishtim, de Ziusudra (Xisuthros), de Noé,
tout en haut du Nisir, dans les crêtes gordyéennes, sur le Mont Ararat, sans
le mana, sans les rites des Magyars, des taltos (chamans), sans l’étançon des
ouvrages savants, l’ineffaçable mémoire des sages, la tradition orale dans
les veillées qui attendent les enfants, blottis près de leurs pères assis autour
du feu, du marchand colporteur. Suivons le long chemin de nos « Douze
Tribus ».
Le conte ainsi commence : Lors de la première lune équinoxiale
d’automne, au campement royal avait lieu l’assemblée dialectale de toutes
les tribus, où caciques, devins, agriculteurs, éleveurs et chasseurs
exprimaient doléances, situation et souhaits.
Combien le marasme hiémal est funeste, constatent les sorciers
conseillant lustrations, antiennes et bombance au prince universel des puissances
occultes et au roi, médiateur entre morts et vivants, entre la société et le dieu
qui se cache au-dedans du soleil et qui le fait briller ou le voile au gré
d’humeurs chagrines, semant désolation, querelles, pénurie, un cheptel
décimé, les pastoureaux impuissants et le soldat outré en regardant les siens
mourir de malemort ; leurs propres oraisons affectées au luisard qui presse
la toundra et exalte l’edelweiss, s’égarent, disparaissent portées par le
blizzard ; les danses des chasseurs et les incantations qui fixent le gibier ne sont
plus suffisantes quand on voit chaque jour les pertuis des trappeurs au
branchage enneigé, désespérément vides. Rien ne va plus sur terre, rajoutent les
anciens en se grattant la tête ; ils n’ont rien entendu, absorbés qu’ils étaient
dans muettes réflexions : il faut… il faut… sans cesse répétaient en activant
leurs doigts par-dessous le chamka, puis les mots disparaissent dans le huis
clos du ger (yourte, tante ronde des nomades en Mongolie).
Le monarque consent et plonge dans l’extase après les libations et autres
rites imposés par la « Maslenitsa », dont le « kissel » (gelée de fruits rouges)
aux fêtes du printemps, et les « kutia » (mets offerts aux défunts). Assailli
par les mânes, il ne voit que victimes parmi les immortels : « Sigurdh
invulnérable par le sang du dragon, mais la feuille de l’orme qui choit sur son
épaule change sa destinée ; Achille protégé par les eaux du Styx, si le doigt
de Thétis n’avait pas isolé son tendon ; Krsna, atteint au même endroit, seul
point exposé du parfait syamasundra (l’une des formes, à deux bras, de la
divinité visible), par le trait d’un chasseur, et Adam, pionnier pré-hittite,
l’adamâh éternel purifié aux sources de l’Amer, du Sollax, du Pishon et du
7Gihon , échu et mourant à Haikane (capitale des Haïkans, Arméniens, peu-

7 Les quatre fleuves du Paradis : L’Amer- appelé parfois Mala, Mada ou Zarandas - serait
l’Euphrate (Amer est aussi le nom donné au Paradis dans la mythologie japonaise) ; le
20 plade indo-européenne conduite depuis la Thrace et à travers l’Asie Mineure
epar Haïk, héros légendaire du IX s av. J.-C.).
Pour trois fois les images s’imposent à l’esprit visionnaire et à chaque
projection la perception diffuse s’éloigne et se détire jusqu’à toucher de
l’ombre la ligne d’horizon, qui au contact se brise, et tels ombres chinoises,
entre jour et arantèle, le masque de Chaitan (le plus redoutable des esprits)
transparaît au travers, et les Bajanats : Esprits maîtres (jusqu’à 11 frères et sœurs,
dont Doonte, le génie-ours, et Ambesson, le génie-tigre) des espèces
animales, apparaissent.
Suycauy, Père des Cieux, et Xargi, aga des Morts, ont permis à Tarvaa
(l’ancêtre des chamans) d’avoir autorité sur les soixante-dix-sept immenses
tengri (royaumes) de la Mère Terre.
Les dieux sont avec toi, souverain spirite !
Pour l’esprit évocateur, l’embrun du breuvage magique se transforme en
éclairs qui embrasent les chemins d’avenir, et les douze effigies des quatre
héros défunts en autant de seigneurs de la guerre et des princes vaillants
(Représentation des douze tribus : « Indo-Aryens, Tokhariens, Médo-Perses,
Hittites, Scythes, Thraco-Phrygiens, Illyriens, Grecs, Slaves, Germaniques,
Italiques et Celtes ».
L’enceinte de l’enclos, effondré par les temps, verra sur ses décombres
défiler les armées des douze tribus mères ; et au milieu des brasiers et de
mille feux de joie que dans chaque montagne et dans chaque bivouac
allument les chamans et multiplient bogas, kams, ojuns et shamans (prêtres,
sorciers de la steppe) en signe d’amitié pour prêter main-forte à Ob (le dieu-fleuve
qui de ses armes : lance, arc et flèches, tient à distance les Bajanats), campeurs et
villageois, emportant le bétail, avancent vers le loin au lendemain de la
deuxième lune du solstice d’été, lorsque le point d’amure du soleil matinal,
amorçant la descente (au « nâdam » : fête collective à l’occasion des grands
rassemblements estivaux), quitte le septentrion pour l’austral.
Sur les pas de Xargi, ancêtre chamanique du clan et maître du Monde
Inférieur (dit l’Ours Mangi lorsqu’il poursuit Xeglun, l’élan céleste), le fils de Tarvaa,
accoutré du masque odysséen et l’arc divinatoire, se transcende car, dans
l’irrationnel, le chaman est seul apte à connaître les desseins des esprits et à
les influencer lorsque, en transe, il voyage et traverse leur monde et retourne

Sollax - l’Heiddekel de la Bible - est le Tigre actuel ; le Pishon parcourant le Pays d’Havila,
serait l’Athenos des anciens, le Betis des romains, le Wadi-al-Kevir des arabes et actuel
Guadalquivir, dans le sud de l’Epagne ; et le Gihon du Pays de Kush, la rivière Savarasti,
l’invisible, entre Yamuna et Gange, dans l’ Inde brahmanique. La Bible situe les Kushites
et leur Pays sur la rive orientale du Nil (qui serait donc le Guihon) en Nubie (de Koush, fils
de Cham, fils de Noé).
21 en garant du bien-être du clan. La vision estompée, le médium, presque
exsangue, de sa torpeur lentement s’éveille et raconte son rêve. Le tracé se
profile et l’exode commence, c’est l’aube de l’histoire et des nouveaux
dieux veillent au bon déroulement sur d’autres latitudes et des mondes
nouveaux : « Perkwunos », le vieux transformiste proto-indo-européen,
présidait aux trois fonctions avant même l’avent de « Dhghom Mater », la
Déesse-Terre-Mère (« Dhe Motë, Démeter…), et du « Dieus Phter », le
Ciel-Père des Indo-Européens, un Dyauh Pita védique, Zeus-Dios
hellénique, le Dispater gaulois et le Dievas baltique, l’Astwatz Arménien et le
Tyr germanique. Le lendemain « Ausus », d’un litham transparent recouvert
le visage, attribut de l’aurore (Aurora, Auataras, Eos), jalouse, et en héraut
qu’elle se dit de « Suwel », dieu soleil, voile les traits de « Men », sa
compagne, madame déesse lune ; dans cette tache ingrate les Ieauses la
secondent en déesses de l’amour, car tous les vendredis elles provoquent
« Weluos », dieu du ciel nocturne, le plus royal ancêtre du « Varuna »
védique, du « Veles » des Slaves, de l’« Aray » arménien et de l’« Uranos »
grec. Maîtresses éternelles, les belles « Apsaras » et les « Aka Manah »
aryo-persans, les « Veneries Dies » et autres « Frije-Dagaz » dévoileront
leurs charmes dans les jardins védiques du couple « Surya – Mas », dans les
bostâns (enclos) persans des amants « Mah – Hvar », dans les clos
Olympiens de « Hélios et Séléné », dans les horti romains des époux « Sol et
Luna » sabins, les nivales courtilles des Baltes « Siole – Mane », « Soland –
Mani » germains.
22


Exode
Les Indo-aryens



C’est donc au mois d’août que les Indo-Aryens quittent la Jamnaïa
(Euroindie, du nom donné à la culture significative de la domestication du cheval, développée
een Ukraine au III millénaire) en traversant l’Emba vers le Plateau de l’Oust, et là
j’ai pu observer les troupes d’Aryaman (le dieu de la race Arya qui préside aux
mariages et fait partie, avec Mitra, dieu des contrats et serments, puis de l’harmonie, et
Varuna, dieu du ciel nocturne et des Océans, de la triade royale) avancer vers la zone
d’Agni (dieu du feu, aire de l’est) en pâtour provençal, criant « aqué manoum »
sur son bélier royal ; tout en arrière les pâtres et « Pusan Brèche-dent »
conduisant les troupeaux à la lueur d’Usas (la déesse Aurore) et Marichi
(Aube et Lumière), sous les feux de Surya (le Soleil). Bref instant de repos aux
heures de Candramas (Chandra Kutila : le dieu lune, dit « Soma »), et de nouveau
la marche, pour argus les Asvins transformés en étoiles du soir et du matin.
Plus loin, vers le désert Ak-Koum, Kuvera, sur fougueux antenais, veille sur
les richesses des ultérieurs Vedas, et même Indra transformé en bélier, pour
le bonheur du monde, leur montrant le chemin. Il leur faudra des siècles, en
allant vers l’Orient, pour traverser les steppes kirghizes et contempler les
rives de l’Aral, puis remonter l’Oxos et, traversant l’Indus, le futur
Mausolos, foncer vers le Chliaro qui sera bientôt Gange, en brabant déités et tribus
autochtones : Draviens (la race à la peau sombre qu’ils appellent Dasas) et
Moundas, Panchalas, Kausalas, Vidrabhas, Aranti et Asmakas, leur imposant
leurs dieux, tous autour de Brahmâ et Rita accolés, car celle-ci est sa fille,
l’ordre céleste, devenant Brahmani, son épouse, par son état de « La Parole
Active du Véda », Saravasti, une jeune et belle femme au teint pâle, dont le
père est épris ; sa fille, qui l’adore, suit les rites sacrés autour de sa
personne, jusqu’à lui faire un jour tourner la tête. Pour la suivre des yeux, il
s’en compose cinq.
Mais dans la transhumance, Indra, ce buveur de somma, bouillant fils de
Bhumi (La Terre), s’éloigne en éclaireur sur son Airavata (l’éléphant blanc) et
mille autres derrière, ainsi que les émules de Garuda (l’aigle de Vishnou),
d’Hamsa (l’oie sauvage, monture de Brahma) et de Nandin (le taureau de Siva).
Tous les éléphants blancs, sauvages et têtus, déployèrent leurs ailes de
gi23 gantesque essaim sur l’Inde, empêchant la lumière et les révélations
adressées à Manu, le premier homme, d’en haut par Vivasvan (le dieu soleil, dit
Sûrya), d’arriver, enfuyant dans l’oubli la Bhâratavarsa (la Contrée des
Bharata) des nouveaux arrivants. Shakra (Indra, le puissant) les punit en
leur coupant les ailes. Frappés dans leur élan, ils tombèrent inertes et
l’amoncellement rejoignant les nuages dans la vallée des fleuves, avant
combe édénique, devint le Toit du Monde et sépara les sources et le cours de
l’Indus et du Gange, auquel le Brahmapoutre apporte des hauteurs une
infime partie, par la fonte, des neiges éternelles pour former le delta.
Le suprême brahman est le maître du monde, car premier être né, mais la
grogne et la rogne, et peut-être une émeute des princes du mal, présagent le
désordre, la confusion, et dès lors l’effondrement du règne, le chaos. Alors
le dieu original s’entoure de Siva, pur bhakta qui détruira les Mondes, mais
seulement à la fin de la vie de Brahmâ (cent ans d’âges cosmiques : Trois cent
millions d’années), et de Visnou, mahâ-tattva, le tout de la matière, le
stabilisateur qui observe l’Univers allongé sur le dos d’Ananta (la sans fin, le serpent
divin flottant sur les eaux primordiales). La trimurti est en place, mais la tache est
immense et toute une cohorte de sura et asura (les dieux et les démons) doit
prêter main-forte pour garantir le bon fonctionnement de la Planète Terre et
de l’inégalable mécanique céleste qui créa Prajapati en immolant son corps
et en cédant aux déités la nature et l’esprit, prakrti et purusa, germes déjà
présents dans le Brahmândara (l’œuf cosmique contenant l’Hiranyagarbha,
embryon de toute chose, qui flottait sur les eaux primordiales), porteurs de ce qui
deviendra la volition créatrice des dieux. Manu (le premier homme immortel), à qui
Vivasvân (le Soleil) transmet le savoir (véda), et l’homme, instruit, innove
(après avoir été sauvé par Vishnu-Vatsya, le premier de ses dix grands avatars) et
inscrit la « Loi de Manu », « Mânava-dharma-sastra » (de Mânava : Manu ;
dharma : la loi morale, et sastra : sciences, instruction, enseignement), dite
ManuSamhitâ. Mânava, premier législateur, transmet le Véda (ensemble de textes
comprenant : 1°La Samhita, recueil d’hymnes liturgiques : Rig-Véda, Sâmaveda, Jayurveda
et Atharvaveda. 2°Le Srauttasûtra : Traité du rituel sacrificiel. 3°: Les Brahmana : Textes
sur le culte par référence à la mythologie. 4° Les Upanishads) à Brigou, son élève, et
confie la Nation à son fils Iksvâku, sacré « Roi de la Terre ».
Le décor est planté et l’histoire commence. Ce sont les pourânas (récits
anciens) qui annoncent l’Épopée : Bharâthas et Pûrus, en vainqueurs des
eKol, des Dâsa et des Nagas (occupants de l’Inde au III millénaire), se partagent
les lieux, qu’ils lèguent aux Kuru, aux Kasi, Kalingas, Pançalas,
Gândhâras,
Les « Kuru » fondent le royaume qui portera son nom, Kurukshetra : la
plaine des Kuru, avec Hastinaputra pour capitale. Vichitravîrya, premier
24 dynaste, est le fils de Shantanu et de Styavati, Bhîsma, Krishna Dvaipayana
(Vyâsa) sont ses demi-frères. Il épouse deux sœurs, Ambâ et Ambâlikâ, et
meurt sans descendance. Vyâsa épousa les veuves, dont chacune lui donna
un fils, Dhritarâshtra et Pându (le pâle). Le premier eut cent fils, dont l’aîné
Duryodhana ; le second épousa Pritha (Kuntî), la fille de Shûra, dont la
stérilité oblige le cadet à prendre une autre femme, Mâdrî, la mère des 5
Pânadava : « Yudhisthira, Bhîma, Arjuna, et les Asvins Nakula et
Sahadev ».
eAu milieu du V s. av. J.-C., Mahananda, né d’un Ksatriya (prince de la
classe des guerriers) et d’une mère Sûdra (femme de la dernière classe
sociale), fonde le royaume et la dynastie des « Nanda ». Dans une société
hiérarchisée en castes, le royaume prend son essor avec Bimbisara (-553), et
s’étend du Pendjab au Bengala.
Alexandre le Grand s’empare de la région du haut Indus en -326, et ses
successeurs, les Grecs de Bractiane, pénètrent jusqu’à Delhi.
En 321 av. J.-C., Chandragupta (322-298) fondateur de la dynastie
Maurya, tue le dernier monarque Nanda et s’empare du royaume de Magadha
(dans le cours inférieur du Gange) le centre d’un empire allant du Deccan aux
Himalayas, qu’il étend jusqu’au Gondwana et la rivière Normada, au sud,
l’Indus et le Gandhara à l’ouest, et fait de Pataliputra (Patna) sa capitale.
Ses descendants, dont Ashoka (273-232), son petit-fils, poussent les
frontières du royaume Maurya jusqu’au delta de l’Indus et la pointe sud du
souscontinent, et Kautilya, son premier ministre rédige et publie l’Arthasâstra :
l’Art de gouverner.
erAu 1 siècle av. J.-C., et poussés par les Yuezhi (tribu chinoise), les
Scythes (Saka) abandonnent les rives de la Mer d’Aral et de l’Oxus (Amou
Daria) pour les bords de l’Indus et l’Inde Occidentale. Les Yuezhi les
suivent et fondent la dynastie des Kouchans (Kushana). C’est sous le règne de
l’empereur Kaniskha que le bouddhisme s’épanouit dans la Gandhara.
Et alors que jusqu’à là au Sindusa (l’Inde des Kol, des Dâsa et des
Nagas), et dans la « Culture de l’Indus », avant la création du Mahabharâtha,
seulement existaient Mohenjo-Daro et Chanhu-Daro dans le delta, Harappa
et Kalibangan au Pendjab, Mehrgarh, Mundigak et Hathala au Pakistan,
Ahar, Lothal, Somnath sur la côte, au sud du delta, tels des champignons
poussent les villes et les dieux des Bhâratas : Purushapura, Gandhara, Taxila,
Panchâ-lanagara, Patiala, Kalsi, Hardwâr, Brahmapuri, Hastinapura,
Indraprastha, Mathura, Agra, Kusinara, Sravasti, Kapilavastu, Ayodhya, Lalita Patan,
Prayaga, Kasî, Rjagriha, Pataliputra, Vaisalî, Nalanda, Bodh-Gaya (Sambodhi),
Campa, dès bords du Yamuna et du Gange jusqu’aux Himalayas ; à
l’intérieur Nagarî, Khajuraho, Deogath, Asoka, Sanci, Mahârâshtra, Dvarata
25 (Davarkâ), Girnar, Ajanta, Nasik, Pratisthana, Sipur, Dantapura et Purî, au sud
Badami, Amarâvatî, Mahabalipuram, Thanjavur, Mysore, Madurai et, au-delà de
la mer, Lanka, capitale du royaume de l’asura Ravana, au Ceylan (Sri
Lanka), qui garde prisonnière Sita, l’épouse de Rama (7e avatar de Visnou) dans le
Ramayana, bien avant Anuradhapura, capitale des Sindhalas (de simha : lion,
qui donna Ceylan) venus du nord de l’Inde, à leur tête le prince Vijaya ; sept de
ces puri (villes) sont aujourd’hui sacrées : Hardwâr, Kâncî, Ayodhya,
Dvâratâ, Mathurâ, Kasî (Vârânasi) et Ujjain, et les divinités, tutélaires ou
errantes, de plus en plus nombreuses, protègent ou dévastent les multiples
royaumes du nouveau continent. Prajapati et Aurore devinrent Brahma et
Rita, et Purusha (l’homme cosmique) ou Vishvakarman (l’artisan universel), ils ne
seront plus seuls à offrir des sacrifices : Daksha, le juge en rituels, féconde
Aditi, l’infinie, qui enfanta, non sans peine, car nés serpents, les sept dieux
principaux : Mitra, Varuna, Aryaman, Bhaga, les Marut, Parjunya, Agni, et un
8e, Sûrya ou Vivasvan (le Soleil), outre les dieux originaux : Dyau, Bhumi,
Brahma, Shiva, Visnou, Devi (la déesse aux mille noms), et Indra (né de Dyau). Et
au tour de ceux-ci de procréer : Shiva et Pârvatî (Devi) encore au septième
ciel, forment le premier couple. Jaloux les autres dieux de l’immense
puissance de leurs enfants à naître, viennent les déranger ; surpris, Shiva laisse
par terre tomber son sperme, et naît Ganga.
« Ganga » : Le Gange : « Jahnavi », l’une des neuf rivières et fleuves
sacrés, avec la Yamuna et (pour occulter) Sarasvati : l’invisible, le Sabarmati,
le Narbada, le Godavari, le Kistna, et son affluent le Tangabhadra. (Dans la
culture grecque, le Gange est le fils de l’Indus et de la nymphe Calauria. Ivre, un jour
Gangès s’unit avec sa mère et, à son réveil, désespéré par son acte de folie, se jeta dans le
fleuve alors appelé « Chiaros ». L’Indus, Indos, est alors le fils de la Terre), et dans le
Mahâbhârata, « La Grande Histoire de l’Inde », Ganga épouse le roi
Sântanu. Du couple naît Bhîsma, dit le Kuru et appelé Dvavrata, l’avatar de
Dyau, jusqu’au mariage de son père avec Satyavatî, la fille adoptive du Roi
des Pêcheurs. Bhîsma recevra alors le don de pouvoir vivre autant qu’il le
voudra, et sera le premier des généralissimes de l’armée qui portera son non,
eKuru, V Chant, ainsi que la bataille : « Kuruksetra »].
Installé sur le Mont Kailasa, mais toujours dérangés, le couple
Sivapârvati donne naissance à Skanda (l’enfant à six têtes, le dieu de la guerre), et à
Ganesa (le dieu des lettres), créé avec de la pâte de santal dont la déesse se servait
pour la toilette de son corps, et posté comme gardien à sa porte pour
empêcher l’entrée au dieu ; furieux, le yogin (le maître suprême de la spiritualité, Shiva)
le décapita. Pârvatî, toute en colère, menaça de détruire l’univers, et son
époux dut en urgence greffer à l’enfant une nouvelle tête, celle du premier
26 passant, et ce fut un éléphant (Shiva, Vishnu, Devi, Surya et Ganesa font partie du
quintette qui remplaça la triade Brahma-Shiva-Visnou).
Sans ban de fiançailles, Shiva épouse Sati, la fille de Daksha, et celui-ci,
fâché, l’oublie au sacrifice que présidait Indra. La rage et la honte font que
Siva transpire et la goutte tombée provoque un incendie d’où surgit entre les
flammes un être monstrueux : c’était La Maladie. Pour calmer la tempête,
Brahma promit au noceur une part de sacrifices en lui implorant d’amoindrir
la malédiction. Le Destructeur morcela le malaise, une part pour chaque
être : mal à la tête aux éléphants, la cécité aux bovins, pour les chevaux la
toux, aux perroquets le hoquet, aux tigres l’anémie, et la fièvre pour les
hommes qui, avec les Dieux, deva, les Démons, asura, et les Titans, davana,
si ne la décident pas, façonnent l’histoire que le Mahâbhârata (œuvre du sage
Vyasa, l’une des incarnations mineures de Vishnou, qui aurait vécu 1 000 ans) décrit en
dix-huit chants, dix-huit livres (« parvan ») traitant du commencement
(« adi »), les origines de la dynastie, jusqu’à la marche des protagonistes
vers le Paradis où les dieux ont retrouvé leurs places et les enfants leurs
pères :
Chant I. « Adiparvan » : Le livre du Commencement. Brahma
conçoit une armée de deva et asura, en vue de la grande campagne qui
doit soulager la Terre d’un surpeuplement qu’elle ne peut supporter.
Suit un récit sur les origines de la dynastie Bharata, fils du roi
Dusmanta et de l’héroïne Sakuntalâ), appelés aussi Pandas ou fils de
Pandas (décédé), descendants de Kuru, dont l’autre branche, leurs
cousins donc, s’approprie le titre et devient celle des Kauvara
(descendants de Kuru). Les descendants des deux familles seront les
protagonistes involontaires d’un conflit qui les dépasse : La déesse
Ganga donne un fils à Sântanu, alors roi des Bharata, (les peuples de
l’Inde) nommé Devavrata (fils de Dyu : le Ciel), qui renonce au trône
et au mariage pour permettre à son père de prendre pour épouse une
seconde femme. Deux demi-frères bâtards, dont il sera le tuteur à la
mort de son père, assureront la régence et, bien que morts jeunes et
sans enfants, la postérité par leur mariage.
Chant II. « Sabhâparvan » : Le Livre du Palais. Arjuna, l’invincible,
l’incarnation d’Indra, est de retour avec l’artisan Maya, qui lui doit la
vie et se promet de construire pour les Pandava un palais magnifique
où l’hoir, Yudhistra, sera consacré. Pour la cérémonie, le grand
sacrifice du râjasûja, les fils de Panda invitent leurs cousins Kauvara, dont
l’aîné, Duryodhana qui, avec l’autorisation de son père aveugle de
naissance, Dhrtarâstra (frère de Panda et tuteur des Pandava), invite
27 le roi à une partie de dés truquée où celui-ci perd le royaume et son
palais qu’il doit quitter avec sa famille : Kunti, la mère, Draupadi, son
épouse, et ses frères : Bhîma, le plus fort des hommes, Arjuna, le plus
vaillant des hommes, incarnation de Dharma (le dieu de la morale, de
l’ordre de la justice et de la vertu), et les Asvins : Nakula et Sahadeva,
les guérisseurs (nés de Mâdri, la deuxième épouse de Panda, et
recueillis par Kunti), pour un exil de douze ans.
Chant III. « Vanaparvan » : Le Livre de la Forêt. Pendant l’exil, les
ermites racontent aux Pandava l’histoire de Nala et de sa femme
Damayantî, qui comme eux avaient tout perdu au jeu, et de leur
revanche. Ce parvan raconte aussi l’aventure du roi Jayadratha, qui
enlève Draupadî l’épouse d’Arjuna.
Chant IV. « Virâtaparavan » : Le Livre de Virâta. La treizième et
dernière année d’exil des Pandava est grevée d’anonymat ; découverts,
le cycle du bannissement devrait recommencer. Les circonstances
seront favorables pour entrer au service du roi Virâta, déguisés pour ne
pas être reconnus, alors que les Kaurava envahissent le petit royaume.
Les Pandas, toujours dans l’anonymat, repoussent leurs cousins et
sauvent leur hôte.
Chant V. « Udyogaparvan » : Le Livre des préparatifs. L’exil
terminé, et lavés des conséquences du jeu, les Pandava revendiquent leurs
droits par l’intermédiaire de Krisna, mais les Kauvara ne leur
accordent pour tout que cinq villages. Dès lors la guerre est inévitable et les
deux clans commencent les alliances avant la grande bataille de
Kuruksetra (les guerriers de Kuru, leur ancêtre, qui se tiendra dans la
plaine de la Yamuna, non loin d’Indrapasthra, l’actuelle New Delhi).
Chant VI. « Bhîsmaparavan » : Le Livre de Bhîsma. (Le Kuru, fils
de Sântanu, fils de Pûru, fils de Yayâti, le premier roi) Nommé par
Duryodhana généralissime de l’armée Kuru, Bhîsma est touché par la
pluie de traits qui lui envoient Arjuna et ses hommes ; mais le
grandoncle décide de ne pas mourir pendant la bataille et reste allongé à un
mètre du sol, soutenu par les flèches dont tout son corps est hérissé.
Chant VII. « Dronaparvan » : Le Livre de Drona. Cet ancien
précepteur des Pandava et des Kaurava, prend, au dixième jour de la
bataille, la tête de l’armée Kuru (abandonnée par Bhîsma qui, toujours
en lévitation, reste en spectateur) et meurt au combat.
28 Chant VIII. « Karnaparvan » : Le Livre de Karna. Fils de Surya, le
Soleil, et de Kunti, mais inconnu des Pandava, Karna prend la tête de
l’armée aux côtés de Duryodhana, affronte Arjuna et périt sous les
flèches de son demi-frère.
Chant IX. « Salyaparvan » : Le Livre de Salya. L’oncle paternel des
deux derniers Pandava, est nommé, à la mort de Karna, commandant
en chef de l’armée de Duryodhana. Celui-ci blessé mortellement par
Bhîma, et Salya tué, l’armée Kuru, décimée, part en déroute.
Chant X « Sauptikaparvan » : Le Livre de l’attaque nocturne.
Asvatthâman, le fils de Drona, et deux guerriers (les derniers de l’armée
Kuru) assistés d’une horde de démons (suppôts de Rudra-Siva, dont
Asvatthâman est l’avatar), entrent dans le campement panda, alors que
Arjuna, ses frères et Krsna sont absents et que les soldats dorment, et
font un carnage, passant par les armes le commandant en chef de
l’armée d’Arjuna, Dhrstadyuna, frère de Draupadi, et les cinq enfants
que celle-ci avait donné aux cinq Pandava. Le massacre accompli, le
fils de Drona part vers la forêt où Arjuna et Krsna, mis au courant du
désastre, viennent le chercher. Les voyant arriver, l’incarnation de
Siva lance contre eux l’arme absolue et le Pandava reçoit l’ordre de
l’avatar de Visnou (Krsna) de projeter l’arme qui détruit les armes.
C’est la destruction du monde et les sages s’emmêlent demandant aux
combattants de rappeler leurs traits. Arajuna, qui a le pouvoir de
stabilisateur universel (Visnou), s’exécute, mais Asvattâmân ne peut que le
dévier et le projectile atteint l’embryon de la lignée des Pandavas,
l’enfant à naître d’Arjuna, dans le ventre de la sœur de Krsna, mort-né
et ressuscité par Krsna sous le nom de Pariksi, et à qui Yudhidthira
offrira son trône perpétuant ainsi la dynastie des Bharata et le royaume
Kuru.
Chant XI. « Strîparvan » : Le Livre des femmes. Dhrtatarâsta, qui
n’a pas participé au combat, puisque aveugle, et sa femme Gândharî,
rétablissent les liens avec leurs neveux vainqueurs, leurs hôtes après la
bataille, et tous pleurent les morts, cependant que Gândhari, lance vers
Krsna, pour elle responsable de tous ces malheurs, une malédiction.
Chant XII. « Sântiparvan » : Le Livre de l’apaisement. Accablé par
tant de morts, Yudhistira, l’aîné, veut renoncer au trône et vivre en
ermite, mais ses frères et Krsna, ainsi que les sages, le dissuadent.
29 Chant XIII. « Anusâsanaparavan » : Le Livre de l’enseignement.
Bhîsma, le Kuru, dont on dit être Dyu (dieu du ciel), le pitamaha (le
grand-père), le prapitâmaha (l’ancêtre, l’aïeul), dans une paternité
morale qui doit assurer la lignée de chaque dynastie, toujours dans son
lit de flèches, donne aux siens une leçon de déontologie.
Chant XIV. « Asvamedhikaparvan » : Le Livre du sacrifice du
cheval. Entouré de ses frères et oncles Dhrtarâsta et Vidura, Yudhisthira
gouverne en monarque avisé, faisant régner la paix et la prospérité et
célèbre l’asvamedha (le « sacrifice du cheval », qu’on a laissé, toute
une année durant, libre de toute entrave).
Chant XV. « Asramavâsikaparvan » : Le Livre du séjour à
l’ermitage. Après quinze années de vertueux conseils, Dhrtarâstra,
Gândharî, Vidura (l’oncle des Pandava et des Kaurava) et Kuntî,
quittent le palais pour vivre en ascètes dans la forêt. Et c’est lors d’une
visite des frères Panda que Vidura (avatar de Dharma) se transcende
et disparaît en Yudhisthira. L’aveugle et ses quelques fidèles
compagnons, périssent dans l’embrasement de la forêt et, ainsi purifiés,
franchissent les portes du paradis.
Chant XVI. « Mausalaparvan » : Le Livre de la bataille à coups de
massue. La malédiction de Gândharî prend tout son sens lorsque les
Yâdava, le peuple de Krsna, réunis en ripaille et sans raison apparente,
les hommes se massacrent entre eux à coups de massue, dont les
roseaux qu’ils portaient avaient pris la forme. Seul survivant, Krsna,
l’invulnérable, part en méditation, et c’est dans la forêt qu’il reçoit au
talon, son unique point faible, la flèche d’un chasseur. L’avatar de
Visnou s’élève aux cieux, et Dvarata, sa ville, disparaît engloutie par
l’Océan déchaîné sous la himsa (violence) de Parjanyah, le dieu de la
tempête.
Chant XVII. « Mahâprasthânikaparvan » : Le Livre de la Longue
marche. Dans sa vieillesse, Yudhisthira consacre son neveu Pâriksit
(« Abhimanyu », l’enfant mort-né, puis ressuscité, le fils que
Subhadra, sœur de Krsna, avait eu d’Arjuna), et part, avec Draupadî, ses
frères et un chien fidèle (incarnation de Dharma), vers les Himalaya,
par le chemin du Paradis où il arrive seul avec son chien. Éreintés par
le poids de leurs fautes, son épouse et ses frères périront pendant le
long voyage.
30 Chant XVIII. « Svargârohaparvan » : Le Livre de la montée au
Paradis. Yudhisthira retrouve tous ceux qui sur terre l’aimaient, les
dieux, dans leur aspect original ont retrouvé leurs places, et les
hommes et leurs fils, assis tout près, boivent leurs paroles attentifs et
heureux.

Yudhisthira, l’aîné des Pandavas, est dont celui par qui le malheur arrive,
mais aussi l’ayant cause du royaume perdu, car le sort est tracé depuis
Sântanu, le roi à qui Ganga, la déesse rivière, accorda un héritier nommé
Devavrata. Il était donc un pur brahman-ksatriya qui, pour plaire à son père,
épris de la fille du « Roi des Pêcheurs » (chant XVIII), Satyavatî, la femme
qu’il aime, renonce au mariage, au royaume bharat, et même à son nom
qu’il transforma en Bhîsma, le fils incarnation de Dyaus (dieu du ciel). Et
BhîSma fut témoin des nouvelles accordailles et tuteur des jumeaux,
Citrângada et Vicitravîrya, qui règnent ensemble et meurent laissant deux veuves
sans enfants. Pour remédier à cela et garantir la suite, tuteur et reine mère
suggèrent aux jeunes douairières de partager leur lit avec un vénérable
ascète himalayen, qui s’avéra être un vioc à la tignasse hirsute, laid et
malodorant. Celle de Vicitravîrya consentit la première, mais pâlit et voilà
son visage à la vue du vieillard. Dhrtarâstra, l’aîné, naquit aveugle, le
deuxième albinos et appelé donc Pându. La Citrângadienne profita de la
sorgue et envoya une servante… Et la sûdra met au monde Vidura, le bâtard
et néanmoins une incarnation de Dharma (le dieu brahman qui conçut dans
Kunti, un peu plus tard, Yudhisthira). Dans de telles circonstances, le puîné
était seul apte et de droit à gouverner. Pându épouse Mâdrî, qui s’éteint
dans le mal d’enfant, laissant Nakula et Sahadeva (les Asvins), et Kuntî qui,
se sert d’un mantra (la formule magique) pour convoquer Dharma, Vâyu et
Indra, qui suscitent dans l’ordre, Yudhisthira, Bîma et Arjuna. De son côté,
l’aveugle convole en justes noces avec Gândharî, qui lui donne cent fils,
dont Duryodhana, l’aîné, avatar de Kali, le mauvais génie qui lui avait
permis de gagner aux dés et lui permettra, après avoir perdu la guerre, de lancer
l’arme fatale pour atteindre les embryons portés par les femmes des
Pandavas.
Après la bataille, et la montée au ciel des fils de Pându, c’est Pariksit,
petit-fils d’Arjuna et d’Abhimanyu, la jeune sœur de Krsna (sauveur de
l’enfant), qui perpétue la dynastie kuru.

L’autre grand poème épique est le Ramayana (l’Épopée de Rama), septième
des dix avatars de Visnou où le garant de l’ordre universel, du cosmos, c’est
incarné dans l’un des quatre fils (demi-frères) de Dasharatha, roi d’Ayodhya.
31 A l’âge de 15 ans, Rama est envoyé en ermitage chez le sage Vishvamitra,
qui l’instruit dans l’art d’anéantir les asura (démons) errants et le conduit,
lors de sa majorité, à la cour de Janaka, père adoptif de Sita (le sillon), qu’il
épouse après l’épreuve réussie de l’arc de Shiva, dont on disait que seule le
dieu maître de l’énergie pouvait tendre la corde. Victorieux, le jeune homme
retourne à Ajodhya où son père le reçoit en héritier, mais le prince doit
s’exiler pendant 14 ans. Sita et Lakshmana (l’un de ses demi-frères)
l’accompagnent dans sa retraite de la forêt où le ksatrja (le prince guerrier),
bien qu’arrivé en ascète, se doit de protéger les ermites assaillis par les
démons, et lui-même refuser les avances de la démone Shurpanakha, à qui
Lakshmana coupe le nez et les seins pour avoir osé importuner Sita. Informé
du traitement infligé à sa sœur, Ravana, roi de Lanka (au Ceylan), enlève la
princesse, et Rama commence une quête qui doit le conduire à
l’anéantissement de l’armée des asura et de leur roi, avant de délivrer Sita.
Dans cette entreprise, le prince d’Ayodhya sera secondé par Lakshamana et
par le singe Hanuman, ministre de Sugriva, roi des singes, détrôné par
Valin, son propre frère. L’usurpateur sera la première victime du kshtrja et
Sugriva mettra son armée de singes, sous les ordres d’Hanuman, pour la
bataille finale. Libérée, Sita affronte avec succès l’ordalie du feu censé la
purifier, et le couple commence son retour triomphant vers Ayodhya où le
Rama Rajha (le règne de Rama) restera dans l’histoire de l’Inde Brahmanique
comme modèle idéal de gouvernement (cf. « Rama »).

L’Histoire est donc faite par et pour les dieux, sura contre asura. Bhumî,
la Terre, prisonnière d’Hiranyaksha au fond de l’Océan cosmique, est
sauvée par le sanglier Varaha (3e avatar de Visnou). Libérée, la déesse saisit le
démon par les cheveux et affranchit le monde de son empreinte. L’humanité
vit heureuse, mais les anti-dieux veillent, se multiplient dans l’ombre et,
avec obstination, s’emparent du pouvoir et asphyxient la planète. Bhumî,
ici Prthivî, surchargée, veut être soulagée d’un si lourd fardeau, et fait appel
à Brahma qui convoque les dieux ; et les « pour » et les « contre »
organisent d’emblée la fameuse bataille de Kurusetra (dans la plaine du Yamuna, près
d’Indraprastha, Chant V) où les protagonistes sont les incarnations des dieux :
eShiva devient Rhudra (le hurleur), incarné dans Asvatthâman au X Chant ;
Dharma (le dieu de la morale) en Yudhisthira ; Vâyu (le dieu du vent) en Bhîma ;
Indra (le roi des dieux) en Arjuna. Mais dans l’Inde du dit, la Barathavarsa de
l’épopée, pour les tribus vaincues, aucun des avatars ne leur semble
incroyable ; la Dashavâtara en compte dix principaux, rien que pour Visnou :
1. Matsya : Poison sauvant Veda et Manu du Déluge ;
32 2. Kurma : La tortue au secours des Devas et du Mont Mandara ;
3. Varaha : Le sanglier hissant la Terre qui s’enfonçait dans l’Océan
Cosmique sous l’impulsion du démon Hiranyaksha
4. Narasimha : L’homme-lion (de « simha » : lion), posté à l’entrée
du palais, dès la tombée du jour, pour tuer Hiranyaksa, « l’énigme
de Brahma » ; car le dieu lui avait promis qu’il ne serait pas tué ni
par un homme ni par un animal, ni à l’intérieur (d’un temple) ni à
l’extérieur, ni le jour ni la nuit. Ainsi l’homme-lion (hybride) atteint
le démon sur le seuil de la porte du temple et, au crépuscule, le tue.
5. Vamana : Le nain qui sut prendre le monde, en trois pas de géant, à
l’orgueilleux Bali (le roi qui se croyait parfait)
6. Parashurama : Le Rama à la hache, brahmane qui annihila tous les
kshitriya (princes guerriers) dont Arjuna, le tyran aux cent bras.
7. Rama : Le héros de l’épopée Ramayana. Fils de Dhasaratha, roi
des Ayodhya. Rama avait pour mission de détruire les Asura
(démons) qui dominaient la Terre.
8. Krishna : 8e fils du prince Vasudeva de Varanasi, et de la princesse
Davaki de Mathura. Encore enfant, Krishna abat les trois
monstres : « Arishta (démon taureau), Keshin (démon cheval) et Baka »
(démon oiseau), envoyés par son oncle Kamsa, roi de Mathura,
qu’il tuera aussi avant de conduire son peuple vers Dvakara, la
nouvelle capitale, submergée un peu plus tard par la mer, et où
Krishna, atteint au talon (son seul point vulnérable) par le trait du
chasseur Jara (la vieillesse), meurt et monte au ciel (Chant XVI).
9. Bouddha : (L’accompli), dernière incarnation sur terre des «
Bodhisattva » (les sages en essence)
10. Kalkin : Le futur et dernier avatar de Visnou, qui se manifestera sur
son cheval blanc, l’épée à la main, pour rétablir la justice sur Terre
avant la fin de l’actuel cycle de la création.

Néanmoins, ce recueil théosophique est aussi un modèle pour la nouvelle
société composée de prêtres érudits au service des dieux, les brahmanes, de
guerriers valeureux, les ksatriyas, qui génèrent des rois, et un peuple
d’artisans, pâtres et laboureurs, lesVaisya. À ces trois groupes vient
s’ajouter un quatrième, celui des impurs, les Soudras, peuple habitant l’Inde
à l’arrivée des Aryens, et souvent confondus avec les parias ou «
Tchanda33 las », autochtones dépossédés des biens et interdits du droit de cité et des
temples. Il existe la même confusion avec les « Asprshyas », les
intouchables qui formeraient la 5e caste). Chacune des quatre divisions constitue une
caste ou jati (les classes sont appelées varna). Les sri (sages) sont à la tache dans
les Upanishads (écris qui parachèvent la pédagogie des Véda), la sruti (la sagesse, la
tradition orale) n’est plus seule, elle a ses alliés. Les sages, sri ou muni, avatars
des dieux, atteignent, en tant qu’hommes, dans les Védas, un caractère et
une puissance surnaturelle ; Caitanya, incarnation de Krsna, vient au monde
pour enseigner aux hommes le yuga-dharma (la voie de la réalisation spirituelle)
par l’application des principes exposés dans les sastras (les écritures révélées).
Les Kumâra, nom donné aux quatre grands sages, chefs de la société
védique sont : Sakana, Sanada, Sanakumâra et Sanâtana, nés, ainsi que les sept
sages, de Brahma, la Créature Originelle, elle-même créée par l’énergie de
Hiranyagarbha (l’Être Primordial). Mais « les sages en essence » sont les
Bodhisattva, ceux qui ont la sagesse (de bodhi : éveil, et sattva : vertu). On
arrive à cet état de pureté, après l’éveil, par la suppression du désir, le
nirvana, jusqu’à la cessation de la douleur par la voie de la délivrance. Un
salutaire karma (actes des vies antérieures) propulse les muni (sages),
mystagogues, ascètes et gourous vers les cercles divins ; leur pouvoir est
immense et on les voit associés aux anciennes déités, aux entités nouvelles
et à quelques abstractions divinisées : « Kala », le Temps, et « Skambha »,
la Colonne Cosmique, ainsi que « Kadru », la Terre, « Agni », le Feu, «
Kâma », l’Amour, mais aussi le « Désir » [appelé à l’occasion : « Ananaga »,
le sans corps, « Bepaka », l’allumeur, « Gritsa », le pénétrant, « Mayi », le
destructeur, « Ragavuhatra », le chemin de la passion], son épouse est «
Rati », la volupté ; mais aussi « Vac », la Parole, « Dharma », la Religion,
Ordre et Morale, « Bhaga », la Bonne Part, « Soma », le Breuvage de
l’Immortalité, « Kala » ou « Antaka », la Mort, « Savitar », l’Impulseur,
« Durga », le Plaisir, « Artha », profit, richesse, « Sinivali », la Procréation,
« Bodhi », l’Intelligence, « Purandhi », l’Abondance, « Siddhi », la
Réussite, et « Briaspati », le chapelain des dieux, œuvre de Brahma pour
combattre davanas et asuras. Le panthéon est immense, tout en haut la
trimurti : « Brahma – Shiva – Vishnou ».

Brahma : « Le créateur », de « Brahman » : l’absolu, celui qui par sa méditation suscite
l’Univers, lequel émettra un nouveau Brahma qui suscitera à son tour un autre
Univers, celui-ci Cyclique, avec, dans la haute sphère, Brahmaloka (sa résidence étoile),
34 et ci bas un « Mont Meru » (l’axe du Monde) son paradis sur Terre, là où il reçoit
Indra, le roi des dieux, et autres 33 devas qui l’instruisent sur la marche du Monde,
car il ne peut tout voir malgré ses cinq têtes. Hamsa, l’oie sauvage, le porte sur ses
ailes et fait la navette entre les deux demeures. Associé au temps (kalpa), puisque
son créateur, celui-ci se mesure en « jours de Brahma ». Le kalpa est un cycle de 4
âges, dites « yuga », donc un « mahayuga », et il en faut mille pour imaginer une
journée du dieu, qui doit vivre cent ans. Mais les premiers quantièmes laissaient le
temps au couple, Vishnou-Shiva, qui doit gérer les cycles en les maintenant avant de
les détruire. La trimurti « Brahma-Vishnou-Shiva » est formée, c’est la «
Dattatreya » (divinité qui réunit les trois dieux). Autres temps, autres mœurs, et cette
innovation profite au destructeur.
Shiva : le dieu destructeur, troisième de la triade, finit par s’imposer dans le Lingam
mystique (le phallus symbolisé par une immense colonne ardente dont Brahma et Vishnu
tentent en vain de joindre la basse et le sommet), et dans les royaumes
Bharatavarasa (ancien nom védique de l’Inde) par les Rudra terriens, Bhava et Carva, qui
parcourent la campagne comme des chiens sauvages. Attributs et fonctions
s’accumulent : Siva Lingodbhavamurti (le dieu de la puissance reproductrice, de
linga : pierre dressée sur un plateau en forme de disque appelé yoni : le sexe féminin,
de bhavan : donner, et murti : la forme personnifiée d’une divinité) ;
ShivaMahakala : dieu du temps infini, le grand temps (de maha : grand, et kala : le temps) ;
SivaBhairava : Le dieu effroyable ; SivaSundareshvara : Le dieu de la beauté (de
sunda : beauté, et vara : enclos) ; Sivamaheshvara : Le grand dieu (de maha et
vara : le grand enclos, l’univers) ; « Ardhanarishvara » est le Shiva hermaphrodite, et
Shiva Nataraja (le roi de la danse) dans l’« Anandatândava » : la danse de la félicité
(de ananda : béatitude, et tândava : danse), sa longue chevelure fouettant l’espace,
l’un de ses quatre bras brandissant la flamme de la connaissance, un autre le
tambour qui désintégrera par ses sons l’univers, le troisième rassure du geste de sa main
levée l’humanité, et le dernier, dont la main inclinée montre son pied levé (l’esprit
libéré de toute contrainte, la moksha). Autre le Mont Kailasa, le dieu a une résidence
royale à Kasi (Varanasî : Bénarès), sur le Gange, et une autre dans le sud, à
Maduraï, où la princesse Minakshi est son éternelle fiancée et déesse tutélaire de la ville.
C’est donc après avoir épousé Pârvatî et Sati, mais aussi Durga (l’inaccessible, née
de l’énergie de Siva et de Visnou réunies), Kali (la déesse noire qui donna son nom à
l’Âge actuel : Kali-yuga) et Uma, que Sankara (varna-sankara : de la caste des
indésirables, surnom de Siva) et Minakshi annoncent leurs fiançailles. Mais sa
première épouse fut Sati, fille de Daksha (l’expert en rituels), qui méprisait son
gendre et oubliait de l’inviter au sacrifice que tous les autres dieux admiraient et
cautionnaient de leur présence. Mortifié et coléreux, Shiva s’y précipita et fit un
massacre parmi les prêtres. Le ahavaniya (le feu sacrificiel) même tenta de s’enfuir
sous la forme d’un cerf, et le dieu l’abattit de ses flèches. Dans la bagarre, une
mèche de ses cheveux tomba et donna naissance à un monstre que l’on appela
« Amîva » (« Maladie »), car il semait la mort. Brahma dut intervenir et lui laisser
une part de tous les sacrifices pour qu’il calme et mure le monstre (makara). Le
maître se contenta de le fractionner, laissant aux éléphants les maux de tête, la cécité aux
bovins, la tousserie aux chevaux, l’anémie aux tigres, aux perroquets le hoquet, et la
fièvre aux hommes. Le porte-voix de Daksha le voue aux gémonies. Sati l’entend et
pousse au crime son malheureux époux, avant de se jeter, courroucée et meurtrie,
35 dans le bûcher, qui devient dès lors funéraire. Un nouvel accès de colère infinie
envahit le beau-fils, qui décapite, ô sacrilège ! le père des Adytia (les sept dieux
primordiaux, nés de l’union Daksha – Aditi) ; puis calmé, il pose sur l’expert étêté
celle d’un bouc, et repart méditer sur le mont Kailasa.
Vishnou : l’immanent, dont le nombril abritait le lotus originel qui révèle Brahma créateur,
épouse Shri, la déesse de la beauté (l’un des trésors issus du barattage de la Mer de
Lait Kshirôda), appelée pour cela Lotus, Padma (symbole du lotus naissant) mais
aussi Laksmi (de bon augure). Garant de l’ordre cosmique, Visnou doit constamment
s’incarner et apparaître en sauveur ; le dernier de ses avatars sera Kalkin parcourant,
à la fin du cycle actuel, le monde, l’épée de la justice à la main, sur son cheval blanc.
Dans le 5e de ses avatars, Visnou reçoit le surnom de Vikrantamurti (aux vastes
enjambées). Lors de la création de l’amrita, Asura et Danava (Démons et Titans) s’en
emparent de l’élixir d’immortalité et, pour le lui reprendre et immortaliser les Deva,
Visnou dut s’incarner en Mohini (la femme la plus séduisante du monde). C’est
pendant cette soirée que Rahu, un des démons, trempa ses lèvres dans le nectar, et
depuis, ce va-de-la-bouche symbolise les éclipses de la Lune et du Soleil avalés, et
sa queue les comètes. Vishnou restera, malgré la poussée de Shiva, le Mahâ-Vishnou
qui garde en lui-même la mahâ-tattva (la matière globale), maître dépositaire donc
des trois aspects de la création : Le « kâranodakasâyî-vishnou », qui crée l’énergie
matérielle, le « garbhodakasâyî-vishnou », qui pénètre dans chaque univers, et le
« ksîrodakasâyî-vishnou », présent dans chaque être et désigné sous les noms de
paramâtmâ, vishnou-mûrti, ou « âme suprême », et se repose, entre deux cycles, sur le
dos d’Ananta.
Indra : fils de Dyaus et de Bhumi Devi (la déesse terre, Prthivi), le géant aux cheveux roux
et ventre distendu par l’abus du soma, l’esprit aux mille yeux (l’omniscient), d’abord
chef suprême, roi des dieux, puisque fils unique du Ciel et de la Terre et héritier des
deux mondes (après avoir détrôné Varuna), maître de la foudre et dieu de la guerre,
devient avec le temps celui de la pluie, lui jadis libérateur, appuyé par Visnou, des
eaux primordiales prisonnières de Vritra (le serpent, le démon originel), qu’il frappe
et tue de sa vajra (la foudre, arme fabriquée par le forgeron Tvashtri). Le Ciel et la
Terre se séparèrent ; cette dernière reçoit les Océans et les sept fleuves qui
l’irriguent, et depuis dans le Ciel le soleil peut se lever chaque matin, et le maître
parcourir les mondes sur son Airavata (sa monture, l’éléphant blanc à six défenses).
Plus tard, le déclencheur d’averses envoya un déluge sur la contrée où Krshna
séjournait, pour punir les paysans qui avaient maltraité un taurillon (descendant de
Surabhi, la vache d’abondance), et refusaient de lui rendre des sacrifices dus. De par
son ancienneté, sa position (Indraloka, la planète d’Indra, située dans l’espace
stellaire qui sépare les hommes des dieux), mariages et multiples fonction, dont celle de
combattre les asura, Indra porte les surnoms de Sachipati, « Le Seigneur de Sachi »
(de Sachi : déesse du secours, et « pati » : père), avec laquelle il se marie ; de
Sachivat (le secourable), Vadhaih (propriétaire du « vadka » : la foudre, l’arme
défensive), et de Shatakratu (aux cent pouvoirs). Son autre arme était le « Gândîva »
(l’arc que « Soma » avait légué à Varuna, et que lui-même confiera à Arjuna lors de
la bataille de Kuruksetra, à laquelle participèrent les Maruts : « les guerriers célestes
d’Indra »). Indra est aussi l’un des 8 Dikpâla (cf. Agni) Ses mésaventures avec les
nouveaux dieux, les sages et les hommes, lorsqu’il n’était plus roi, lui valent
sortilèges, brimades, vexations ; ainsi lors de la tempête qu’il envoya aux paysans, Krshna,
36 déjà puissant, souleva le Mont Govardhana et s’en servit comme d’un parapluie
pour les protéger, et le sage Gautama le maudit. Voici la sentence qu’on peut encore
lire dans le Ramayana : « Ô dieu pervers qui trompe l’ermite et souille son épouse,
qu’à terre tombent tes attributs de mâle ! Tu seras stérile à jamais ! ». L’ascète
absent, le buveur de soma, sous les habits et l’aspect du mari, avait séduit et abusé de
son épouse, la chaste et belle Ahalya. Dans les « Puranas » (les récits anciens), il est
qualifié de « Trois fois pécheur » : « Tueur de Trishiras, son demi-frère, du démon
Vritra, et séducteur d’Ahalya ».
Agni : (le feu), le dieu du feu, aux multiples têtes auréolées de flammes, fils d’Angiras
(dieu prêtre, du groupe des divinités nées du Ciel et de la Terre), petit-fils donc de
Dyaus : Dyu (Ciel). Il est aussi « Agnivesa », le maître des armes (agneya : « trait de
feu », qu’il donna à Drona), et l’un des « 8 » Dikpala, chargé de protéger le Sud-Est,
qu’il parcourt à califourchon sur un bélier. (Dikpâla est le terme générique désignant
les « 8 » gérants de l’Espace : Kubera le Nord, Yama le Sud, Indra l’Est, Varuna
l’Ouest, Ishâ ou Soma le Nord-est, Vaya le Nord-ouest, Nirriti ou Agni le Sud-est, et
Surya le Sud-ouest). Abhimanin : Nom d’Agni, ici fils aîné de Brahma, et premier
élément universel. Du couple Abhimanin-Svâhâ naquirent « Pâvaka, Pavamâna et
Suchi » (« les Feux »).
Ahis : Divinité chthonienne (« Weluos » (eurasien) ; « Azhi » (pers) ; à « l’Ophis » (grec),
et à « l’Anguis » (latin) ;
Ambapâli : « la fille née du manguier ». Mythologie tibétaine, dans la « Légende
d’Ambapâli » chez les bouddhistes.
Angiras : « L’Étincelant », né de la bouche de Brahma. Angiras est une manifestation
d’Agni, qu’il symbolise par la lumière et l’éclair, épousa Sraddha (la Dévotion) et
lui engendra Utathya et Brhaspati.
Apâm-Napât : dieu du feu. « Apâm, Napât et Nechtan » : Divinités indiennes incorporées
au panthéon iranien. Antaka : Dieu de la Mort (cf. Asvatthâmâ) ;
Antariksha : Divinité personnification de l’espace (entre Ciel et Terre), sa demeure, l’une
des 8 sphères d’existence composantes du « vasus ».
Apsaras : Divinités mineures, compagnes des Gandharva (chanteurs célestes), nymphes de
l’amour dont la fonction est de réjouir les dieux par leur beauté et leurs danses
célestes, ou troubler les ascètes lorsque, terrestres, elles inspirent l’amour et déclenchent
les passions.
Aryaman : Le dieu protecteur éponyme des Aryens et en tête de la triade qui préside à la
souveraineté juridico-sacerdotale : « Aryaman-Mitra-Varuna », gérante du rita
(l’ordre universel) face à une autre plus royale, militaire et violente qui représentent
« Indra-Vâyu-Visnu », personnification du Bien contre le Mal, et celle, plus
hétéroclite, qui forment les Asvins, Pusan, et les déesses poliades et champêtres,
gestionnaire et protectrice de la troisième fonction et caste sociale (agriculteurs et
artisans). Aryaman est aussi l’œil qui personnifie le Soleil, par lequel il préside à
l’honneur.
Aruna : (la rosée) Fils de la déesse Vinata et du sage Kasyapa. Il est le dieu de l’Aube et
conducteur du char de Sûrya.
Asvatthâmâ : (« hennissement du cheval ») fils de Drona et de Krpa. (Asvatthâmâ est un
avatar né de l’alliance de Shiva (la Destruction), de Krodha (la Colère), de Kâma (le
37 Désir), et d’Antaka (la Mort), à l’occasion de la bataille de Kuruksetra) (cf. Xe.
Chant du Mahâbhârata) ;
Asvins : « Nasatya » : « les Cavaliers », « les divins auriges » qui se déplacent dans un char
doré tiré par des chevaux ailés ou par des oiseaux, divinités guérisseuses,
personnification des étoiles du soir et du matin, et jumeaux célestes, fils du soleil et du ciel,
faisant partie de la triade qui préside à la production de richesses, avec Pusan et
quelques déesses poliades et champêtres.
Atri : héros du cortège brahmanique chargé de libérer le soleil prisonnier des asuras dans
les ténèbres primordiales.
Avalokitecvara : Dieu de la miséricorde dans la téléologie bouddhiste, et à qui Tara
communique la sakti (énergie). Dans le Mahâyâna (la grande voie de l’ascension),
Avalokitecvara est la divinité transformiste par excellence, pouvant prendre toutes
les formes possibles et imaginables pour sauver l’humanité.
Ayyappan : « A-yoni-jatan » : « Celui qui n’est pas né d’une matrice ». Divinité védique,
né du couple Shiva et Vishnou, la « Harihara » (image composite de deux dieux), car
seul un être né de deux mâles pouvait libérer Lîlâ (divinité dont l’essence est cachée
par le « mâyâ », l’illusion, l’apparence du monde), l’épouse répudiée et transformée
en suppôt à tête de buffle.
Bali : le roi juste mais orgueilleux, à qui Vanama (4e avatar de Vishnou), sous l’apparence
d’un nain, demanda trois arpents de terre pour vivre. Le monarque promit de lui
accorder l’espace qu’il aurait parcouru en trois enjambées. Le myrmidon pivota sur
l’une de ses jambes, et d’un seul pas arpenta la terre, il tourna sur l’autre et signifia
le ciel, puis posa son pied sur la tête du souverain prostré qui avait reconnu le dieu.
Bhâgavan : « Bâgavat » : « le bien heureux », titre donné à « Vishnu », à « Siva », à
« Krishna » et aux Bouddha.
Bhupati : Roi, Le maître de la Terre (« bhu » : terre, sol) ;
Brahma : cf. supra.
Brhaspati : Brihaspati : « Le grand maître » (de « brhams » : tomber, et « pati » :
seigneur), dieu de la magie et de la prière, à l’origine précepteur des asuras védiques,
ce dieu de la foudre et du tonnerre personnifie la planète Jupiter dont les révolutions
délimitent celles de la Lune dans un cycle de 13 mois lunaires. Brhaspati, doté de
sept bouches rayonnantes, participa à la création du Monde, et se promène dans son
char céleste tracté par huit chevaux ailés. Le dieu épousa Rokini, dite « Tara » ou
« Taraka », qui « Soma » (la Lune) enleva. Leur union engendra « Bouddha » et fut
à l’origine de la première guerre divine, « Târakamâyâ », entre « asuras », côté
lunaire, et les dieux reconnaissants à Brhaspati, leur « purohita » (prêtre), Du sperme
de Brhaspati tombé dans la dronî, naquit Drona.
Chandra Kutila : Dieu lune qui préside aux méditations secrètes lorsqu’il est croissant, et
avec lesquels Shiva se fabriqua le collier qui orne son front.
Daksha : [l’expert en rituels, recevant une tête de bélier (à rapprocher du germanique
« Heimdallr », de « heimdali » : bélier)] Dieu primordial, né d’Aditi qui, par lui,
engendra les « Aditya ». Daksha est aussi le père de Sati (la fidèle), première des
épouses de Shiva, à qui le père refusa une invitation au rituel, auquel participaient
tous les autres dieux. Furieux, le destructeur se précipita semant la terreur sur les
officiants et le sacrifice même (le feu sacrificiel). D’une mèche de ses cheveux surgit
38 un monstre maladie. Brahma dut intervenir et lui promettre une part perpétuelle dans
tous les sacrifices.
Drona : « né dans la dronî » (baquet en bois pour cueillir la semence de Bhraspati). Le
maître spirituel, incarnation de « Brhaspati ». Agni lui donna l’agneya (« le trait de
feu », l’arme d’Agni), qu’il légua à Arjuna lors de la bataille de Kuruksetra. Drona
épousa Krpa et lui engendra Asvatthâmâ (cf. Xe. Chant du Mahâbhârata) ;
Dvârapâla : Divinités mineures représentées par des statues armées de lance et massue,
gardiennes de l’entrée des temples.
Dyaus : Dieu du ciel, (« Dyaus-Pita » : ciel père), époux de Prithivî, la déesse terre.
Gandharva : les musiciens célestes symbolisant l’harmonie et les senteurs des parfums ;
compagnons des Apsara (nymphes – musiciennes célestes).
Ganesha : Ganesh : Divinité des lettres et des sciences, protecteur des voyageurs, des
commerçants et des voleurs (Hermès, Mercure), dont les attributs sont le danda (le
bâton) ou le gadâ (la massue), le dhaus (l’arc), le parashu (la hache), le langala (la
charrue) et musa (la souris) sa monture, et son signe, le plus apparent, la tête
d’éléphant, dont la trompe recourbée symbolise le « Om » (le verbe original). Fils de
Shiva et de la déesse Parvati, qui le conçut et modela avec de la pâte de santal dont
elle se servait pour enduire son propre corps. Il s’opposa au passage de son père, et
le dieu lui coupa la tête. Furieuse, la mère promit de détruire le monde, et le dieu dut
poser sur les épaules de l’enfant la tête du premier venu, ce fut un éléphant. Son
frère, Skanda, est le dieu de la guerre, et lui-même, en tant que « Seigneur du
gana », le chef de l’armé de nains de leur père Shiva. Buddhi et Siddhi, ses deux
épouses, lui donnèrent deux fils : Labha, né de Buddhi, et Kshema de Siddhi.
Hanuman : Ministre de Sugriva roi des singes. Contraint par son frère Valin à l’exil,
Hanuman rencontre les fils de Dhasaratha, les suit à travers les innombrables
royaumes de l’Inde à la recherche de Sita, devenant par son enthousiasme et savoir
faire, l’un des principaux personnages du Ramayana (« L’Épopée de Rama », 7e
avatar de Vishnou). (cf. Rama et Ravana).
Harshana : divinité qui préside aux srâddha (offrandes des défunts) ;
Himavant : le roi des Himalayas où se trouvent le Mont Kailasa (résidence de Shiva), le
Mont Meru (axe du monde), et le Mont Mandava (qui servit à baratter la Mer de
Lait). Himavan est le père de la déesse Parvati, appelée pour cela « la fille de la
montagne ».
Indra : (cf. supra).
Kâliya : le roi des Naga (divinités serpents).
Kalki : Kalkin : Nom du 10e avatar de Vishnou, celui à venir, et le dernier du cycle actuel
de la création. La perspective eschatologique le décrit sur un cheval blanc, l’épée de
la justice à la main et, sur l’autel, aux côtés de la déesse Durga, qu’il épouse.
Kâma : dieu du désir, de l’amour charnel (« kama » : amour) qu’il active en décrochant de
son arc des flèches en fleurs. Son épouse et parèdre est Râti (déesse de l’amour
charnel) ;
Kamaveda : le dieu de l’amour ; (« Mâra » est le double sombre de « Kamaveda ») ;
Kapala : nom, générique des gardiens des Mondes (« loka »), dont Kubera est le chef.
Kartikeya : fils de Shiva et frère de Ganesh.
39 Kashyapa : sage hindou, né de la pensée créatrice de Brahma, qu’il poursuivit en
engendrant dans Kadru, les « Naga », et « Garuda » dans Vinata.
Kauca : dieu de l’amour et du désir charnel.
Ksitigrabha : (l’embryon de la terre) divinité bouddhique protectrice des âmes égarées dans
la géhenne,
Krshna : 8e avatar de Vishnou. Né de Vasudeva, prince de Vârasâni (du nom des deux
affluents du Gange, le « Varunâ et l’Asï » près de Vârasâni : Bénarès : Kâshî), et de
Devaki, sœur de Kansa, roi de Mathura, qui la gardait prisonnière et tuait ses neveux
à la naissance pour démentir l’oracle qui prédisait sa mort par l’un de ses neveux.
Rama et Balarama, deux de ses derniers, échappent au sort qui lui était réservé,
cachés dans les bras des époux Nanda et Yashoda, un couple de bergers sans enfants,
qui les adoptèrent et élèvent dans la ville de Vrindâvana. C’est ici que Krshna,
encore enfant, réalisa ses premiers exploits. Il vida « Putana », la démone envoyée par
leur oncle comme nourrice pour l’empoisonner avec son sein, jusqu’à la laisser sans
vie, puis tue les trois monstres envoyés par son oncle : « Kesî (le démon cheval),
Arista (le démon buffle) et Baka (le démon grue) », ainsi que le serpent « Kaliya »
qui empoisonnait la rivière Yamuna. Le Gita Gondiva (le chant du pâtre) retrace les
jeux amoureux que le dieu entretenait avec les gopi (bergères) et sa passion pour
Radha (la lumineuse), et le duo fondit dans un Radhakrshna. Aussi lorsque Indra
envoya un déluge pour punir les paysans hostiles aux sacrifices qui lui venaient de
droit, le Maha-Vishnou souleva le Mont Govardhana et se servit comme d’un
parapluie pour sauver ses protégés puis, lorsque l’averse cessa, les deux divinités
s’affrontèrent dans un tournoi, l’un sur Airavata, l’éléphant blanc à six défenses qui
lui servait de monture, l’autre sur Garuda, l’aigle de Vishnou. Vaincu, le roi des
dieux dut reconnaître la puissance de son adversaire, et ce dernier partit vers
Mathura. L’oracle s’accomplit, Krshna devint roi et épousa Rukmini (incarnation de
Lakshmi) et, plus tard, des milliers d’autres femmes, dont les « Ragini » (les 16 000
mélodies) pour donner vie à un peuple que le couple royal conduisit à Dvaraka, la
toute nouvelle ville, sur la côte de la Mer d’Oman. Un malentendu lors d’une soirée
de fête déclencha une bagarre, et les roseaux que les hommes du clan arboraient se
transformèrent en armes meurtrières pour l’autodestruction programmée des Yadava
(la race des élus). La ville tout entière disparut submergée par les flots, et Krshna,
touché au talon (son unique point faible) par le trait que Jara, le chasseur destiné, lui
envoya, abandonna la terre et s’éleva rayonnant dans le ciel, vers sa planète «
Goloka-Vrindâvana ». cf. supra : chants du « Mahâbhârata ».
Kubera : dieu du monde inférieur et des richesses qu’il enferme, et l’un des 8 Dikpâla (cf.
Agni).
Manu : « Manava » : le premier homme, père de l’humanité par Iksvâku, son fils, roi de la
terre, (cf. « Prthu »).
Maruts : Soldats, guerriers célestes d’Indra, et dont « Marîci » est le chef ; trois autres
apparaissent incarnés dans Satyâki, Drupada et Virâta, aux côtés des Pandavas, et
un quatrième en Krtavarman, près de Kurava, lors de la bataille de Kuruksetra ;
Mitra : l’esprit du jour et son souffle aspirant (prâna).
Nagaraja : le roi des serpents (« naga » : serpents), dont « Nâginî » est la « shakti »
(l’épouse).
40 Nakshatra : divinité védique, personnification des constellations (composantes du «
vasus »), qu’elle préside.
Parjanya : dieu du tonnerre (à rapprocher des dieux « Perkunos » (balto-slave), « Fjörgyn »
(nordique), et « Perëndiand » (alb.), par le mot « perkuwus » : chêne (proto-I.-E.).
Prajapati : Brahmâ Prajapati : le seigneur des créatures (pati : père), qui engendra les
dieux par le pouvoir de son ascèse, et créa l’univers en sacrifiant son corps : la
nature prit vie dans son être, de son ventre sortirent les vaches, de ses pieds les
chevaux et les éléphants, et de ses poils les plantes. (cf. « Purusha »).
Prthu : roi mythique, incarnation mineure de Vishnou. On lui attribue l’invention de
l’agriculture et le trait de Sabada, la « Vache Terre » ou « vache d’abondance » qui
s’avère être Prthivi (la déesse terre). Prthu est donc l’homme primordial, avant
Manu.
Purusha : l’être cosmique, à l’origine du monde. (cf. « Prajapati »).
Pusan : « Pûshan » : le dieu de l’élevage, dit Pusan Brechedent.
Rama : 7e avatar de Vishnou et représentation de la loi cosmique, le prince parfait. Héros
éponyme du Ramayana, l’aîné des quatre fils (avec Bharata et les jumeaux
Lakshamana et Shatrughna) que Dhasaratha, roi mythique d’Ayodhya (capitale du Kosala),
avait eu de ses quatre femmes, et dès l’âge adulte disciple de Vishvamitra, un ermite
qui l’élève dans la sagesse et les connaissances profondes, et l’instruit dans le
maniement des armes et l’art de la guerre, destinait qu’il était, en tant que jeune prince
et kshitrika, à combattre les asura (démons), puis le conduit à la cour de Janaka,
père adoptif de Sita (née du sillon), promise à celui qui saurait bander l’arc de Shiva.
Rama réussit l’exploit et épousa la princesse avant de retourner chez son père qui le
désigne pour héritier, mais la mère de Bharata, lui rappelle la promesse qu’il avait
faite de donner la couronne à son fils et d’infliger à l’intrus quatorze années d’exil.
Rama retourne dans la forêt avec Sita et son demi-frère Lakshmana, qui tenait à les
accompagner car il savait la contrée infestée de démons, et c’est justement là qui
sévissait Shurapanakha, une raksi (démone) audacieuse qui s’éprit pour le dauphin
déchu d’une passion de plus en plus tendre et lui fait des avances de plus en plus
pressantes, pour autant sans succès. Devant le refus et l’indifférence, la pairika
s’attaque à Sita lorsque l’époux est absent, mais Lakshmana la surprend et, emporté,
d’un coup de glaive lui coupe le nez et la pointe des seins. Folle de rage, la démone
s’en va crier vengeance auprès de Ravana, son frère, roi des râksasa (démons) et de
Lanka (Anuradhapura), au ShriLanka (Ceylan), qui enlève la princesse et donne à
Rama l’occasion d’écrire dans le sang l’épopée qui porte son nom (cf. supra, et
Ravana).
Rbhu : les dieux ouvriers (les dieux artisans védiques).
Rudra : dieu des tempêtes, hurleur de Shiva, dont il est l’ego. Ses fils sont les Maruts (les
guerriers célestes d’Indra) ;
Sagara : roi mythique, ou sage de famille royale, et père des 60 000 « Sagaras » qui
creusèrent l’océan à la recherche du cheval sacrificiel. (« sagara » : mer, océan).
Savitar : dieu initiateur, celui qui stimule, et dont le soleil est la manifestation de sa
divinité, « Surya » ; (savitr, savita : stimulateur) ;
Shani : (Saturne) Fils de Surya, le soleil, et l’une des neuf « navagraha » (planètes) ;
41 Sherstra : Dieu Serpent.
Shesha : nom du serpent primordial, « Ananta Shesha », sur lequel se repose Vishnou.
Shiva : (cf. supra).
Skanda : Dit « Muruga » ou « Kuttikeya » : Le seigneur de la guerre, à cheval sur
Paravani, son vahara (monture), est « Mayura », le pan tueur de serpents. Fils de Shiva, dit
« Kumara Skanda », « le prince né du sperme » que le dieu, dérangé, laissa tomber
du mont Kailasa où il se reposait aux côtés de la déesse Parvati, et par celle-ci, frère
de Ganesh. Skanda, recueillit lors de sa chute par Agni et la déesse Ganga, fut confié
aux Pléiades.
Soma : Divinité, nectar, nourriture des dieux, devint dieu lune, dit « Chandra » (cf.
Brhspati et Bouddha). Soma fait partie des Dikpâla, les 8 gardiens de l’espace (cf. Agni).
Sûrya le dieu soleil (Savitar), a pour épouse Sanjna (la conscience). Du couple naquirent :
Manu, Yama et Yami. [« Arka » : le soleil, ainsi que « Aditya », nom de l’un des sept
fils d’« Aditi » (la déesse mère), les « Adityas »] ;
Tirthankara : (les faiseurs de gués) prophètes des périodes universelles dans le jaïnisme ;
Tvashtri : le forgeron divin. Il fabriqua pour Indra le « vjara » (la foudre, l’arme divine).
Varuna : l’ancêtre des rois des dieux, gardien du rita (l’ordre cosmique), chevauchant le
curieux « makara » (antilope à queue de poisson). Détrôné par Indra, Varuna sut
garder pour parèdre Varuni, la déesse des liqueurs (l’un des dix trésors de La Mer de
Lait, Kshirôda), et se maintenir dans le panthéon védique comme le symbole de
l’autorité statique et membre actif de la triade Mitra – Varuna – Aryaman, qui
présidera à la souveraineté sacerdotale, juridique et spirituelle, jusqu’à l’entrée en
fonction de celle que formeront Indra, Vâyu (dieu du vent) et Vishnou. Varuna est
aussi l’un des « 8 » Dikpâla (cf. Agni).
Vâyu : dieu du vent, auxiliaire d’Indra. Vayu est aussi l’un des 8 Dikpâla, les gardiens de
l’espace (cf. Agni).
Vishnou : (cf. supra).
Vyasa : Incarnation mineure de Vishnou, Vyasa est l’un des grands sages hindous et
l’auteur du Mahâbhârata.
Yaksha : génie des forêts.
Yama : dieu des esprits et de la mort, frère jumeau et époux de Yami, tous deux nés du
couple « Surya-Sanjna ». Yama est aussi l’un des 8 dikpâla, les gardiens de l’espace
(cf. Agni), et « Chitra Gupta », le dieu archiviste, le seconde.



Puis les « Parashakti » (l’énergie suprême), titre donné aux divinités
féminines en tant qu’épouses des dieux auxquels elles communiquent l’énergie
créatrice :

Aditi : « l’infinie » (« adi » : commencement) la déesse céleste qui donna la vie aux Aditya,
fécondée par Daksha (maître des sacrifices). Cette union mystique provoqua le « 7 »
divinités primordiales, les « Aditya ».
42 Amman : Déesse mère dans l’Inde du Sud ;
Anjani : la déesse guenon, mère de Hauman, le roi des singes, et de Valin.
Apsara : danseuses célestes ;
Bharati : la déesse des offrandes (Ida et Sarasvati le sont aussi).
Bhumi-Devi : (la Déesse Terre, Prthrivi) Prisonnière d’Hiranyaksha au fond de l’Océan et
délivrée par le sanglier Varaha (3e avatar de Vishnou).
Buddi : « déesse le faculté mentale », l’une des deux épouses (avec « Siddhi »), de Ganesh,
et mère de Labha.
Caktis : Déesses, personnification de l’énergie, épouse de Civa et de Vishnou.
Châmundra : « Durga ».
Danu : Déesse de la pluie et des prairies graisses (même racine que « Danube »).
Devi : la déesse aux mille noms symbolisant les mille aspects de la divinité féminine dans
la « Mahadeva », parèdre et shakti (énergie, puissance) de Shiva, « Maheshvara ».
Elle est Durga, Kali, Sati, Ishta, Ratî, Lakshmi, Parvati, Rita et Tara.
Dhâranî : surnom de Prithivî, la déesse Terre.
Durga : (l’inaccessible), déesse suscitée par les dieux et à qui ceux-ci donnent chacun une
arme spécifique : épée, bouclier, arc, disque, trident, massue, conque et lasso,
qu’elle brandissait de ses huit bras, à califourchon sur un tigre, pour combattre les
asura, et prend à volonté les « 9 » noms et formes qui lui sont attribués : «
Bhramacharini » (l’austérité), « Chandraghanta » (le courage), « Kaalratri » (l’audace),
« katyayani » (la lueur brillante de l’aurore), « Kusumanda » (la magnanime), «
Maha Gauri » (la paix et l’intelligence), « Shailaputri » (la capacité de la trimurti :
Brahma-Shiva-Vishnou), « Siddhidatri » (la gloire), « Skomandala » (le feu) ; et
dans son aspect le plus terrible le surnom de « Châmundra ».
Ganga : déesse fleuve, personnification du Gange, et la plus sacrée des déesses rivières,
avec Yamuna et Sarasvati (l’invisible), toutes trois réunies près de Prayaq (l’actuelle
Allahabad). Le Brahmaputra, qui les rejoint dans le delta du Gange, l’Indus, le
Narbada, le Godavari et le Krshna, complètent le nombre des sept rivières sacrées.
Ganga est née des pieds de Vishnou, et sa chute sur terre fut amortie par les cheveux
de Shiva. À son tour la déesse reçut et nourrit dans son sein l’embryon du sperme de
Shiva, dérangé par les dieux lorsqu’il se reposait près de Parvati. L’enfant reçut le
nom de Kumara Skanda (le prince né du sperme), et Ganga le confia aux pléiades.
Gaurî : « la resplendissante », surnom de « Parvati », shakti (épouse) de Shiva.
Ishta : (élection), la déesse des amours sacrés.
Kali : (la noire), parèdre de Shiva-Mahakala (« le Grand Temps »), dont la déesse incarne
le pouvoir destructeur. Kali est l’un des aspects de la « Devi », d’où ses surnoms :
Bhadrakali (Kali de bon augure), Kanya Kurami (Minakshi : la vierge demoiselle)
de « Maduraî » (au Sud de l’Inde), elle est l’éternelle fiancée de Shiva, et cristallise,
de par sa qualité de parashakti (l’énergie suprême), les infinies vertus féminines ;
mais Kali est surtout « Chamundâ » (la tueuse de démons) ; c’est par cette qualité de
tueuse qu’elle sauve les Matrika, envenimées par le sang de Raktapa.
43 Kadru : L’une des épouses du sage Kashyapa. Le couple mit au monde les « Naga »
(serpents divins), tandis que Vinata, l’autre épouse donnait naissance à Garuda (l’aigle
de Vishnou).
Krpa : (compassion) et Krpi, sont les fils de Saradvat, et les avatars des Rudras. Krpra
épousa Drona et du couple naquit Asvatthâvâ, lui aussi avatar d’un groupe de
divinités.
Kumari : surnom de la déesse Parvati, au Népal.
Lakshmi : déesse de la prospérité, dite « Ma » (« ma » : cinq. Mot sanscrit) et appelée,
selon ses fonctions, Shri (splendeur), Radha (la lumineuse), mais aussi Lotus,
Rukmini, Padma, Kamala (symbolisant le lotus naissant dans le nombril de Visnou) ou
« déesse du bon augure ».
Mahadevi : La Grande Déesse, épouse de Shiva-Maheshvara.
Mâra : le tentateur, le noir doublon de « Kâmaveda » (dieu de l’amour) ;
Marichi : déesse hindoue de l’aube et la lumière. Protège ses fidèles et les rend invisibles
aux regards des asuras.
Matrika : nom donné aux sept mères primordiales de la création. (cf. Kali et Raktapa).
Mohini : La plus séduisante femme du monde. Incarnation de Vishnou pour distraire
Asuras et Davana (démons et géants) qui s’étaient emparés de l’amrita (nectar
d’immortalité) lors du barattage de kshirôda (la « Mer de lait ») et la leur reprendre
(cf. « Rahu » et « Ketu », les démons voleurs décapités par le dieu).
Minakshi : (aux yeux en forme de poisson) Princesse de Madurai (Inde du Sud) et déesse
tutélaire de la ville où elle fut élevée en guerrière et régnera à la mort de son père.
Désireuse de conquérir le monde, la kshatriya avança jusqu’aux Himalayas et le
Mont Kailasa où la présence de Shiva l’envahit de timidité et se donna au dieu.
Nirriti : Déesse du déclin et de la mort ;
Parvati : « la fille de la montagne » (« Gauri » : « la resplendissante ; « Kumari », au
Népal) (cf. Shiva et Himavan).
Prithivî : Prthivî (« Bhumi devi ») : la déesse Terre, épouse de Dyaus (dieu du ciel).
Ratî : déesse de l’amour charnel, parèdre de « Kâma ».
Rita : (l’ordre cosmique, dont Varuna était le gardien).
Rokini : Tara ;
Saptamâtrikâ : nom, générique des sept « mâtrikâ » (mères).
Sarasvati : la rivière invisible, symbolisant les eaux entre Yamuna et Gange, à l’origine
trois rivières sacrées. Déesse des offrandes et purificatrice, Sarasvati est l’épouse de
Brahma.
Sati : (la fidèle) fille de Daksha, le sacrificateur. Sati est l’un des aspects de « Devi », et
comme telle épouse de Shiva (cf. Shiva).
Shri : (splendeur) (cf. Visnou).
Siddhi : « Déesse de la Réalisation », épouse de Ganesh et mère de Kshema (cf. Ganesh).
Sita : (le sillon), déesse du grain, sœur de Salya (royal krshatriya), trouvée dans un sillon et
adoptée par le roi Janaka de Mithila. Dans le Mahâbhârata, et à l’occasion de la
bataille de Kuruksetra, où Pandavas dépouillés et Kauravas régnants s’entre-tuent,
44 Salya est nommé (IX Chant) commandant en chef de l’armée Kuru, et choisit pour
emblème « Sillon d’or ». Au soir, le jour même, il succombe sous les traits d’Arjuna
et loin, à Mithila, la princesse est donnée pour épouse à Rama (cf. Rama et Ravana).
Sitala : déesse guérisseuse, l’un des aspects de la Devi, implorée lors des épidémies en leur
offrant poulets, chèvres, cochons et buffles en sacrifice.
Sraddha : « La Dévotion », épouse d’Angiras. Du couple naquirent Utathya et Brahaspati.
Târâ : Taraka : (Rokini) : Déesse de l’énergie féminine et de la miséricorde dans la
philosophie bouddhiste, où elle est à la fois « Târâ verte », la reine, et « Târâ blanche », à
l’œil central, la sakti d’Avalokitecvara. Épouse de Brhaspati, Tara fut en levée par
Soma, la Lune, qui lui engendra Bouddha. Cet acte illicite est à l’origine de la
première guerre, appelée pour cela « Târakamâyâ », céleste qui opposa les asuras
(prolunaires), aux devas jupitériens (brhaspatiens).
Ushas : l’Aurore, fille du ciel (« Aurora » latine ; « Eos » grecque) ;
Vac : (la Parole). Déesse du verbe, de la création en mouvement, à l’égard de Kâla (le
Temps) et de Surya (le Soleil).
Varuni : (déesse des liqueurs), l’un des 10 trésors issus du barattage de la Mer de Lait.
Vinata : Déesse hindoue, épouse du sage Kasyapa et mère d’Aruna, dieu de l’aube, et de
Garuda, l’aigle de Vishnou.
Vivasvat : Nom du premier homme à avoir célébré des sacrifices (« Vivannat » avestique).
Yaksha : Divinité tribale, génies de la forêt, acolytes de Kubera.
Yamuna : déesse rivière, forme éternelle de Yami (soeur-épouse de Yama), dont la
monture est kurma (la tortue) ;
Yami : Sœur jumelle et épouse de Yama, et apparence éternelle de la déesse rivière
Sarasvati.
Yogini : Divinités féminines du cortège de Durgâ (de « yoni » : symbole de la vulve,
matrice universelle).



Les asura, anti-dieux, surnommés rakshasa, démons, sont aussi
nombreux que les deva :

Alambusha : le démon combattu par Bhima (le deuxième des 5 Pandavas).
Ananta : (sans fin). Le roi des naga (serpents, cobras) Nom donné au serpent ancestral,
ondoyant sur les eaux primordiales, sur lequel se repose Vishnou et qui permit aux
dieux de courroie de transmission pour mouvoir le « Mont Mandara » lors du
barattage de la « Mer de Lait » et la fabrication de l’amrita (l’ambroisie d’immortalité).
Arishta : le démon taureau. L’un des trois monstres (avec Baka et Keshin), combattus et
tués par Krshna.
Baka : le démon oiseau (cf. Arishta).
45 Bana : le démon protégé de Shiva. Fort de cet appui, l’asura enlève Anirudha, petit-fils de
Krshna qui, hors de lui par l’offense, entame un si terrible combat que l’univers
vacille, et Shiva, alors au plus haut de sa gloire, dut le reconnaître
Butas : Asuras, démons malfaisants.
Chanda : démon tué par la déesse Kali, et qui lui vaut le surnom de « Chamunda ».
Daityas : « Davanas » : nom donné aux géants et aux démons adversaires des deva
ritualistes ;
Dakini : Démones, vampires, buveurs de sang, génies femelles auxiliaires de la déesse
Kali ;
Hala : Le démon poison neutralisé par Siva en l’absorbant (Hala est l’un des trésors issus
du barattage de la Mer de lait, « Kshirôda », ainsi que Varuni (la déesse des
liqueurs), Parijata (l’arbre qui parfume le monde), Chandra-Kutila (le dieu lune
couronné par Shiva), les Ucchaisshravas (ancêtres des chevaux), Shri (déesse de la
beauté et de la fortune), Airavata (l’éléphant blanc d’Indra), les Apsara (les
nymphes célestes), et Dhanvantri (le médecin des dieux).
Hariti : Déesse mère des enfants asura ;
Hayagriva : le démon qui avala les Veda (tué par Matsya, 1er des 10 avatars de Vishnou).
Hiranyakasha : démon qui gardait prisonnière la Déesse Terre (Bhumi-Devi) au fond de
l’Océan.
Hiranyakashipu : le démon qui avait obtenu de Brahma la quasi immortalité, car il ne
pouvait être tué ni le jour ni la nuit, ni dedans ni dehors, ni par un homme ni par un
animal. Hiranyakashipu sera tué par Narashima (4e avatar de Visnou), alors que
l’asura venait sacrifier Prahlada, son propre fils, adorateur de Visnou.
Kaliya : Le roi des Nâga, serpent qui empoisonnait la rivière Yumana, près de Vrindavan
où Krshna passait son enfance. Vaincu par le dieu, le fabuleux ophidien se laissa
emporter par le courant et alla se réfugier au fond de l’Océan.
Keshin : le démon cheval (cf. Baka et Arishta).
Ketu : asura du solstice d’hiver, il est le point de départ du cycle descendant de la Lune, ce
qui lui vaut le nom de « Queue du Dragon », par opposition à « Rahu » (son double),
dit « Tête du Dragon », car le point ascendant. Ketu chevauche un vautour et a pour
attribut la massue.
Kimpurusa : divinités monstrueuses, mi-homme, mi-cheval (centaures) ;
Mahisa : le démon buffle, dit Mahishasura, celui qui avait soumis les dieux à sa volonté.
Ces derniers suscitèrent Durga, qui terrassa l’assura (cf. Durga).
Maladevas : démons, génies des forêts, sylvains.
Maya : grand magicien des asura, créateur des trois cités d’or, d’argent et de fer, pour les
trois royaumes : Ciel, Éther et Terre.
Namuci : (le très rusé) démon qui gardait prisonnières les eaux primordiales, et avec qui
Indra dut pactiser en attendant la vajra (l’éclair) qui devait lui fabriquer le forgeron
Tvashtri.
Putana : démone envoyée par Kamsa, roi de Mathura, pour tuer son neveu Krshna.
L’asura tenta, sous l’apparence d’une jeune femme, d’empoisonner le bébé en lui
donnant le sein. Le dieu téta jusqu’à la vider de tout son être.
46 Rahu : démon qui participa, avec d’autres asura, les davana (Titans) et les deva, à
l’extraction de l’ambroisie d’immortalité (l’amrita), par le barattage de la Mer de
Lait (kshirôda), qu’il subtilisa, mais dénoncé par le Soleil et la Lune, il fut décapité
par Indra. Immortelle, sa tête erre depuis parmi les graha (les planètes) et tente de
dévorer ses délateurs, occasionnant ainsi les éclipses de lune et de soleil, car n’ayant
plus de corps, ces derniers ressortent aussitôt avalés. Rahu et Ketu personnalisent les
deux points de départ, ascendant et descendant du cycle lunaire.
Raktapa : (suceur de sang), asura dont les gouttes de sang de ses blessures se transforment
en autant de démons. Les sept Matrika (mères primordiales de la création) le
blessent et Kali, en tant que Chamunda (exterminatrice de démons), durent le poursuivre
et avaler les raksasa naissants, puis sucer Raktapa jusqu’en faire une dépouille
parcheminée.
Ravana : (à dix têtes) asura, roi de Lanka (Anuradhapura, au Sri-Lanka : Ceylan). À la
demande de sa sœur, la démone Shurpanakha, mortifiée par Rama (7e avatar de
Vishnou) et écharpée par Lakshmana, Ravana enleva Sita. L’action entreprise par
l’époux malheureux pour retrouver sa bien aimée, est à l’origine de l’épopée qui
porte son nom (cf. Rama). Les deux frères et Hanuman (ministre jadis de Sugriva,
roi des singes) qui, déchu et contraint à l’exil, avait offert ses services, et son armée
de singes, au prince, se mirent en route, et par monts et par vaux, d’abord le
Magadha et, par le Gwandana, le Kalinga, l’Andhra et le Karala jusqu’au cap Kumari, ils
traversèrent l’Inde, appelée encore le pays des Bharata. Les pouvoirs que l’amour
pour le couple prodigua aux associés, permirent à Hanuman de prendre l’apparence
d’un quelconque animal, mammifère ou oiseau pour survoler l’île où Sita se trouvait
prisonnière. Le dieu incarné et la troupe suivaient prêts à livrer bataille, et le chef
saki (singe), voulant anticiper la délivrance, voulut escalader les murs de la bastide.
Les rabouins (démons) l’aperçurent et, munis de brandons, mirent le feu au long
appendice caudal du vaillant varappeur. Le simien fit un bond et disparut embrasant au
passage jardins, passes, boulevards et maisons, la ville tout entière ne fut bientôt
qu’une immense fournaise, et les champs alentours disparurent recouverts de
cadavres. Dans l’accrochage, Lakshmana fut atteint par le dard meurtrier du rakshasa, et
Dhanvantri, le médecin des dieux, après avoir soigné les brûlures du dévoué
puraskrtya (chef de guerre, Hanuman), l’envoya à la recherche d’une plante introuvable
ailleurs que dans un mont himalayen et, ne la trouvant pas, l’indri déracina et
chargea sur ses épaules la montagne herbée et la porta à l’archiatre. Quant aux blessures,
plus subtiles et profondes de l’épouse captive, ce fut Kâla (le Temps), qui dut les
panser. Encore une fois les dieux triomphaient des asura. (cf. Rama et Sita).
Râhu et Ketu : démons escamoteurs du amrita (l’ambroisie d’immortalité), attrapés et
décapités par Indra. Leurs têtes, immortelles mais sans corps, erraient depuis dans
l’espace provoquant les éclipses lorsqu’ils avalent la lune ou le soleil (cf. Mohini).
Shurpanakha : démone, sœur de Ravana.
Vala : le démon de l’obscurité, vaincu par Indra.
Vinâyaka : le démon qui dresse les obstacles sur le chemin qui conduit au nirvana ;
Vritra : le serpent original qui détenait prisonnières les eaux primordiales. Indra, roi des
dieux, le défia et tua de sa foudre (le « vajra », arme fabriquée à sa demande par
Tvashtri, le forgeron divin.
47


D’autres déités, maîtres de la société réincarnés, entités primordiales,
démons et assimilés, simples humains et animaux, participent activement au
bon ou mauvais fonctionnement de la marche du monde :

« Bhaga » (la bonne part), « Dharma » (la norme socioreligieuse), « Isvaras » (horlogers
des planètes),
« Marîci » (le seigneur des planètes), « Maruts » (les guerriers célestes d’Indra), «
Siddha » (groupe de divinités siégeant en haut du cosmos), « Skanbha » (le pilier
cosmique), « Sradha » (la confiance), « Urvasî » (la nymphe du paradis universel,
qui fait tourner la tête aux rois), « Yaksa » et « Yaksi » (les génies, masculins et
féminins, bienfaisants), puis « Asita », « Bali », « Bhrgu », « Devala », « Kapila », les
« Kumâras » (Sanada, Sanaka, Sanâtana et Sanatkumâra), « Nârada » et « Viâsa »,
forment le groupe des sages maîtres de la société réincarnés, associés aux plus
anciennes divinités, géants, personnages et ouvrages des sages hindouistes :

Agam : Divinité familiale et secrète, connue des seuls initiés.
Ananta : (la sans fin), le serpent primordial, transformé un instant en « Sesha Ananta »
(celui qui demeure en Ananta) pour faire tourner sur lui-même le mont Mandara
lors du barattage de « La Mer de lait », et retourna aussitôt dans ses eaux pour
soutenir Vishnou qui, depuis, se repose.
Bharata : fils de Nabh, et celui qui donna son nom à l’Inde, « Bharatavarsa » : la terre des
Bharatas ;
Bibaderi : Bayadères, danseuses hindoues, les « Dévedasis » (esclaves des dieux), et les
« Natis » (chanteuses et danseuses publiques).
Cakuntalâ : Sakuntalâ : Héroïne du Mahâbhârata. (« L’anneau fatal », 1er chapitre :
l’Adiparvan : le livre du commencement).
Dévedasis : « Bibaderi ».
Gotama : Sage Hindou du Xs av. J.C. qui, par son épouse, l’une des filles de Brahma et sa
nombreuse descendance, est l’ancêtre de l’une des douze familles brahmaniques et,
philosophe, l’auteur du « nyaya » : système logique politico-religieux (du sanscrit
« ni » : conduire) ;
Hyrania : l’œuf de Brahmâ ; Hyraniagrabha : « le germe d’or, l’œuf d’or, l’œuf
primordial qui, émergeant des eaux premières, éclore et donne naissance au monde.
Kalkiavatar : l’avatar du cheval blanc dans la dernière incarnation de Vishnu, ou de «
Maitreya Bouddha » ; (le « Sosiosh » zaraostrien) ;
Nabh : le père de Bharata ;
Naga : Les serpents divins, et les « Nagi, Nagini », les serpents femelles, leurs épouses,
habitants du « Pâtâla » (l’Efer) ; (« pâtâla » veut dire antipodes, et ce fut le nom
donné par les anciens Hindous aux Amériques, qu’ils avaient découvert bien avant
les occidentaux) ;
48 Narada : poète, barde, ménestrel qui accompagne la triade Brahma-Vishnou-Shiva.
Ragini : Nom, générique des 16 000 mélodies, épouses, de Krshna, et à l’origine du peuple
des élus, les « Yadava ».
Sabada : La Vache Terre, vache d’abondance du roi Prthu.
Sakuntalâ : « Cakuntalâ ».
Surabhi : la vache d’abondance née du barattage de la Mer de lait kshirôdra, est un trésor
non divinisé ;
Urvasi : nymphe divine dont la beauté embrasa les cieux et, interdite, vint s’établir sur
terre ;
Davana : géants, titans de nature non divine et bagarreurs innés, font partie des anti-dieux,
avec les Asura.



Les Vahana : animaux, monture véhicules, figurent aux côtés des dieux
qui les chevauchent, jusqu’à devenir indispensables dans leurs
déplacements.
Il en est ainsi de :

Airâvata : l’éléphant blanc à quatre défenses, d’Indra.
Garuda : l’aigle, de Vishnou.
Hamsa : l’oie sauvage, de Brahma.
Kurma : la tortue de Yami : Yamuna.
Makara : (animal magique) le perroquet vert, de Kama.
Makara : l’antilope à queue de poisson, de Varuna.
Makara : le sanglier aux pattes de lion, gueule de crocodile, trompe d’éléphant, oreilles de
vache, yeux de singe et queue de paon, de la déesse Ganga.
Manashthâla : le tigre de la déesse Durga ;
Mayura : (Paravânî) le paon, tueur de serpents, de Skanda ;
Mushaka : la souris, de Ganesh ;
Nandin : le taureau à l’œil frontal, de Shiva ;
Pushpak : le char volant de Kubera ;
Ulûkâ : le hibou ou la chouette, de Lakshmi ;
Vimâna : le char (tiré par des chèvres), de Pûshan.



Mais encore, le perroquet vert (un makara : monstre) de « Kama »,
l’antilope à queue de poisson (un autre ) de « Varuna », le bélier
49 d’« Agni », le cygne de « Sarasvati », le cheval de « Kubera », mrga
l’antilope de « Vâyu », le buffle de « Yama » et l’âne de « Kâlarâtri ».
Quelques-uns de ses maîtres sont aussi Dikpâlas, les régents de l’Espace,
huit des plus éminentes divinités masculines chargées de surveiller de jour
comme de nuit les aires des vents : « Kubera le Nord, Yama le Sud, Indra
l’Est, Varuna l’Ouest, Ishâa ou Soma le Nord-Est, Vaya le Nord-Ouest,
Nirriti ou Agni le Sud-Est, et Surya le Sud-Ouest. « Ananta » (la sans fin), le
serpent primordial, transformé un instant en « Sesha Ananta » (celui qui
demeure en Ananta) pour faire tourner sur lui-même le mont « Mandara » lors du
barattage de « La Mer de lait », retourna dans ses eaux pour soutenir
Vishnou qui, depuis, se repose.

Dans cet ordre cosmique (rita) du brahmanisme, l’immortalité est assurée
par Dhanvantri, le médecin des dieux, et les Apsara, les nymphes célestes,
qui offrent aux dieux l’amrita, l’ambroisie fabriquée, sous les conseils de
Visnou aux Deva, par le barattage de la Mer de Lait, Kshirôda, en se servant
du Mont Mandara, auquel le grand serpent Vasuki Sesha s’était enroulé. Le
beurre apparut sous les dix formes divines : Surabhi (la vache d’abondance),
Varuni (déesse des liqueurs), Parijata (l’arbre qui parfume le monde), Chandra
Kutila (le dieu lune qui orne le front de Siva), Hala (le poison que Siva neutralisa en
l’avalant), cchaisshravas (le divin ancêtre de nos chevaux), Shri (déesse de la beauté
et de la fortune), Airavata (l’éléphant blanc d’Indra), ainsi que les Apsara et
Dhanvantri. Mais bientôt, et dans l’équilibre instable des forces du bien et du mal,
une avancée significative pour les hommes nous est signalée. Par le
mahâparinirvâna (la vie et la mort ; de maha : grand, pari : suprême, et nirvana : extinction)
du Bouddha, et dès le VIs av. J.-C., le dogmatisme trimurtial s’effondre ;
Brahma, donc Visnou et Shiva, prônent toujours dans la mémoire collective,
mais leurs fonctions sont altérées ; pour l’âcârya (le maître spirituel) plus
besoin de création, l’univers se renouvelle dans une évolution cyclique où tous
les êtres en font partie et l’homme se réincarne jusqu’à la libération (par le
karma) totale du cycle de naissances (le nirvana), tout en épargnant les
jusqu’alors immuables « varus », les huit sphères d’existence, demeure
d’autant de divinités : 1° « Prithivi » (la Terre), 2° « Agni » (le Feu), 3°
« Antariksha » (l’Espace), 4° « Vâyu » (le Vent), 5° « Dyaus » (le Ciel), 6°
« Surya » (le Soleil), 7° « Nakshatra » (les Constellations), 8° « Soma » (le
dieu lune). Et le bouddhisme est né.
Siddhartha Gautama (l’accompli, en tant que bouddha), dit Çâkyamuni (le
sage des Çâkya. 563-483), fils de Suddhodana, roi de Çâkya, et de la reine
Maya, naît à Kapilavastu, capitale du royaume Népalais, où le prince est
instruit comme tel dans le modèle du parfait kshtriya (prince guerrier). Marié à
50 l’âge de 16 ans, le prince quitte le palais, sa femme Yashodara et son fils
Rhula, à la veille de son trentième anniversaire, et part en parivradjaka (sage
errant) à la recherche de la suprême vérité, qu’il entrevoit en méditation
(dhyana) sous l’arbre de la bodhi (dit asvattha, arbre pipal, ficus religiosa ou
banian, ce dernier parfois confondu avec le jambu, l’arbre cosmique) à Bodhgaya, dans le
Magadha, où le çakya atteint la bodhi (l’éveil) après 49 jours de méditation
et un jeûne prolongé, et autant avant de renoncer, provisoirement, au
nirvana (l’extinction totale, métamorphose) qu’il atteindra à l’âge de 80 ans ; mais
avant cette dernière jataka (nativité, incarnation), le bodhisattva (celui qui a la
sagesse, le sage en essence) avait dû accumuler les mérites (le karma) des 500
autres vies antérieures, et c’est à la fin de cette dernière (à Kusinara, dans
l’Uttar Pradesh) qu’en bouddha (le savant) il rentrera au Tushita (le paradis du
bonheur), où l’attendaient Maitreya (l’amical, le premier des bouddhas, destiné à se
réincarner sur terre à la fin du cycle actuel), ainsi que Manjushri (le charmant),
Vajrapani (le porteur de foudre), Amithâba (le radieux, de « amita » : sans limites, et
« âbha » : qui a un éclat), et 20 autres déjà apparus sur terre depuis la création
du Monde.
Le brahmanisme réformé fait du Bouddha spirituel le fils de Soma (la
Lune) et de Rokini (Taraka, l’épouse de Brihaspati, enlevée par le roi Soma.
Ce rapt divin est à l’origine du premier conflit céleste qui opposa les asura,
du parti lunaire, aux dieux du camp Brishaspati, jupitériens).
Par le lamaïsme et leur chef spirituel, le « dalaï-lama » (de « lama » : prêtre,
et « dalaï » : pareil à l’océan), le bouddhisme est présent aujourd’hui dans la
culture occidentale. Le grand prêtre représente la réincarnation
d’Avalokiteçvara (le Seigneur qui contemple l’enclos, le monde). Actuellement,
Tensin-Gyatso, choisi en 1935, est le 14e « lama » depuis 1642 («
Poussah » étant la représentation du Bouddha à venir).

Le lexique aussi suit l’évolution cosmogonique et socioreligieuse, et c’est
par le sanscrit que nous est parvenue, outre les Véda (Rig-Veda : Hymnes en
honneur d’Indra et de Visnou ; Sama-Veda : Savoir des mélodies, traité sur les états de la
conscience alors que Vishnou est immanent au monde ; Yajour-Veda : Récits anciens ; et
Atharva-Veda : Veda des formules Magique) et les Épopées (le Mahabharata et le
Ramayana), quantité d’autres textes sacrés, fonctionnels ou populaires, tels les
Aryanaka et les Upanishad (textes philosophiques) ; le Bhagavad-Gita (le chant
du Seigneur ; bhagavan : celui qui possède les 6 perfections, et gita : chant), poème à la
gloire de Krshna, ainsi que le Gita Govinda (chant du pâtre), les amours
passionnés de Krshna et de Radha, rangé dans les bhakti (philosophie religieuse) ;
les Brahamana (commentaires des vedas), récits mythologiques associés aux
Aryanyaka-Upanisad ; les Purana (récits anciens), commentaires des Védas,
51 et l’Arthashastra, traité de gouvernement (manuel sur l’Art de gouverner, attribué à
Kautilya, conseiller de Candragupta, le fondateur de la dynastie Maurya).
Lexique hindou, sanskrit, pâlî, hindi :
a- : « an- » : non, pas (privatif) (grec « a- », « an- » : pas) ;
ab : « ap » : eau : abhis, ambhas, apah, apas, apo, kasiria, nira, paya, toya, uda, udan,
udhakin, udhasya, vari ; « paani » hindi ; (l’un des 4 éléments : « pethavi, apo, tejo,
vâyo » : terre, eau, feu, air) ; (« abhivas » : pleuvoir) ;
a-bândhava : sans parents, orphelin ; « a-nâtha » : sans père ;
abda : qui porte l’eau, saison des pluies ;
abda : an, année : « varsa » ;
abhah : taureau : « uksan, vrsa, sthûra, rsabha, gavendra, gavaya, go, anadvah : bœuf ;
[« staora » aveste-zend, « uros » gaulois ; « verres, tauros » latin ; « tauros » grec ;
« steen » angl. ; « stier » all. ; « byk, znak, horo-skopu » slave ; « taro » breton,
« boga » turc) ;
abhasa : aspect, apparence, illusion : « mâyâ, misa » ;
abhi-hâra : rapt : « harana » ;
abhi-dhâ : dire : « khya » ;
abhidharma : métaphysique ;
abhidhya : désir ;
abhihan : frapper, abattre, tuer ;
abhi-jana : aïeul ; (« paurviki » : aïeule) ;
abhi-krana : attaque : « abhi-yâna », « abhi-yoga » ;
abhis : « ab » ;
abhisambodhi » : « suprême et complet éveil », illumination ;
abhi-seka : ablution (« snana » : bain) ;
abhita : ensemble, ambe, tous les deux ; (« ambh » (prot-I.-E.) ;
abhivas : pleuvoir (« abda » : qui porte l’eau, saison des pluies), (« ambhas » : eau ; «
avrsti, parjanya » : pluie) ;
abhi-yâna : abhi-yoga : « abhi-krana » ;
abhra : ciel : « div, diva, svar, naka, khega, junuta » (« gagana » : le firmament ; «
vyoman » : l’atmosphère, l’air ; « Dyaus » : dieu du ciel, le ciel personnifié) ;
abhra : nuage, nuée, ciel : « gagana », « jimuta » ;
abja : né dans l’eau, lotus : « padma » : « aravinda » ;
âcâra : rite : « deva-karman, santi, yajña, kalpata, adhvara » : sacrifice : « ijya » ; («
isti » : rite propitiatoire, offrandes rituelles : beurre, fruits) ;
52 âcârya : acharya : précepteur : maître : « adipati, asan, pat, pati, îsa, îsvara, sâsaka,
bhatta » (« guru » : gourou, maître spirituel, « gîtâcârya » : maître de chant, «
upadesin » : enseignant) ;
accha : brillant clair, pur : « coksa, pra-sanna, suci » ; (« avadata, vi-mala, vi-suddha » :
sans tache ;
acchabhalla : ours : « bhalluka » ;
acchuri : disque : « ari, cakra, mandala » ;
acit : ignorance : « a-vidyâ, a-jñâna » ; (« a-vidvas » : ignorant) ;
ad : (« as » : manger) ;
adeva : sans dieu, impie, athée ;
adha ; : dessous ; [« ndheri » I.-E. ; « undar » goth. ; « anc » tokh. ; « ada » védiq. ; «
inferus » latin ; étrusque « hint, hinth, hintha, hinthiu » : infernal, sous terre, sous ;
dessous] ;
adham : action (« daad » néerlandais, « deed » anglais, « tat » allem., « actio-onis » latin,
« dynamis, energeia » grecs) ;
adhana : pauvre ; (« dhanam » : richesses) ;
adhi : suprême, supérieur ;
abhi-câra : magie noire ; (« mâyâ, mantra, samsa, yantra, krtya » : magie ; « abhasa » :
apparence) ;
adhideva : divinité tutélaire ;
adhidaivika : surnaturel, spirituel ;
adhipati : maître, chef : « pat, pati, bhattan, shwara » : roi, prince : « nrpa, nrpati, râjan,
bhûpa » ; (« prayapati » : seigneur des créatures) ; (« râjanî » : reine) ;
âdhi-râjya : empire suprême ; (« naisvara » : souveraineté ; « rastra » : royaume) ;
adhivasa : habitation, séjour ;
adhonilaya : séjour souterrain ; (« Yama-ksaya » : demeure de Yama ; « naraka, pâtâla » :
enfer) ;
adhvan : voyage, route, voie, chemin : « mârga, vîthî, path, patha, padavî » (« adhvaga » :
voyageur) ;
adhvara : rite, sacrifice (avestique « advan » : chemin ; « adhvaryu » : prêtre officiant le
sacrifice du « soma ») ; « âcâra, deva-karman, kalpata, santi, yajña » : rite ; «
âhava, ijya » : sacrifice ; « isti » : rite propitiatoire, offrandes rituelles : beurre,
fruits…) ;
adhvaryu : « ahitâgni » : prêtre) ;
adhyâtma : être suprême : « tattva » ; (« bhûta, jana, jantu, praja » : être, personne) ;
(« Prajâmân » : seigneur des créatures ; « Ananta, Anannantanâta » : maître de
l’éternité ; « Ananta » : serpent primordial) ;
âdi : origine, premier, primordial ; (« Adi-nâtha » : le premier seigneur ; « nâtha » :
seigneur ; « adi-nidâna » : première causalité suprême ; « nidâna » : cause principale ;
« adi-sakti » : force primordiale) ;
eradi : commencement : « dvara » (« adiparvan » : le livre du commencement. I des 18
parvani (chants) du Mahâbhârata ;
53 adi : (« adi-pati » : roi, prince ; « Prayapati » : le Seigneur des créatures, divinité
primordiale) ; (cf. âcârya) ;
âditya : soleil : « aru, aruna, bhânu, mihira, ravi, savitr, sûrya » ; (« mihr » iran., «
solsolis » latin, « heol » breton, « elios » grec, « solntse » russe, « slonce » pol.,
« sunce » serbo-cr., « sun » angl., « sonne » all.) ;
adri : firmament, voûte, pierre, rocher : « nabhas, nâka, asman » : « giri, parvata, drsad »,
« asman, gravan, sila, adri » : montagne ; (« adri-râja » : roi des montagnes,
Everest) ;
adya : premier : « agra, nava, pratama, pûrva » ; (« proto » grec, « pierwszy » pol.,
« prvi » serbo-cr., « unanved » breton) ;
adya : adyatana : aujourd’hui ;
aga : montagne, arbre (immobile) : « naga, taru, vrksa » : arbre ;
agara : maison, habitation ;
âgas : offenses, péché (« âgaskrt » : malfaisant ; « âgaskârin » : malfaiteur ; «
aghâyatah » : dommage) ;
agasta-masa : août (« masa » : mois) ;
agha : impur : « kalusa », mauvais (« Agha » : démon vaincu par Krsna). (« ango » latin,
« angst » allemand) ;
âghâta : meurtre : « vadha, hatya, marana » ; (« mar » : tuer) ;
aghnya : taureau (sacré) ;
agmen : armée (« slog » : troupe militaire ; « aluagad » : bataille) ;
agni : agnih : feu : « anala, vahni, tejo » (« agneya » : trait de feu ; « yajñagni » : feu
sacré ; « agni-sarana » : âtre ; « agni-kunda » : fosse du feu ; « agni-pariksa » :
ordalie par le feu ; (« Agni » : dieu du feu ; « Agnivesa » : maître des armes ;
[« ignis » latin ; « ran » mongol ] ;
agnidhra : prêtre chargé d’entretenir le feu sacré ;
agnikunda : fossé du feu sacré ;
agnipariksa : ordalie par le feu ;
agni-sarana : âtre : « culli » ;
agnistoma : rite de libation du soma (cf. « agrayana ») ;
agra : (« adya » : : premier) ;
agra : sommet : « kakud », pointe : « asri » ; (« akro » grec) ;
agraha : non-compréhension, non-perception ;
agraja : « jyestha » : aîné, frère aîné (« agrajâ » : sœur aînée) ; (« akanisthata » : aînesse) ;
agrayana : prière de libation du soma (cf. « agnistoma ») ;
aha : jour (mot hindou), (« ahara » : nourriture) ;
aham : moi ;
ahamkara : conscience de soi-même, l’ego : « aham-kâra » : « asmita » ;
ahan : « ahar, ahas » : jour : « dina, diva, dyu » ; (cf. « dyu ») ;
â-han : frapper : « han, vadh, vi, vitad » : « mar, tup » : tuer ;
54 ahar : ahas : (« ahan ») ;
ahar : jour, journée ; [« gah » (I.-E.)] ;
ahara : nourriture, aliment : « anna, bhojana, prasana, grasa » ;
ahava : combat, duel, guerre, sacrifice : « godhana, khya, sam-khya, sam-grama, prt,
yuddha, rana, mrdha, samara, priana, samgara, vi-graha » ; (« prtana » : armée) ;
sacrifice : « ijya, adhvara » ;
ahavaniya : le feu sacrificiel ;
âhavantiya : oblation ;
ahi : serpent : « uraga, sarpa, nâga, phanin » ; [« echi, ophise » grec ; (« Hai » est un
surnom de Vritra, le démon védique de la sécheresse) ;
ahimsa : la non-violence (« himsa » : violence) ;
ahitâgni : (« brahaman » : prêtre) ;
ahorata : jour et nuit ;
aisvara : souverain : « ksatra », souveraineté, empire, majesté : « mâhârmya, mahiman,
tejas ») ;
aja : non né, incréé : qui existe sans avoir été créé ;
aja : bouc : « chaga, basta » ;
aja : chèvre : « chagi » ;
ajan : naître ; (« ajati, ajana » : naissance) ;
ajina : peau (de chèvre) ;
ajira : arène (place) ; (« agora » grec) ;
ajira : agile, rapide (latin « agilis ») ;
ajñâ : « ignorace : « a-jñâna, a-vidyâ, acit » (« a-vidvas » : ignorant) ;
ajna : autorité : « tejas » ;
ajras : pâturage, plaine, champ ; « yavasa » : pâturage : « ajras, trna, haritaka, darbha » :
herbe ; [« agros » (eurasie)],
ajya : beurre : « navanita, ghrta, sarpi » ;
akanisthata : aînesse ; (« agraja » : aîné) ;
akanya : femme qui n’a plus sa virginité ;
â-kâra : apparence, aspect, forme : « vapus, rûpa, mûrti » (« morphe » : grec) ;
âkasa : atasa : air (éther) : « vihagalaya » ; (« kha » » : espace) ;
âheta : chasse : « margâya, mrgaja, mrjga » ; (« okhota » russe) ; (« âkhetaka, vyâdha,
lubdhaka, pubdhaka » : chasseur) ;
âkhu : rat : « mûsa, mûska, mûsaka » : souris (« basque « sagu » : souris) ;
akhyana : conte, récit ;
akirti : hônte, déshonneur ;
akrti : « anga » ;
akrtya : mal (le) ;
akasa : espace, substance primordiale qui remplit l’espace ;
55 aksa : aksan : œil : « ambaka, caksus, darsana, locana, nayana, netra » (« aksi » : yeux) ;
aksapriya : joueur ;
aksara : éternel, impérissable : « sanâtana, sâsvata » ; (« Ananta » : serpent primordial ;
« Ananntanâta » : maître de l’éternité) ;
aksaranyasa : écriture ;
aksi : yeux (« aksa » : œil) ;
aktu : pommade, fard, lumière ; nuit ;
âkûpara : (« amburaci : mer ») ;
âlaya : demeure, sanctuaire, temple : « âyatana, davatâ-grha » ; (« Himalaya » : séjour des
neiges ; « hima » : neige, hiver, froid) ;
alin : abeille : « milinda, madhulit, satpada, bhramara » ;
âlinda : « âlindaka » : terrasse : « mañca, vitardi » ;
alpa : petit : « anu, stoka, tanu, pota » ;
aluagad : bataille (cf. Agmen) ;
amartya : immortel : amara ; (« martya » : immortel) ;
âmaya : amîva : maladie : « rujâ » ; (« âtura » : malade ; « an-artha » : maux, malheur ;
« pâpa, pâpman » : mal) ;
ambâ : ambola : mère : « jânanî, mâtr, mataras » (« genitrix, mater » latin ; « meter »
grec ; « madar » persan ; « anna, anni » hittite ; ana, anne » turc ; « ne » narte ;
« mann » breton ; « mat, matitza, mjaka, mama » slave ; « mother » anglais ; «
mutter » all.) ;
ambaka : (« aksa » : œil) ;
ambara : firmament, éther (air), nuage : « abhra, ghana, gugana, jimuta, megha, nâka,
nabhas, nabhas-tala » (« amabara-cârin » : qui se meut en l’air, planète) (cf. «
nâka ») ;
ambara : planète : « cârin » ;
ambhas : (« ab » : eau) (« abhivas » : pleuvoir) : « amburaci » : mer, flots, vagues) ;
ambola : « amba » ;
amburaci : ambu-râsi : mer, océan, flots, vagues : « sâgara, samudra, akupara, « udadi »
(« uda » : eau) ;
amhas : détresse (vœu qu’on adresse aux Aditya (les 7 divinités principales, nées du couple
Aditi – Daksha) ;
âmiq : vérité : « haqiqat, sathya, râsti » ;
amis : amisa : chair : « jangala, mamsa, pisita » ;
amitra : ennemi : « dvsah » : adversaire : « ari, dvesya, jura, ripu, satru, vairin » ;
amîva : âmaya : maladie, douleur, chagrin, peste, fléau : « duhkha, soka, suca, sala,
tapa » ; (« amîvan » : malade) ;
amratatva : immortalité ;
amrita : amrta : ambroisie, nectar d’immortalité : « makaranda, maranda, pîyûsa, sâva,
sudha » (« pânaka, pânika, pita » : boisson ; « soma » : boisson des dieux)
(amrtatva : immortalité) ;
56 ams : distribuer, diviser ;
amsa : part, portion : « bhaga : gloire : « kîrti, sri, yasas » ; « ams », dans la distribution ;
amsa : épaule ;
an : « a » (privatif) ;
an : souffler, respirer ;
anadvah : bœuf, taureau : « go, vrsa, rsabha, uksan, goruksan, gavaya, gavandra » ;
anala : « agni » : feu) ;
anana : bouche, visage : « anika, vadana » ;
an-anta : sans fin, infini : « dur-anta », (« Ananta » : Nom du serpent primordial sur lequel
se repose Vishnou) ; (« Annantanâtha » : maître de l’éternité, « tattva, adhyatma » :
être suprême) ;
an-artha : malheur, maux (« rujâ, âmaya, am$îva » : maladie ; « pâpa, pâpman, dosa » :
mal) ;
anas : chariot : « ratha » : chariot ;
a-nâtha : sans père, orphelin ; « a-bândhava » : sans parents ;
anda : andaka : œuf : « (« andaja, andaya » : né d’un œuf, oiseau) (« brahmanda » : l’œuf
cosmique, l’univers) ;
andha : aveugle : « vi-caksus » ;
anga : corps : « akrti, deha, rupa, sarira, tanu » ;
anghri : pied (de quelque chose) ;
anguli : doigt, orteil ;
âni : hanche ; [« oñi » tokh.] ;
anika : « anana, vadana » : visage, face ; troupe ; (« anikini » : corps d’armée, avec
éléphants, chevaux, chars et fantassins) ;
anila : vent : « atosa, pavana, vâta » ;
anja : araja » : autre, l’autre ; : étranger : para, parakîja ;
an’ka : nombre : « sam-khya, vacara, vacana, an’ka ; [« shomâre » pers. ; « numar » slave,
« niver » breton ; « numerus » latin, « number » angl., « zahl » all. ; « arithmos »
grec] ;
eka (1) ; dva, dvau (2) ; trayas, trîni, tira s (3) ; catvâras, catasras (4), pañca (5) ;
sad, sat (6) ; sapta (7) ; asta (8) ; nava (9) ; dasa (10) ; ekâdasa (11) ; dvâdasa (12) ;
trayodasa (13) ; caturdasa (14) ; pañcadasa (15) ; sodasa (16) ; saptadasa (17) ;
astadasa (18) ; nabadasa (19) ; vimsati (20) ; trimsat (30) ; catvârimsat (40) ;
pañcasat (50) ; sasti (60) ; saptati (70) ; asîti (80) ; navati (90) ; sata (100) ; dvisata
(200) ; trisata (300) ; sahasra (1 000) ;
[gana : numération : « shuunya (0), ek (1), do (2), tiin (3), chaar (4), paanch (5),
chhe (6), saath (7), aath (8), nau (9) ] ;
anna : aliment, nourriture (« annarasa » : boire et manger) : « ahara, bhojana, prasana,
grasa » ;
anrta : mensonge, faux ;
anta : fin ; (« end » anglais, « ende » all.) ;
57 antaka : la mort. « Antaka » : le dieu de la mort. (de Shiva (la Destruction), de Krodha (la
Colère), de Kâma (le Désir) et d’Antaka, naquit « Asvatthâmâ » (fils de Drona et de
Krpr) (cf. Xe. Chant du Mahâbhârata) ;
antara : l’autre, altérer, transformer ;
antra : entrailles ;
anu : (« alpa » : petit) ;
anuja : puîné, frère cadet : « avaraja, kanista » (« anujâ » : sœur cadette) ; (« agraja »
aîné) ;
anupa : (« kaccha » : marais, lieu humide, rivage) ;
anuraga : « raga » : passion, amour : « vatsalya, madana » ; (« dayita », « anurakta » :
aimé, amant) ;
anuvaya : descendance, famille (« apatya » : progéniture) ;
ap : (« ab » : eau) : qui boit ;
apa : faute : « câra, dosa, enas » ;
apad : sans pied (« pad » : pied) ;
apah : « ap » ;
âpana : marché ; (« hatta » : foire, « ni-sadyâ » : halles) ;
apana : beuverie (lieu de) : « skhalita, madhu-vara » ;
apas : « ap » ;
api : ami ;
apo : « ap » ;
âprî : hymnes ;
apsara : danseuses célestes ;
aptia : esprit des eaux (« Aptia ») ;
ara : rapide, rayon de roue, division du temps ;
ârakûta : cuivre, bronze : « ayas, loha » ;
ârâma : jardin : « vâtî, vâtikâ, udyana » : parc ;
aranya : forêt : « atavi, kânana, vipina, vana » (« aranyani » : nature sauvage) : bosquet :
« kanana, vanikâ, ni-kunja » ;
arasa maram : arbre sacré hindou de la connaissance ; le « pippal » ou « ficus religiosa »,
l’arbre « bo » ou « bodhi » ; (le banyan étant le symbole de l’esprit et de la matière) ;
ârasma : séjours ;
aravinda : lotus : « padma, abja » : né dans l’eau ;
arcana : hommage ;
arccha : («
arci : flamme : « jvâla, sikhâ » ;
ardha : moitié : « paksa » ; (« erdi » basque) ;
ardha-râtra : minuit : « madhya-râtra, nisîtha » ; (« nisâ » : nuit) ;
argala : verrou ; (« regula » latin, « rail » angl., « riegel » all., « rygiel » pol.) ;
58 arhat : l’homme parfait ; (« nrn » : hommes forts, de guerre) (« nr, narâ, kantanarâ,
manuja, manusa, dvi-pad » : bipède) ; (« nar, puru » : héros) ;
ari : (« amitra » : ennemi) ;
ari : (« acchuri » : disque) ;
arita : le chaos ;
arjuna : blanc, clair, éclairer, mettre en lumière ; (« Arjuna » : héros du Mahâbhârata) ;
arka : rayon, éclair : « asani, tadit » ;
arna : mer, vague : « kallola, taranga, ûrmi, vîci » : vague ;
artha : profit, but, cause, motif ;
arthitâ : vœu ;
arthya : riche : « dhanya, isvara » ; (« adhana » : pauvre) ; (« dhanam, dravya, rai, raja,
vasu » : richesses) ;
arti : douleur : « ruja, duhkha » (cf. « soka » : chagrin) ;
aru : aruna : soleil : « âdhitya » ; (cf. « âditya ») ;
aruna : rouge, l’aurore : « rohita, rohini, rakta, sona, usra » : « usas » (« aru » : soleil ;
« Aruna » : dieu, personnification de l’Aurore) ;
arvan : « arvat » : véloce, cheval, coursier (cf. « asva ») ;
arvati : le combat ;
arwan : cheval céleste ;
ârya : noble, aryen ; (« ehre, ehrlich » all.) ; (« aryaputra » : fils de bonne race ; «
aryaman » : proche, intime ; « Aryavarta » : le pays des Aryens, l’Inde) ;
ârya : honneur ; (« ehre » iranien et all., « aryo » gaulois) ;
as : être, exister (latin « est », anglais « is », allem « ist », frac « être ») : « bhû, dure » ;
as : bouche, visage ;
as : « ad » : manger : « bhaks » ; (« edere » latin, « to eat » anglais) ; (« gras » : dévorer) ;
asaki : impuissance (« saki » : puissance, force créatrice) ;
asan : (« asra » : sang) ;
asan : (« âcârya » : maître) ;
asana : siège, trône, piédestal : « pîtha » ;
asana : nourriture, repas ;
asanâ : faim : « skudh, skudhâ » ;
asani : éclair : « tadit, vajra », (« arka » : rayon ; « vidyut » : éclair) ;
a-sant : a-satî : infidèle : « vi-kârin » ;
asati : prière ;
ashti : paix : « solh, shanti » ;
asi : épée, glaive, couteau sacrificiel : « sara, saru, sasa, sastra, srti, isu, khadga, krpâna,
kunta » ; (latin « ensis » épée) ;
asiras : sans tête, étêté ;
asisti : quatre-vingt ;
59 a-sita : noir : « nîla, râma, syâma, krsina, kâla » (« Kali » : la déesse noire) ;
aska : amande ;
asman : firmament, voûte, rocher, pierre, roc : « nabhas, nâka, pâsâna, adri, drsad, asman,
gravan, silâ, drasad, asaila » : (foudre, voûte des cieux : « naka » ; « parvata » :
montagne) ; (« ash » all., de « asche » : foudre, feu du ciel) ;
asmaveda : le sacrifice du cheval ;
asmita : ego : « aham-kâra » ;
— asp : suffixe iranien, dans les dérivés des noms propres (« Luhrâsp », « Gustâp » : rois
légendaires) ;
asra : (asru : pleur, pleurer, larme : « bâpa ») ;
asra : sang : « asan, asraj, asrk : « kîlâlâ, rakta, rudhira, sonita » ;
srama : bâtiment sacré, religieux, monastère ;
â-sraya : refuge : « sarana, trâman » ;
asri : pointe : agra » ; (« akro » grec) ;
asruta : ignorant ; (« srotriya » : savant) ;
asta : couchant (le) ; ouest : « pratîcî » (« udici » : nord ; « daksina » : sud ; « prânc » :
est ; « pratîcî » : ouest) ;
asta : huit (8) (« astadasa » : dix-huit) ;
asta : vache : « go, dhenûth, usra » ; (« astapadi » : vache pleine, offerte en sacrifice aux
Maruts et à Prttivi : « Bhumi devi » : la déesse Terre) ; (« Sabada » : la vache
d’abondance) ;
astapadi : vache pleine ; (« asta » : vache ; « vatsa, tarna » : veau) ;
aste : s’asseoir : « sidati » ; [« sitan » (goth.) ; « sedeti » (lit.) ; « azezan » (bret.) ; « assido-
ere » (latin), « sedere » : être assis)] ; [« suth » : séjourner (étrusq.] ;
asthi : os (« osteon » grec, « os-osis » latin, « askorn, eskern » breton, « kost » slave,
« knochen » all., « kamik » turc) ;
âstikya : piété, foi : « srat, sraddha » ;
astra : « astran » : arme ; « astrani » : armes de jet (javelot : « tomara, prasa ») («
brahmastra », l’arme absolue, destructrice, de Brahma, et « brahamasiras » sa tête ;
« saruh » : l’arme des Aditya (les dieux primordiaux) ; « heim » : l’arme de Rudra
(le courroux de Shiva) ; et « vadka », l’arme offensive d’Indra) ;
asu : vigueur, vie : « jîva, jîvana, prâna » ;
asura : dieux mauvais, démons : « raksa, rakhsasa » ; (« sura » : dieux : « devah » ; dieu :
« deva, dyaus, ishwara, isvara, isa » : seigneur) ;
asva : cheval ; « asvakovida » : habile cavalier, écuyer) : « arvan, arvat, ghota, gotaka,
rathya, vajin, (« sadi, sadin, asva-sadin, asva-kovida, asva-roha » : cavalier) ;
asva-kovida : cavalier : « asva-roha, asva-sadin, sadi, sadin » ;
asva-khura : sabot : « khura, sapha » ;
asva-sâla : écurie : « mandura » ; (« gostha » : étable) ;
asvattha : figuier : « bo, bodhitaru, parkatî, pippala, plaksa, nyag-rhoda, « ksîra-vrksa » :
arbre-à-lait, banian, figuier-des-banians, figuier sacré, figuier de l’Inde aux tiges
aé60 riennes, arbre sacré, arbre pagode, arbre étrangleur, arbre dont l’ombre est cherchée
par les chevaux : (« ficus religieosa, ficus indica, ficus benghalensis ») ; (cf. «
pippala ») ;
asvina : mois de septembre-octobre : mois des « Asvini » ;
asya : bouche : « mukha » ;
atana : promenade, errance ;
âtanka : peur : « bhaya, bhi, dara, sanka, trâsa » ;
atasa : « akasa », « vihagala » : air, vent (« vâyo » hindou) ; « hava » hindi ;
atavi : forêt : « aranya, kânana, vana, vipina » ;
atha : ensuite ;
atindriya : âme, esprit : « atman », « dehin » ;
atipapa : criminel, sacrilège : « ati-pâpa, dur-âtman » ;
atiratha : grand guerrier, avec char ;
atithi : hôte : « prâghûrna » ; (« atithiva » : hospitalité) ;
ativa : beaucoup : « bhrsam, pur, puri » : très ;
atma : âtman : l’esprit, la monade (unité parfaite principe des choses matérielles et
spirituelles) divine, l’âme universelle (dehin » : l’âme individuelle), « atindriya » ;
âtma-ja : fils : « putra, sunu, suta, tanaya, su, kisaya, kumarata, daraka » ;
âtman : âme : soi : « sva » ;
atosa : vent : « anila, pavana, vâsa » ;
atr : dompter ;
atra : ici : « iha, ita » ;
atrabhavat : monsieur (« atrabhavati » : ma dame) ;
atura : malade ; (« rujâ, âmaya, amîva » : maladie ; « an-ratha » : maux, malheur) ;
aum : « om » : syllabe sacrée, l’unité en trois lettres, la trimurti ;
ava : avalih : lécher : « lîdha, lih » (« lolik, lick » anglais, « lecken » all., « lipad » breton,
« lizati » slave, « lako, leikein » grec, « lingo » latin) ;
avaci : récolter : cueillir : « krpana » ;
avada : purifier ;
avadâta : pur, net, clair, blanc, brillant ; pur : « pra-sanna, suci, accha, coksa » ; « vi-mala,
vi-suddha » : sans tache) ;
avagam : comprendre, percevoir ;
âvaha : guerre, combat, duel, sacrifice : « mrdha, samgara, rana, vi-graha » (« prtana » :
armée ; « jâjin, yodha » : guerrier) ;
âvalî : dynastie : « vamsa » ; (« kula » : dynastie royale, famille) ;
avalih : « ava » ;
avama : infime, inférieur, bas, le plus bas, (« avanam » : méprise ; « avamana » : mépris de
soi ; « avamih » : uriner sur) ;
avania : bois, forêt : « dru, daru, dura, kanana, kastha, sala, vana » (cf. « dru ») ;
61 avaraja : « anuja » ;
avarna : hors caste (de « varna » : caste) ;
avasa : nourriture, provision : « asana » ;
avata : fosse : « kevata, garta », « kunda-paya » ;
avatara : descente, incarnation, avatar ;
ava-târin : ava-tîrna : incarner ; (« mûta » : incarné ; « avatara » : incarnation) ;
ava-jiti : victoire : « vi-jaya » ; (« sego » gaulois, « sieg » all.) ;
avi : brebis, mouton (« avika » : peau de mouton) (cf. « carma ») (« ois, oios » grec,
« ovis » latin, « ovca, ovtsa, oaie » slave, « ewe » anglais, « schaf » all.) ;
a-vidvas : ignorant :
a-vidya : ignorance : (« a-jñâna, acit » (« a-vidvas » : ignorant) ;
âvika : ovin ;
avika : cuir : « krtti, kasa, kasikâ, carman » : bouclier, peau (peau : « corium » latin)
(« carmakara » : cordonnier ; « carmadanda » : fouet) ;
avidya : ignorance (de « vidya » : connaissance) ;
a-vîrâ : veuve : « vidhavâ » ; (« widow » anglais, « witwe » all., « vdova » russe) ;
avrsti : pluie : « vrsti, parjanya » ; (« abhivas » : pleuvoir) ;
âvutta : « bhaginipati » ;
ayananta : solstice ; (de « ayana », nom donné aux deux périodes de l’année :
printempsété, quand le soleil progresse vers le nord, automne-hiver, quand il descend vers le
sud) ;
ayas : cuivre, bronze, fer : « pac », « loha » : fer, métal (« ayasa, ayasmaya » : fer) ; (latin
« aes » : cuivre) ; all. « eisen » : fer) ;
ayasa : ayasmaya : fer ;
âyatana : pagode, demeure, refuge, siège, patrie, sanctuaire, temple : « âlaya,
devatâgrha » ;
ayasa : « ayasmaya » : fer ;
ayonija : génération spontanée ;
ayu : vie, âge : « vayan » ; (« « yuga » : âge du monde) ;
ayudha : arme (« heti » : arme de jet ; « sastra » : arme tranchante), (« ayudhika » : armée ;
« kavaca » : armure) ;
ayudhika : armée : « sadhana, sâyudha » ;
ayurdeva : science médicale ; (« siksâ, veda, vidya » : science) ;
âyus- : force vitale (de l’I.-E. « ayw ») : « aion » grec ; (à rapprocher le latin « yuwen » :
« juventis » : jeune) ;
babhru : castor ; [« bhebhr, bebhro » I.-E., « beber » gaulois, « beaver » anglais, « biber »
all., « fiber » latin, « kastôr » grec] ; (« ichneumon » : mangouste (du grec «
ikhneumon » : qui suit la piste) ;
baha : bras : « bâhu, bhuja » ;
bâhu : « baha » ;
62 bala : force : « pra-jâti, sakti, sahas, vîrya, ojas, hatha » : (faculté spirituelle), force
physique : « indriya » ;
bala : balaka : enfant : « sisu, toka » ;
balin : fort : « sekra, ûrja » ;
bâlaka : batuka : garçon : « daraka » : fils ;
bâlukâ : sable : « vâlukâ, sikatâ » ; (« siccus, baluca » latin) ;
bâna : flèche : « sâyaka, sara, isu », « sara » : roseau dont on fait les flèches) (roseau :
« calamus » latin, « kalamos » grec, « halm » all. ; latin « sagitta » : flèche) ;
bâna-dhi : carquois : « isu-dhi, kalapa, tuna » ; (« isu » : flèche ; « isvasa » : archer) ;
banayan : baniyan : banian : « nyag--rhoda, vata, figus indica, ficus benghalensis, ficus
religiosa, pippala » : « ksîra-vrksa » : arbre-à-lait : figuier-banian, figuier sacré,
universel dans les « puranas », correspond au « jambu » : l’arbre cosmique du
jaïnisme (« banian » : secte brahmanique) ; (cf. « pippal ») ;
bandh : lier : « nah, sâ » ; (« binden, nâhen » all., « to sew » anglais, « necto, suere » latin) ;
bandhava : bandhu : allié ;
bandhu : ami : « mitra, pranayin, sakhi, su-hrd, vallabha » ;
bandhula : bâtard : « varna-samkara » ;
bandin : captif : « grâhaka » ;
baniyan : « banayan » ;
bâpa : larme : « asra, asru » : pleurs, pleurer ;
barbara : bégayer ; [ l’eurasiat « barbar » : parole inintelligible, étranger, barbare] ;
barhayati : haut : hauteur défensive ;
basta : bouc : « chaga, aja » ;
bha : briller, resplendir, lumière, clarté, splendeur ;
bhadra : bonheur ; (« bodryi » russe) ;
bhaga : gloire, fortune, bonheur ; portion, part : « ams, amsa, kîrti, sri, yasas », « ansa » :
la part d’héritage) ;
bhaga : bhagya : destinée, destin : « daiva, dasa, dista, vidhi, krkânta ; ni-yati,
daivagati » ; « karaman » : conséquences des actes des vies antérieures ;
bhagala : crâne : « kapâla » ;
bhagavadgitâ : chant divin (« bhagavan » : celui qui possède les 6 perfections, et « gitâ » :
poème) à la gloire de Krsna ;
bhagavant : bienheureux ;
bhagineya : neveu ;
bhagini : sœur : « svasr » ; (« soror » latin, « c’hoar » breton, « sestra, siostra » slave, «
sister » anglais, « schwester » all.) ; « bhratrjâyâ, yâtr, nanândr » : belle-sœur) (« soror
uxoris » latin, « c’hoar-gaer » breton, « sister in law » anglais, « schwagering » all.,
« bratowa » slave) ; (bhaginika : petite sœur ; « anujâ » : frère cadette) ;
bhaginika : petite sœur ;
bhaginipati : beau-frère : « devara, dure, âvutta » (« bhratr » : frère) ;
63 bhâgya : chanceux, fortuné ; le destin : « kâla, bhâgadheya, daiva, dista » ; « kâla » : le
temps ;
bhaks : manger : « ad, as » ; (« edere » latin, « to eat » anglais) ; (« gras » : dévorer) ;
bhakta : dévot (« bhakti » : prière avec sacrifice, dévotion, philosophie religieuse, l’une des
voies du yoga, à l’égard du « jñana » (connaissance, science, savoir, sagesse) et du
« dhyana » (méditation) ;
bhalam : bharga : briller, lumineux, clair ;
bhalluka : ours : « acchabhalla ») ;
bhânu : soleil : « âdhitya, aru, aruna, mihira, ravi, savitr, surya, » ; (cf. « savitr ») ;
bhânu : vision : « iksâ, drs, caksus » ;
bhâra : fardeau : « dhura » ; (« fero » latin, « burde » all.) ; (« dhur » : joug : « yuga,
yoga ») ;
bharanti : porter ; « bhara » : qui porte [de la racine indo-européenne « bher » : porter, qui
donna l’irlandais « ber » : « birit » : porteur, d’eau, de pain ; porter dans son ventre
(d’où « ambrit » : non porteuse, stérile) ; le latin « ferens » ; l’allemand « gebaren » :
mettre au monde, « geburt » : naissance) ;
Bharat Mata : La Mère Inde ;
bhârata : descendant de « Bhârata », l’Inde ;
bhârata-varsa : Inde, le pays des bhâratas ; l’Inde de la pluie ; [ (varsa : pluie) : « Arya
varta » : le pays des aryas ; (Inde, du mot « Sind » : Indus) ;
bharga : « bhalam » ;
bharmanya : alimentation (« bhojana » : aliment) ;
bhartr : époux : « pati, priya, ramana, dayita » (« dam-pati » : chef de famille) ; (« bhârya,
patnî » : épouse) ;
bharu : maître, seigneur, époux ;
bhârya : épouse : « jani, java, jâyâ, nârî, patnî, stri, upajantr, yosa » (« vadhu » : jeune
épouse) ; (« bhartr » : époux) ;
bhas : bhasa : parole : « vac, vad, vak, lap, brû » ; (« bhasita » : langage) ;
bhasman : cendre : « bhuti » ;
bhastra : sac : « gonî, jina, kanthâlaka » ;
bhatta : docteur, maître, savant : « vettr, vid, kovida » ; (cf. « asan, âcârya ») ;
bhattan : seigneur : « thakkura, adhipati, pat, pati, shwara » : maître, roi ;
bhattaraka-vara : dimanche : « sûrya-vara » ;
bhauma : mars (planète) : « lohitânga » ; [« rudhira » : planète rouge (mars) ; «
ambaracârin » : qui se meut en l’air, planète] ;
bhauma-dina : mardi : « bhauma-vâra, mangala-vâra » ;
bhava : existence, état, origine ;
bhâva : puissant : « mahânu, mahant, pra-bhu, vi-bhu » ;
bhavana : maison, demeure, palais : « gosthi, ksema, sabhâ, samnaja, semâja » ; («
basileia » grec, « regia, palatium » latin, « palez » breton, « palac, dvorac » slave,
« palace » anglais, « palast » all.) ;
64 bhavatîya : indien ;
bhavitavyatâ : destiné, destin ;
bhavya : (« bhuti » : prospérité) ;
bhaya :, crainte, effroi, peur : « bhi, bhiti, âtanka, dara, sanka, trâsa » ;
bhaya : danger : « dur-ga, durita » ; (« rksa » : dangereux, méchant, ours) ;
bheka : grenouille : « kotika, mandûka, dardura » ;
bhelaka : barque : « nau, nauka, pota, udupa » : nef, bateau, navire ;
bher : porter (racine indo-européenne) (cf. « bharanti ») ;
bhi : (« bhaya » : peur) ;
bhiksu : mendiant ;
bhils : L’une des groupes non Aryens de l’Inde ;
bhima : terrible, épouvantable ;
bhisaj : médecin, guérisseur ;
bhiti : peur, crainte, effroi : « bhaya » ;
bhojana : (« ahara » : nourriture, aliment) ; (« bharmanya » : alimentation) ;
bhoumi : feu (hindi) ; [« siroi » mongol ] ;
bhram : errer, divaguer ;
bhramara : (« alin » : abeille) ;
bhratr : « bhratra, bhratrya, sodara » : frère (« bhaginipati, devara, dure, âvatta » :
beaufrère ; (« bhagini » : sœur ; « bhratrjayâ » : belle-sœur ; « agra » : frère aîné ; «
laghu-bhrâtr » : frère cadet) ; (latin « frater », anglais « brother », all. « bruder », breton
« breur », serbo-croate « brat ») ;
bhratrjaya : belle-sœur ;
bhrsam : beaucoup : « ativa, puru, puri » : très ;
bhrti : naissance (v.hind.) ; (« bharati » : porter) ;
bhruna : embryon ; (« embryon » grec) ;
bhrus : front ; [« bhros » (prot-eur)] ;
bhû : être, aller : « dure, as » (« to bi » anglais ; « ich bin » all. ; « byt » russe ; « boud,
bevan » breton) ; (« vrt » : exister ; « svas, jîv » : vivre) ;
bhu : « bhumi » : terre, sol ; (« bhupati » : seigneur, maître de la terre) ;
[L’un des quatre « dhâtu » (éléments), avec « aha » (l’eau), « tajo » (le feu) et
« vâyo » (le vent). (mots hindous)] ;
bhudna : (« bhûmi : sol, terre) ;
bhuja : « bâhu » : bras ;
bhuman : abondance : « pari-aptata, samaja » ; (« bhuri » : abondant) ;
bhumi : terre, sol : « bhû, bhudna, ksina, ku, mahi, pethavi, prthivi, puvisa » ; (« bhûpati » :
maître de la terre) ;
bhûpa : roi : « râjan, nrpa, nrpati, adhipati » ;
bhûpati : maître de la terre (« bhumi » : terre ; « pati » : seigneur) ;
65 bhuri : abondant ;
bhûrja : bouleau ;
bhusana : bijou : « mani » ;
bhuta : esprit des hommes décédés de mort violente ;
bhûta : créature, être, personne : « bhuvana, jana, jantu, praja » (« tattva, adhyatma » : être
suprême ; « bhuta » : être vivant ; « prajâmâm » : le seigneur des créatures ; «
bhupati » : seigneur, maître de la terre) ; (de « bhû » : être) ;
bhûti : prospérité : « bhavya, pusti, srî » ;
bhuti : (« bhasman » : cendre) ;
bhuya : bras, trompe ;
bidâla : chat : « musikânta, otu, marjaraka »
bija : semence ;
bindu : point ; (« candrabindu » : point lune) ; ( « dis ; » : point de l’horizon) ; points
cardinaux : « dasa, udici » : nord, « daksina, yâmyâ » : sud, « prâci, pranc, pûvera » : est,
« pratîcî » : ouest) ;
bipa : semence : « vâpa » ; (« vap » : semer ; « vaptr, vâpa » : semeur) ;
bo : « bodhitaru » ;
bodhi : la sagesse par la méditation, l’éveil. « Bodhisattva » : le sage en essence («
sattva » : vertu) ;
bodhitaru : (« asvattha » : figuier) ;
bœuf : go, gavaya, gavendra, vrsa, uksan : bœuf : anadvah : taureau ; [ « gaô » persan,
« nil gaô » : bœuf bleu ; « bous » grec, « hecatombéon » : mois et sacrifice de 100
bœufs ; « bos » latin ; « godevina, vol » slav, (aurochs) ; « wot, wollowina » (pol.) ;
« rind » all. ; « beef » angl.] ;
bogha : plaisir, fruition, jouissance ;
bouddha : illuminé, savant ;
bra : (« brahman » : prêtre) ;
brahm : principe de vie ;
brahman : l’absolu, ce que n’a ni nom ni forme, le sacré, le verbe (volition, pouvoir de
èrecréation), le sacerdoce, prêtre hindou ; 1 des 3 classes sociales et des 4 castes de
l’Inde védique (cf. « varna ») ;
brahman : prêtre : « adhvaryu, ahitâgni, dvija, hotr, vipra, vtvij » ; (« flamen, flamina »
latin, « iereus, iereia » grec, « beleg » breton, kaplan, ksiadz » pol., « preot »
serbocr., « priest, priestess » anglais, « priester » all.) ;
brahmani : prêtresse, femme brahmine ;
Brahmapuri : la cité de Brahmâ, sur le haut Gange ;
brahmanda : œuf cosmique, à l’origine de l’univers (« anda » : œuf) ;
brhant : grand : « mahâ, mâhant, pramsu, prthu, vipula » ;
brhat : large : « prthu » ; (« broad » angmais, « breit » all.) ;
brû : « bhas » : parole) ;
66 buddhi : esprit (pensée), puissance psychique de compréhension (« Buddhi » : l’une des
deux épouses de Ganesh, maître du savoir) : « cetas, citta, manas » ;
budhavara : mercredi : « jnavara » ;
ca : et : « tu » ;
caitya : tombe, objet ou lieu vénéré (chaitya : oratoire) ;
çakara : sucre ; (« svedu » : sucré, doux, agréable ;
cakra : cercle, centre : « kendra, madhya » ;
cakra : disque, cercle, roue : « acchuri, ari, mandala » ; (attribut de Vishnou) (cf. «
pancayuddha ») ; [« caxra » avest. ; « kuklos » grec ; « kâkias » : roue, cou lit. ;
« hweol » v.angl. ; tokh. « kokal, kokale » : roue, char, chariot] ;
cakra : moulin à huile ; (« vâta-cakra » : moulin à vent) ;
caksus : œil, vue, vision : « iksâ, drs, bhânu » ; (« vi-caksus » : privé de vision) ;
camasa : coupe : « cheda, kamsa, kalasa, pâtra » ;
camikara : or : « hiranya, kanaka » : « kânkana, rukma, suvarna » ; (« zaranya » avestique,
« zolato » russe, « zlato » serbo-croate, « krusos » grec, « aurum » latin, « aour »
breton, « gold » anglo-all.) ;
candra : lunaire, brillant, qui illumine, la lune ;
candra-graha : éclipse de lune ; (« râhu, upa-raga » : éclipse) ;
candramas : lune : « indu, nisakara, rajanikara, mas, masa, sasânka » ;
candrika : claire de lune ;
capa : arc : « dhanus, isvasa » (« hein » : l’arc de Rudra ; « gandiva » : l’arc d’Arjuna
(arcen-ciel : « indra-câpa, indradhanus ») ;
capin : archer : « isvara, dhanusmat » ;
car : marcher, aller (donna le grec « kolos » : char, latin « carrus », « car » anglais et
français) ; « carat » : marchant, allant, errant ;
cara : main : « pani, hasta » ; (« keir, keiros » grec) ;
câra : faute : « apa, dosa, enas » ;
caramah : faire le tour ; | « qel » (I.-E.)] ;
carana : pied : « pad, padaka ; anghri » : sandale) ;
cârin : planète : « ambara » ;
carma : bouclier : « carman » : peau, cuir (« carmakara » : cordonnier ; « carmadanda » :
fouet) ; (« avika » : peau de mouton) ;
carmadanda : fouet : « kasa, kasikâ, avika » ; (« carman » : cuir ; « carmakara » :
cordonnier) ;
carmakara : cordonnier (« carman » : cuir) ;
carman : cuir, peau : « krtti, avika » ; (« carmakara » : cordonnier ; « carmadanda » :
fouet) ; (« corium, cuti » latin) ;
cârutâ : grâce, beauté : « rûpa » ;
carya : espionnage ; (« spasa, spasta » : espion) ;
catu : caresse, mot d’amour ;
67 catu : catur : quatre (« caturdasa : quatorze ; « catvarimsat : quarante ; « asîti » :
quatrevingt, « navati » : quatre-vingt-dix) ;
cayana : bûcher, autel : « cita » : « vedi, kartr » ;
caytia : monument funéraire ;
caytia : l’âme individuelle ;
cela : souffle, celui du « brahman » (principe et pouvoir primordial créateur) ;
cetas : citta : esprit (pensée) : « manas, buddhi » ; (cf. « buddhi ») ;
chacra : « chakra » : roue, cercle, disque, l’arme de Vishnu. La roue du zodiaque et du
temps ;
chadis : toit : « sarman » ;
chaga : bouc : « basta, aja » ; (« chagi » : chèvre) ;
chagi : chèvre : « aja » ;
chaitya : temple, oratoire ; (« caitya » : tombe) ;
chakra : (« chacra » : roue) ;
chakshuh : l’œil ; (« Loka-chakhsuh » : l’œil du monde, le soleil) ;
chandra : la lune. « Chandra », « Soma », sont les noms de l’astre nocturne divinisé ;
chattra : ombrelle, parasol, parapluie ;
chatur : quatre (sanskrit) ; « chaturdasa » : quatorze ; (« chatur maharaja » : les 4 grands
rois ; « chatur varna » : les 4 castes) ;
cheda : coupe : « kapala, kamsa, pâtra, camasa » : gobelet ;
chhaya : ombre (chhaya loka » : le monde des ombres) ;
chintamani : chintamain, : amulette, joyau sacré, censé exaucer les vœux ;
chitta : la conscience individuelle ;
cinta : pensée, réflexion ;
cita : « cayana » ;
citta : « cetas » ;
coksa : net, brillant, pur : « accha, avadata, pra-sanna, suci » ; « vi-mala, vi-suddha » :
sans tache ;
culli : âtre, foyer : « agni-sarana » ;
da : donner ; [« dat » (rus.)] ; (« dana, danam » : don)] ;
dadharta : oser ; [« dara » (v. pers)] ;
dadhati : actes, faits, destin ;
dadhi : lait caillé ;
dadhika : barbe : « kurca, smasru » ;
dah : brûler : « du, jval, tapati » ; [« dh » (I.-E.)] ;
dahati : tenir chaud ;
daiva : divya : céleste) ;
daiva : (« dasa » : destinée) ;
daiva : divin : « divya » ;
68 daivagati : (« dasa » : destin » ;
daivanjna : voyant ; (« iksanika » : devin) ;
dakaina : droit ; [« deks » (eurasie)] ;
daksinâ : sud : « daksinâ-dis, yâmyâ, takan » (« dasa » : points cardinaux ; « udici » : nord ;
« prânc » : est, « pratîcî » : ouest) ;
dala : pétale, feuille ;
damas : foyer, refuge (v.hind) ; [« dmos (prot-eur) ; « dm » (avest) ; « tam » (tokh.) ; «
domus » (latin) ; « dâmoa » (umbr) ; « namas » (lith.) ; « nams » (ltv.) ; « dom »
(rus.pol.-cr.) ; « deme, deinos » (grec)] ;
dam-pati : chef de famille ; (« bhartr, pati » : époux ; « bhârya, patnî » : épouse) ;
dana : danam : don, présent, charité faite aux mendiants ; (« da » : donner) ; [don : « tur »
(armén) ; « donum » (latin) ; « dartu » (v. slave)] ;
da : donner (« dana, danam » : don) [« dat » (rus.)] ;
danava : titans ;
danda : bâton, l’un des attributs de Ganesh, avec le « dhanus » (l’arc), le « parashu » (la
hache) ;
dant : dent : « datas, dasana » ;
dara : peur : « âtanka, bhaya, bhi, sanka, trâsa » ;
daraka : garçon (« bâlaka, batuka »), fils : « kumarata, kisara, su, putra, sunu, suta,
âtmaja » ;
darakau : garçon et fille ;
darbha : herbe : « haritaka, trna, yavasa » ; (anglais « turf » : tourbe) ;
dardura : grenouille : « bheka, mandûra, kotika » ;
dari : caverne, grotte : « silâ-vesman, nir-dara, kuhara, gahvara » : caverne ;
darma : loi, nature propre, ordre naturel : « dharma » ; (« smrti » : loi) ;
darsa : contemplation, vision de… ;
darsana : image : « pratimâ » (« rûpa » : forme, figure) ;
darsana : vue, œil : « aksa, ambaka, caksus, locana, nayana, netra » ;
darsana : darshana : démonstrations philosophiques, au nombre de six : mîmâmsa, nyâya,
sâmkhya, vaisheshika, yoga et vedânta ;
daru : « dru » ;
dasa : points cardinaux (« dis » : point cardinal) ;
dasa : « dista » : destinée ;
dasa : « dasha » : dix (10) (« dasa-gu » : dix vaches ; « Dashavatara » : les 10 avatars de
Vishnou) ;
dâsa : dâsika : esclave, serviteur : « sevaka » ; (« dasî » : serveuse) ;
dasana : (« dant, datas » : dent) ;
dâtar : donneur [I.-E. « deter » I.-E. ; « dâtar » iran. ; « doter » grec] ;
datas : dent : « dant, dasana » ; [« dantis » litianien ] ;
69 dauhitra : petit-fils (fils d’une fille) ;
dauhitri : petite-filles (fille d’une fille) ;
davatâ-grha : temple : « âlaya, âyatana » ;
dayita : aimé : anurakta » : époux : « kanta, parinetr, bhartr, pati, priya, ramana » ;
deha : corps : anga, akrti, rupa, sarira, tanu » ;
dehin : l’âme individuelle ; (« atman » : l’âme universelle, esprit : « atindriya ») ;
desa : « dis, disa » : pays : « visaya, vasumati, janapada » : peuple, royaume ; (« jana,
jani » : homme, femme ; « janaka » : père ; « janata » : humanité) ;
dev : adorer, prier : « pracnas » ; (prière : « prcnas, asasti ») ; prières : dhîsu (dhî :
visions) ; « agrayana » : prière de libation du soma dans l’agnistoma, le rite de
libation du soma) ;
deva : dieu : « dyaus, sura, ishwara, isvara, isa » : seigneur ; « devah » : dieux, divinités
(de « div » : briller) ; (« devî » : déesse) ; [ « deva loka » : les demeures divines] ;
devadâsî : danseuse des rites sacrés dans les temples ;
deva-karman : rite : « âcâra, kalpata, santi, yajña, adhvara » : sacrifice ; (cf. « âcâra ») ;
devakula : temple, maison de dieu : « devamandira » ;
deva-loka : paradis : « indraloka » ; « svarga » : ciel ;
devara : beau-frère : « dure, avutta, bhaginipati, bhratr » (frère du mari) ; (« bhatrjayâ » :
belle-sœur) ;
devata : divinités ; « deva » : dieux ;
deva-yâna : véhicule : « vahana » : monture véhicule des dieux ; (« yâna » : voie, chemin) ;
devî : déesse, reine : « râjanî, rani, mahisî » ; (« raja » : roi ; « deva, sura » : dieu) ;
dhâma : réceptacles ;
dhana : fontaine, puits : « utsa, uda-pâna, kûpa, kûpaka » ;
dhânâ : grains, grains de blé, blé : « dhana, sasya, vaya » « dhanya » : céréales, riz ;
dhanam : richesses : « dravya, rai, raja, vitta, vasu » ; (« arthya, isvara, dhanya » : riche ;
« adhana » : pauvre) ;
dhanas : pain : : « pasana, pûpa, roti » ;
dhanus : arc : « capa, isvasa » (« gandiva », l’arc d’Arjuna), « heim », celui de «
Rhudra »). Le « dhanurveda » est l’art du maniement de l’arc ;
dhanusmat : archer : « isvasa, capin, sra-dhara, dhanvin » ; (« dhanus » : arc) ;
dhanvin : archer : « isvasa, sara-dhara » ; (« dhanus » : arc) ;
dhanya : céréale, riz : « vrîhi, sali » ; (« orudza » grec, « oryza » latin, riz » breton, « ryz,
riza » slave, « rice » anglais, « reis » all.) ; (cf. « dhânâ ») ;
dhara : eau courante, cours d’eau, torrent, rivière, fleuve, source, fontaine : « nadhî, nari,
sarit, sindhu, sravantî, srotas, kupa, utsa » (« toya » : eau) ; (cf. « dhana » :
fontaine) ; (persan « Darya » : mer, rivière) ;
dharma : darma : loi, loi morale (« adharma » : contraire à l’ordre moral ; « dharmena » :
justice) : smrti » loi ;
dhâtu : minéral ; [« ayas, ayasa, ayasmaya » : métal (fer)] ; (« aes » latin ; « eisen » all.) ;
70 dhenu : dhenûh, dhenûth : vache : « asta, go, usra » ; (« Sabala » : la vache d’abondance) ;
(cf. « asta ») ;
dhî : visions ;
dhîsu : prières ;
dhûma : fumée (« dym » russe, « fumus » latin, « tumos, phumos » grec) ;
dhur : joug : « yuga, yoga », (dhura : attelage), fardeau, charge : « bhâra » ;
dhyana : méditation ;
dik : espace, vacuité (donna « dikpala ») ;
dikpala : gardien (« Dikpâla » est le terme générique désignant les « 8 » gérants de
l’Espace : « Kubera le Nord, Yama le Sud, Indra l’Est, Varuna l’Ouest, Ishâ ou
Soma le Nord-Est, Vaya le Nord-Ouest, Nirriti ou Agni le Sud-Est, et Surya le
SudOuest ;
diksa : peau que portaient les ascètes ;
dimanta : soir ;
dimba : œuf : « anda, andaka » (« andaya » : né d’un œuf ; « brahmanda » : œuf
cosmique) ;
din : jour (langue hindi) ; (hafta : semaine) ; jours de la semaine : « somovar (lundi),
mangalavar (mardi), budhavara (mercredi), brashaspativar, (jeudi), shukravara
(vendredi), shanivar (samedi), ravivara (dimanche) ; (« mahiina : mois ; saala :
année) ;
dina : (« diva » : jour, journée) ;
dirgha : long (espace-temps) : (« dolikos » grec, « daleko » russe) ;
dis : disa (« desa » : pays) ;
dis : point cardinal, espace (disa, dasa » pluriel) : « kha » (« âkâsa » : vide, éther ; «
velâ » : espace de temps) ; (« while » anglais) ;
disa : points cardinaux (« udici, uttara » : nord ; « daksina, yâmyâ » : sud ; « prânc,
pûrva » ; « pratîcî » : ouest) ; espaces : « disas » ;
disa : : destinée, destin : « dista, daiva, dasa, krtânta, bhaga, bhâgya, vidhi, daivagati,
niyati », « karman » : conséquence des vies antérieures ;
dista : « disa » ;
div : briller, ciel, dieu : « îsvara, ishwara », (« Dyaus » : dieu du ciel (« dzeus », « dia »
grec, « diu » latin, « diurne » français) ; (cf. « abhra »)
diva : ciel, jour : « dina, divasa, dyu, ahan, ahar, ahas » ; (cf. « dyu ») ;
divo : ciel (khega) ;
divya : céleste : « daiva » ;
divya : divin : « daiva » ;
diyavi : bondir, s’envoler ; [grec « diné, dinos » : tourbillon ; letton « deju » : danser, et
lituan. « daina » : chanson populaire] ;
dos : avant-bras, bras : « bâhu, bhuja, baha, » ;
dosa : mal : « pâpa, pâpman », faute : « apa, câra, enas » ; (« an-artha » : maux, malheur ;
« rujâ, âmaya, amîva » : maladie) ;
71 drâksâ : raisin, vigne ; « priyangu » : vigne vierge ; (« pamprinus » latin : pampre) ;
dravya : trésor : « nidhi, kosa » ; (« dhanam » : richesses) ;
drdha : violent ;:
drona : « droni » : bol à soma : « kunda, ghata » (« Drona » : incarnation de Brahmani ;
dronî : baquet en bois, vase (« Drona » : né du sperme de Brhaspati tombé dans la droni) ;
drs : voir : « pas, spas » : vision : « iksâ, caksus, bhânu » ;
drsad : pierre, rocher : « silâ, adri, asman, gravan, naka, saila, parvata » ;
dru : bois, arbre, forêt : « druma, dura, aga, kanana, kastha, sala, naga, taru, vitapan,
vrksa, vana »[ gaulois « dervo », russe « dovra », grec « drus » (druide)] ; (« vrsaka,
ksupa » : arbuste) ;
du : brûler : « dah, jval, tapati » ;
dugdha : sève, suc, eau, lait : « kîsîra, payas », « go-râsa » : lait de vache ;
duhitr : duhitrî : fille : « suti, suni, putri, kisori, kumarska » ;
duhkha : chagrin, douleur, peine : « soka, suca, sala, tapa, amiva » ;
duo : terre compacte ;
dur-âtman : criminel, sacrilège : « ati-pâpa » ;
dura : « dru » ;
dur-anta : infini : « an-anta », (« Ananta » : sans fin, serpent primordial) ;
dure : (« bhû » : aller) ;
dure : (« devara » : beau-frère) ;
dur-ga : durita : danger : « bhaya » ; (« rksa » : dangereux) ;
durga : forteresse : « kotta » ; (« durga-karman » : fortification ; « durga-pâlâ » :
commandant d’une forteresse) ;
dûsana : viol ;
dûta : ambassadeur ; (« dûtya » : ambassade) ;
dva : « dvi » : deux ;
dvar : dvara, kapata : porte d’un temple, d’une ville : « kapata » (« tura » grec ; « tur, tor,
thor » allem., « dor » breton, « dver » ruse, « drswi » pol.) ; (« dvarapala » : portier :
« kambhakara ») ;
dvâra : commencement, porte (« dvara-desa » : entrée, seuil) ; (« gopura » : porte
monumentale) ;
dvesah : l’ennemi, adversaire : « amitra, ari, dvesya, jura », « ripu, satru, vairin » ;
dvi : deux : « dva » ;
dvija : deux fois né ;
dvîpa : île ;
dvipa : abri, hutte : « sarane, sâla, kutî, matha, vimâna » : refuge, sanctuaire ;
dvi-pad : bipède, homme : « nr, narâ, manuja, manusa » ;
dvija : (« brahaman » : prêtre) ;
dyaus : dieu (du ciel) : « ishwara, isvara, isa » : seigneur ;
72 dyu : jour : « diva, divasa, dina, ahas, ahar, ahan » ; (jours de la semaine : « sûrya
(dimanche), soma (lundi), marigala (mardi), budha (mercredi), guru (jeudi), sukra
(vendredi), sani (samedi) ;
dyuta : jeu de dés ;
eka : ekaika : un (1) ; aussi « principe de l’intelligence, le « mahat » ou « mental
universel » ;
ekdasa : onze (11) ;
enas : faute, péché : « dosa, câra, apa » ;
etâ : biche ; (« sambara » : cerf) ;
evam vid : celui qui sait, sorcier (« ved’ma » persan, « goedz » grec, « gwrah » breton,
« get » arménien, « witch » anglais, « hexer » allemand, « nzar » russe, « znaxar »
scythe, « vrajitor » slavo-roumain, « buyucu » turc, « sortiarius, sagus-a » latins,
« sorgina, bruche » basques ;
gadâ : la massue ; (attribut de Ganesh, de Vishnou…) (cf. « pancayuddha ») : parole,
phrase (cf. « Om » : verbe) ;
gadha : gué : « tîrtha » (« tîrthankara » : passeur de gué) ;
gadhjas : joindre, unir ; [« ghedh » (I.-E.) ; « guodas » (lith) ; « guods » (letv)] ;
gagana : ciel : « abhra », « jimuta » : nuage ; (cf. « div ») ;
gaha : (« griha » : maison) ;
gahvara : caverne, grotte : « kuhara, nir-dara, dari, silâ-vesman » ;
gaja : « éléphant : « hastin, ibha, karenu, karin, mantaga » ;
gamana : voyage : « yâtrâ, adhvan » ;
gamin : qui va partout ;
gana : numération : « shuunya (0), ek (1), do (2), tiin (3), chaar (4), paanch (5), chhe (6),
saath (7), aath (8), nau (9) ] ; (cf. « sam-khya » : nombre) ;
gana : troupe, troupeau : « kula, vrja, yûtha, yûthya » : nombre, multitude : vraja ; guerriers
nains de l’armée des dieux (de Shiva, dont le chef est Ganesh : « le Seigneur du
gana ») ;
gana : (« gîtâ » : poème) ;
gandharva : centaure ;
gandharva : mariage par consentement ;
gandherva : choristes et musiciens célestes ;
gândîva : tenu avec fermeté (« Gândîva » : l’arc de Soma, légué à Varuna, puis à Indra et à
Arjuna) ;
garala : poison : « ksveda, visa » ; (« ios » grec) ;
garbhagriha : cella destinée à l’image divine ;
gardabha : âne : « khara, rasabha » ;
garta : fosse : « avata, kevata » : « irina, kulyâ » : canal ; « nadikâ, syandanikâ » : ruisseau
(« cava » latin ») ; (cf. « kunda-paya ») ;
garuda : aigle : « syena », « garumat » (monture de Vishnou) (cf. « vahana » : monture,
véhicule des dieux) ;
73 garumat : aigle, oiseau : « vihaga, paksi, khaga » ;
garut : aile : « pattra, patatra, parnu » ;
gatasu : mort ;
gatha : chants, hymnes, aphorismes moraux : « sûtra » ;
gatr : chanteur (cf. « gâyaka ») ;
gavaya : bœuf : « gavendra » ;
gavendra : taureau, bœuf : « go, uksan, gavaya, uksan, vrsa, rsabha ; anadvah, abhah » ;
(cf. « go ») ;
gavyati : razzia (« go » : vache) ;
gâyaka : chanter ; (« gatr, gâyati, gâyana, gesba » : chanteur ; (cf. « gîtâ » : chant) ;
geja : « gîtâ » ;
sîman : frontière ; (« ge-sims » all.) ;
gesna : chanteur (cf. « gâyaka ») ;
gêt : sorcier ;
gabhasti : avoir, tenir, recevoir, donner ; [« ghabh » (eurasie)] ;
ghana : nuage : « abhra, gugana, jimuta, megha, nabhas » ;
ghanta : cloche ; (« kinkine » : clochette) ;
ghas : manger, dévorer : « gras » ;
ghasa : fourrage, pâturage : « gocara, vraja, yavasa » ;
ghât : pot : « kumbha » ; (« cumba » gaulois) ;
ghât : ensemble de larges escaliers facilitant l’accès aux rives des fleuves sacrés et des
bassins des temples.
ghata : tête : abondance, (« siras, sirsa, mauli, kunda ») ; (« asiras » : sans tête, étêté), pot,
jarre : « drona » ;
ghona : nez, bec (« nas, nasa » : nez) ;
ghora : terrible : « raudra » ;
ghosa : voix : « vac » ; (« gutu » celtique, « guth » irlandais, « glos » pol.) ;
ghostis : hôte (terme indo-européen) (« guest » anglais, « gast » allem., « hostis » latin,
« ksenos » grec) ;
ghrana : nez : « nas, nâsâ, nâsikâ » ; (cf. « nâsâ ») ;
ghota : gotaka : cheval : « asva, arvan, arvat, rathya, vajin » ; (cf. « asva ») ;
ghrta : beurre : « sarpis, ajya, navanita » ;
ghusrna : safran : « kavera, kunkuma » ;
giri : montagne : « parvata » ; (« oros » grec ; « gora » russe, « planina, brdo » serbo-cro.,
« munte » slave ; « menez » breton ; « mons, montis » latin ; « dag » tur) ;
gîtâ : poème, chant : « giti, gitaka, gana, geya, yâyana » (« gâyati » : chanter ; « gatr,
gâyaka, gâyana, gesna » : chanteur ; « sam-gîtâ » : chansons) (« Gita Govinda » : le chant
du pâtre, les jeux amoureux de Krshna et de Radha) ;
gîtâcârya : maître de chant (« âcârya » : maître, seigneur) ;
74 go : vache : « asta », « dhenûth, usra » ; (cf. « asta » et « dhenûth ») ;
go : bœuf, taureau : « gavendra, gavaya, goruksan, rsabha, vrsa, anadhva, abhah » ; [«
godevina, vol » slave ; « wot, wollowina » (pol.) ; « bous » grec ; « gaô », « nil gaô » :
bœuf bleu, persan ; « bous » grec ; « bos » latin ; « rind » all. ; « beef » angl.] ;
gocara : province ; « ghasa » : pâturage) ;
godhana : bataille, combat : « khya, sam-khya, sam-grama, ahava, prt, yuddha » ;
godhuma : froment ;
gola : balle, sphère, globe ;
go-nâya : bouvier (« gopa » : berger) ;
gonî : sac : « kanthalaka, jina, bhastra » ;
gopa : « gopala » : bouvier, berger (« gopi » : bergère) : « govinda » ;
gopis : bergères, compagnes de Krishna ;
gopura : ntrée de temple dotée d’une tour pyramidale décorée de statues divines, porte,
porte monumentale : « dvâra » ;
go-raksaka : éleveur : « posada, postr » ; (« go » : bœuf, vache) ;
go-râsa : lait de vache (« dugdha, kîrîsa, payas » : lait : « udhasya » : suc, sève, eau) ;
goruksan : (« go » : bœuf, taureau) ;
gosht : viande (de mouton) ;
gostha : étable (« mandurâ » : écurie) ;
gosthi : assemblée : « sabha, samnaja, semâja, bhavana, prâsâda, » ; (cf. « bhavana ») ;
gotaka : « ghota » ;
gourou : « guru » : vénérable ; maître spirituel : (« âcârya » : maître) ; ;
govinda : pâtre : « gola, gopala » (« Gita govinda » : le chant du pâtre. Aventures
amoureuses de Krshna et de Radha) ;
graha : nom, générique des « 7 » planètes : Saturne (Sani), Jupiter (Brhaspati), Mars
(Angar), Vénus (Sukra), Mercure (Buddha), le Soleil (Surya), et la Lune (Candra) ;
grâhaka : captif : « bandin » ;
grâma : tribu, clan, famille, village : « kheta, grota, poksa » ; (« grâmaka » : petit village ;
« pura, nagara » : ville) ;
gramani : chef de clan de famille, de village ;
gras : dévorer ; (« as, ad, bhaks » : manger) ;
grasa : nourriture, morceau : « ahara, anna, bhojana, prasana » ;
gravan : pierre, rocher : « silâ, drsad, asman, adri, naka, pâsâna, parvata, saila » ;
grha : maison : « sâlâ, okas » ; (« ker » breton, « sal » francis., « halla » all., « oikia,
oiketai » grec) ;
griha : « gaha » : maison (Rajagriha : la maison du roi. Résidence des Mauryas) ;
grisma : été, saison chaude : « tapa » ; (cf. « rtu » : saisons) ;
grota : race : « jâti, kula, vamsa » ;
guna : vertu, qualité, attribut : « suna », « gatha », fil : « sûtra, tantu » ;
75 gunaih : attributs ;
gupta : caché ;
guru : vénérable, maître spirituel : « gourou » ; (cf. « âcârya » : maître) ;
guru-vâra : jeudi ;
hafta : semaine ; (« din » : jour, « mahiina » : mois, « saala » : année) ; (langue hindi) ;
hala : araire, charrue : « sira, lângala, pangala » ;
halin : laboureur (« krsîlaba » : cultivateur, paysan) ;
hamsa : cygne, oie : « hansaka » (« anser » latin, « ken » grec, « kaz » tuc, « gwaz » breton,
« gars » celtique, « gans » all., « goose » anglais, « gisca, guska » slave, « ganso »
espagnol-port. ; (« Hansa » : monture de Brahma ; « varatâ » oie femelle), (cf.
« vahara » : monture, véhicule) ;
hamsa-râja : jars (mâle de l’oie (« gars » celtique) ; (« latin « anser » oie, « gwaz » breton,
« guska, giska » slave, « gans » all., « goose » anglais, « kenos » grec, « kaz » turc) ;
han : frapper : « â-han, vi, vitad, vadh » : « mar, tup » : tuer ;
haqiqat : vérité : « âmiq, râsti, sathya » ;
harana : rapt : « abhi-hâra » ;
hari : harina : jaune : « pându, pândava » ; (« hori » basque) ;
hari : harit : vert ;
harihara : image composite de deux divinités. Shiva et Vishnou est la plus représentative et
celle que suscita Ayyappan ;
harit : vert ;
haritaka : herbe : « darbha, trna, yavasa » ;
hasta : main : « pani, cara » ; (« keir, keiros » grec) ;
hastin : (« gaja » : éléphant) ;
hatha : force : « pra-jâti, sakti, sahas, vîrya, ojas, bala » ;
hatta : foire ; (« ni-sadyâ » : halles ; « âpana » : marché) ;
hatya : meurtre : « âgâtha, vadha, marana » ; (« mar » : tuer) ;
haumaka : champignon aux propriétés hallucinogènes, élément de base du « soma » ;
hava : air (hindi) ; akasa (éther) : vihagalaya ; atasa (sanscrit), vâyo : vent (hindou),
[« kei » mongol, « salkin » : vent] ;
havis : libation : « srâdha » ; « mukti » : « savana » : libation du soma, jus du soma) ;
hein : arc, l’arme de Rudra ; (« torana » : arc, porche) ;
hemanta : saison d’hiver (« hima » : hiver) ; (cf. « rtu » : saisons) ;
heti : arme de jet (« ayudha » : arme ; « sastra » : arme tranchante) ;
hima : hiver, saison froide : « hemanta »[« saitya, sisira, tusâra, tuhina » : froid
(substantif) : « jala, sita » (adjectif)] ; (« hiems » latin, « keman » grec, « zima » russe,
« giam » gaulois ; « gheim » I.-E.) ;
hima-garbha : énergie : « himavant » ;
himalaya : séjour des neiges (de « hima » : neige, froid, hiver, et « alaya » : sanctuaire,
demeure) ;
76 himârana : blanc de neige (svara, sita » : blanc) ;
himavant : « hima-garbha » ;
hina : petit (« hinayana » : le petit véhicule, « mahayana » : le grand véhicule ; les voies
spirituelles, les écritures sacrées ; (« vahana » : véhicule, animal monture d’une
divinité) ;
hiranya : or : « camikara, kanata, kânkana, rukma, suvarna » (cf. «
kanata »)[« Hirayapura » : la cité d’or ] ;
hiranya : l’œuf de Brahmâ ;
hitâ : hymnes (« samhitâ » : recueil d’hymnes) ;
holi : fête indienne du printemps ;
homa : libation, sacrifice : « adhvara, yaji, yajña » ;
horâ : heure : « muhûta » ; (« ora » grec, « ura, ora » slave, « eur » breton, « hora » latin,
« hour » anglais) ;
hotr : « dvija » : prêtre ») ;
hr : prendre : « labh, rabh » (« lambano » grec, « robotat » russe, « arbeit » all., « brac,
wziac » pol., « uzeti » serbo-cr., « kemer, paka » breton, « take, have » anglais,
prehendere » latin, «) ;
horsa : joie : « prîti, mud ») ;
hotar : prêtre invocateur ;
hrd : hrdaya : cœur ;
hresuka : bêche, pelle : « khanitra, phala » : soc de la charrue ;
hyas : hier ;
hyraniagarbha : « le germe d’or », « l’œuf d’or », « l’œuf primordial » qui, émergeant des
eaux premières, éclôt et donne naissance au monde ;
ibha : (« hastin » : éléphant) ;
iha : ici : « ita, atra » ;
ijya : sacrifice : « adhvara » : « âhava » ;
iksâ : vision : « drs, caksus, bhânu » ; (« iksanika » devin, « daivanjna » : voyant) ;
iksanika : devin ; (« iksâ » : vision) ; (« daivanjna » : voyant) ;
iksu : canne à sucre (« iksu-rasa » : suc de canne à sucre ; « makaranda » : suc de fleurs ;
« khândara » : sucre candi ; « sita, sitopalâ » : sucre blanc ; « sarkarâ » : sucre en
poudre) ;
imao : neigeux ; (donna « Imaüs » : « Himalaya » de Strabon, et les « Monts Bolour » de
Ptolémée ;
indra-capa : indradhanus : arc-en-ciel ;
indraloka : paradis (« Indra » et « loka ») : « deva-loka » : « svarga » ;
indriya : la force physique : « bala » ;
indu : lune : « candramas, nisakara, rajanikara » ;
indu : un (1) ;
ing : « ir » ;
77 ir : ing : mouvoir ;
irina : « susi, kulia » : canal : ruisseau : « kulya, syandanika, nadikâ, garta » ;» ;
îsa : « div, îsvara, ishwara » : dieu, maître : « âcârya, asan, bhatta, pat, pati, sâsaka,
thakkura, adhipati » (cf. « âcârya ») ;
ishti : agile, brique ; [« isce » tokh.] ;
ishwara : le Seigneur, dieu : « isvara, îsa : le dieu personnel, l’esprit divin dans l’homme ;
« dyaus » : dieu du ciel ;
isti : rite propitiatoire, offrande rituelle de beurre, fruits… ;
isu : flèche (« isudhi » : carquois ; « isvasa » : archer) : « kunta, saru, sara, asi, rsti » ; (cf.
« sara ») ;
isudhi : carquois (de « isu » : flèche) ;
isvara : puissant, maître, riche : « dhanya, arthya » (« adhana » : pauvre) (« dhanam,
dravya, râja, rai, vasu, vitta » : richesses ; (« dhana » : grains) ; (cf. « ishwara » et
« îsa ») ;
isvasa : archer : « capin, dhanusma, sara-dhara, dhanvin » ; (« dhanus » arc) ;
ita : ici : « iha, atra » ;
itihâsa : récitations narratives ;
jagat : univers, monde : « loka » (« locus » latin) ; (« jagatî, visva » : l’univers) ;
jâjin : guerrier : « yodha » (« âvaha, mrdha, samgara, vi-graha » : guerre) ;
jala : froid : « sita, sitala » (adjectif) ; [« saitya, sisira, tuhina, tusâra » : froid (substantif) ;
« hima » : saison froide] ;
jala-yâna : embarcation : « bhelata, nau, nauka, pota, udupa » ;
jalhadi : mer, océan : « sagara, samudra, amburaci, akupara, udadi » (« uda » : mer,
océan) ;
jana : homme, gens, peuple : « loka, nara, prajâ, vis », « jantu » ; (« jani » : femme) ;
janaka : père : « prt, pita, tata » ; (« janapada » : pays, peuple, le royaume) ;
jânanî : mère : « mâtr, mataras, ambâ » (« genitrix, mater » latin…) (cf. « mâtr ») ;
jana-pada : campagne ; (« sibira » : camp ; « ksetra » : champ) ;
janapada : pays, royaume, peuple (« dis, desa, vasumati, visaya » (« jana, jani » : homme,
femme ; « janaka » : père, « janata » : humanité) ;
janata : humanité, gens ;
jangala : chair : « amisa, mamsa, pisita » ;
jângala : brousse : « kântâra » (« kaksa » ; (jungle) ;
jangha : jambe ;
jani : femme, épouse : « bhârya, java, jâyâ, narî, patni, stri, upajantr, vadhu, yosa,
kalatra » (« kanta, nara » : époux ; « jana » : homme) ;
jantu : « jana » : être, homme, personne : « prajâ, prânin, bhû, bhûta » (« bhuvana » : être
suprême ; « adhyâtma, tattva » : maître de l’éternité ; « prajâmân » : seigneur des
créatures) ;
jânu : genou ; (latin « genu », all. « knie ») ;
78 japâ : rose : « pâtala » ;
jarâ : vieillesse : « vrddhatva, sthâvira » ; (« staros, starzec » slave) ; (« jarant » : vieillard ;
« vrddha, pra-vayas, sana » : vieil ; (« « sen » I.-E., « senex » latin) (« Jara » est le
nom du chasseur qui tua par erreur Krishna ;
jarant : vieillard (« geron, gerontos » grec ; donna gérontologue…) ;
jâtaka : nativités, légendes populaires des naissances ;
jathara : estomac ;
jati : famille, espèce, caste, système de castes ;
jâtî : jasmin : « kunda » (fleur de jasmin), (« yâsimîn » persan) ;
jatu : laque, résine ; : « laksa, nauka, udupa » ;
java : (« jani » : épouse (qui enfante)) ;
jâyâ : « jani » : femme, épouse) ;
jihva : langue (anatomie) ; ( « yezh » breton, « iazyk » russe, « jezik » serbo-croate, «
limba » slave, « lingua » latin, « glutta » grec) ;
jimuta : nuage : « abhra, gagana » ;
jîmûta-svana : tonnerre : « tanyatu, vajra » ; (« tan » : tonner) ;
jina : sac : « kanthalaka, gonî, bhastra » ;
jîv : vivre : « svas » ; « vrt » : exister ; « bhû » : être ;
jîva : jîvana : vie, principe vital : « prâna, asu » ; (« jivan » : vivant) ;
jnava : « jnavara, budhavara » : mercredi ;
josa : plaisir : « prîti, rati, tosa, moda » ; (« jocus » latin, « mut » all., « mood » anglais,
« rad, priatno » russe) ;
junuta : (« khega » : ciel) : « ghana » : nuage) ;
jura : ennemi : « amitra, ari, dvsah, ripu, satru, vairin » ;
jval : brûler : « dah, du, tapati » ;
jvâla : flamme : « arci, sikhâ » ;
jyatstha : 5e mois védique (mai-juin) ;
jyestha : aîné : « agra-ja » ;
jyotis : astre : « naksatra, târâ, uru » ;
ka : qui (mot sanskrit) ;
kabanda : tonneau ;
kaca : cheveux : « kesa » : chevelure, crinière ;
kaccha : « anupa » : marais, rivage : « rhodas, tîra » ;
kacchapa : tortue ;
kâka : kâkâla : kâkala : corbeau : » naksatra » ;
kakoluka : corbeau et hibou : « naksatra » ;
kaksa : brousse, jungle : « jangala » ;
kaksa : kaksya : clôture, « enclos : « pari-dhi, pari- srta, vata » ;
kakud : pic, sommet : « agra » ; (« cacumen » latin) ;
79 kala : grange ; (« galen » breton) ;
kâla : le temps, ; (« calandeae » latin) ; (« bhâgya, bhâgadheya, daiva, dista » : le destin) ;
kâla : noir : « krsina, nîla, râma, syâma, a-sita » : noir : (« Kali » : déesse de la
destruction) ;
kala : beaux-arts (« sastra » : science ; « silpa » : métier d’art) ;
kala : appel, oiseau (« usakala » : appel à l’aube) ;
kalam : mourir : « martum » ;
kalapa : carquois : « tuna, bâna-dhi, isu-dhi » (« isu » : flèche ; « isvasa » : archer) ;
kalapin : paon : « marjaraka » ;
kalasha : vase sacré censé porter le mrita (nectar des dieux) lors des rites védiques ;
kalatra : femme, épouse, vagin ; (cf. « bhârya, jani, java, jâyâ, nârî, patni, stri, upajantr,
vadhu, yosa ») ;
kalavera : corps (donna « cadavre » latin) ;
kallola : vague : « taranga, ûrmi, vîci ; arna » : courant ;
kalpa : émergence, temps, âge du monde (unité de temps : une journée de Brahma) ; (cf.
« yuga ») ;
kalpaka : cérémonie, rite : « âcâra, deva-karman, santi, yajña, adhara » : sacrifice ; (cf.
« âcâra ») ;
kalpanta : fin du monde ;
kalusa : impur : « agha » ;
kalya : aube : « pra-bhâta, praty-usa » ;
kalyâna : beau, bel, belle : « sobhana, subha, su-rupa, rûpi » ;
kama : désir impur, volition (ici « Kama » est « Mâra », le tentateur) ;
kâma : désir, amour (« Kama » : dieu de l’amour) ;
kamayato : aimer ; (« anurakta, dayita » : aimé) ;
kambu : coquillage, conque ;
kamitr : mâle : « vrsa, pumân, purusa, narâ : homme : « nar, puru, vira » : guerrier,
héros) ;
kamsa : coupe, gobelet : « pâtra, camasa, cheda », « kapala » : coupe, bol à aumônes) ;
kâmukî : maîtresse, amante : « kântâ, vallabhâ ») ;
kâna : borne, (« maryâdâ » : borne frontière) ;
kana : grain, graine : « dhânâ, sasya » : céréales ;
kanaka : or : « kânkana, camikara, rukma, suvarna » ; (« zaranya » avestique, « zolato,
zlato » slava, « krusos » grec, « aurum » latin, « aour » breton, « gold » anglo-all.) ;
kânana : forêt : « aranya, atavi, vana, vipina, kanuna, kastha, sala, dru, daru » ;
kanaia : bosquet : « arania, nanikâ, ni-kunja » ;
kanika : épi de blé ; (« sûka » : épi) ;
kanista : cadet, frère cadet : « anuja », « avaraja » ; (« agra-ja » : aîné) ;
80 kanîyams : puîné : « avaraja, kanista, anuja » : frère cadet ; (« anujâ » : sœur cadette ;
« agraja » : aîné) ;
kânkana : « kanaka » ;
kânkulika : veste ; (« kitoniakos » grec, « kurtka, jakna, haina » slave, « jacket » angl.,
« jackett » all.) ;
kanta : mari, époux : « nara », « dayita », « upayantr » ; (« kalatra, nârî » : femme ; «
kântâ, vallabhâ, kâmukî » : maîtresse) ;
kantanarâ : homme : « nr, narâ, purusa, manuja, manusa, dvi-pad » : bipède (« nrn » :
hommes forts, de guerre, « arhat » : homme parfait ; « nar, puru » : héros) ;
kântâra : jungle : « jângala » : « kaksa » : brousse) ;
kanthalaka : sac : « jina, gonî, bhastra ») ;
kanya : vierge, jeune fille vierge : « kumari » ; (« kanios » grec, « kiz » turc) ;
kâpala : crâne : « karsta, mastaka, bhagala » ;
kapala : bol pour aumônes, coupe ; « « kamsa » : coupe, gobelet) ;
kapata : porte d’un temple d’une ville : « dvar » ;
kapata : colombe ;
kapi : singe (« kapisura » : dieu singe) ;
kara : kari : « kara-na » : qui fait, qui cause, qui donne (« om kara » : son primordial ;
« om » : verbe primordial) ;
kara : tribut, impôt, taxe, péage, prison ;
karana : « karma » ;
kâranda : canard : « kulira, pusya » ;
kardama : boue, fange : « panka, palala » ;
karenu : « karin » ;
karia : « karin » ;
karin : éléphant : « gaja, hasti, ibha, karia, karenu, mantaga » ; (« karini » : éléphant
femelle) ;
karma : karana : acte, action, destin, pouvoir ou conséquence des actes (réalisés)
déterminants des vies futures ;
karma-kara : artisan : « silpa-kara » : « silpan » ; (de « silpa » : métier d’art) ;
karman : travail : « vy-âpâra » ;
karnikin : éléphant (Karna : fils de Surya, le soleil, et de Kunti, né avec une cuirasse) (mot
sanscrit. Donna « cornac » : seigneur et conducteur-soigneur d’un éléphant) ;
karoti : créer : « kr » : faire ; [« caru » (étrusq.)] ;
karsta : « kâpala » ;
kartr : autel : « vedi », « cita », « cayana » ;
kârttika : octobre (12e mois) ; (cf. « mas » : mois) ;
kasa : kasikâ : fouet : « carmadanda » ; (« carman, avika, » : cuir ; « carmakara » :
cordonnier) ;
81 kasiria : eau : « ab, ap, abhis, ambhas, apas, apo, nira, paya, toya, uda, udhaka, audhsa,
vari » ;
kasiti : toux : tousser ;
kastha : « kânana » : forêt) ;
kathâ : mythe, récit, histoire (conte) : « purana » : légende) ;
katu : amer, épicé ;
kaumundi-mahotsara : fête de la pleine lune ; (« parvan » : jour de fête ; « maha » : fête du
printemps) ;
kavaka : cuirasse, armure : « varman, marmatra » (« ayudha » : arme ; « ayudhika » :
armée) ;
kavera : safran : kunkuma : ghusrna, kasmira (cachemire, safran) ;
kavi : chantre d’hymnes sacrés : « udgtr » ;
kavya : poème, poésie ;
kaya : corps ;
kchayas : destructeur, tueur ; [« skae » (norrois), et le scythe « skaïs » : destructeur, tueur,
prince] ;
kendra : centre : « cakra, madhya » ;
kesa : crinière, chevelure, cheveux : « kaca » ;
kesin : lion : « simha » ; (« simhî » : lionne) ;
keta : village : « grâma » ;
kevata : fossé : « avata, garta » (« cava » latin) ; (« kunda-paya » : fossé creusé par le soc
de la charrue) ;
kha : (« dis » : espace) ; (« âkâsa » : vide, éther) ;
khangan : l’épée ;
khadga : épée, glaive, couteau sacrificiel : « khadga, krpâna, sara, sasa, saru, rsti, asi »
(attribut de Vishnou). (cf. « pancayuddha ») ;
khaga : oiseau : « vihaga, paksi » ;
khakhati : haha !, figure le rire ; [« khakha » I.-E.] ;
khala : aire ;
khalîna : frein, mors ;
khandarâ : sucre candi (« sarkarâ » : sucre en poudre ; « sita, sitopalâ » : sucre blanc) ;
khanitra : khanitraka : bêche, pelle : « hresuka, phala » : soc de la charrue ;
khara : âne : « gardabha, rasabha » ;
khayal : poème chanté ;
khega : le ciel : « abhra, div, junuta, gagana, svar » (cf. « diva ») ;
kheta : village : « grâma, grâmaka » (« pura, nagara » : ville) ;
khura : sabot : « sapha, asva-kura » ;
khya : « godhana » : bataille) ;
khyâ : dire : « abhy-dhâ » ;
82 kîla : pieu ; (« keil » all.) ;
kîlâlâ : sang : « asra, asraj, rakta, rudhira, sonita » ;
kinkine : clochette ; (« ghanta » : cloche) ;
kirîta : crête ;
kîrti : gloire : « sri, yasas, bhaga, amsa » ;
kisaya : fils : « kumaraka, daraka, su, suta, suna, putra, tanaya, âtma-ja » ;
kîsîra : lait : « dugdha, payas » (« go-râsa » : lait de vache ; « udhasya » : sève, suc, eau) ;
kisora : poulain ; (« kisori » au féminin) ; (« kaseg, keseg » breton, « colt » anglais) ;
kisora : garçon, adolescent (« kisori » : jeune fille) : « kumaraka », « daraka » : fils ;
kisori : fille : « kumarska, putri, suni, suti, duhitr » (« kanyaka » : petite fille ; « kanya,
kuman » : fille vierge) ;
koka : kokila : « vrka » : loup, chacal, coucou ; (« kurt » turc, « vuk » slave, « volk » russe,
« wolf » anglo-all., « lupus » latin, « lokos » grec) ;
kola : porc, verrat : « sûkara » ;
kopa : colère : « krodha » ;
kosa : provisions ;
kosa : trésor : « nidhi, dravya » ;
kosa : fourreau (étui, gaine) ;
kostaka : grenier, magasin, enclos ;
kostha-vali : ville : « pura, pittana, nagara » ;
kotika : grenouille : « mandûka, bheka, dardura » ;
kotta : (« durga » : forteresse) ;
kovida : savant : « vettr, vid, bhatta » : docteur (« uid » gaulois, « ucen, uczony » slave,
« wise » anglais, « wissen » all) ;
kr : faire : « : karoti » : créer ; [« caru » (étrusq.)] ;
kravyad : carnassier, homme ou animal ;
krîdana : jeu : « lîlâ » ;
krkalâsa : caméléon ; (« sarata » : lézard) ;
krkavâtu : « kukkuta » ;
krnatam : krntam ; couper :
kroda : ( sû » : porc) ;
krodha : « kopa » ;
krodî : truie : « sûkarî » ;
krpa : compassion ;
krpana ;: cueillir : avaci : récolter ;
krs : krsi : ksa, ksetra » : champ, labourage, agriculture ; (« krsi-karman » ; « krsilaba » :
laboureur), (« sibira » : camp ; « jana-pada » : campagne) ;
krsibala : laboureur ; (« vaisya, visas » : paysan ; « visaya » : pays))
83 krsna : noir : « a-sita, râma, syâma, nîla, kâla » ; (« Kali » : la déesse noire) ; « Krshna » :
8e avatar de Vishnou.
krta-dâra » : marié ; (« patimatî, pativatnî » : mariée ; « parinita » épousé), (« panigraha,
parinaya, ud-vâha, vivâha » : mariage) ;
krtânta : destin, destinée : « daivagati, ni-yati, bhaga, bhagya, vidhi, daiva, dasa, disa »,
« karman » : conséquences des vies antérieures) ;
krtâta : sort ;
krtti : peau : « avika, carman » : cuir ;
krtya : magie : « mâyâ, mantra, samsa, yantra » ; (« abhi-câra » : magie noire) ;
ksa : « krsi » ;
ksamâ : la patience ;
ksatra : pouvoir temporel, noblesse, État princier, souveraineté : « aisvara » (donna «
astriya » : guerrier, « kasatrapa » : gouverneur) ; (« râjya » : État, gouvernement) ;
ksatriya : « kshatriya », « naïr » : guerrier (2e des 3 fonctions sociales, et des quatre castes
(cf. « varna ») ; « nayar » ;
ksema : paix : « samdhi, svâsthya » ; (cf. « samdhi ») ;
ksetra : « krs » ;
kshirôda : la mer de lait, barattée par les dieux, devas, asuras et danava réunis, en se
servant du Mont Mandara, sur le dos de la tortue Kuma (2e avatar de Vishnou), comme
baratte, en enroulant sur lui le cobra Vasuki Sesha, qu’ils tiraient, les un par la tête,
d’autres par la queue, pour faire tourner le mont. Du beurre sacré fut extrait l’amrita,
l’ambroisie d’immortalité, et bien d’autres trésors : « Surabhi » (la vache
d’abondance), « Varuni » (la déesse des liqueurs), « parijata » (l’arbre au parfum
qui embaume le monde, « Chandra Kutila » (le dieu lune couronné par Shiva),
« Hala » (le poison effrayant résorbé par Shiva), « Airavata » (l’éléphant blanc,
monture d’Indra), « Shri » (la déesse de beauté que Vishnou épousa), «
Dhanvantri » (le médecin des dieux), les « Apsara » (les nymphes musiciennes), et les
« Ucchaisshravas » (les fabuleux ancêtres des chevaux terrestres) ;
ksina : (« ku » : terre) ;
ksira : lait, eau, suc, sève : « udhasya » ; (ksiroda : Océan de lait primordial) ;
ksîra-vrksa : arbre à lait : figuier, banian : (cf. « asvattha », « pippala », « vata ») ;
ksveda : poison : « garala, visa » ; (« ios » grec) ;
krsîlaba : cultivateur, paysan (« halin » : laboureur) ;
ksina : (« ku » : sol, terre) ;
ksira : lait ;
ksiroda : Océan de lait, Océan primordial (« ksira » : lait) ; (« udadi, sâgara, samudra,
amburaci » : océan, mer) ;
ksupa : arbuste : « vrsaka » ; (« dru » : arbre) ;
ku : terre, sol : « bhu, bhudna, bhumi, ksima, mahi, pethavi, prthivi, purisa » ; (« bhûpati » :
maître de la terre) ; (cf. « bhu ») ;
[L’un des quatre « dhâtu » (éléments), avec « aha » (l’eau), « tajo » (le feu) et « vâyo » (le
vent)] ;
84 kubuksetra : la grande bataille du Mahâbhârata, celle des guerriers de « Kuru », ancêtre
commun des « kauvaras » et « Pandavas » ;
kuca : poitrine, mamelles, sein : « udhas, uroja » : (« kucau » : les seins ; « udhasya » :
lait) ;
kudi : cabane : « kuti, matha » ;
kuhara : grotte, caverne : « nir-dara, dari, gahvara, silâ-vesman » ;
kukkura : chien : « sva, svan, svana » (« svani, suni » : chienne) ; (« Kukkuta » : coq ;
« kukkuti » : poule) ;
kukkuta : coq : « krkavâtu » (« kukkuti » : poule) ; (« kura » pol., « kokos » serbo-cro) ;
kûla : rivage, rive : « rhodas, tîra, anupa » ; (« kaccha » : marais ; « kacchapa » : tortue) ;
kula : tribu (« grâma ») : « samûha » : communauté, famille, dynastie royale ; foule ;
troupe, troupeau : « vrja » (« âvalî, vamsa » : dynastie, race : « kula, jâti, grota,
vamsa » ; « kule, yati » : famille ; « kutumbini » : mère de famille ; « kutumba » :
maison) ;
kula : troupe, troupeau : « gana, vrja, yûtha, yûthya » ;
kulala : (« kumbhakara » : portier) ;
kulapati : chef de famille, de clan ;
kule : famille ;
kulia : canal : « susi, irina » ;
kulira : canard : « kkâranda, pusya » ;
kulya : canal : « irina » : ruisseau : « garta, nadikâ, syandanikâ » ;
kumara : adolescent vierge ; « kumari » : jeune fille vierge : « kanya » ; (« kumaraka » :
jeune fille) ;
kumaraka : jeune garçon, fils : « kisora, kisaya, daraka, su, sunu, suta, tanaya, putra » ;
(« kumarika » : jeune fille) ;
kumari : jeune fille vierge : « kanya » ; (« kumaraka » : jeune fille ; « kumara » : adolescent
vierge) ;
kumarika : « kumarska » ;
kumarska : (« kisori » : fille) ;
kumbha : pot : « ghât » ; (« cumba » gaulois) ;
kumbhakara : portier : « kulala » ;
kunda : tête : (« ghata, mauli, siras, sirsa) : bol, vase, où l’on boit le « soma » ; fossé, pièce
d’eau sacrée ;
kunda : fleur du jasmin : « jâtî » : jasmin ; (« yâsimin » persan) ;
kundapaya : fossé creusé par le soc (« garta, avata, kevata » : fosé) (« cava » latin) (soc :
« soccos » gaulois ; ruisseau : « soce » irlandais) ;
kunja : buissons, taillis ;
kunkuma : safran : « kavera, ghusrna » ;
kunta : lance : « rsti, tomara » : flèche, javelot : « isu, sara, saru, asi, astra, prasa, rsti » ;
(cf. « isu », « sara ») ;
85 kunti : fille adoptive ;
kûpa : kûpaka : puits, fontaine, fleuve, rivière : « uda-pâna, utsa, srotas, sravanti, sindhu,
sarit, nari, dhara » ;
kûpe : puits ;
kupyati : désirer, souhaiter [« kap, kaw » tokh. ; « kvapas » grec ; « cupio- cupere » latin] ;
kurca : barbe : « dadhika, smasru » ;
kusalam : bon jour ;
kusilava : barde ;
kusuma : fleur, fruit : « puspa, sumanas, phala, phalaka » (« Pataliputra » : «
kusumapura » : Ville des fleurs) ;
kutî : hutte, cabane : « kudi, matha, dvipa, sâla, sarane, vimâna » ;
kutumba : maison, famille : « kule » (« kutumbini » : mère de famille) ; (cf. « anvaya ») ;
labh : prendre : « rabh, hr » ; (lambanao » grec, « rabotat » russe, « arbeit » russe) ; (cf.
« hr ») ;
laghiman : lévitation ;
laghu : raghu : brillant : avadâta, accha : clair ; « Candra » : la lune, dieu lune ; [ « lech »
(eurasie)] ;
laghu : léger (« levis » latin, « leptos » grec, « lak, lagan » slave, « light » anglais, « leicht »
all.) ;
laksa : laque : « nauka, udupa, jatu » ;
lângala : araire, charrue : « pangala, hala, sira » (celle que Ganesha prit à Balârama) ;
lângula : queue : « puccha » ; « sisna, sepha, pasas » : pénis ;
lap : parole : « vac, vad, bhas, brû » ;
lauha-kâra : (« loha-kâra » : forgeron) ;
lavana : sel ; (« sol » slave, « sal-salis » latin, « hoalen, halen, holen » breton, « alos » grec,
« salt » anglais, « salz » all.) ;
lidha : « lih » ;
lih : lécher : « lîdha, ava, avalih » ; (« lako, leikein » grec, « lingo » latin, « lipad » breton,
« lizati » serbo-croate, « lick, lolick » anglais, « lecken » allemand) ;
lîlâ : jeu : « krîdana » ; (tout acte des divinités est un lîlâ ;
linga : « lingam » : pierre dressée, pénis (« sepha, sisna »), sexe, symbole phallique de
Shiva sur le Yoni (ravier, symbole de l’organe femelle) et représentation de sa
puissance créative ; « mundra » ; (« pum-linga » : sexe mâle ; « manmathâyatana » :
sexe féminin ; « yoni » organes fécondateurs) ;
locana : œil : « aksa, amabaka, caksus, nayana, netra » ;
loha : lohat : cuivre, fer (métal) : « ayas, ayasa, ayasmaya, âvakûta » ; (« aes » latin, «
eisen » all.) ;
loha-kâra : forgeron : « lauha-kâra, vyokâra » ; (« Loki » : divinité germanique du mal) ;
lohita : rouge : « usra, sona, rohita, rohini, rakta, aruna » ;
86 lohitânga : mars (planète) : « bhauma » ; (« rudhira » : planète rouge (mars) («
ambaracârin » : qui se meut en l’air, planète) ;
loka : gens, peuple, : « jana, nara, prajâ, vis » ;
loka : lieu, la terre, le monde : « jagat » (de « gam » : ce qui change, qui se meut) ; («
naraloka » : le monde terrestre ; « jana-loka » : le monde des humains ; « jagati » :
l’univers) ; (« triloka » : les trois mondes) : « Bhuloka » (la Terre), « Bhuvarloka »
(le monde aérien, entre Terre et Soleil), et « Svarloka » (le monde supérieur, entre le
Soleil et l’étoile polaire) ;
lokaksaya : la fin du monde ;
loman : poil ; (« smasru » : poil de barbe, « vâla » : crin) ;
lopâsa : renard ;
lubdhaka : chasseur : « pubdhaka, vyâdha, âkhetaka » ; (cf. « âkheta » : chasse) ;
lunati : (« leus » (eurasie)] ;
mâ : prohibitif ; [ « na » : non, ne (négation) ] ; (« tathâ, param » : oui) ;
ma : cinq ; (l’un des noms attribués à « Lakshmî », déesse de la prospérité) ;
mada : madhu : miel : « makaranda » ; (« med, miere » slave, « mel » latin et breton, «
meli » grec) ; (« milinda » abeille) ;
mada : ivresse, folie ;
madana : amour : « anuraga, vatsalya », « raga » : passion ;
madha : nid ;
madhava : avril (mot sanscrit), et surnom de Vishnu ou de Krishna ;
madhu : (« mada » : miel) ; madhu-lih : qui lèche le miel ; « madhupa » : qui boit du miel ;
madhulit : abeille : alin, bhramara, milinda, satpada : abeille à six pattes (sat : six) ; [ med
(rus) ; mellita (grec)] ;
madhu-vara : beuverie (lieu de) : « apana, skhalita » ; (« madhu-maireya, madhv-âsava » :
hydromel) ;
madhu-maireya : hydromel : « madhv-âsava » ;
madhya : milieu, centre : « cakra, kendra » ; (milieu : « medhyo » I.-E., « miyan » persan,
« mid » germ.,) ;
madhya-râtra : minuit : « nisîtha, ardha-râtra » ; (« nisâ » : nuit) ;
madirâ : vin : « madya, mârdvîka » ;
madi-sista : cire ; (« brahmara, alin » : abeille ; « makaranda » : miel) ;
madya : liqueur, vin : « madirâ, mârdvîka » ;
magha : le pouvoir ; [« magh » (I.-E.)] ;
maha : fête du printemps (« parvan » : jour de fête ; « kaumudi-mahotsara » : fête de la
pleine lune) ;
mahâ : « mahat » : grand : « mâhant, pramsu, prthu, brhant, vipula » : grand, vaste,
important, éminent (« mahakala » : Temps Universel ; « mahakalpa » : Grand Àge ;
« Mahâbhârata » : la grande histoire des Bharatas, la grande histoire de l’Inde ;
« mahamaya » : la grande illusion de la manifestation ; « mahapurusa » : grand
esprit ; « mahârâja » : grand roi) ;
87 Mahâbhârata : la grande histoire de l’Inde (« bhârata », de « bharat » : clan, tribu, puis
peuple de l’Inde Védique) ;
mahâbhûta : nom donné aux cinq éléments : Terre, eau, feu, air et éther ;
mahâ-jana : public, multitude ;
mâhant : mahat : « mahâ » : grand) ;
mahant : puissant : « mahânu, bhâva, vi-bhu, pra-bhu » ;
mahâraja : titre des grands rois ;
mâhârmya : mahiman : majesté : « aisvarya, tejas » ;
mahânu : (« mahant » : puissant) ;
mahat : grand être, le mental universel, principe de l’intelligence (: « eka » : un) ;
mahi : sol, territoire, terre : « bhu, bhudna, bhûmi, ku, ksina, pethavi, prthivi, purisa » ; (cf.
« ku » et « bhûmi ») ;
mahiina : mois ; (« din » : jour, « hafta » : semaine, « saala » : année) ; (langue hindi) ;
mahisa : buffle ;
mahisî : reine : « râjanî, rani, devî » : déesse ;
maitri : amitié : « prita, sakhya, samna » ;
makara : crocodile, animal magique, aux formes inimaginables, véhicule monture de
quelques divinités, tels Ganga, Kâma et notamment de Varuna, le dieu des eaux
(« makara » est le capricorne du zodiaque) ;
makaranda : suc à fleurs, pollen, nectar, miel : « mada, madhu, maranda, sâva, sudha,
amrta » ; (« milinda » : abeille ; « madhi-sista » : cire) ;
makkâ : maïs : « nyunaman » ;
maksika : mouche (« musca » latin) ;
mamsa : chair : « pisita, jangala, amisa » ;
man : penser ; [racine sanskrite ; entre dans « Manu », le grand législateur et père de
l’humanité. Les « 14 Manus » des puranas sont les gardiens des cycles du «
manvanta » ou « jour de Brahma » ;
manas : esprit (pensées) : « cetas, citta, buddhi » ;
manas : âme, principe immatériel, esprit, intelligence, [de la racine I.-E. « men » ; grec :
ménos », latin « mens »] ;
mañca : trône (« pitha, râjâsana, sadana ») : terrasse : « âlinda, âlindaka, vitardi » ;
mandala : cercle (nom donné aux 10 divisions du Veda) : disque : « acchuri, ari, cakra » ;
mandala : cercle, groupe, disposition ésotérique, représentation virtuelle de la conscience et
du cosmos. Salle hypostyle des temples ;
mandapa : salle, hypostyle des temples hindous ;
mandara : mont qui, posé sur la tortue Kurma, et enroulé par Vasuki Sesha, le serpent
primordial (Ananta), dont Devas, Asuras et Davanas, tirant les uns par la tête, les
autres par la queue, servit de baratte lors pour extraire l’amrita (nectar d’immortalité
sous forme de trésors) de la « Mer de lait » ;
mandirâ : liqueur, vin ; (« pîyûsa, amrta » : nectar ; « rasa » : suc ; « iksu » : de canne à
sucre ; « iksu-rasa » : de fleurs) ;
88 mandûka : grenouille : « bheka, dardura, kotika » ;
mandura : écuries : « asva-sâla » ; (« gostha » : étable) ;
mangalavâra : mardi : « bhauma-dina, bhauma-vâra » ;
mani : joyau, pierre précieuse, perle : « bhusana » (: « mukta » : perle) ;
manmathâyatana : sexe féminin (« pum-linga » : sexe mâle ; « linga » pénis ; ; « yoni » :
organes fécondateurs) ;
mantaga : éléphant : « gaja, hastin, karenu, karia, karin, ibha » ;
manthati : baratter ; (latin « mundus » : voûte céleste en rotation ; grec « mothos » : mêlée,
tumulte de combat) ;
mantra : mot sacré, incantation rituelle composée de prières adressées aux divinités.
Délibération, charme, formule magique : « samsa, mâyâ, yantra, krtya » ; (cf.
« mâyâ ») ;
manuja : manusa : « homme : « nr, narâ, kantanarâ, dvi-pad » : bipède (« nar, puru » :
héros ; « nrn » : hommes forts, de guerre ; « arhat » : homme parfait) ; (« man »
anglais, « mann » all.) ;
manusya : humain : « purusa : nara » : mortel ; (« manuja » : homme) ;
mar : « martum » : tuer : « kalam, tup » : « vi, vitad, vadh, han, â-han » : frapper ; («
marana » meurtre) ;
marana : mort, : « mrtyu, nâsa », meurtre : « âghâta, hatya, vadha » ; (« mar » : tuer ;
« mr » : mourir) ;
maranda : « makaranda » ;
mardviîka : vin : « madirâ, madya » ;
mârga : voie, chemin, route, rue : « adhvan, path, patha, padavî ; vîthî, » ;
margasirsa : novembre-décembre, le mois de l’antilope ;
margâya : chasse : « mrgaya, mrjaga, âkheta » ; (cf. « âkheta ») ;
marjaraka : paon : « kalapin » ; chat : « bidâla, otu, musikânta » ;
marmatra : cuirasse : « kavaca, varman » ;
martanda : nom védique du soleil (Surya, Savitar, Arka) ; (cf. « savitr ») ;
martum : « mar », « kalam, tup » : mourir, tuer ; (mrtyu » : mort ; « martya » : mortel ;
« amartya » : immortel) ; (« morior » latin, « murder » anglais, « mord » allemand) ;
marut-pata : voile (de bateau) : « vâta-pata » ;
marya :,jeune guerrier, courtisan ; aristocratie : maryanni) ;
maryâdâ : borne frontière (« kâna » : borne) ;
mâs : « mâsa » : mois, mois lunaire, lune : (cf. « nisakara », » candramas », indu » : lune) ;
« mâga-mâsa » : janvier-février ; « phâlgum-mâsa » : février-mars ; « caitra-mâsa » :
marsavril ; « vaisâ-mâsa » : avril-mai ; « jyaistja-mâsa » : mai-juin ; « âsâdha-mâsa » :
juin-juillet ; « nabhas (svâna)-mâsa » : juillet-août ; « nabhasya (bhadra)-mâsa » :
août-septembre ; « âsvina-mâsa » : sept.-octobre ; « kârttika-mâsa » :
oct.novembre ; « mârgasîrsa-mâsa » : nov. décembre ; « pausa-mâsa » : déc. – janvier ;
mastaka : crâne : « kâpala, karsta » ;
mata : « mataras » ;
89 mataka : cadavre : « mrtaka, sarira, sava » ;
matamaha : grand-père maternel ; « pitâmahah » ; (« pitâmâhi » : grand-mère ; «
matamahi » : grand-mère maternelle) ;
matanga : éléphant ;
mataras : « mata, mâtr, matri » : mère : « amba, ambola, jânatî »[« genitrix, mater » latin ;
« meter » grec ; « madar » pers. ; « mamm » bret. ; « mat, mama, matitza, mjaka »
slaves ; « mother » angl. ; « mutter, modra, maedra » all. ; « anna, anni » hittite ;
« ana, anne » turc ; « ne » narte ] ; (les « matris », au nombre de 7, sont les aspects
féminins des dieux et leur pouvoir créateur ; « matripadma » : le lotus-mère, la
matière de la nature) ;
matha : cabane : « kudi, kutî, dvipa, sâlâ, sarana, vimâna » ;
mâtr : (« mataras, mata, mataram, matri » : mère) ;
matra : la plus courte période de temps (mesure d’une syllabe sanskrite) ;
mâtr- svars : tante : « svars-yonî, mâtulânî » ;
matripadma : le lotus-mère (la matière de la nature) ;
matsya : poisson ; (« maco » gitan) ; (« matsya- ghâta » : pêche ; « matsya-ghâtin » :
pêcheur) ;
mâtulâ : mâtrka : oncle maternel (« matuleya » : cousin ; « matuleyi » : cousine) ;
mâtulânî : (« mâtr-svars » : tante) ;
mauli : tête : « ghata, kunda, siras, sirsa » ; (« maul » all., « cerebrum » latin) ;
mâyâ : énergie, pouvoir de création, qui crée une illusion et voile, sinon la fonction,
l’essence même de la divinité : « mantra, prana, mayin, s’akti, samsa, yantra,
krtyâ » (« abhi-câra » : magie noire ; « abhasa » : apparence ; « mantra,
mâyâmaya » : magique) ;
mâyâ : misa » : illusion, magie (« abhasa » : apparence) ;
meda : graisse : « vasâ, taila, sarpis, pusti » ;
medha : sacrifice ;
megha : (« nabhas » : nuage) ;
mehati : uriner ; (« mûtra » : urine) ;
mesa : bélier : « vrsini » ;
mgra : antilope (monture de Vâyu, le dieu du Vent) ;
mihira : soleil : « sûrya, savitr, ravi, bhânu, adhitya, aru, aruna » (« mihr » iranien) ; (cf.
« savitr ») ;
milinda : abeille : « madhulit, alin, satpada, bhramara » ; [« mellita » grec ; « lecken » all. ;
(« mada, madhu, makaranda » : miel) ;
mina : poisson ;
mithya : nier ;
mitra : ami : « pranayin, sakhi, su-hrd, vallabha, bandhu » ;
moda : (« mud » : joie) ;
moha : erreur (par manque de connaissances) ;
90 mr : mourir : « martum, nas » ; (« mrtyu » : mort, décédé) ;
mrd : moudre : « pis, pesî-kr » ;
mrdha : combat, guerre : « âvaha, samgara, rana, vi-graha » (« prtana » : armée ; « jâjin,
yodha » : guerrier) ;
mrga : bête sauvage : « vanya » ;
mrgaya : « margâya » ;
misa : (« mâya » : illusion) ;
marjakara : paon ; chat : « bidâla, musikârita, otu » ;
mrtaka : « mataka » ;
mrtyu : mort, décédé : « marana, nâsa » ; (« mr », « martum » : mourir, tuer) ;
mud : joie : « moda, prîti, harsa » ; (« mut » all., « mood » anglais) ;
mudga : feuille ; « sîrna-parna » : feuille morte ;
mudgara : marteau, maillet ;
mûdha : mûrkka : fou : « un-matta, vatula » ;
muhûrta : minute ;
muhûta : heure : « horâ » ;
mukha : bouche : « asya » ;
mukta : perle (cf. « mani ») ;
mukti : libation : « havis, srâddha » ; « savana » : libation du soma ; libération, délivrance ;
mundra : « linga » : emblème, marque divinisée, le phallus de Shiva) ;
mun : moine ;
muni : saint, sage, philosophe : « sri » ;
mûrkha : « mûdha » ;
mûrti : visage, forme, apparence, aspect, matière (l’identification de la divinité) («
trimurti » : les trois visages) : « rûpa, vapus, â-kâra » ; [forme : « morphe » : grec] ;
musa : souris (« musaka, âkhu » : souris, rat) ; (« mus » greco-latin, « mouse » anglais,
« maus » allemand ; « sagu » basque) ;
musikânta : chat : « bidâla, otu, marjaraka » ;
mûta : incarné : « ava-tîrna » ; (« ava-târin » : incarner ; « avatara » : incarnation) ;
muthan : temples avec cloître et monastères ;
mûtra : urine ; (« uriner : « mehati ») ; (« muter » gita ; « mocz » pol.) ;
na : « ne, naiva, nahî » : non, ne (négation) ; (« mâ » prohibitif) ; (« tathâ, param » : oui) ;
nabhas : nuage, éther (air), firmament : « abhra, ambara, gagana, ghana, gugana, jimuta,
megha, nâka, nabhas-tala » (cf. « nâka ») ;
(« nubes » latin, « koabreg, koumoul, kogus » breton, oblak, nor » slave, « nephos » grec,
« wolke » all., « cloud » anglais) ;
nâbhi : nâbhika : nombril (« navel » anglo-all., « omphalos » grec, « umbilicus » latin,
« begel, bouton-kov » breton, « buric » slave) ;
nad : tonner : « stan, tan » ; (« vjra, tanyatu » : tonnerre, foudre) ;
91 nada : son, bruit ;
nadanta : danse cosmique de « Siva-Nataraja » ;
nâdî : nadhî : rivière (« voie d’eau », « ce qui circule ») adducteur, canal de l’énergie dans
le corps ; (cf. « nari ») ;
nadikâ : ruisseau : « syandanikâ, garta » : fossé : « irina, kulya » : canal ;
nâga : serpent : « ahi, phanin, sarpa, uraga » ;
naga : montagne, arbre : « dru, aga, taru, vrksa » ;
nagara : ville, cité : « pattana, pura, puri, kostha-vali » (« kheta, grâma » : village) ;
nagarâdhipa : gouverneur d’une ville (« prâdesika » : d’une province ; « purâdhipa » :
d’une citadelle ; « râj » : gouverner) ;
nagari : citadine, urbaine ;
nagna : nagnaka : nu, désert, aride ; (« naked » anglais, nacht » all., « gumnos » grec,
« gol, nag » slave, « nango, naklo » gitain, « nudus » latin, « noad » breton) ;
nah : lier : « bandh, sâ » ;
nahi : (« na » : non) ;
naïr : non donné au « ksatriya », la caste militaire brahmanique, sur la côte Malabar (ouest
de l’Inde) ;
naisvara : souveraineté ; (« rastra » : empire ; « âdhi-râjya » : empire suprême) ;
naiva : (« na » : non) ;
naivedya : offrande de nourriture aux dieux ;
nâka : ciel : « abhra, div, khega, svar » : voûte céleste : « asman » (« ambara, gagana,
nabhas-tala » : firmament), (« daiva, divya » : céleste) ; (cf. « diva ») ; (cf. «
nabhas ») ;
nakra : crocodile ;
naksatra : corbeau : « kakoluka, kâta, kâka, kâkâla, kâkola » ;
naksatra : astre, étoile (nom donné aux Constellations, les 27 filles de Daksa) : « jyotis,
târâ, uru » ;
nakta : nuit : « nakti, nisâ, râtri, sârvarî, tamî » ; (« nuk » grec, « nox » latin, « noz »
breton, « noc, oapte » slave, « night » anglais, « nacht » allem.) ; [« noqts » (eurasie)] ;
nala : (« sara » : roseau) ;
nâma : nâmaka, nâmni : nom ; (« nomen » latin, « onoma » grec, name » anglo-all., « ano »
breton, « naziv, nume » slave) ;
naman : prénom : « namni, nana » ;
namas : namasyati : adorer, rendre hommage ;
namni : nana : « naman » ;
napâtâ : descendance, postérité ;
napat : naptr : petit-fils : « pautra » (« putra » : fils) ;
naptî : « paptî » : nièce (« neptis » latin, « nizez » breton, neopata, neckatinja » slave,
« nichte » all., « niece » anglais, « adelphidé » grec) ;
92 nar : héros : « puru, sûra, vîra » ; (« kamitr, vrsa, pumân, purusa, narâ » : mâle, homme) ;
(« vir » latin, « wer-olf » all., « eros, aner » grec) ;
nara : les eaux de l’espace, dont le nom « Nârâyan », nom donné à Indra, le libérateur des
eaux célestes retenues par Vritra ;
nara : gens : « jana, loka » : humain, mortel, homme : « nr, narâ, kantanarâ, purusa,
paurusa, manusya, manuja, manusa, dvi-pad » : bipède, (« nar, puru » : héros ;
« nârî » : femme) (« gens » latin, « jeno » gitan, « man » anglais, « mann » all.) ;
naraka : enfer : « pâtâla » ; (« yama-ksaya » : demeure de Yama ; « adhonilaya » : séjour
souterrain) ;
naranga : oranger, orange (« narandj » arabo-persan ; « naranja » : espagnol, « laranja »
portugais) ;
nârâyana : émanation : « tattva » ;
nârî : épouse, femme : « bhârya, janî, java, jâyâ, kalatra, patni, stri, vadhu, upajantr, yosa,
yosit » (« nara, kanta » : homme) ;
nari : nadhî : rivière, eau courante : « toya, utsa, uda-pana, srotas, sravanti, dhara,
sindhu » ;
nas : notre ; (« vayam » : nous) ;
nas : nez : « nâsâ, nâsikâ, ghrâna » : narines, naseaux (« nasus » latin, « nose » anglais,
« nasa » allem.) : « ghona » : nez, bec ;
nas : mourir : « mr, martum » ; (« mrtyu » : mort, décédé) ;
nasate : adieu, bon retour chez vous ! (v.hind.) ; [« nes » (eurasie) ; « nes, nas » (tokh)] ;
nastika : athée : « nir-isvara » ;
nâsya : ressources (râya : richesses) ;
nata : danseur, acteur ;
nâtha : seigneur : (« adi-nâtha » : le premier seigneur) ;
nau : deux ;
nau : « nauka » : barque, bateau, navire, nef : « udupa, pota, bhelaka » (« naus » grec,
« navis » latin, « nava, brod » slave, « bag » breton, « boot » all., « boat » anglais,
« kayik » turc) ;
nauka : laque : « jatu, laksa, udupa » ;
nau-sthâna : port ; (« nau » : bateau, « sthana » : place) ;
nava : premier : « adya, agra, prathama, pûrva » ; (cf. « adya ») ;
nava : neuf, nouveau : « nûtana » ; [« newos » (eurasie) ; « nava » (avest) ; « nau » (v.
pers) ; « ñu, ñuve » (tokh.) ; « newa » hitt. ; « neus » (thrac) ; « novus » latin ;
« néos » grec ] ;
nava : neuf (9) ; « navati » : quatre-vingt-dix ; « navadasa » : dix-neuf ; (« navya » :
nouveau, neuf)) ;
navagrahâ : nom des neuf planètes divinisées : « Sûrya » (le Soleil), « Chandra » (la
Lune), « Angakara » (Mars), « Budha » (Mercure), « Brihaspaty » (Jupiter), «
Shukra » (Vénus), « Shani » (Saturne). « Râhu » et « Ketu » sont les démons des
éclipses ;
93 navanita : beurre : « ajya, ghrta, sarpi » ;
navya : nouveau, neuf ; (« newo » I.-E., « new » anglais, « neu » all., « nevez » breton,
« neos » grec, « novus » latin, « nou, nov, neupotrijebljen » slave) ; (« nava » : neuf
(9) ;
naya : guide, chef ;
nayana : œil : « aksa, amabka, caksus, locana, netra » ;
nayana : administration ;
nayar : guerrier : « ksatriya » ;
nâyikâ : dame, héroïne ; (« nar » : héros) ;
ne : non : « na, naiva, nahi » ;
netra : (« nayana » : œil) ;
ni : construire ; (donna « nyâya » : système de logique (démonstration dialectique, dans le
« système des douze topiques »), de l’école philosophique fondée par « Gotama » au
eX s. av. J.-C. ;
nida : nid, abri ;
nidra : sommeil ; (forme la plus réduite de Brahma) ;
nîhâra : brume ;
nida : nid ; (« nidus » latin, neottia » grec, « neid » breton, gnizdo, gnijezdo, cuib » slave) ;
nidâna : cause principale ; (« adi-nidâna » : première causalité suprême) ;
nidhi : trésor : « kosa, dravya » ;
ni-kunja : bosquet : « vanikâ, kanana, arania » ;
nîla : bleu, lilas bleu, lilas : « nimba » ; « lilak » arabo-persan) ;
nîla : noir : « râma, a-syana, syâma, a-sita, krsna, kâla » (« Kali » : la déesse noire) ;
ni-mitta : augure (signe) (« sâkun » : présage) ;
nipâ : boire : « pâ, pivati » ; [« pi » (alb.) ; « ibim » (v. irland.) ; « poieiti » (pruss) ; « bibo-
ere » (latin) ; « spet » (étrusq)] ;
nira : eau : « ab, ap, abhis, ambhas, apas, apo, kasiria, paya, toya, uda, udhaka, udhasya,
paya, toya, uda, vari » ;
nir-dara : caverne, grotte : « dari, kuhara, gahvara, silâ-vesman » ;
nir-isvara : athée : « nastika » ;
nirvan : regarder, observer, contempler ;
nirvana : extinction ; éveil, état de libération définitive, félicité suprême ; hors matière
(« vana » : matière) ;
nis : « nisâ » : nuit, songe : « svâpa » ;
nisâ : (« nakta » : nuit) ; (« nisîtha » : minuit) ;
nisacara : fantôme, spectre, monstre nocturne ;
ni-sadyâ : halles ; « hatta » : foire ; « âpana » : marché) ;
nisakara : lune : (cf. « candramas », « rajanikara ») ;
nisîtha : minuit : « madhya-râtra, « ardha-râtra » (« nisâ » : nuit) ;
94
ni-yati : destin, destinée : « daivagati, bhaga, bhagya, daiva, daivagati, dasa, dista, krtânta,
vidhi, « karman » : conséquences des vies antérieures) ;
nr : « narâ » : homme) ;
nrn : hommes forts, de guerre ;
nrpa : « nrpati » : prince, roi : « adhipati, râjan, bhûpa » ; (« râjanî » : reine) ;
nrt : danser
nrtta : nrtya : danse, théâtre (de « nrt » : danser, « nrtu » : danseur) ;
nûtana : nouveau : « nava » ; (« nutanavarsa : Nouvel an) ;
nyag-rhoda : (« pippala » : banian, figuier) ;
nyunaman : maïs : « makkâ » ;
ohati : annoncer ; [« « wegwh » : libation (I.-E.) ; « aog » : dire (avest.)] ;
ojas : force : « pra-jâti, sakti, sahas, vîrya, bala, hatha » ;
okas : maison : « sâlâ, grha » ; (« ker » breton, « sal » francisque, « halla » all., « oiketai,
oikia » grec) ; (« agara » : habitation, « kutumba » : famille) ;
om : « aum » : verbe, syllabe magique, invocation, parole à l’origine de l’univers. Donna
« omkara » : le son primordial ; (« gada » : parole, phrase) ;
otu : chat : « bidâla, musikânta, mrjaraka » ;
pâ : boire : « nipâ, pivati » (« pa » : « pi » : buveur ; « surâ-pa » buveur de liqueur) ;
(« pit » russe, « bibere » latin) ; [« pi » (alb.) ; « ibim » (v. irland.) ; « poieiti »
(pruss) ; « bibo- ere » (latin) ; « spet » (étrusq)] ;
paani : eau (hindi) (cf. « ab ») ; [« usun » mongol ] ;
pac : cuire (« bake, backen » anglo-all.) ;
pairika : démon femelle, démone (râksi) ;
pacaka : « pakrt » ;
pacana : cuisson (« pacaka » : cuisinier) ;
pad : padaka : pied : « carana ; anghri » : sandale ; (« apad » : sans pieds) ;
pada : pakaka : pied, pas, marcher, aller ;
pada : enjambée, pattes (« satpada » : abeille à six pattes) ;
padaka : « pad » : pied ; (« paduka » : sandale, babouche) ;
padavî : (« path » : chemin) ;
padma : lotus : « aravinda » : « abja » : né dans l’eau ; (« Padma » est le nom donné à
Lakshmî, l’épouse de Vishnu) ;
pakaka : (« pada » : pas) ;
pakrt : cuisinier : « pacaka » ; (« pacana » : cuisson) ;
paksa : moitié : ardha » (« erdi » basque) ;
paksa : clan : « grama, grota » ;
paksati : plumage ; (« parna » : plume) ;
paksi : paksin : « oiseau : « vihaga, khaga » ;
95 palâla : paille (« palea » latin, « paie, pai, slama, sloma » slave, « stroh » all., « straw »
anglais, « kolo » breton, « kalame » grec) ;
palha : « pallava » ;
pallava : roseau, fleur : « palha » : fruit ; (« puspin » : fleuri ; « Kusumara » : Ville des
fleurs : Pataliputra) ;
palyanka : palanquin ; (« sayana, talpa » : lit) ;
pânaka : pânika : boisson : « piti » ; (« soma, amrita » : boisson des dieux) ;
panana : commerce : « panya, vy-apara, vi-para » ; (« prapanika » : commerçant) ;
panca : cinq ; (« pancadasa » : quinze, « pancavimsati » : vingt-cinq, « pancasat » :
cinquante, « pancasata » : cinq cents) ;
pancayuddha : nom des 5 armes-attributs de Vishnou : gada (masse), khadga (épée),
sankha (conque), cakra (disque de feu), saranga (arc) ;
pândava : « pându » ;
pându : pândava : pâle, jaune pâle : « hari, harina » ; (« Pndu » : père des Pândavas) ;
pangala : araire, charrue : « hala, lângala, sira » ;
pani : main : « hasta, cara » ;
pânigraha : parinaya : mariage : « ud-vâha, vivâha » (« krta-dâra » : marié ; « patimatî,
pativatnî » : mariée ; « parinita » : épousé) ;
pânika : « pânaka » ;
panji : almanach, calendrier ;
panka : boue, fange : « palala, kardama » ;
panya : « panana » ;
pâpa : pâpman, dosa : mal ; (« rujâ, âmaya, amîva » : maladie ; « an-artha » : maux,
malheur) ;
paptî : nièce : « naptî » ; (« neptis » latin, « nizez » breton, « neopata, necakinja » slave,
« nichte » all., « niece » anglais, « adelphide » grec) ;
para : « parakîya » : étranger ; « anja : araja » : autre, l’autre ;
param : suprême ;
param : oui : « tathâ » ; (« na, naiva » : non, ne (négation) ; « mâ » (prohibitif) ;
parashu : parasu : ciseau, pic, hache : « parsu, parasvadha, tarika » (attribut de Ganesh) ;
pârasika : les perses ; (« tâjika » : persan) ;
paria : hors casta (du tamoul « parayan » : jouer de tambour) ;
pari-aptata : abondance : « bhuman, samaja » ;
pari-dhi : paroi, mur, enclos, clôture : « pari-srka, kaksya, vata » ;
pari-ksrta : « pari-dhi » ;
parinaya : mariage : « panigraha » ; (« parinita » : épousé) ;
parinetr : époux : « dayita » ;
parinita : épousé ; (« krta-dâra » : marié ; « patimatî, pativatnî » : mariée ; « panigraha,
parinaya, ud-vâha, vivâha » : mariage) ; (« patnî, bhârya, jâyâ » : épouse, («
vadhu » : jeune épouse) ;
96 parjanya : pluie : « avrsti, vrsti » ; (« abhivas » : pleuvoir) ;
parkatî : (« pippala » : figuier) ;
parna : plume (« pluma » latin, « perïa » russe) ; (« paksati » : plumage) ;
parnu : « patatra » ;
parvan : fête (jour de fête) ; (« maha » : fête du printemps ; « kaumuli-mahotsara » : fête de
la pleine lune) ;
parvan : livre : « tantra, sâstra, sûtra » ;
parvata : montagne : « asman, adri, giri » ; (cf. giri ») ;
pas : voir : « spas, drs » ;
pâsa : chaîne ;
pasana : pain : « dhanas, pûpa, roti » ;
pâsâna : pierre : « asman, sila, drasad, adri, gavran, saila » ;
pasas : pénis (« peos » grec) : « sepha, sisna » ; « lângula, puccha » : queue ;
pasu : animal, bête, bétail (de « su- » : enfantement) : « sattva » : créature ; « vanya,
mrga » : animal sauvage) (« pecus » latin) ;
pat : gouverner, maître, seigneur : « pati » ; « patyau » : mari (« patios » latin) ; (cf.
« prayapati » : seigneur des créatures) ;
pata : drap ;
pâtala : rose : « japâ » ;
pâtâla : le monde inférieur, l’enfer : « naraka » ; (« yama-ksaya » : demeure de Yama ;
« adhonilaya » : séjour souterrain) ; (« pâtâla » veut dire antipodes, et c’est le nom
qu’ils donnèrent aux Amériques, connues par les Hindous bien avant leur découverte
par les occidentaux) ;
patatra : plume, aile : « pattra, parnu, garut » ;
path : patha : chemin, route, rue : « mârga, adhvan, padavî, » ;
pathasala : école ;
pathika : voyageur ;
pati : seigneur : « âcârya, asan, bhatta, sâsaka, îsa, îsvara » (« Prayapati » : le Seigneur
des créatures ; « adi-pati » : roi, prince) : (« bhartr, dhayita, priya, ramana » :
époux) ; (cf. « âcârya » : maître) ;
pati : mari : « bhratr, dayita, kanta, patyau, upayantr » ; (« krta-dâra » : marié ; «
patimatî » : mariée) ;
patimatî : pativatnî : mariée (« krta-dara » : marié ; « panigraha, parinaya, ud-vâha,
vivâha » : mariage ; « parinita » : épousé) ;
patnî : femme, épouse : « bhârya, jâyâ, java, jani, kalata, nârî, stri, upejantr, vadhu,
yosa » ;
pâtra : coupe : « kamsa, kalasa, camasa, cheda » : gobelet, bol ;
patta : table : « pattra, pahlata » ;
pattana : ville, cité : « pura, puri, nagara, kostha-vali » ;
pattra : (« patta » : table) ;
97 pattra : aile : « patrata, parnu, garut » ;
patyau : mari (« pat » : gouverner, maître, seigneur) ;
paurusa : humain : « manusya, nara » : mortel ; (« purusa » : homme) ;
paurviki : aïeule ; (« abhi-jana » : aïeul) ;
pautra : « pautraka, napat » : petit-fils ; (« pautri, dauhitraka » : petite-fille ; (« putra » :
fils) ;
pautri : petite-fille : « dauhotraka » ; (« duhitr, duhitrî » : fille) ;
pavana : vent : « vâta, atosa, anila » ;
pavitr : purifier (« pavitrita » : purifié) ;
paya : (« nira » : eau) ;
payas : lait : « dugdha, kîrîsa », (« go-râsa » : lait de vache ; « udhasya » : lait, sève, suc,
eau) ;
pesî-kri : moudre : « pis, mrd » ; (« kr » : faire) ;
pethavi : terre, sol : « bhu, bhumi, ksima, ku, mahi, prthivi, puvisa ». [ L’un des quatre
« dhâtu » (éléments), avec « aha » (l’eau), « tajo » (le feu) et « vâyo » (le vent).
(mots hindous) ] ; (cf. « ku » et « bhûmi ») ;
phâla : soc (de charrue), (« khanitra, hresuka » pelle, bêche ; « kundapaya » : sillon :
sacrifice où l’on boit le soma dans un bol dit « kunda ») ; (« soccus » gaulois, « sok »
breton), (irlandais « soce » : ruisseau) ;
phala : phalaka : fruit : « kusuma » : fleur : « sumanas, puspa » ;
phalagama : automne : « sarad » ;
phalaka : pomme, pommier : « sevama » ; (« amlu » I.-E., « apfel » all., « apple » anglais,
« aballo » gaulois, aval » breton, « jabuka, jablko » slave, « malum » latin, «
melon » grec) ;
phalata : (« patta » : table) ;
phanin : serpent : « nâga, uraga, sarpa, ahi » ; (« phana » : capuchon du cobra) ;
phena : écume, bave, salive, bulle ;
pi : buveur : « pa » (« surâ-pa » : buveur de liqueur) ;
pipila : fourmi : « vamra, vamrî ») ;
pippala : « pippal » : arbre sacré, arbre de la connaissance : « asvattha, bodhitaru, baniyan,
parkatî, plaksa, nyag-rhoda, ksîra -vrksa » : arbre-à-lait, banian, figuier des banians,
figuier sacré, figuier de l’Inde aux tiges aériennes, arbre sacré, arbre pagode, arbre
étrangleur, arbre dont l’ombre est cherchée par les chevaux : (« ficus religiosa, ficus
indica, ficus benghalensis ») : « bo », sous lequel Bouddha reçut l’illumination
divine. Arbre consacré à la trimurti « Brahma – Shiva – Vishnou » ;
pis : piler, moudre : « pesî-kr, mrd » ; (« pista » : moulu) ;
pisâca : diable ; (« pisâci » : diablesse) ;
pisita : chair : « mamsa, jangala, amisa » ;
pista : farine, moulu ;
pita : « ptr » : père : « janaka, tata » ; (« pater » gréco-latin, « father » anglais, « vater »
allemand) ;
98 pita-maha : grand-père, ancêtre, aïeul : « pra, pitaras » ; « matamaha » ;
pitâ-mahî : grand-mère (« pitâ-maha » : grand-père) ; « matamahi » ;
pitaras : ancêtres (« pitrya » : paternel ; « pitâmaha : grand-père) ;
pitha : pithaka : banc, siège, trône, piédestal, base d’un temple ornementé par les frises ;
« asana » ;
pitha : trône : « sadana, râjâsana, mañca » ;
piti : boisson : « pânaka, pâniya » ; (« soma, amrita » : boisson des dieux, d’immortalité) ;
pivara : gras (« pinguis » latin) ;
pivati : boire : « pâ, nipâ ; [« pi » (alb.) ; « ibim » (v. irland.) ; « poieiti » (pruss) ; « bibo-
ere » (latin) ; « spet » (étrusq)] ;
pîyûsa : nectar : « amrta » (« mandirâ » : liqueur, vin) ; (« rasa » : suc ; « iksu-rasa » : de
canne à sucre, « makaranda » : de fleurs ;
plaksa : (« pippala » : figuier) ;
podma : lotus (rose) (« utpala » : lotus bleu) ;
posada : éleveur : « postr, go-raksaka » ;
pota : petit : « alpa, anu, stoka, tanu » ; (« paotr » breton, Donna « pote », ami) ;
pota : (« nau » : navire) ;
pourâna : purâna : récits anciens ;
pra : ancêtre, aïeul : « pita-maha, pitaras » ;
pra-bhata : aube : « praty-usa, kalya », « prâhna » : matin (aube) ;
pra-bhoda : éveil ;
pra-bhu : puissant : « vi-bhu, mahant, mahânu, bhâva » ;
prâci : orient (est) ; (« dis » : point de l’horizon) ;
pracnas : prier, prière : dev : adorer ; (prière : « prcnas, asasti ») ; (prières : dhîsu (dhî :
visions) ; « agrayana » : prière de libation du soma dans l’agnistoma, le rite de
libation du soma) ;
prâdesika : gouverneur d’une province (cf. « pûradhipa ») ;
pra-dhâna : chef : « adi-pati » : roi, prince, souverain (« kula-pati », « grha-medha » : chef
de famille, de clan) ; (« pati » : seigneur) ;
prâghûrna : hôte : « atitti » ; (« atittiva » : hospitalité) ;
prâhna : matin (aube) : « praty-ûsa » ;
praja : prospérité
prajâ : peuple : « jana, loka, vis » ;
praja : pranin : créature : « bhûta, jana, jantu, sattva », (« prajâmâm » : le seigneur des
créatures ; « tattva, adhyatma » : être suprême ; « bhûpati » : maître de la terre) ;
prajânâm : les seigneurs des créatures ; « prajâpati » : nom donné « Brahma » et aux 7
géniteurs primordiaux ;
pra-jâti : puissance créatrice ; « sakti » : puissance (pouvoir) ; « vîrya » : énergie ; « bala,
hatha, ojas, sahas » : force ;
99 prakriti : principe de la nature féminine, de la matière ; représente l’énergie du sakti (la
volonté créatrice). En symbiose, prakriti et purusa suscitent la Manifestation ;
pra-krti : nature ; (« pra » : ancien, primordial, « kr » : faire) ;
pralaya : destruction ;
pramsu : grand : « prthu, mahâ, mâhant, brhant, vipula » ;
pramsu : haut : « ucca, udâra » ;
prâna : souffle, énergie, principe vital, vie : « jîva, jîvana, asu » ;
pranayin : ami : « mitra, sakhi, su-hrd, vallabha, bandhu » ;
prânc : (« pûrva » : est) ;
prânin : « praja » ;
prapanika : commerçant ; (« panana » : commerce) ;
prapatti : abandon ;
prapitâmaha : l’ancêtre, l’aïeul ;
prasa : javelot : « tomara, astra » ;
prasad : offrande faite à une divinité ;
prâsâda : palais, temple : « vimâna » ; (cf. « bhavana ») ;
prasana : nourriture : « anna, ahara, bhojana, grasa » ;
pra-sanna : net, brillant, pur : « suci, coksa, accha, avadata » ; « vi-mala, vi-suddha » :
sans tache ;
pra-sravana : source : « sarit, utsa » ;
prathama : premier : « pûrva, agra, nava, adya » ; (cf. « adya ») ;
pratîcî : ouest (« asta » : le couchant) ; (cf. « pûrva ») ;
pratimâ : statue, image : « darsana » ; (« rûpa » : forme, figure ; de « rup » : représenter,
figurer) ; (« statua » latin, « statu » breton, « statue » anglo-all., andrias, agalma »
grec, « posag, kip » slave) ;
prati-vesin : voisin : « sâmanta » ;
praty-usa : : matin (aube) : « pâhna », « pra-bhâta » ;
pratyaya : croyance, foi ;
pra-vâsa : exil ;
pra-vayas : vieil : « sana, vrddha, urddha, jarant » ; (« sana » : vieux, vieille ; « jarâ,
vrddhatva, sthâvira » : vieillesse ; « jarant » : vieillard) ;
prâvis : saison des pluies : « abda » ; (cf. « rtu » : saisons) ;
pravrtti : impulsion, progrès, évolution ;
prayapati : seigneur des créatures (« pat, pati, adhipati, thakkura, bhattan, ishwara » :
maître, roi) ;
prema : amour : vatsalya ; (« raga » : passion) ;
priana : conflit, combat : « samara, samgara, ahava » ;
prita : amitié : « maitri, sakhya, samna » ;
prîti : plaisir : « josa, moda, rati, tosa » ; (« priatno » russe) (cf. « josa ») ;
100 priya : époux : « pati, dayita, bhartr, ramana » (« dam-pati » : chef de famille) ;
priya : priyo : cher, aimé, amical, agréable (« free » anglais) ; (priyâni : amicales) ;
priyangu : vigne vierge ; (« pampinus » latin : pampre) ; (« drâksâ » : vigne) ;
prksah : vitalité ;
prstha : dos ;
prt : père : « pita » ; (« pitâ-putra » : père et fils) ;
prt : bataille : « yuddha, sam-grama, sam-khya, khya, ahava » ;
prtana : armée (« ahava » : guerre, combat) ;
prthivi : terre, sol : « bhu, bhudna, bhumi, mahi, ku, ksima, pethavi, purisa » (« Prthivi » :
Déesse Terre, épouse de « Dyaus » : dieu du Ciel) ; [ L’un des quatre « dhâtu »
(éléments), avec « aha » (l’eau), « tajo » (le feu) et « vâyo » (le vent) ;
prthu : large : « brhat », « pramsu » : grand) ;
prîti : (« mud, horsa » : joie) ;
pubdhaka : chasseur : « lubdhaka, âkhetaka, vyâdha » ; (cf. « âkhata » : chasse) ;
puccha : queue : « lângula » ; « sisna, sapha, pasas » : pénis ;
pumân : mâle : « purusa, kamitr, narâ » : homme ; « puru, nar, vira » : guerrier, héros ;
(« pubes, pubens » latin) ;
pum-linga : sexe mâle (« linga » : pénis) ; « manmathâyatana » : sexe féminin ; « yoni » :
organes fécondateurs) ;
punya : sacré : « yajñiya » ;
pûpa : pain (« panis » latin, « krok » pol.) ; (« panasa » : arbre à pain) ;
pur : rempart, ville fortifiée (« pura » : ville) ;
pura : puri : cité, ville : « pittana, nagara, kostha-vali » ; (« nagari » : la capitale ; « pur » :
ville fortifiée) ;
pura : avant, jadis (« purana » : ancien, vieux, antique) ;
purâdhipa : gouverneur d’une citadelle (« nagarâdhipa » : d’une ville ; « prâdesika » :
d’une province ; « râj » : gouverner) ;
puraskrtya : chef de guerre ;
purana : : légende (« katha » : histoire), ancien, vieux ; recueil poétique des croyances
brahmaniques, postérieurs aux Védas ;
puräna : purâni : antique, ancien, vieux : « sanas » ; [« sen » I.-E., « senex » latin ; « san »
(étrusq) ; « sena » (lit.) ; « henos » (grec) ; « hano » (avest.) ; « hyn » (armén.)] ;
(« sana » : vieille, toujours) ;
purâtta : tour : « sikhara, vîmana » ; (« turris » latin, « toranj » slave, « tour » breton,
« purgos » grec) ;
puri : (« pur », « pura » : citadelle) ;
puri : « puru » ;
purisa : « prthivi » ;
pûrna : plein ; (« plenus » latin, « polno » russe, « full » anglais) ;
pûpa : pain : « dhanas, roti » ;
101 purohita : prêtre de la familial, chapelain, aumônier ;
puru : puri : très, beaucoup, nombreux, en abondance : « ativa, bhrrsam » (Puru : roi, fils
de Yayâti et de Sarmisthâ) ; (« Puru » : fils de Vasudeva) ;
puru : (« nar » : héros) ;
purusa : « purusha » : principe mâle, homme, mâle, héros : « vira » (complémentaire de
« prakriti » : principe féminin créateur) ; « Purusupura » : (la ville de l’homme)
dans le Gandhara. Dans le Sâmkhya, l’un des six dharsana (point de vue,
démonstration, nom par lequel on désigne les systèmes philosophiques hindous),
« Purusha » est l’« homme cosmique ») ;
purusa : homme : « pumân, nr, narâ, kantanarâ, manuja, manusa, dvi-pad » : bipède
(« nar, vira, puru » : héros ; « nrn » : hommes forts, hommes de guerre ; « arhat » :
homme parfait) ; (« man » anglais, « mann » all.) ;
purusopahâra : victime humaine ; « upa-hâra » : victime sacrificielle ;
pûrva : est : « prânc » (« dis » : point cardinal ; « disa » : points cardinaux) ; « udici,
uttara » : nord ; « daksina, yâmyâ » : sud ; « pratîcî » : ouest) ;
pûrva : (« prathama » : premier) ;
puspa : fleur : « kusuma, sumanas » (« Pataliputra » : « kusumapura » : Ville des fleurs) ;
pusti : graisse : « meda, sarpis, taila, vasâ ;
pusti : prospérité : « bhavya, bhuti, srî » ;
pusya : fleur ; (« puspin » : fleuri) ;
pusya : canard : « kâranda, kulira » ;
pusya : mois de décembre-janvier ;
puta : purifié (« pavate » : il purifie) ;
puta : « puy » : puer, gâter (« puon » grec, « pus » latin) ;
putana : esprit malin, démone (Nom d’une démone) ;
putra : fils : « âtma-ja, tanaya, sunu, suta » (« napat » : petit-fils ; « duhitra-dauhitra » :
arrière-petit-fils) ;
putri : fille : « suti, suni, duhitr, kisori, kumarska » ; (« putra » : fils) ;
puvisa : (« prthavi » : terre) ;
puy : « puta » ;
puya : offrande de fleurs aux divinités ;
rabh : prendre : « labh, hr » ; (« lambano » grec, « rabotat » russe, « arbeit » all.) ;
râga : « anuraga, madana, vatsalya, raga » : passion, amour, attachement, attirance,
dilection ;
râhu : éclipse : « upa-raga » ; (« candra-graha » : éclipse de lune) ;
rai : râja : richesses : « vasu, vitta, dhanam, dravya » (« arthya, dhaunya, isvara » : riche
(« dhana » : grains ; « adhana » : pauvre) ;
râj : gouverner (« nagarâdhipa » : gouverneur d’une ville ; « purâdhipa » : d’une citadelle
« prâdesika » : d’une province) ;
raja : rajah, râjan : roi, souverain ; (« rajana » : roi des rois ; « rajaputra » : fils de roi,
« rajni » : reine) (de « reg », racine I.-E.) ;
102 râja : (« rai » : richesses) ;
rajagriha : ville aux murs cyclopéens, résidence des rois bouddhistes mauryas du
Magadha ; (raja : roi ; gria : maison) ;
rajanikara : lune : « candramas, indu, nisakara, mas, masa, sasânka, candramas,
candra » : brillant » ;
râjan : roi : « nrpa, nrpati, adhipati, bhûpa » (« râjanî » : reine) (« rex-regis » latin,
« roue » breton, « kralj, krol » slave, « king »
anglo-all., « kiral » turc) ;
râjani : nuit : « râtri, nisâ, nakta, sârvarî, tamî » (cf. « nakta ») ;
râjanî : reine : « rani, mahisî, devi » : déesse ; (« raja » : roi) ;
rajata : argent ;
râjya : royaume : « rastra » : État, gouvernement ; (« ksatra » : état princier) ;
raksa : démon, garde ; (« rakshasa ») ;
raksana : perfection ;
rakshasa : démon : « râksasa, raksa, asura » ;
râksi : démone (pairika) ;
rakta : sang : « hira, sonita, kîlâlâ, asra, asrj » ;
rakta : coloré, rouge : « rohita, rohini, sona, usra, lohita, aruna » ;
râma : noir : « a-sita, syâma, nîla, krsina, kâla » (« Kali » : la déesse noire) ;
rama : beau, charmant (« Rama » 7e avatar de Vishnou) ;
ramana : « pati » : époux) ;
rami : reine (« raja » : roi) ;
rana : guerre, combat, duel : « samgara, vi-graha, mrdha, âvaha » (« prtana » : armée ;
« jâjin, yodha » : guerrier) ;
rani : (« râjanî » : reine) ;
rasa : jus, suc (« iksu » : suc de canne à sucre ; « makaranda » : suc de fleurs) (« pîyûsa,
amrta » : nectar ; « mandirâ » : liqueur, vin) ; (latin « ros » : rosée, liquide, jus, vin ;
« racemus » : raisin) ;
rasabha : âne : « gardabha, khara » ;
rasika : esthète ;
râsti : vérité : « haqiqat, âmiq, sathya » ;
rastra : royaume : « râjya » : empire, peuple, sujets ; (« naivara » : souveraineté ; «
âdhirâjya » : empire suprême) ;
ratha : chariot : char : « rathâd, sakata, anas », (« syndana » : char de guerre) ; (« rota »
latin, « rod » breton) ;
rathya : cheval, roue, route ; (« asva, arvan, arvat, ghota, vajin » : cheval) ; « (cf. «
asva ») ;
rati : plaisir : « josa, tosa, prîti, moda » ; (« « rad » russe) ; (cf. « josa ») ;
ratna : joyaux : « mani » : perle, pierre précieuse ; (« tri ratna » : les trois joyaux) ;
râtri : « rajanî » : nuit) ;
103 raudra : terrible : « ghora » ;
ravi : (« savitr » : soleil) ; (cf. « savitr ») ;
râya : richesses (nâsya) ;
râjâsana : trône : « sadana, mañca, pitha » ;
rbhu : artisan, forgeron ;
rg-veda : le « veda » des rois (cf. « veda ») ;
ripu : ennemi : « satru, vairin, jura, dvesah, dvesya, ari, amitra » :
rishi : devins et poètes des temples védiques qui révélèrent les mantra (incantations) aux
hommes ;
rita : « rta » : ordre (ordre cosmique, structure) : « sâsana » ;
ritsu : discipline : « vinaya » ;
rksa : ours (« rkasî » : ourse) : « balluka-yuvan, bhalluka » (méchant, dangereux), (« arkt »
I.-E., « ric » gitan) ; ( « bhaya, « dur-ga, durita » : danger) ;
rhodas : rivage, rive : « tîra, kûla, anupa », (« kaccha » : marais ; « kacchapa » : tortue) ;
rohit : biche, femelle du dam ;
rohita : rohini : rouge : « rakta, sona, usra, lohita, aruna » ;
roti : pain : « dhanas, pûpa, pasana » ;
rsabha : taureau, boeuf : « go, vrsa, uksan, gavendra, gavaya, anadhva, abhah » ;
rsi : « rishi » : sage : « muni » ;
rsti : lance : kunta, tomara » : épée : « asi, sara, isu, khadga » ; (cf. « sara ») ;
rta : vrai : « satya » ; (« rectus » latin) ;
rta : morale, celle qui régit les rites et l’ordre cosmique ;
rtam : vérité ; (« right » anglais) ;
rtu : saison (« prâvis, abda » : saison des pluies ; « vasanta » : du printemps ; « grisma,
tapa » : chaude, d’été ; « savatkala » : d’automne ; « hemanta » : d’hiver ) ;
rudhira : sang : « rakta, sonita, kîlâlâ, asra, asrj » ;
rudhira : planète rouge (mars) ; (« bhauma, lohitânga » : mars (planète) ;
rujâ : maladie : « âmaya, amîva », douleur : « arti », (« âtura » : malade ; « an-artha » :
maux) ; (cf. « soka » : chagrin) ;
rukma : or : « camikara, kanaka, kânkana, suvarna » ; (cf. « kanaka ») ;
rup : figurer, représenter ;
rûpa : figure, image (pratimâ, darsana), beauté, grâce : « cârutâ », (apparence), forme,
composante de la matière : « mûrti, â-kâra, vapus ») ;
rupa : forme, corps : « anga, akrti, deha, sarira, tanu » ;
rûpi : beau, bel, belle : « su-rupa, subha, sobhana, kalyâna » ;
rûska : (« suska » : sec) ;
sâ : sas : il, elle : « tat » ;
sâ : lier : « nah, bandh » ;
saala : année ; (« mahiina » : mois, « hafta » : semaine, « din » : jour) ; (langue hindi) ;
104 sabalâ : vache d’abondance (la) de « Prthu », roi mythique (avatar de Vishnou et inventeur
de l’agriculture, dont Sabalâ, La Vache- Terre, laisse tirer de ses pis les richesses.
Dans les « puranas », « Prthu », le roi, est l’homme primordial, avant « Manu », et
« Prthivi » est la déesse Terre, l’épouse de Dyaus, le dieu du Ciel, dans le «
Rgveda » ;
sabha : cour royale, palais, assemblée : « prâsâda, bhavana, samnaja, semâja, gosthi » ;
(cf. « bhavana ») ;
sadhana : « sâyudha » ;
sac : suivre (« sequor » latin, « sehen » all., » isc-za, ilijediti » slave, « epomai » grec) ;
sadana : trône : « mañca, pitha, râjânasa » ;
sadin : sadi : cavalier : « asva-sadin, asva-kovida, asva-roha » ;
sâgara : océan, mer (creusé par les 60 000 fils de « Sagara », roi mythique, ou sage de
famille royale) : « samudra, jalhadi, akûpâra, ambu-râsi, amburaci, udadi »
(« uda » : eau) ;
sagaravarta : baie (de « sagara » : mer) ;
sahas : force : « sakti, vîrya, ojas, ahtha, bala, pra-jâti » ;
sahasra : mille ;
saila : pierreux, colline, montagne : « naga, adri, asman, parvata,) ;
saitya : froid : « sisra, tuhina, tusâra » ; [(« sita, sitala, jala » : froid, froide (adjectif) ;
« hima » : saison froide, hiver)] ;
sakata : « ratha » : chariot ;
saket : une fois ;
s’akha : branche ;
sakhi : amie, confidente, maîtresse (« sakhi, su-hrd : vallabha, pranayi, bandhu » : ami)
(« socius » latin) ;
sakhya : amitié : « samna, maitri, prita » ;
saki : aimée, confidente, maîtresse : « kâmukî, vallabhâ, kântâ » : amante ;
saklai : usage, coutume ; [« sak- » : sacrer, consécration (I.-E.) ; sacrer : « sac- » (étrusq.) ;
« sacer » (latin) ; « sakoro » (osque)] ; [ hittite « saklai » : usage, coutume] ; [«
hagios » : oindre (grec)] ;
sakti : « shakti » : énergie active, puissance, parèdre, volonté créatrice des dieux ( «
asaki » : impuissance)« pra-jâti » : puissance créatrice ; « vîrya » : énergie ; « bala,
hatha, ojas, sahas » force ; (cf.Prakriti) ;
sakti : énergie active féminine des dieux, force : « sahas, vîrya, ojas, hatha, bala » :
« mâyâ » : énergie, pouvoir de création, qui crée une illusion et voile, sinon la
fonction, l’essence même de la divinité : « mantra, prana, mayin, s’akti, samsa, yantra,
krtyâ ») (« abhi-câra » : magie noire ; « abhasa » : apparence ; « mantra,
mâyâmaya » : magique) ; ; (« adi-sakti » : force primordiale) ;
sâkun : augure (présage) (« ni-mitta » : signe) ;
sala : « soka » ;
105 sâlâ : maison : « grha, okas » ; auberge, abri, refuge, sanctuaire : « sarane, vimâna, kutî,
dvipa, matha » : hutte ; (salle : « sal » francisque, « hall » all., « oiketai, oikia »
grec) ;
sala : bois : « dru, daru, kastha, kanana, vana, avania ; (« drova » russe) ;
sali : riz : « vrîhi, dhanya » : céréales (« dhana » : grain) ;
sama : été (« summer » anglais, « sommer » allemand) ;
samaja : abondance : « pari-aptata, bhuman » ;
sâmanta : vassal, voisin : « prati-vesin » ; (« vicnus » latin) ; ;
samara : « samgara » ;
samaya : accord, engagement ;
sambara : cerf ; (« etâ » : biche) ;
samdhi : paix : « svâsthya, ksema » (« pax-cis » latin ; « mir » slave, « pojok » pol.,
« peoh » breton, « peace » anglais, « frieden » all. « eisene » grec) ;
samgara : « sangara » : conflit, combat, guerre : « ahava, samara, mrdha, priana, rana,
vigraha » (« prtana » : armée ; « jâjin, yodha » : guerrier) ;
sam-grama : bataille, combat : « sam-khya », « khya, godhana, yuddha, prt, ahava » ;
sam-gîtâ : sangitaka : chanson (« gîtâ » : champ) ;
samjanâ : la perception (l’un des 5 éléments du Skanda) ;
samkhya : (« sam-grama » : guerre) ;
sam-khya : nombre : « vacara, vacana, an’ka ; [« shomâre » pers. ; « numar » slave, «
niver » breton ; « numerus » latin, « number » angl., « zahl » all. ; « arithmos » grec] ;
eka (1) ; dva, dvau (2) ; trayas, trîni, tira s (3) ; catvâras, catasras (4), pañca (5) ; sad, sat
(6) ; sapta (7) ; asta (8) ; nava (9) ; dasa (10) ; ekâdasa (11) ; dvâdasa (12) ;
trayodasa (13) ; caturdasa (14) ; pañcadasa (15) ; sodasa (16) ; saptadasa (17) ;
astadasa (18) ; nabadasa (19) ; vimsati (20) ; trimsat (30) ; catvârimsat (40) ;
pañcasat (50) ; sasti (60) ; saptati (70) ; asîti (80) ; navati (90) ; sata (100) ; dvisata
(200) ; trisata (300) ; sahasra (1 000) ;
[gana : numération : « shuunya (0), ek (1), do (2), tiin (3), chaar (4), paanch (5), chhe (6),
saath (7), aath (8), nau (9) ] ;
sam-krama : pont : « setu » ;
samna : (« sakhya » : amitié) ;
samnaja : assemblée, palais : « semâja, gosthi, sabha, bhavana, prâsâda, » ;
samnyasa : renoncement ;
samsa : incantations : « mantra, mâyâ, yantra, krtya » ; (« abhi-câra » : magie noire) ;
samsâra : renaissances, cycle sans fin des naissances et morts, en rapport avec les karmas ;
samskara : le concept, la connaissance, composant de l’esprit (cf. Skanda) ;
samskr : préparer, orner, consacrer ;
samskrta : consacré, purifié, raffiné, soigné, « sanskrit » ;
samudra : « sâgara » : océan, mer) ;
samûha : communauté : « kula » ;
106 samvetta : résorption du monde à la fin de chaque cycle de création (« vivatta » : fondation
du monde) ;
sana : vieil, vieux : « jarant, pra-vayas, vrddha, urddha » (« sen » I.-E., « senex » latin) ;
(« jarant » vieillard ; « jarâ, sthâvira, vrddhatva » : vieillesse) (« starost, starzec »
slave) ;
sana : toujours ;
sanaiscara-vâra : « sani-vâra » : samedi ; (Saturne) ;
sanas : vieux : « purâna, purânî » : antique, ancien ; [« sen » I.-E., « senex » latin ; « san »
(étrusq) ; « sena » (lit.) ; « henos » (grec) ; « hano » (avest.) ; « hyn » (armén.)] ;
(« sana » : vieille, toujours) ;
sanâtana : éternel : « sâsvata, aksara » ; (« Ananta » : le serpent primordial ; «
Annantanâta » : le maître de l’éternité) ;
sangara : « samgara » : guerre) ;
sangha : communauté ;
sanivara : (« sanaisvâra » : samedi) ;
sanka : peur : « trâsa, dara, bhi, bhaya, âtanka » ;
sankha : conque, coquillage (l’un des 5 attributs de Vishnou) ; (cf. « pancayuddha ») ;
sannyasins : pèlerins ;
sânti : apaisement, sacrifice, rite : « âcâra, adhvara, deva-karman, kalpata, yajña » ;
sapta : sept (« sapati » : soixante-dix ; « saptadasa » : dix-sept) (« epta » grec, « septem »
latin, « seven » anglais, « sieben » allemand, « seiz » breton) ; (sapta samudra » : les
7 océans ; « sapta sindhava » : les 7 rivières sacrées : Gange, Yamuna, Narbada,
Sabarmatî, Godâvari, Kistna et son affluent la Tangabhadra) ;
saptamâtrikâ : nom générique des « 7 » mères (« mâtrika » : mère) : Brâhmi, Mâheshavarî,
Kaumarî, Indranî, Châmunda, Vaisnavi et Vârâhi,
sapta-râtra : semaine ;
saptava : sept jours, (« sapta-râtra » : semaine) : (« sûrya » (dimanche), « soma » (lundi),
« marigala » (mardi), « budha » (mercredi), « guru » (jeudi), « sutra » (vendredi),
« sani » (samedi) ;
sara : (roseau dont on fait les flèches), flèche : « sâyaka, saru, rsti, kunta, isu, bâna, asi,
nala » ; (roseau : « calamus » latin, « kalamos » grec, halm » all. ; flèche : « sagitta »
latin) ; (cf. « sara ») ;
sarad : automne : « phalagama » ;
sara-dhara : archer : « isvasa, dhanvin » ;
sarama : rapide (nom de la chienne d’Indra, mère des chiens des Enfers de « Yama ») ;
sarana : refuge : « trâman, â-sraya » ;
sarane : abri, sanctuaire, refuge, asile, hutte : « sâla, kutî, dvipa, matha, vimâna » ;
saranga : arc (attribut de Vishnou) (cf. « pancayuddha ») ;
sarasana : arc : « dhanus » ;
sarasvat : « pareil à un lac », fleuve (Sarasvati » épouse-sakti de Brahma, et déesse de la
sagesse, de la parole sacrée et de la science) ;
107 sarata : lézard ; (« krkalâsa » caméléon) ;
saratkala : saison d’automne ;
sarira : corps « rupa » : cadavre : « sava, mataka, mrtaka, » ;
sarit : source : « utsa, pra-sravana » : rivière, cours d’eau, source : « sindhu, nadi, dhara,
kupa, uda-pana, utsa, srotas, sravanti, toya » ;
sarkarâ : sucre en poudre (« khândara » : sucre candi ; « sita, sitopalâ » : sucre blanc) ;
sarman : toit : « chadis » ;
sarpa : trompette (« turya »), serpent : « uraga, ahi, nâga, phanin » ; (« phana » :
capuchon) ;
sapha : sabot : « khura, asva-khura » ;
sarpis : graisse : « meda, pusti, taila, vasâ » : beurre : « ghrta, ajya, navanita » ;
saru : (« sara » : flèche) ;
sarva : tout, tous : « visva » ; (« ves, svi, wszelki » slave) ;
sârvarî : nuit : « tamî, râtri, rajanî, nisâ, nakta » ; (cf. « nakta ») ;
sas : « sâ, tat » : il, elle ; « tas, tah » : ce, cette, ces ; (« tad : tas » : cela) ;
sâsa : couteau, épée ;
sasa : sasaka : lièvre, lapin ; (« hase » all.) ;
sâsana : ordre : « rita » : ordre cosmique ;
sasânka : lune : « mas, masa, indu, nisakara, rajanikara, candramas, candra » : brillant,
dieu lune ;
sasti : soixante (« sat » : six, « sodasa » : seize) ;
sastra : arme tranchante, glaive, épée : « asi, khadga » ; (« ayudha » : arme ; « heti » : arme
de jet) ;
sastra : loi, théorie, ( « kala » : Beaux-Arts ; « silpa » : métier d’art ; « silpasastra » : traité
d’art, architecture) ;
sâstra : livre : « tantra, sûtra, parvan » ;
sâsvata : (« sânatana » : éternel) ;
sasya : moisson, récolte, céréale, blé : « vaya, dhana, kana » (grain, graine) danya (riz) ;
sat : bien, bon : « su, ud » ;
sat : six (« sex » latin, « six » anglais, « sechs » allemand) (« sasti » : soixante, « sodasa » :
seize) ;
sata : cent, (« ekaton » grec ; « centum » latin), (« dvisata » : deux cents) ;
sathya : vérité : « râsti, haqiqat, âmiq » ;
satî : sacrifice humain, crémation (coutume, nom par lequel on qualifie les veuves qui
s’immolent sur le bûcher funéraire de leurs maris (de « sat » : sage) ;
satpada : abeille (à six pattes), (« pada » : pattes) : « milinda, alin, bhramara » ;
satkr : « satkara » : hospitalité ; honneurs rendus à l’hôte) ;
satras : écritures, écritures révélées ;
satru : ennemi, adversaire : « vairin, ripu, jura, amitra, ari, dvsah » ;
108 sattva : créature : « bhûta, bhûvana, jana, jantu, praja, prânin, tattva » ; (« pasu » : animal,
bétail ; « vanya » : bête sauvage) ; (« bhûpati » : maître de la terre ; « prajâmân » :
seigneur des créatures ; « tattva, adhyatma » : être suprême) ;
sattva : vertu (« Bodhisattva » : le sage en essence (« bodhi » : éveil) ;
satya : vrai : « rta » ; (« rectus » latin) ;
sau : bouc (« sautromani » : sacrifice du bouc, du bélier et du taureau à Indra) ;
sava : cadavre : « sarira, mataka, mrtaka » ;
sâva : nectar, miel, pollen, ambroisie : « amrta, makaranda, maranda, sudha, soma » ;
(« melinda » : abeille) ;
savana : libation soma, jus de soma : mukti » ; (« srâddha, havis » : libation) ;
savatkala : saison d’automne (cf. « rtu » : saisons) ;
sa-visa : empoisonné : « visa-krta » ; (« visam » : empoisonner) ;
savitr : « savita » : stimulateur, initiateur (« Savitar » : dieu incitateur, le radieux Soleil
levant, « Surya » : dieu soleil) ;
savitr : soleil : « sûrya, ravi, mihira, martanda, bhânu, aru, aruna, âdhitya » (« mihr »
iran., « sol » latin, « heol » breton, « elios » grec, « solntse » russe, « slonce » pol.,
« sunce » serbo-cr., « sun » anglm., « sonne » all.) ;
savya : gauche ; [« seujos » (eurasie)] ;
sâya : soir (« sâyam » : le soir) ;
sayana : sommeil : « svâpa, svapna », lit : « talpa » ; (« palyanka » : palanquin) ;
sayudha : armée : « ayudhika, sadhana » ; (« ayudha » : arme) ;
sekra : fort : « ûrja, balin » ;
semâja : (« samnaja » : palais) ;
senânî : commandant en chef des armées. guru : (« âcârya ») ;
sepha : verge, pénis : « sisna, linga » ; « lângula, puccha » : queue ;
sesha : le cobra divin (« Vasuki-sesha » : le serpent qui servit de courroie pour mouvoir le
Mont Mandara, lors du barattage de la Mer de lait : « kshirôdra » ;
setu : (« sam-krama » : pont) ;
sevaka : esclave : « dâsa » : serviteur ;
sevana : (« phalaka » : pomme, pommier) ;
shakti : sakti : énergie féminine, principe actif des divinités, parèdre du dieu ;
shankha : conque marine, attribut de Vishnou ; (cf. « pancayuddha ») ;
shanti : paix : « ashti, solh » ;
shastra : textes non religieux, des lois et des connaissances ;
shri : beauté (« Shri » : déesse de la beauté et épouse de Vishnou) ;
shûdra : « sudra » : (serviteur), dernière des quatre castes et au service des trois premières
(cf. « varna ») ;
sibira : camp (« jana-pada » : campagne ; « ksetra » : champ) ;
sidati : s’asseoir : « aste » ; [« sitan » (goth.) ; « sedeti » (lit.) ; « azezan » (bret.) ; « assido-
ere » (latin), « sedere » : être assis)] ; [« suth » : séjourner (étrusq.] ;
109 sikatâ : sable : « bâlukâ, vâlukâ » (« siccus, baluca » latin) ;
sikh : disciple (donna « sikhisme » : pratique ou religion monothéiste dont la formule
symbole est « ik ong kar » : qui croit en un seul dieu (« ong » : conscience créatrice ;
« kar » croyance) ;
sikhâ : flamme : « arci, jvâla » ;
sikhara : tour (beffroi) : « purâtta, vîmana » ; (cf. « purâtta ») ;
siksâ : science : « veda, vidya » ; (« ayurdeva » : science médicale) ;
silâ : pierre, roc, rocher : « drsad, adri, aseman, asman, pâsâna, gravan, naka, saila,
parvata » ;
silâ-vesman : grotte, caverne : « dari, nir-dara, kuhara, gahvara » ;
silpa : métier d’art (« sastra » : science ; « kala » : beaux-arts ; « silpin » : « silpa-kara » :
« karma-kara » : artisan) ;
silpa-kara : artiste, artisan ;
simha : lion (et la constellation du lion) : « kesin » ; (« simhî » lionne) ;
sindhu : rivière, fleuve, cours d’eau, source, l’Indus : « toya, sravantî, sarit, srotas, nari,
nadî, kupa, uda-pana, utsa, dhara » ; dhara » ; (« Sindhu » : le fleuve Indus) ;
sira : charrue : « hala, lângala, pangala »
siras : tête : « ghata, kunda, mauli, sirsa » ; (« cerebrum » latin, « maul » all.) ; (asiras :
sans tête, étêté) ; (« sira-vestana » : coiffure ; « sirastra » : casque) ;
sirastra : casque ;
sira-vestana : coiffure ;
sîrna-parna : feuille morte ; (« mudga » : feuille) ;
sirsa : (« siras » : tête) ;
sisira : froid : « saitya, tuhina, tusâra » ; [ « sita, sitala, jala » : froid (adjectif) ; « hima » :
saison froide, hiver] ;
sisna : pénis, queue : « sepha, pasas, linga, lângula, puccha » ;
sisnadeva : phallus divin, priape ; libertin, débouché ;
sisu : enfant : « toka, bala, balaka » ;
sita : sitala, jala : froid (adjectif) [« sisira, saitya, tuhina, tusâra » : froid (substantif) ;
« hima » : saison froide, hiver) ;
sita : lié, attaché, captif, blanc, clair ; sillon, charrue (sillon fait par la charrue) ; (« Sita »
épouse de « Rama ») ;
sita : blanc : « svata, sveta, svit » (« himârana » : blanc de neige ; « sita, sitopalâ » : sucre
blanc) ;
sitapalâ : « sita » : sucre blanc ; (« khândarâ » : sucre candi ; « sarkarâ » : sucre en
poudre) ;
siva : favorable, propice, salutaire (« Siva, Shiva, Çiva » : dieu) ;
skanda : l’ensemble, matière et esprit, dont les 5 éléments sont : rûpa (la forme), vedanâ (la
sensation), samjanâ (la
perception), samskara (la connaissance) ;
110 skambha : colonne, pilier cosmique védique (« yupa » : l’arbre cosmique) ;
skhalita : beuverie : « apana, madhu-vara » ;
skudh : faim : « skudhâ, asanâ » ;
slog : troupe militaire (cf. Agmen) ;
smasru : poil de barbe, barbe : « kurca, dadhika » ; (« loman » poil, « vâla » : crin) ;
smrti : loi : « darma, dharma » : ordre naturel ;
snana : bain (« abhi-seka » : ablution) ;
sobhana : beau, bel, belle : « subha, su-rupa, rûpi, kalyâna » ;
sodara : frère : « bhratr, bhrata » ;
sodasa : seize (« sat » : six) ;
soka : chagrin, douleur : « duhkha, suca, sala, tapa, amiva », « arti, ruja »» (« Soka » :
« Sokha » : divinité védique, personnification du chagrin, le fils de la Mort) ;
sokha : fils de la mort ;
solh : paix : « ashti, shanti » ;
soma : jus de la plante du même nom, ou du « haumaka » : champignon hallucinogène.
Boisson des dieux (amrita) ; (Soma : la Lune, dieu lune ; « pânaka, pânika, piti » :
boisson) ; [« haoma » avestique] ;
sonita : sang : « asra, asrj, asan, kîlâlâ, rokta, rudhira » ;
sona : rouge : « rohita, rohini, rakta, usra, lohikta, aruna » ;
sourias : céleste : soleil : « surya » ;
spas : voir : « pas, drs » ; (« speculum » latin) ;
spasa : spasta : espion (« « specto » latin) ; (« carya » : espionnage) ;
sphya : rame : « taritra ;
spivati : cracher ;
srâddha : offrandes faites aux morts, libations : « havis » ; (« mukti, savana » : libation du
soma) ;
sraj : srak : couronne ;
srat : sraddha : foi : « âstikya » : piété ;
sravantî : fleuve : « srotas, sindhu, sarit, nadî, kupa, utsa, uda-pana » ; (cf. « sindhu ») ;
sravas : gloire [ « sravath- » avest. ; « kléos, klewos » grec] ;
sri : sage (muni). Donna « sridh » : échec dans le rituel ;
sri : gloire : « kîrti, yasas, bhaga, amsa » ;
srî : prospérité : « bhavya, bhuti, pusti » ;
sroni : hanche, fesse (« klonis » grec, « clunis » latin) ;
srotas : (« sravantî » : fleuve) ;
srotiya : savant (« asruta » : ignorant) ;
sru : srnoti : entendre : (« kluo » grec, « clueo » latin, « sluchat » russe) ;
sruta : célèbre ; [« klutos » (eurasie)] ;
sruti : tradition orale, à l’origine des Védas ;
111 stambha : colonne : « sthûna » ;
stan : tonner : « tan, stan » ; (« vajra, tanyatu » : tonnerre, foudre) ;
sthâ : stationner ; (« stare » latin, « stand » angl., « stehen » all., « stat, stanica, stacja »
slave, « ehan » breton, stathmos, grec) ;
sthâmaka : station ; « sthâ » : station ;
sthâna : place : « visaya » ;
sthâvira : vieillesse : « vrddhatva, jarâ » (« strost, starzec » slave) ; (« jarant » vieillard ;
« vrddha, pra-vayas, sana, jarant » : vieil) ;
sthûra : taureau : « vrsa » ; (« staora » aveste-zed, « uros » gaulois, « verres, taurus » latin,
« tauros » grec, « steen » angl., « stier » all., « boga » turc) ;
stoka : petit : « tanu, pota, anu, alpa » ;
straina : strika : féminin (« stri » : femelle) ;
stri : femelle, femme : « bhârya, janî, java, jâyâ, kalatra, nârî, patni, stri, upajantr, vadhu,
yosa, yosit » (« straina, strika » : féminin) ;
stupa : estûpa, stûpa, tumulus, monument funéraire.
sú : fils, descendant : (de « su- » : enfantement, production, qui donna aussi « sû » : cochon,
et « pasu » : bétail) ; « sunu, suta, tanaya, putra, kisora, kisaya, kumaraka, daraka,
âtma-ja » ;
sû : « sû-kara » : cochon, porc : « sûka, kroda » ; (« sûkarî » : tyruie) ; (« us, uks » grec,
« sus- suis, porcus » latin, « wieprz, swinia » pol., « svinja » serbo-cr., « hoh,
houh », moh » breton, « hog » anglais, « schwein » all.) ;
su : bon, bien : « ud, sat » ;
sunus : « su » : fils, descendant, garçon : « daraka, kisaya, kumaraka, putra » ;
subha : « sobhana » ;
suca : « soka » ;
suci : net, brillant, pur : « accha, avadata, coksa, pra-sanna » ; « vi-mala, vi-suddha » :
sans tache ;
suda : cuisinier ;
suddhanta : gynécée, harem, intérieur inviolé ;
sudha : « sâva » ;
sudra : « shudra » : serviteur, dernière des quatre castes de l’Inde védique (cf. « varna ») ;
su-hrd : ami : « vallabha, sakhi, pranayi, mitra, bandhu » ;
sûka : épi ; « kanika » : épi de blé) ;
sûka : sukara : (« sû » : sanglier, porc, cochon ; « kola » : verrat) ;
sûkarî : truie : « krodî » ; (« sû » : cochon) ;
sukha : bonheur ;
sumanas : fleur : « kusuma, puspa » (« Pataliputra » : « kusumapura » : Ville des fleurs) ;
suna : vertu : « guna » ;
suna : abattoir, boucherie ;
sunda : taverne ;
112 sunu : « sú » (« napat » : petit-fils ; « dauhitra-duhitra » : arrière-petit-fils) ;
suni : fille : « suti, putri, kisori, kumarska, duhitr » (« kanyaka » : petite fille ; « kanya » :
fille vierge) ;
sunya : zéro : « sûnya-bindu » : goûte de vide ;
supa : sauce, soupe, bouillon, potage ;
supta : dormir : « svap » (« sopor » latin, upnos » grec) ;
sura : dieu : « deva, dyaus, ishwara, isvara, isa : seigneur ; » ; « devî » : déesse ; (asura » :
démon) ;
sura : soleil (Surya : dieu soleil) (cf. « savitr ») ;
sûra : héros : vîra, puru, nar » ;
surâ : bière ;
sûrya : soleil : « savitr, ravi, mihira, bhânu, âdhitya, aru, aruna » (« Sûrya » : dieu soleil) ;
(cf. « savitr ») ;
sûrya-vara : dimanche : « bhattaraka-vara » ;
su-rupa : « subha » ;
suryavara : dimanche ;
susi : canal : « kulia, irina » ;
suska : sec : « rûska » ; (« sukhoi, suh, suchi » slave, « siccus » latin, « seh » breton, «
ksenos » grec) ;
suti : « suni » ;
sûtra : livre : « sâstra, tantra, parvan ») ;
sûtra : aphorismes doctrinaux, sermon, parole (de Bouddha) : « gatha » ;
sûtra : fil : « guna, tantu » ;
suvarna : or : « camikara, kanaka, kânkana, rukma » ; (cf. « kanaka ») ;
sûya : sacrifices ;
sva : soi : « âtman » : (âme) ;
sva : svan, svana : chien : « kukura » ;
svama : propriétaire, prince ;
svan : demain ;
svap : « supta » ;
svâpa : svapna, nisâ : rêve, sommeil (« sopor » latin) ;
svar : briller, ciel : « div, diva, svar, khega, abhra, junuta, naka » (à rapprocher du grec
« Hra » : « Hera » : épouse de Zeus) ;
svara : son (un) : « nada » : bruit (« nadanta » : la danse cosmique de Shiva) ;
svarga : ciel, paradis : « deva-loka, indraloka » ; (« svarog » slave) ;
svas : vivre : « jîv » ; (« vrt » : exister ; « bhû » : être) ;
svasr : sœur : « bhaginî » ; (« soror » latin, « sister » angl., schwester » all., « c’hoar »
breton) ; (« bhrâtr-jâyâ, yâtr, nanândr » : belle-sœur ») ; (« soror uxoris » latin,
113 « c’hoar-gaer » breton, « sister-in-law » anglais., « schwagering » all., « bratowa »
slave) ; (« bhaginikka » : petite sœur ; «) ; (« bhrata » : frère) ;
svasru : belle-mère : « sa-mâtr » (« svasura » : beau-père) ;
svâsthya : (« samdhi » : paix) ;
svasura : beau-père (« svasru » : belle-mère) (latin « socer ») ;
svata : blanc : « svit, sveta, sita » : blanc (« white » anglais, « weiss » allemand) ; («
himârana » : blanc de neige) ;
svasr : sœur : « bhagini » ; (« anujâ » : sœur cadette ; « bhrata » : frère, « anuja » : frère
cadet) ;
svasru : belle-mère ;
svasura : beau-père ; (« svasru » : belle-mère) ; (« ptr, pitâ » : père ; « mâtr » : mère) ;
svars-yonî : tante : « mâtr-svars, mâtulânî » ;
svedu : sucré, doux, agréable ; (« çakara » : sucre) ;
svid : suer ; (« sudor » latin, « udor » grec, « c’hwezi » breton, « sweat » angl., « schweiss »
all.) ;
syâma : noir : « râma, nîla, a-sita, krsna, kâla » (« Kali » la déesse noire) ;
syandana : char de guerre (« rathat » : chariot) ;
syandanikâ : ruisseau : « nadikâ » : « garta » : fossé : « irina, kulya » : canal ;
syena : aigle, « garuda » ;
syndana : char de guerre, (« ratha, rathad » : char, chariot) ;
tad : « tat » : cela ; (« tas, sas » : ce, celle, ces) ;
tadit : éclair : « vidyut » (« asani, vajra » foudre ; « arka » : rayon) ;
tah : tas : ce, cette, ces : « sas » ; [« to- » (I.-E.) ; « t.ae » (nostratic) ; « « apas, kas » (hitt.) ;
« thata, thota » goth ; « eto » rus. ; « istud » latin ; « eca, ca, ipa, ita, ita, itun, itn, tn,
ta, tei » (étrusq) ;
[« ipse » : même, lui-même (latin) ; [« to » : le, la, les (grec] ; (cf. « ipa ») ;
taila : huile, graisse : « meda, pusti, sarpis, vasâ » ;
tâjika : persan ; (« pârasika » : les perses) ;
tajo : « le feu ». L’un des quatre « dhâtu » (éléments), avec pethavi (terre), aha (eau), vâyo
(vent). (mots hindous) ;
takan : Sud : (« daksina, yâmyâ », point cardinal) (cf. « dis », « dasa »)
taksaka : charpentier ;
taksan : bûcheron, charpentier ;
tala : rythme, temps ;
talpa : lit : « sayana » ; (« palyanka » : palanquin) ;
tamas : obscurité, ténèbres : « timira » ; (« tama, temnota » slave, « tenebrae » latin, «
teñvalijenn » breton) ;
tamî : nuit : « sârvarî, ratrî, rajanî, nisâ, nakta » (cf. « nakta ») ;
tan : tonner : « stan, nad » ; (« tanyatu » : tonnerre) ;
114 tanaya : (« sunu » : fils) ;
tantra : livre : « sûtra, sâstra, parvan » ;
tantra : texte, doctrine magico-mystique du tantrisme, la Voie de la délivrance ;
tantu : « sûtra » : fil) ;
tanu : corps : « sarira, rupa, deha, anga, akrti » ;
tanu : petit : « stoka, pota, anu, alpa » ;
tanyatu : tonnerre : « vajra, jîmûta-svana » (« taran » breton, « tonos » grec) ; (« tan » :
tonner) ;
tapa : saison chaude, été : « grisma » ; (cf. « rtu » : saisons)[« tabestan » perse, « theros »
grec, « leto, letom » russe, « lato » pol., « ljeto » cr., « vara » slavo-roum., « vasara »
lituani, « verano, estío » esp., « verão, estio » port., « aestas » latin, « hanv » breton,
« sommer » all., « summer » angl.] ;
tapa : « suca » : chagrin) ;
tapas : abstraction, méditation ; tapasvin : ascète : « yogi » ;
tapati : brûler : « dah, du, jvaj, » ; (à rapprocher de « Tabiti » : déesse du feu, chez les
Scythes) ;
târâ : taras : étoile : stabhis : astre : « uru, naksatra, jyotis » ;
tarakamaya : nom de la première guerre céleste entre les dieux (de Taraka, épouse de
Brhaspati, enlevée par Soma, et « maya » : magie) ;
taranga : vague : « ûrmi, vîci, kallola ; arna » : courant, mer ;
tarika : (« parasu » : hache, pic, ciseau) ;
taritra : rame : « sphya » ;
tarna : veau : « vatsa » (« telenok » russe) ; (« usra, go, asta » : vache ; « astapadi » :
vache pleine) ;
taru : arbre : « dru » ; « aga, naga, vrksa » : montagne, arbre ;
taruna : jeune : yuvan ; (« yuvatî » : jeune femme ; « yauvana » : jeunesse) ; (latin «
tener » : jeune) ;
tas : « sas » : ce, celle, ces ; (« tat : « tad » : cela) ;
tat : « tad » : cela ; (« tat, sas, sa » : il, elle) ;
tata : père, papa : « pita, prt, janaka » ;
tathâ : oui : « param » ; [(« na, naiva » : non, ne ; « mâ » : (prohibitif) ] ;
tattva : émanation : « nârâyana » ; (« tattva, adhyatma » : être suprême ; « bhûpati » :
maître de la terre ; « ananta, anannantanâta » : maître de l’éternité ; « prajâmân » :
seigneur des créatures), (« bhûta, praja, satva » : être, créature), (de « bhû » : être) ;
tejas : majesté : « aisvarya, mâhârmya, mahiman » ; autorité : « ajna » ;
tejo : feu : « agni, anala, vahni » ; (cf. « agni ») ;
thakkura : seigneur : « bhattan, pat, pati, adhipati, ishwara » : maître, roi (« isa, isvara »
seigneur dieu ; « Prayapati » : seigneur des créatures ; « pat » : maître,
gouverneur) ;
theravâda : « voies des anciens », par oppos. au Mahayana (le grand véhicule) et
au Hinayana (le petit véhicule), apparus plus tard ;
115 ti : tirer ;
tilaka : marque, point sur le front indiquant l’appartenance à une branche religieuse. Point
de couleur porté au front par les femmes mariées ;
timira : (« tama » : ténèbres, obscurité) ;
tîra : rivage, rive : « rhodas, kûla, anupa », (« kaccha » : marais ; « kacchapa » : tortue) ;
tîrtha : gué : « gadha » ;
tîrthankara : passeurs de gué, nautonier qui mène le fidèle vers la délivrance ;
tîrthas : fleuves ;
toka : enfant : « sisu, bala, balaka » ;
tomara : lance : « kunta, rsti » : javelot : « astra, prasa » ;
torana : arc, porche, portique couronné à l’entrée des temples ;
tosa : plaisir : « josa, moda, rati, prîti » ;
toya : eau : « uda, vari, nira, paya, ambhas » ; (« dhara, nari, sarit, kupa, dhara, utsa,
udapana, sravanti, srotas, sindhu » : eau courant, rivière, fleuve) ;
trâman : refuge : « sarana, â-sraya » ;
trâsa : peur : « âtanka, bhaya, bhi, dara, sanka » ;
traya : triade : « trayi, tretâ, triyata, tritva » : « trimurti » : trilogie ;
trayadasa : treize ;
trayi : tretâ, triyata, tritva, « traya » : triade : « trimurti » : trilogie) ;
tri : trois : « trayas » ; (« tri » I.-E., « tir, trayo » avestique, « tres » latin ; « treis » grec,
« three » anglais, « drei » allem., « tri, trzy » slave, « tri, teir » breton) ; («
Triloka » : les 3 mondes ; « tridasa » : 3 x 10 : 30 ; « trikaya » : 3 corps ») ;
trimsat : trente ;
trimurti : trilogie, triade (« traya » ;
tripada : trépied ;
tripura : trois remparts ;
trisula : trident ;
trna : herbe : « yavasa, haritaka, darbha » ; (anglais « turf » : tourbe) ;
trsnata : soif (« thirst » anglais ; « dusrt » all.) ;
trsrsan : tricéphale ;
tu : (« tva » : toi) ;
tu : et : « ca » ;
tuhina : glace, neige, gelée, froid [« jala, tusâra, sisira, saitya » : froid (substantif) ; « jala,
sita, sitala » : froid (adjectif) : « hima » : saison froide, hiver ] ;
tuna : tuni : carquois : « kalapa, bâna-dhi, isu-dhi » (« isu » : flèche ; « isvasa » : archer) ;
tup : tuer : « mar » : frapper : « vi, vitad, vadh, han, â-han » ;
turya : trompette : « sarpa » ;
tusâra : « tuhina » ;
tva : toi : « tu ») ;
116 tvam / vas : vous / votre ;
tuya : « toya » ;
ucca : haut : « udhara, prâmsu » ;
ud : bien, bon : « sat, su » ;
uda : eau : « udan », « ab, ap, abhis, ambhas, apas, apo, kasiria, nira, paya, toya, vari »
(« udadi » : mer, océan) ;
udadi : mer, océan : « sagara, ambu-râsi, amburaci, sagara, samudra, akupara » (de
« uda » : eau) ; (« ksiroda » : Océan de lait, Océan primordial ; « « ksira » : lait) ;
udan : eau, onde, flot ; (cf. « uda ») ;
uda-pâna : puits, fontaine : « kûpa, kûpaka, utsa, dhana » ;
udaras : utérus ; [« udaras » (avest) ; « undros » (eurasie)] ;
udgatr : prêtre chantre : « kavi » ;
udha : pollen, miel, nectar : « sâva, pîyûsa, madirâ, makarunda, amrta » ;
udhara : « ucca » ;
udhas : « uroja » : pis, sein : « kuca » : poitrine, mamelles ; (« kucau » : seins ; «
udhasya » : lait) ; (cf. « kuca ») ;
udhasya : lait : « ksira » ;
udîcî : nord : « uttara » ; (dis » : point cardinal ; pluriel « disa ») (« daksina, yâmyâ » : sud ;
« prânc, pûrva » : est ; « pratîcî » : ouest) ;
udra : loutre ; [« udros » (eurasie)] ;
udupa : bateau, barque : « nau, nauka, pota, bhelaka » : navire, nef ; (« uda » : eau) ;
udupa : laque : « jatu, laksa, nauka » ;
ud-vâha : mariage : « vivâha, panigraha, parinaya » ; (« parinita » : épousé ; «
krtadâra » : marié ; « patimatî, patvatnî » : mariée) ;
udyana : jardin : « ârâma, vâtî, vâtikâ » : parc ;
uksan : bœuf, taureau : « go, vrsa, rsabha, anadhva, gavendra, gavaya » ;
uluka : hibou (proto-I.-E. Et hindou) ; « ulukah » : les hiboux ; (donna « hululer et
hulotte ») ;
un-matta : ivre, fou : « mûdha, mûrkha, vatula » ; (« unmada » : folie, ivresse) ;
upa-hâra : victime sacrificielle ; « purusopahâra » : victime humaine ;
upajantr : (« yosa » : femme, épouse) ;
upanisad : (« assis près de ») : texte philosophique commentant le Véda ;
upa-raga : éclipse : « râhu » ; (« candra-graha » : éclipse de lune) ;
upayantr : époux (« upayata » : épouser) : « kanta, dayita » ;
uraga : serpent : « sarpa, ahi, nâga, phanin » (« phana » : capuchon) ;
uran- : mouton, bélier ; [« iriye » tokh. ; gren « aren » : agneau ; arm. « garn » : agneau ] ;
ûrja : fort : « sakra, balin » ;
ûrmi : vague : « vîci, taranga, kallola ; arna » : courant, mer ;
uroja : (« udhas » : sein, poitrine) ;
117 uru : étoile, astre : « târâ, naksatra, jyotis » ;
uru : (« urvî » : terre) :
urvasi : « usas » ;
urvî : terre, sol : « uru, pusiva, prthivî, pethavî, mahi, ku, ksima, ksama, bhumi, bhu » ;
(« koton » grec, orbis » latin) ;
usas : l’aurore : « usasi » : l’aurore, le matin) : « urvasi », « aruna » ; (« Usas » : divinité
de l’Aurore, de l’Aube) ;
usra : rouge : « (de l’aurore) : « lohita, aruna, rakta, rohita, rohini » ;
usra : vache : « asta, dhenûth, go » ;
utpala : lotus bleu dressé, symbole de la sagesse ;
utsa : source : « pra-sravana, sarit » : fontaine : « kupa, kûpaka, uda-pâna, dhana,
dhârâ » ; (cf. « dhârâ ») ;
uttara : (« udîcî » : nord) ;
vac : langue, parole, verbe : « vad, lap, bhas, brû, sabda » ; (« vox » latin) ; (« Vac » :
déesse du verbe) ;
vacana : vacara : nombre : « sam-khya, an’ka, gana » ; (cf. « sam-khya ») ;
vacara : (« sam-khya, an’ka, gana » : nombre) ;
vad : (« vac » : parole) ;
vadah : apercevoir, voir : « drs, pas, spas » ( « speculum » latin) ;
vadana : bouche, visage : « anika, anana » ;
vadh : frapper : « vi, vitad, han, â-han » : « mar, tup » : tuer ;
vadha : meurtre : « âghâta, hatya, marana » ; (« mar » : tuer) ;
vadhaka : assassin ;
vadhu : fiancée, jeune mariée, femme, épouse, femelle : « jani, java, kalatra, narî, yosa »
(« bhârya, jâyâ, patnî » : épouse) ;
vagha : offrande (« vaghat » : l’offrant) ;
vâha : cheval ; (« vâhana » : monture) ;
vâhana : monture (« deva-yâna » : véhicule), animal symbolique, monture des dieux :
« Garuda (l’aigle, de Vishnou), Hansa (l’oie sauvage, de Brahma), Nandin (le
taureau, de Shiva), Makara (antilope à queue de poisson, de Varuna), Paravani (paon,
de Skanda), Mushaka (souris, de Ganesh), Kurma (la tortue, de Yami : Yamuna) » ;
vahati : bouger, porter ;
vahni : feu : « agni, anala, tejo » ; (cf. « agni ») ;
vainava : flûte (en bambou) : « vamsa, vamsi » ;
vairin : adversaire, ennemi : « satru, ripu, jura, ari, amitra, dvsah » ;
vaisaka : mois de « Visakha » (avril-mai) ;
vaisya : paysan : (« visas ») : producteurs, nom, générique de la 3e caste (« krsibala » :
laboureur) ; (cf.« varna ») ;
vajin : cheval : « asva, arvan, arvat, ghota, rathya » ; (cf. « asva ») ;
118 vajra : tonnerre (« tanyatu, jîmûta-svana ») : foudre : « asanî, tadit », (« vidyut » : éclair ;
« stan, nad, tan » : tonner) ;
vak : parole : « vacas, vac » ;
Vaksu : « Oxus » : Amou Daria (fleuve de l’Aral) ;
vâla : crin ; (« loman » : poil, « smasru » : poil de barbe) ;
vallabha : amie, maîtresse, amante : « kântâ, kâmukî », « saki » : aimée, confidente ; («
suhrd : ami) ;
vâlukâ : (« Bâlukâ, sikatâ » : sable) ;
vamiti : vomir ;
vamra : vamrî : fourmi : « pipila » ;
vamsa : dynastie : « âvalî », « grota, jâti, kula » : race ; (« kula » : dynastie royale,
famille) ;
vamsa : vamsi : roseau, bambou, poutre : flûte : « vainava » ;
vamsam : famille (« grâma » : clan, tribu, dirigés par le « grâmanî »)
vamsha : généalogie ;
vana : matière (« nirvana » : hors matière) ;
vana : végétation ; bois, forêt : « vipina, aranya, atavi, kânana, kastha, sala, dru, daru »
(« vanaspati » : l’arbre, maître de la forêt) ;
vanacara : qui se promène dans les bois, anachorète ;
vani : ni : « na » : non ;
vanikâ : bosquet : « ni-kunja, kanana, arania » ;
vanya : bête sauvage : « mrga » (« pasu » : animal, bétail ; « sattva » : créature) ;
vap : semer ; (« vâpa » : semence : « bija » ; « vaptr, vâpa » : semeur) ;
vaptr : semeur : « vâpa » : semence ;
vapus : apparence, aspect, forme : « â-kâra, mûrti, rûpa » ;
vara : enclos, circonférence ; (en mazdéen « vara » : clôture, clos de l’Enfer mazdéen) ;
varaka : manteau, couverture, souhait, requête ;
varatâ : oie femelle ; (« hansa » : oie ; « hansa-râja » : oie mâle) ;
varati : pluie : « : parjania, paryania, varsa, vrsti, ativrsti : pluie diluvienne) ; (abhivas :
pleuvoir) ;
vari : (« uda » : eau) ;
varman : cuirasse : « marmatra, kavaca » ;
varna : couleur, teinte, castes ; (« brahmans », « ksatriya », « vaisya » et « sudra ») ;
varna-samkara : bâtard : « bandhula » ;
varsa : an, année : « abda » ;
varsa : pluie ; (« Bhâratavarsa » l’Inde de la pluie, le pays des Bhârata) ;
varta : pays, région ; « Aryavarta » : le pays des Aryas, l’Inde : « Bhâratavarsa » : le pays
des Bhârata, l’Inde de la pluie) ;
vartman : route : « vîthî, mârga, adhvan » ;
119 vas : votre (« tvam » : vous) ;
vasa : figuier : « asvattha, baniyan, banayan, bo, bodhitaru, parkatî, pippala, plaksa, ficus
religiose, ficus benghlensis, nyag-rhoda, « ksîra-vrksa » : (« ficus religiose, ficus
indica, ficus benghlensis ») : banian, figuier des banians, figuier sacré, figuier de
l’Inde aux tiges aériennes, arbre sacré, arbre étrangleur, arbre pagode ;
vasa : pluie ;
vasâ : lard, huile, graisse : « meda, pusti, sarpis, taila » ;
vasana : désir de se manifester, inhérent aux êtres vivants ;
vasanta : saison du printemps (« Vasanta » : divinité personnification du printemps,
serviteur de Kama, dieu de l’amour charnel) ; (cf. « rtu » : saisons) ;
vaste : robe ;
vasu : richesses : « vitta, râja, rai, dravya, dhanam » (« isvara, arthya, dhanya » : riche ;
« adhana » : pauvre) ;
vasu : vent, air (« Vasu » : dieu du Vent) ;
vasumati : pays : « visaya, dis, desa, janapada » : royaume, peuple ;
vasus : (enveloppe) nom des 8 demeures, sphères de vie existantes personnifiées dans : « 1°
« Prthivi » (la Terre), 2° « Agni » (le Feu), 3° « Antariksha » (l’Espace), 4° « Vâyu »
(le Vent), 5° « Dyaus » (le Ciel), 6° « Surya » (le Soleil), 7° « Nakshatra » (les
Constellations), 8° « Soma » (semence d’immortalité, oblation, le nectar des dieux,
qui devint « dieu lune ») ;
vata : figuier : « asvattha, bo, bodhitaru, pippala, parkatî, plaksa », « baniyan, banayan »,
« nyag-rhoda », « ksîra-vrksa » : « arbre-à-lait » : banian, figuier, figuier des
banians, figuier de l’Inde aux tiges aériennes : (« ficus indica, ficus religiosa, ficus
benghalensis ») ;
vata : enclos, clôture : « pari-srta, pari-dhi, kaksya » ;
vâta : vent : « pavana, atasa, anila » ( « väyo » : « vayu » : celui qui souffle : « Vayu » le
dieu du vent) ; [« ventus » latin ; « wind » anglo-all. ; « wiatr, vjetar, vint » slave ;
« gwent, vraz » breton ; « hwant- » hitt. ; « yente » tokh. ; « ouros » grec) ;
vâta-cakra : moulin à vent ; (« cakra » : moulin à huile) ;
vatakan : Nord : (« udici, uttara », point cardinal) ; (cf. « dis », « dasa ») ;
vâta- pata : voile (de bateau) : « marut-pata » ;
vâtî : vâtikâ : jardin : « ârâma, udyana » : parc ;
vatsa : veau : « tarna » ; (« telenok » russe) ; (« usra, go, asta » : vache ; « astapadi » :
vache pleine) ;
vatsalya : amour : « prema » ; (« raga » : passion) ;
vatula : fou : « mûdha, mûrkha, un-matta » ;
vaya : blé : « sasya, dhana, dhanya » ;
vayam : nous ; (« nas » : notre) ;
vayan : âge : « ayu » (« yuga » : âge du monde) ;
vâyo : « le vent », air ; « vayu » : qui souffle (cf. « vâta » et « tejo ») ;
ved : informer, montrer ;
120 veda : « vid » : ce qui a été vu, ou aperçu, par les « rishis » (sages), savoir (le),
connaissance, science, parole sacrée. Ensemble de textes, en sanskrit, comprenant : 1° Les
« Samhita » : Livres des écritures révélées, recueils des hymnes liturgiques ; dont le
« RgVeda » (le Véda des rois, mythe de la création du monde, rituels et sociologie),
le « Samaveda » (hymnes destinés à être chantés, le « Yajurveda » (textes des
formules sacrificielles), et l’« Atharvaveda » (propositions et filtres magiques). 2° Les
« Sraustasûtra » (textes des sacrifices rituels) et le Grihyasûtra » (formulations pour
des cérémonies domestiques). 3° Les « Brâhmanas » (traités cultuels faisant
référence aux mythes). 4° Les « Upanishads » (recension des spéculations
métaphysiques) ;
veda : (« vidya » : science) ;
vedanâ : la sensation (l’un des 5 éléments du skenda) ;
vedi : autel : « kartr », « cita », « cayana » ;
vedika : balustrade autour du stûpa (stoûpa) ;
velâ : espace de temps (« dis, kha » : espace) ; (« while » anglais) ;
vellabhi : bien aimée ;
vesya : courtisane, prostituée ;
vettr : (« vid » : savant) ;
vi : frapper : « vitad, vadh, han, â-han » : « mar, tup » : tuer ;
vi : privé de, séparé, loin de (préverbe védique. Entre dans la composition de « Visnu », de
« vitaram » : plus loin, de « vi-caksus » : privé de vision) ;
vibhîtaka : noyer, l’arbre à noix, sert de dés aux jeux de hasard, dont le coup parfait est le
« krta » ;
vi-bhu : puissant : « pra-bhu, mahant, mahânu, bhâva » ;
vi-caksus : aveugle : « andha » ; (« caksus » : vue, vision) ;
vîci : vague : « kallola, taranga, ûrmi ; arna » : courant, mer ;
vid : savant : « vettr, kovida, bhatta » : savoir, connaître : « vid, veda » (« oida » grec, «
video » latin, « wit, wise » anglais, « wissen, weise » allem., « ucen, uczony » slave,
« uid » gaulois, « goud » breton) ;
vidhava : veuve (« window » anglais, « witwe » all., « vdova, wdo, wiec, vaduv » slave) ;
vidhi : destinée, destin : « dista, daiva, dasa, bhaga, bhagya, krtânta, daivagati, ni-yati »,
« karman » : conséquence des vies antérieures ;
vidya : « veda » : science : siksâ » ; (« ayurdeva » : science médicale) ;
vidyut : éclair, (« vajra, asanî » : foudre) ;
vi-graha : guerre, combat, duel, sacrifice : « âvaha, mrdha, rana, samara, samgara,
sangara » ; (prtana : armée ; « yodha, jâjin » : guerrier) ;
vihaga : oiseau : « paksi, khaga » ;
vihagalaya : air : « atasa, akasa » : (éther) ;
vi-jaya : victoire : « ava-jiti » ; (« sego » gaulois, « sieg » all.) ;
vijigîsu : envahisseur ;
vi-kârin : infidèle : « a-sant, a-satî » ;
121 vi-caksus » : privé de vision ;
vi-mala : sans tache : « vi-suddha » ; « pra-sanna, coksa, suci, avadata, accha » : pur, net,
brillant ;
vimâna : tour (« purâtta, sikhara ») : sanctuaire, palais : « prâsâda », « sâla, sarane,
matha, kutî, dvipa » : asile, abri, refuge, hutte ; (cf. « purâtta ») ;
vimsati : vingt ; (« vingiti » latin, « ewanzig » all., « dwadziescia », dvadeseti » slave) ;
vina : harpe ;
vinaya : monastique, disciple : « ritsu » ; ;
vi-para : commerce : « vy-apara, panana, panya » ;
vipina : « vana » : forêt) ;
vipra : prêtre : « vtvij, brahman, bra, adhvaryu, ahitâgni, dvija, hotr » ; (cf. « brahman ») ;
vipula : grand : « mahâ, mâhant, brhant, pramsu, prthu » (« Mahâbhârata : Grande histoire
de l’Inde ; « mahârâja » : grand roi) ;
vîra : mâle, guerrier, héros : « sûra, nar, puru » ; (« vir » latin ; « aner, eros » grec ; «
werolf » all.) ; (« purusa », chef, époux) ;
vîrya : puissance (énergie), force : « sahas, ojas, hatha » ; « bala » : puissance (force),
« sakti » : puissance (pouvoir), « pra-jâti » : puissance (force créatrice) ;
vis : peuple : « loka, jana, prajâ » ;
visa : venin, poison : « garala, ksveda » ; (« virus » latin, « ios » grec) ;
visam : empoisonner (« visa-karta, sa-visa » : empoisonné) ;
visas : paysan : « vaisya » (« krsibala » : laboureur ; (« vicinus » latin) ;
visaya : pays : « vasumati, dis, desa, janapada » : peuple, royaume (« jana » : homme,
« janati » : femme ; « janata » : humanité) ;
visaya : place : « sthâna » ;
vi-suddha : (« vi-mala » : sans tache) ;
visva : univers : « jagat » : monde ;
visva : tout, tous : « sarva » ; (« ves, svi, wszelki » slaves) ;
visvedava : tous les dieux ;
vitad : (« vi » : frapper) ;
vitaram : plus loin (du préverbe védique « vi » : loin de, séparé) (« vi- » : avestique, dans
« Vidêvdât » ou « loi contre les mauvais esprits ») ;
vitardi : terrasse : « mañca, âlinda, âlindaka » ;
vîthî : vîthîkâ : rue, route : « vartman » : « marga » : adhvan » ;
vitta : (« vasu » : richesses) ;
vivâha : mariage : « ud-vâha, panigraha, pariyana » ; (« krta-dâra » : marié ; « patimatî,
pativatnî » : mariée) ;
vivatta : fondation, création du monde (« samvetta » étant sa résorption à la fin de chaque
cycle) ;
vraja : pâturage : « ghasa, gocara, yavasa » ;
122 vrata : ce qui est voulu, juré, voeu sacré, acte religieux, rite ; [« urvta » (avest.) ; « ueria »
(hitt) ; « wrds » (v.prus- ltvi) ; « vardas » (lith) ; « uerfalem » (umbr) ; « fordat »
(rus)] ;
vrddha : vieil : « sana, jarant, pra-vayas » ; (« jarâ, vrddhavat, sthâvira » : vieillesse ;
« jarant » : vieillard) ;
vrddhavat : vieillesse ; (« vrddha » : vieil) ;
vrîhi : riz : « sali, dhanya » (« dhana » : grains) ;
vrja : troupe, troupeau : « gana, kula, yûtha, yûthya » ;
vrka : loup : « koka » : coucou, chacal (« vrki » louve), [« wlk » (I.-E.) ; « lukos » grec,
« lupus » latin, « volk » russe, « vuk » slave, « kurt » turc, wolf » angl.-all.) ;
vrksa : arbre (« vrkasa » arbuste) : « dru, aga, naga, taru » ;
vrs : pleuvoir ; (« versare » latin. Donna averse) ;
vrsa : mâle, taureau : « sthûra » ; (cf. « sthûra » et « uksan ») ;
vrsaka : arbuste : « ksupa » (« dru » : arbre) ;
vrsni : bélier : « mesa » ;
vrsti : pluie : « avrsti, parjanya » ;
vrt : exister ; (« jîv, svas » : vivre ; « bhû » : être) ;
vtvij : (« vipra » : prêtre) ;
vyadha : chasseur : « lubdhaka, pubdhaka, âkhetaka » ; (cf. « âkheta » : chasse) ;
vyala : « vyadha » : cruel, méchant ;
vy-âpâra : (« vi-para » : commerce) ;
vy-âpâra : travail : « karman » ;
vyuha : Nom donné aux expansions cosmiques, émanations de Brahma, conservées par
Vishnou et détruites par Shiva ;
wegh : prière (radical indo-européen ;
ya : sacrifice. Donna « yajña » ;
yaji : sacrifice : yajña, adhvara ; soma » : libation ; (« yajñiya » : sacré) ;
yajña : acte sacrificiel, rite : « âcâra, adhvara, deva-karman, kalpata, santi » ;
yajñagni : feu sacré ;
yajñiya : sacré : « punya » ;
yama : jumeaux ; (donna « Yamuna » : déesse rivière, aspect éternel de « Yami »[sœur et
épouse de « Yama » (jumeaux), le dieu des esprits et des enfers], dont la monture st
« kurma », la tortue, 2e avatar de Vishnou, incarnée pour supporter le mont Mandara
lors du barattage de la « Mer de lait » ; (cf. « vahana ») ;
yama-ksaya : demeure de Yama ; (« adhonilaya » : séjour souterrain ; « pâtâla, naraka » :
enfer) ;
yâmyâ : sud : « takan, daksina » (« dis » : point cardinal, « disa, dasa » : points cardinaux) ;
(« udici » : nord ; « purva » : est ; « pratîcî » : ouest) ;
123 yâna : voie, chemin mystique, (« Mahâyâna » : la grande voie de l’ascension, et «
Hinayana » : le petit véhicule, dans la doctrine philosophico-religieuse bouddhiste, apparus
bien après le « Theravada » : la voie des anciens) ;
yantra : amulette, formule magique, magie : « mantra, mâyâ, samsa, krtya » ; («
abhicâra » : magie noire) ;
yasas : gloire : « kîrti, sri, bhaga, amsa » ;
yati : (« kule » : famille) ;
yâtr : sœur : « svasr, bhagini ») ; (cf. svasr ») ;
yâtrâ : cortège, voyage : « adhvan, gamana » ;
yauvana : jeunesse ; (« yuvan » : jeune, « yuvatî » : jeune femme) ;
yavasa : pâturage : « ajras, trna, haritaka, darbha » : herbe ; (anglais « turf » : tourbe) ;
yayana : chant, poème : « gîtâ, gîti, gîtaka, geya, gana » ; (cf. « gîtâ ») ;
yodha : « yuddha, jâjin » guerrier, combattant, soldat ; (« âvaha, mrdha, samgara,
yodhana, vi-graha » : guerre ; « prtana » : armée) ;
yodhana : guerre (« yodha » : combattant, guerrier, soldat) ;
yoga : joindre, assembler (sansk) ; « yunak » (v.hind) ; [« jeugeiet » (I.-E.) ; joindre,
assembler ; « yaoj, yuj » (avest) ; « yoka » (tokh) ; « jungo » (latin) ; « jungiu » (lith) ;
« juk » (goth) ; « joch » germ) ; « iau » (gallois) ; « ieu » (corn.) ;
yoga : yuga : joug : « dhur » (« dhura » : attelage ; « bhâra » : fardeau, charge) ;
yoga : véhicule, moyen, méthode ; système philosophique et pratique pour délivrer l’esprit
des liens matériels ;
yogi : ascète : « tapas, tapasvin » ;
yoni : organes fécondateurs, et disque représentant le sexe féminin qui reçoit le linga ;
(« manmathâyatana » : organes féminins ; « pum-linga » sexe mâle) ;
yonis : organes femelles, fécondateurs de la nature (cf. « linga » : phallus) ;
yosa : yosit : femme : « stri, vadhu, patni, nârî, janî, java, jâyâ, kalatra, bhârya » ;
yoyana : lieue ;
yudh : yuddha : combat, bataille : « sam-grama, sam-khya, prt, khya, ahava » » («
yodhama » : guerre, « yodha » : combattant, guerrier, soldat) (indo-iranien et brittonique) ;
yuga : âge, âge du monde, de la création à la destruction (correspond à une journée de
ère eBrahmâ) ; (« yugani » : les 4 ères du monde ; 1 « satya-yuga » : 1.728.000 ans ; 2
e« treta-yuga » : 1.296.000 ; 3 « dvapara-yuga » : 864.000 ; et « kaliyuga » : l’ère
actuelle : 432000 ans, qui forment le « mahayuga » : 4.320.000 ans ; le « kalpa » étant
le cycle de 4 âges, mesuré en jours de Brahma (qui doit vivre 100 ans cosmiques), et
il en faut 1 000 pour former une journée du créateur (« vayan, ayu » : âge) (cf. «
kalpa ») ;
yuga : yoga : attelage, joug : « dhur » ; (« dhâra » : attelage ; « bhâra » : fardeau, charge) ;
yunak : joindre, ressembler (v.hind) ; « yoga » (sansk) ; [« jeugeiet » (I.-E.) ; joindre,
assembler ; [« jungo » (latin ; « yaoj, yuj » (avest) ; « yoga » (sansk) ; « yoka » (tokh) ;
« jungiu » (lith) ; « juk » (goth) ; « joch » germ) ; « iau » (gallois) ; « ieu » (corn.) ;
yupa : pilier, poteau, arbre cosmique (« muga » irlandais, « irminsul » saxon, « yggdrasil »
scandinave) (« skambha » : pilier cosmique du véda) ;
124 yûtha : yûthya : « troupeau : « vrja » ; « gana, kula » : troupe) ;
yuva : yuvan : jeune : « taruna » ; (« yuvatî » : jeune femme, « yauvana » : jeunesse) ;
yuvatî : jeune femme ; (« yuvan » : jeune) ;
yuvarâja : Prince, dauphin du royaume ;
125


Les Tokhariens



Les Asvins sont inquiets et, filant les étoiles, gagnent le firmament où
leurs faces brillantes laissent partir deux larmes qui retombant sur terre
habillent la nature d’un délicat satin.
C’est l’aube de l’histoire, le campement se vide, tous les peuples s’en
vont.

Avec les Indo-Aryens et autres Mèdes et Perses, les Tokhariens quittent
le Sunodos pour l’entre-deux-mers, le plateau de l’Oust-Ourt et le kara kal,
et ensemble remontent l’Oxus (l’Amou Darya) jusqu’à « Namazga », ancien
douar des Proto-indo-européens, aux frontières nord-ouest de l’Afghanistan,
où les tribus se scindent. Par le bas Kara Koum, les futurs Iraniens gagnent
la Charinda, l’Hyrcania et sa Daria (la partie inférieure de la Mer
Caspienne) ; les promis Bharatas disparaissent derrière les premiers contreforts
de l’Hindou-Kouch, et par le Souleiman et la haute vallée de l’Indus
atteignent le Penjab. Du haut du Kongur-Shan (7 719 m.), borne géante, mirador
sur la Chine, l’Ouzbékistan et le Tadjikistan, à l’aube, d’un geste amical, les
« Asvin » saluent le clan Tokharien à l’arrêt sur les rives du haut cours du
Tarim.
eDès le XII s. avant notre ère, les Tokhariens établissent des rapports
commerciaux et autres, plutôt amicaux, avec la Chine, ainsi, lorsque la
dynastie Shang est renversée et remplacée par celle des « Zhou », c’est tout
naturellement que le roi « Mu » (-1 001 – 947) part, avec sa cour, rendre les
honneurs dus à « Xiwangmu » (la reine-mère d’Occident), avec l’intention,
racontent les chroniques, de continuer jusqu’au bassin du Tarim pour châtier
les « Quan-Rong » (« les chiens sauvages », nom donné aux « Barbares
Occidentaux », dont aux Tokhariens) quelque peu inamicaux depuis sa prise du
pouvoir ; mais la pression exercée par les tribus mongoles dans la frontière
nord de l’empire l’oblige à rapporter le voyage de quelques années, et ce
n’est qu’en -984 que le belliqueux empereur et sa puissante armée
envahissent la vallée faisant prisonniers, disent les chroniques du « Fils du
Ciel Mu » (« Mu Tianzi Zhuan »), cinq de leurs rois.
127 Deux autres fois, l’omnipotent Mu rendra, en tant qu’allié, visite aux
Quan-Rong, qui le reçoivent en ami et gratifient leur hôte de 46 excellents
chevaux koutchi (Tokhariens). Toujours prêts aux réjouissances, et friands
de dits et de gueuletons, à l’égard des autres peuples Indo-européens, les
repas officiels, politico-religieux, des Tokhariens, étaient un mélange de
spiritisme et de beuverie où la boisson était proposée aux commensaux par
une jeune fille vierge à la coupe de jade (« la femme de jade fait circuler la
coupe » dit la chanson), et une occasion d’échanger bravades, compliments
et cadeaux. Quelques siècles plus tard, en -771, les Quanrong, qui n’ont pas
oublié l’affront « Mu », participent activement à la chute de la dynastie des
Zhou Occidentaux, prennent d’assaut Hao, leur capitale, et tuent le roi
« You ».
Une ancienne légende répandue du Kirghizistan au Turkestan Oriental
rapproche les Quan-Rong des rois Tokhariens, c’est le mythe du « roi
bébé » : « Fils d’un chef Tokharien mort au combat et son épouse conduite en
esclave par les vainqueurs, l’enfant, abandonné et adopté par une louve,
grandit en force, en habilité et en sagesse au milieu des fauves. De retour
chez les siens, il fut élu roi et gagna tant de batailles que le premier des
« Sang » (dynastie Chinoise) lui rendit visite et conclut une alliance avec les
Quan-Rong une alliance qui durera des siècles ».
Bien plus tard, par des Mongols poussés, quelques tribus scythes et autres
kouchéenes, jadis maîtres de l’Altaï, du Balkal au Balkhach, quittent les
steppes Kirghizes pour les bords de l’Aral les uns, les autres, par le Tian
Chan, s’en vont joindre les siens dans le bassin du Tarim. Nomades, pâtres,
chasseurs et cueilleurs, ils adoptent, devenus sédentaires, la culture irriguée,
pour maîtres leurs aïeux qui, depuis douze siècles prospèrent exploitants des
mines, fer, or et argent, artisans et marchands, à l’occasion auneurs de
Kaschgar à Dunhuang, par Pamir ou Kucha, sur la bientôt fameuse « Route de
la soie » reliant déjà, cinq cents ans av. J.-C., Panticapée, Antioche et
Rhagaï à Samarkand, Kaschgar, Pamir, Duhuang et Kucha, de part et autre du
bassin du Tarim. C’est ici que les « Yuezhi » (nom que les Koutchéens, les
eTokhariens de la région de Koutcha, se donnaient) avaient, au – VII s., créé
le tout premier et puissant empire « Koutchi » rêvé par les nouveaux venus
et détruit un siècle plus tard par les « Xiongnu », autre peuple nomade
originaire de la Mongolie qui, vainqueur, adoptera les us, la langue, et finalement
le nom, « Yuezhi » (au VIIe s. ap. J.-C., leur capitale était toujours appelée
« Yiluolu » par les chinois), des vaincus, dont une partie s’installe au nord
du Lop Nor (les marais salés du Bosten Hu) et fonde le royaume d’Agni, les
autres heurtent les Parthes de la Bactriane (le Tokharistan), du Gandhara, et
de l’Arachosie, et les poursuivent jusqu’à la Vallée de l’Indus où ils
occupe128 ront la rive gauche, Patala pour capitale du sud (Bactres celle du nord),
dans le format d’un semblant d’empire que les Arsacides, mais pas
Zoroastre, finiront par assimiler administrativement, car le Brahmanisme et
Bouddha étaient passés par là accompagnés d’Agni, toujours à cheval sur
rapide bélier (l’« ariye » du Tarim).
La chevalerie était le fer de lance des armées Tokhariennes, et les
chevaliers, constituant exclusif de la noblesse, paradaient, à la revue comme à la
guerre, armés d’une longue épée dans un fourreau suspendu au baudrier, arc
et carquois sur le dos, le corps en avant brandissant de sa main droite l’arme
d’hast, lorsque sa gauche s’assurait des rênes.
Outre le royaume Koutchi, sans doute le plus important du bassin avec
ses 80 000 sujets, et plus de 20 000 hommes disposés à prendre les armes
epour défendre « Kutcha », doté, au III s. d’une triple enceinte, la dernière,
longue de 25 km, murant les champs agricoles, et celui d’Agni, peuplé d’à
peine 32 000 âmes, mais dont le monarque recevait le titre de « orotstse
walo » (grand roi), quelques autres, de moindre importance, se partageaient la
vallée, les champs du Lob Nor et les oasis du désert de Takla Makan, dont
celui de Bharuka et ses 24 000 habitants, et le non moins insolite de
Kroraina avec moins de 15 000, kakala, râjadarâga, camkura, ogu et walo
(princes, ministres, gouverneurs, protecteurs et juges) compris, au milieu de
la cité de Loula (princes, gouverneurs, protecteurs, vizir et roi compris) en
tant qu’élite administrativo-culturelle. plus au sud les royaumes Saces de
Khotan et de Kachgar contrôlaient la route vers l’Inde.
En tournée officielle chez les Tokhariens, l’an 77 avant notre ère, Fu
Jiezu, l’ambassadeur impérial chinois, se rend au Royame de Krorania et, après
les présents d’usage, prend place dans la table d’hôte. Profitant de la
beuverie coutumière les invités tuent le roi de Loulan et disposent sa tête sur l’une
des tours des portes de la ville. Et le Loulan devint le Royaume de Sanshan
sous l’emprise chinoise, tout en gardant le prâkrit (le sanskrit vulgaire de
l’Inde du Nord) comme langue et écriture administrative, dont les noms des
rois, « Pepiya, Tajaka, Amgvaka, Mahiri, Vasma… ».
erAu 1 siècle de notre ère, et pour infléchir les « Xiongnu », la nouvelle
dynastie « Han » de l’empire Chinois, décide d’envahir le bassin du Tarim
et, pour survivre, les modestes royaumes Thokhariens, dont les « Yuezhi »,
se répandent au-delà des limes, à l’orée du vaste désert Takla Makan, et
s’imposent, vers l’ouest, dans les régions les plus éloignées, et quelque peu
ébranlées, de l’autorité Persane.
L’éparpillement de la population occasionne une diversification du
langage, et l’on voit apparaître, aux côtés du Tokharien original, le « Arshi » ou
« Agnéen » dans le royaume d’Agni, et le « Kuçi » ou « Kouchéen » dans la
129 Bactriane et l’Indus, ainsi que le « brämhi » Indo-Aryen avec leur
conversion au bouddhisme lors du désordre occasionné dans la région par la chute
des Arsacides et l’arrivée des Sassanides (dynastie Perse fondée en 225 par
Sassan, chef parthe).
Débarqué en Tokharie deux siècles après son périple dans l’Inde
brahmanique, « Poutta » (« Bouddha ») dut moyenner la réconciliation de deux
cultures et se trouver une place aux côtés des puissantes divinités
ancestrales, tel la « Déesse Terre » et le « Dieu Ciel », nées du don que « Pangu », le
géant primitif (le « Pangu » chino-koutchéen) fit de son corps pour la
création du monde ; mais aussi de « Ylaiñakte » (Huangdi), le dieu du tonnerre,
intégré plus tard au panthéon bouddhique, et le couple « Fuxi » et «
Nüwa »[: « Taihao », le chef des « Dongyi » (les Barbares de l’Est) et sa sœur
cadette, devenue sa femme, ancêtres des couples royaux, pérennisées sous
les noms chinois] ; « Yi », dieu de la pluie et héros tokharien, devenu
l’« archer divin » du Céleste Empire, et bien d’autres. Finalement le «
Çâkyamuni » (« le sage de Çâkya », surnom de Bouddha, du nom du royaume
ede L’Inde, dont il fut prince) s’impose dès le III s., sous le nom de « Dieu
du Soleil Levant » et se place tout près de « L’Omniscient », formant le
nouveau « Dieu Soleil de l’Omniscient ». Dès lors la Tokharie voit fleurir
les « sangha » (les communautés monastiques) des plaines du Tarim aux
hauts plateaux des Monts Célestes, où le mythe de la montagne sacrée se
perpétuait à travers les générations.
eAu VII s. de notre ère, les monarques Koutchi et d’Agni, au titre de
« orotstse walo » (grands rois : « mahârâja ») rajoutent un nom Indien ; ainsi
Suvarnapusha (Fleur d’Or) était le roi Koutchi lors de l’intronisation de « Li
Yan » et la création de la dynastie Tang en 618, dont ils seront les alliés
momentanés, car son fils Suvardeva (Dieu d’Or), qui le succède en 624,
prend le parti des Turcs et doit affronter l’ost chinois, ainsi qu’à sa mort, en
646, son fils et héritier, Haripusha (Fleur Divine), vainqueur une première
fois au printemps suivant, mais vaincu quelques mois plus tard, il verra son
armée anéantie, cinq des plus grandes villes détruites et ses habitants
massaecrés. C’était le commencement de la fin : Au milieu du IX s., l’empire
« Ouïgur » s’effondre et fuit la Mongolie pour le Gansu et le Bassin du
Tarim où, plus nombreux, se mêlent aux autochtones et imposent leur langue,
mais adoptent le bouddhisme. Ainsi le dogme se perpétue jusqu’à l’arrivée
de l’Islam, mais la culture Tokharienne et ses promoteurs disparaissaient à
tout jamais.
130 Lexique Tokharien – Français :
— ac : devant ;
aci : atas : plus loin, dehors ;
ageta : magasinier ; « yatma » (A), officiers responsables du stockage des vivres ;
ak : agir ; [« ag » (eurasie)] ;
akivaga : guide ;
alje, alak, allek : étranger, l’autre ;
ame : aye : été ;
amok : art, habilité ; (« amoktstsa » : artisan, artiste ; « tstse » : pourvu de…) ;
ampi : ensemble, ambe, les deux, tous les deux ;
anask : respirer ; [grec « anemos » : respiration, vent ; v.irland. « ana » : respiration ; latin
« animus » : esprit, âme ; goth. « uzan, uzanan » : exhaler] ;
anc : dessous : « spe » ; [« ndheri » I.-E. ; « undar » goth. ; « adha » sansk. ; « ada » védiq. ;
« inferus » latin ; étrusque « hint, hinth, hintha, hinthiu » : infernal, sous terre, sous,
dessous] ;
äñu : arrêt, repos, cessation ;
apsal : épée ;
arki : arkwi : claire, blanc, éclairer ;
arrivaga : guides ;
arsi : blanc (agnéen) ;
artañye : contentement, bonheur ;
asân : trône ; (« shecaketstse asân » : trône au lion) ;
atas : aci : plus loin, dehors ;
auk : ok : augmenter ;
bamdana-sala : prison ;
bisa : esclaves domestiques ; (« mañiye » : esclave serviteur) ;
cai : « co » : vie ; [« cei » (eurasie] ;
camkura : protecteur ; (en Kroraïnais, chez qui le plus éminent titre était celui de « ogu »,
mais aussi « kala » : prince, « râjadarëga, râjadareya » : gouverneur) ;
câne : pièce de monnaie en argent ; (« kusane, zhu » : monnaie ; « nkiñc, nkantë » : argent) ;
ckäkär : fille, tkacer ;
co : (« cai » : vie) ;
cojhbo : haut fonctionnaire, gouverneur : « râjadarâja » (chez les Kroraïnais) ;
çu : manger : « çwa » (B) ;
çwa : manger : « çu » (A) ;
cwal : viande ;
131 darme : hiver : dimpriye ;
deva : dieu, divinité (mot sanskrit) ; « ñâkte » koutchéen ;
dimpriye ;: « darme » : hiver ;
duwei : nomade ;
ek : œil ; (« esme » : yeux) ;
enkrac » : immortel, éternel : « onkrocce » (B) ;
enkwe : homme ; « enkwi » : hommes ;
ere : étoile : « stirye » ;
esme : yeux ; (« ek » : œil) ;
gusura : prince : (cf. « kitsaitsa ») ;
hari : divin- e ;
huchu : bavarder ;
ikä : vingt : « wiki » ;
iriye : mouton, bélier ; [ sansk. ; « uran- » : bélier, mouton ; grec « aren » : agneau ; arm.
« garn » : agneau] ;
isce : argile, brique ; [« ishti » Indo-aryen] ;
ishcake : corps humain (le) ; (« kucaññe ishcake » : eunuques) ;
jihu : chef militaire ; (emprunté au chinois) ;
jouyi : sceptre de jade ;
kä : pourquoi ? ; [latin « qua » : comment] ;
kala » : prince (chez les Kroraïnais, où le titre le plus éminent était « ogu », ainsi que
« camkura » : protecteur ; et « râjadarëga, râjadareya » : gouverneur) ;
kalak » : aller (B) : « kalk » (A) ;
kän : natif, indigène ;
kant : kante : cent ;
kap : désirer, souhaiter : « kaw- » (B) ; [« kvapas » grec ; « kupyati » sansk. ; « cupio- ere »
latin] ;
kapñe : cher, aimé ;
kapsiñña : nerf, peau : « yats, yestse » ;
kapyâre- i : intermédiaire- s ; (emprunté au sanskrit) ;
karp : cueillir ;
karweñe : pierre ; « karwenñesse » : pierreux ;
kätk : katkä : traverser : « tsalp » ;
kaum : jour, soleil : « kom » (A) ;
kaw- : désirer, souhaiter : « kap » (A) ;
kele : nombril ;
ken : kem : terre : « tkam » ; [« zeme » lituan. ; « zmlja » v. slavon ; « dhe » alb. ; « du » v.
irland. ; « humus » latin] ;
kepec : bord ;
132 keta : bataille, troupe ; [« kats » (eurasie] ;
kilme : fief ;
kitsaitsa et « gusura » : juges (chez les Kroraïnais ; « pharshavatâ » (koutchéen) ;
kliye : femme ; (étrusq. « clan » : fils ; irland. « clann » : enfants, famille) ;
klyos : klyw : entendre ; (« sk » eurasie) ;
kokale : « kukal » : roue, char, chariot ; [grec « kuklos » : cercle, roue ; sansk. « cakra » :
cercle, roue ; avest. « caxra » : roue ; « lit. « käklas » : roue, cou ; v. angl.
« hweol » : roue ] ;
kom : jour, soleil : « kaum » (B) ; « swanco » : soleil, rayon de soleil ;
kosi : tousser ;
kotk :
krañi : kreñi : cerveau, intelligence, esprit ;
ku : chien : « kuo, kwen, quan » (de l’I.-E. « kwon », de la racine « kwit » : blanc. Donna
« Koutchi », Koutchéen) ;
kucaññe ishcake : eunuques ; (de « kucim » : impuissant, et « ishcake » : corps) ;
kucim : impuissant, efféminé ;
kukal : roue, char, chariot : « kokale » (B) ;
kusane- i : monnaie- s : « zhu » ; (« câne » : pièce de monnaie en argent) ;
kwen : « ku » : chien ;
lac : « leke » : accouchement, lit ; [« loghos » (I.-E.)] ;
lac : lit, se reposer : « leke » ; [« legh » (eurasie)] ;
laks : poisson ; [ « laks » : saumon (germ.balt.) ; « lachs » (all.)] ;
lanketse : brillant ;
larauñe : amour ;
lau : gain ; [« lau », « leus » (eurasie)] ;
leke : lit, se reposer, accouchement : « lac » ; [« legh » (eurasie)] ;
lote : salaire, bien acquis par le travail ;
luk : lumière, clarté ; (« leuks » (eurasie) ;
lyam : mer ;
mä : non (kuçi : koutchéen) ; « ne » (tokh.) ;
macar : macer : mère ;
mâja : ravissant ;
mâk : beaucoup, majeur ;
mal : sortir : « mlutk » (A) ;
mañ : meñe : mois ;
mañiye- a : esclave, serviteur : (« pârysa » : suivants, serviteurs ; « bisa » : esclaves
domestiques) ;
mauya : tigre : « muyi » ;
— me : nous : « wesam » ; (toi : « twe ») ;
133 — men : (suffixe) : excepté, hormis, à partir de… ;
meñe : « mañ » : mois ;
miso : uriner ;
mit : miel (« mjit » chinois) ;
mithyâdrishti : vue fausse (emprunté au sanskrit) ;
mlutk : sortir : « mal » (B) ;
mokats : le pouvoir, pouvoir ; [« magh » (I.-E.)] ;
moko : ancien ;
muyi : tigre : « mauya » ;
naim : premier ;
nakcu : nekcaye : nuit ;
nano : maintenant : « nu » ;
nars : serrer, presser ;
nas : « nes » : être (verbe) ;
nas : nes : adieu : bon retour chez vous ! [« nes » (eurasie) ; « nasate » (v. hind.)] ;
nas : notre ; (« wes » : nous) ;
ne : non ; « mä » (kuçi : koutchéen) ;
ne : vers (Arshi : agnéen) ;
nekcaye : « nakcu » ;
ñem : ñom : nom ;
nes : être (verbe) ; « nas » ;
nes : nas : adieu, bon retour chez vous ! [« nes » (eurasie) ; « nasate » (v. hind.)] ;
ñâkte : dieu, immortel ; (« deva ») ;
nkantë : argent « nkiñk » (A) ;
nkiñk : argent : « nkantë » (B) ; (« câne » : monnaie d’argent) ;
ñom : ñem : nom ;
nt : ntn : devant ; [ « nbhi » (I.-E.) ; « anta » (hitt.) ; « hantili » (louv.) ; « anti » (latin) ] ;
nu : (« nano » : maintenant) ;
ñu : ñuwe : nouveau, neuf ; [« newos » (eurasie) ; « neos » grec ; « nava » sank. ; « newa »
hitt.] ;
ogu : titre le plus éminent, chez les Kroraînais ; (« kala » : prince ; « râjadarëga,
râjadareya » : gouverneur ; « camkura » : protecteur ; « kitsaitsa » et « gusura » : juges) ;
[chez les « Saces » les « gusura » étaient princes] ;
olyi : bateau ;
omal : chaud : « omalye » (B) ;
oñi : hanche ; [« âni » Indo-Aryen] ;
onkrocce : immortel, éternel : enkrac » (A) ;
orotstsa : grande : orotstse : grand : (« orotstse walo » : grand roi, maharaja) ;
134 ost : maison ;
paiyye : pe : pou ; (« peds » (eurasie) ;
palk : briller, resplendir, luire ; [grec « phalos » : blanc ; v. slave « belu » : blanc ;
liht.« blizgu » : briller ; latin « paco-re » : apaiser, calmer, pacifier ; « placitum » :
agréable, placide] ;
palsko : pensée ;
pär : porter ;
pärk : hauteur, hauteur défensive ;
pârññane : extérieur, hérétique ;
parwu : front ;
pârysa : suivants, serviteurs ; (« mañiye » : esclave serviteur ; « bisa » : esclaves
domestiques) ;
pe : (« paiyye » : pou) ;
pharshavatâ : juges ; (appelés chez les Kroraïnais « kitsaitsa » et « gusura ») ;
pit : bille (emprunté au sansk.) ;
posatha : réunion de moines dans une cérémonie ;
potak : main, patte ;
prak : prier, prière ;
praksi : peur ;
pravamnaga : registres ;
procer : frère ; [« frater » latin ; « brätar » v. perse ; « broti » v ; prus.] ;
pushpa : fleur (emprunté au sanskrit) ; (« Suvarnapushpa » : fleur d’or : nom d’un roi
Toke harien du VII s. ap. J.-C.) ;
pyäk : frapper, enfoncer ;
qianzhang : commandant en chef d’une troupe de 1 000 hommes en armes ;
quan : chien : « ku, kuo kwuen » ; (« Quanrong » : les chiens barbares, « Les Barbares
Occidentaux » ; « rong » : barbare, sauvage) ;
râjadarëga, râjadareya » : gouverneur (chez les Kroraïnais, ainsi que « camkura » :
protecteur ; « kala » : prince, et « ogu » le plus éminent des titres) ; « cojhbo » :
gouverneur, haut fonctionnaire koutchéen ;
ratre : rtär : rouge ;
ri : ville (A) : « riye » (B) ;
rong : barbare, féroce ;
rsak- i : sage ; (« s’ray » : hommes âgés) ;
rtär : rouge : « ratre » ;
ru- : ouvrir ; [latin « rus » : campagne ; v. irland. « roe » : champ, espace ouvert ; avest.
« ravah » : espace ouvert ; angl. « room » : espace, place, lieu, chambre ] ;
rukya : « raukya » : chef, commandant en chef ;
sa : ce, cela, celle-là (f) : « se » (m) ;
135 saiwai : gauche ; [« seujos » (eurasie)] ;
sak : suivre ;
sak : bonheur, plaisir : « sakw » (A) ;
sälä : prison : « bamdana » ;
sale : sel (B) : « salyiye » (A) ;
sangha : communauté monastique ;
sank : petite unité de mesure ;
sar : sœur ;
sar : main : « tsar » (A) ;
sari : semer ;
sary : semence ;
sas : « se » : une fois ;
sätk : s’asseoir ;
se : « sas ») ;
se : fils : « soy » ; (« tkacer » : fille) ; ce
se : ce, ceci, celui-ci (m) : « sa » (m) ;
shecake : lion ;
shothamga : fonctionnaires chargés du vin, adjoints du « cojhbo » : haut fonctionnaire,
gouverneur) ;
siñcatstse : neige ;
skam : aussi ;
skâk : balcon ;
sñasse : parents ;
soy : « se » : fils ; « ñaktents soy » : fils de roi ; (« thacer » : fille) ;
spalmem : excellent ;
spe : dessous : « anc » ;
s’ray : hommes âgés ; (« rsak » : sage) ;
stim : stationner ; [« stait » (I.-E.)] ;
stirye : étoile : « ere » ;
su : il ;
su- : manger : « manger : « su-, çu, çwa, swatsi » ; (donna « swalyai » : droit) ; [v. slavon
« zvati » : mâcher ; lit. « ziaunos » : machoires ; « angl. « chew » : mâcher] ;
swer : swere : swor : sucré, doux, agréable ;
suk : bonheur, agréable, plaisant ;
sumuzhe : fête ;
suvarna : or ; (emprunté au sanskrit) ;
suwo : cochon, porc ;
swalyai : droit (côté favorable) ; de « swatsi » : manger ;
136 swanco : soleil, rayon de soleil ; (« kom, kaum » : soleil, jour) ;
swatsi : manger : « su-, çu, çwa » ; (donna « swalyai » : droit) ;
täk : droit ;
tam : refuge, foyer ;
tano : blé, grains ;
täs : fait, acte, destin, créé, fondé ; [(dhe » (eurasie)] ;
tkacer : fille : « ckacar » ; ; (« se, soy » : fils) ;
tkam : terre, monde : « kem » ;
tmân : « tumane » ;
tsak : tenir chaud ;
tsalp : traverser : « kätk » ;
tsar : main : « sar » (B) ;
tstse : pourvu de… (suffixe) ; (« amoktstse » : artisan, artiste) ;
tu : tuwe : vous ;
tumane : compagnie de 10 000 hommes en armes ; « tmân » (agnéen) ; (en iranien «
tumâna » : grande mesure) ;
twe : moi ; («-me » : nous) ;
vasdhiga : fête montagnarde ; (« sumuzhe » : fête) ;
vasu : douaniers ;
vihârapâla : prieur, supérieur d’un monastère ;
walo : roi ; (orotstse walo » : grand roi) ;
wäp : tissage ;
war : eau, flot, onde ;
we- : parler (wesk » : je parle ; « weske » : nous parlons) ;
yaj : yaja : sacrifice ; (« yajati » : fait un sacrifice) ;
vahati : porter, bouger : « yakne » ;
yakwe : cheval (koutchéen) : « yuk » (agnéen) ; [« ekwos » (I.-E) ; « equus, caballus »
(latin) ; « konj » (cr.) ; « cal » (roum.) ; « caballo » (esp.] ;
yäl : gazelle ;
yäm : dire ;
yapko : vice-roi, vizir, adjoint au roi ; (titre donné aux frères du roi Tokharien) ;
wälts : mille : « yalts » ;
wäs : robe ;
wes : nous ; (« nas » : notre) ;
wiki : vingt : « ikä » ;
yalts : « wälts » ;
yäslu : ennemi ;
yatma : magasinier, officiers du stockage des vivres ; (« ageta » (B) ;
137 yats : peau : « yestse » (B) ; « kapsiñña » : nerf ;
yente : vent ; [ « vâta » sansk. ; « hwant » hitt. ; « ventus » latin ; « wind » angl.] ;
yestse : peau : « yats » (A) ;
yir : agent de l’état ;
yirmakka : intendant, administrateur ;
yirpshuki : contrôleur, vérificateur, inspecteur ;
yakwe : cheval (koutchéen) ; « yuk » (agnéen) ; [« ekwos » I.-E.] ;
yâm : yum : faire ;
yâmor : acte, le fait de faire ;
yoka : joindre, assembler ; [« jeugeiet » (I.-E.) ; « yunak » (v.hind) ; « yoga » (sansk) ;
« yaoj, yuj » (avest) ; « yoga » (sansk) ; « yoka » (tokh) ; « jungiu » (lith) ; « juk »
(goth) ; « joch » germ) ; « iau » (gallois) ; « yaoj, yuj » (avest) ; « jungo » (latin)] ;
yakne : bouger, porter : « wkä » ;
yakwe : cheval (koutchéen) ; « yuk » (agnéen) ;
ypoy : pays (« ypoy moko », « ypoy mokona » : ancien- s du pays) ; ypoye- i : citoyen- s,
habitant- s, homme- s du peuple ;
yuk : cheval (agnéen) ; « yakwe » (koutchéen) ;
zhu : monnaie : « kusane » ; (« câne » : pièce de monnaie en argent) ;
Numération :
Tokharien Arshi kuçi I.-E.
1 sas ; sas ; she ; sem-s ;
2 wu ; wu ; wi ; dwo ;
3 tarya ; tre ; trai ; tréyes ;
4 ctwar ; qtwar ; stwer ; kwetwores ;
5 pan ; pan ; pis ; pentkwe ;
6 sak ; shak ; shkas ; s (w) eks ;
7 spat. shpät ; shukt ; septm ;
8 okat ; okät ; okt ; oktö (w) ;
9 nu, un ; ñu ; énu ; néwm ;
10 çak ; säk ; sak ; dékim ;
100 kant ; kant ; kante ; kmtom ;
138


Mèdes et Perses



Du haut du minaret, sur le Kôtal Sâlang (Hindou Kouch du sud), les Asvins,
attristés, cillent des yeux leur plus doux au revoir, et voient, tournant le dos
au soleil matinal et à l’Oxus, foncer vers l’ouest par promises Margiane,
Drangiane et la Parthie à venir, vers les Monts Elborz tout au long de
l’Hycarnium (la Mer Caspienne), le tourbillon d’Aryens s’éloigner sous
jussion absolue des grands maîtres des Vents, Vayu et les Maruts. Disparus les
brahmanes, « Agni » cède la place, « Atar » prend le flambeau suivi des
mages ; seul Aryaman, le dieu indo-persan, fait un bout de chemin, jusqu’à
la haute Parthie, et repart à travers la Bactriane vers la nouvelle contrée des
Bharatas. Par la suite il fera chaque année d’autres allers et retours.
Le soleil au zénith et une première oasis. Au loin le Mont Alborz où
Zurvan, dieu du Temps, offre le sacrifice, le yasna, en échange d’un fils qui
sera Ahura-Mazda, l’hôte du Demavend, bâtisseur du Cinvat, le pont de la
sagesse partant de l’Alcazar, et par-dessus l’abîme, le long antif royal gagne
le Dorodman, séjour des bienheureux sur la voûte céleste. En équilibre sur
le même pont juche aussi la Conscience, jour et nuit en éveil pour touer de
son poids les âmes des damnés vers l’aven d’Ahriman, le maître du Dousak
(l’Enfer). Mais avant de bâtir ce chemin, Ormuzd, qui avait déjà créé
Gayomart, l’Homme Cosmique, crée les hommes, le Bundehesch nous le rapporte
ainsi : « En extase devant un groseillier, le » Pouruxvarenah » (le principe
mâle de la richesse, surnom de Ohrmuzd) pressent l’humanité et le divise en deux
leur insufflant une âme. Le premier couple est né et le dieu les nomma
Machia et Machiâna ».
C’est ici, sous mes yeux, l’Ayryana 1 500 ans plus loin ; puis le groupe se
scinde : les Perses, en retard par les travaux d’Ohrmuzd, voient s’éloigner
vers le sud au rythme des nomades les Mèdes, en avance, contournant par
l’ouest le grand désert salé pour aller jusqu’à Suse et visiter l’Élam avant de
remonter le Zagros (où sont déjà établis les premiers Manéens, peuple
indigène et, après les Ourarthéens et les Assyriens, les Louloubes, Kassites et
Goutes), pour fonder la Médie, avec la lignée des Salmanasar (I à IV) au
eIX s. av. J.-C. « Arbace », premier roi Mède, détruit Ninive en 880 avant
notre ère, mais le roi Assyrien, Salmanazar III, retourne la guerre en sa
fa139 veur, et c’est « Amadai », un souverain Mâdâyu (nom donné aux Mèdes par
les Assyriens), qui lui rend hommage en -836. Daiaukku : Déiocès ou
Médocès (-728 -675), unificateur des tribus du Zagros et, plus tard, fondateur
d’Ecbatane, sera vaincu par l’Assyrien Sargon II (maître du Damavad –
l’Elbruz –, depuis 713), qui l’exile, avec sa cour, vers la région de Hamath
(Hamadan : « Echbatana »). Ce n’est donc qu’avec son successeur
Kashtariti (de l’iranien khsathrita : roi), plus connu sous le nom de Phaortès
(« Fravarti », 674-653 av. J.-C.), et tout autour d’Ecbatane, que le royaume
Mède prend forme. Ciaxare (« Uvaxstra », 624 -585 av. J.-C.) est fier de lui,
son père Phraortès avait réuni les six tribus puissantes : Busaes,
Paretacènes, Struchates, Arizantes, Budii et Magii (la caste sacerdotale à l’origine des
mages) et expulsé les Assyriens. Ainsi, quand les Scythes et leur chef «
Ashguza » (-653 – 625), allié aux rois Assyriens « Esarhaddon » et «
Assurbani-pal », s’infiltrent par le nord-ouest, Ciaxare les chasse, conquit l’Urartu
et, par la Cappadoce, fonce jusqu’à l’Halys et la Mer Noire. À la fin du
mois de mai 585, les armées du Lydien Alyatte (père de « Crésus ») et celles
du Mède s’affrontent sur les rives du fleuve lorsque brusquement le combat
est interrompu. Les mages sont formels, le royaume est stable et les villes,
Ecbatane, Rhagès, Marlik, Hasanlû, Ziwiyé, Godin, Zombris, Béhistoun,
Barce, Barene, Baptana, sont des forteresses solides et prospères, mais
l’éclipse envoyé par les dieux pressage un grand désastre (éclipse du 25 mai 585
av. J.-C.).
Après les Assyriens et les Scythes, d’autres envahisseurs sont déjà
presque aux portes du royaume Madas. En effet, quelques années plus tard, vers
550 av. J.-C., les Perses, tributaires, se soulèvent et, Astyage (« Rsti-vêga »,
589 – 549 av. J.-C.), le dernier souverain, est vaincu et capturé par un
Achéménide, le fils de sa fille Mandane, son propre petit-fils donc, Cyrrus II, roi
d’Anshan et de la Parsoumash, et fait de la Médie une satrapie du grand
Empire Perse. Dans cet état des choses le peuple vaincu accepte du
vainqueur avec leur suprématie, la nouvelle doctrine instituée par Zarathoustra,
dont les mages, sous l’œil de Mithra [dieu du contrat, de la loi et de l’ordre (issu du
Mitra védique de venu Indo-iranien), en tant que dieu de la lumière et des génies
bienfaisants, et divinité guerrière combattant, sur son char aux quatre chevaux ailés, les forces du
mal], seront les gardiens du feu sacré purificateur, tout en voyant dans l’aîné
des jumeaux de Zurvan, Ahura-Mazda (le Seigneur de la sagesse), la divinité
suprême de la pensée Zoroastrienne, dont la mort et la nouvelle vie, après
celle-ci, est une constante, même si les mages, gardiens du feu divin,
préconisent le séjour des dépouilles mortelles sur les « Tours de Silence ».
La poussée des Mèdes vers le Pont-Euxin et le contact avec d’autres
peuples indo-européens Cimmériens, Hittites et Grecs, permet aux enfants de
140 Phraortès de comparer l’avancée des civilisations respectives et, par la
mythologie, l’interprétation de leur propre genèse : « Médos, fils de Médée (
rusée, savante, en grec), fille du roi de Colchide, Aeétès, lui-même fils d’Hélios
(le Soleil) ainsi que Circé, la magicienne-prêtresse de Hadès, par laquelle
Médée sera instruite dans l’art de l’alchimie, des sortilèges et de la
divination. Ainsi, lorsque Jason débarque sur les rives du Phasis, en quête de la
Toison d’Or, et demande à Médée de l’aider, la magicienne consent en
échange d’une promesse de mariage. L’exploit réalisé, l’Argos lève l’ancre,
à son bord les Argonautes et le couple, en route vers Iolcos où Jason devait
remettre la toison du fabuleux bélier à son oncle Pélias roi de la ville, puis,
en tant qu’héritier légitime du royaume, prendre sa place. L’usurpateur
refusa et Médée, par ses enchantements, guide les Péliades (les filles de Pélias)
vers le parricide ; mais Jason et sa femme seront poursuivis et obligés de
quitter la Thessalie pour Corinthe où le père de la magicienne avait jadis
régné et où Créon, alors roi, offre sa fille à l’argonaute. Furieuse, Médée
empoisonne toute la famille royale avant de s’enfuir pour Athènes où Egée
règne en maître sans descendance, car il ignore l’existence de Thésée, le fils
que Aethra lui avait donné. Le roi de l’Attique l’épouse et Médos est
engendré, naît et vit heureux jusqu’à l’arrivée de son demi-frère. La fille d’Aeétès
le reconnaît et convainc son époux de l’envoyer en Crète chez le roi Minos
qui réclamait le tribut annuel dû au Minotaure, et d’où Thésée reviendra en
vainqueur. Pour fêter son exploit la marâtre lui prépare un breuvage mortel,
alors que le roi reconnaît son fils et démasque la magicienne qui doit de
nouveau fuir et retourner en Colchide où Médos est jeté en prison par son
grand-oncle Persés, devenu roi après l’assassinat de son frère ; puis Médée
réapparaît en prêtresse d’Artémis et donne à son fils une épée avec laquelle
il tuera Persés. Devenu roi, Médos étend son royaume jusqu’aux rives
méridionales du Limen Kaspia, la Mer Caspienne, où son nom se perpétue dans
celui des Mèdes et de la Médie »).
Un autre mythe fait de Médos le fils d’Alphésibée, la nymphe d’Asie,
courtisée, en vain, par Dionysos, jusqu’au jour où le dieu, sous l’apparence
d’un tigre, effraie la nymphe qui, terrorisée, prie le fils de Zeus de lui faire
traverser le fleuve et, arrivés sur l’autre rive, s’abandonne dans le bras de
l’amant. De cette union naît Médos, l’ancêtre éponyme des Mèdes. Proclamé
roi, le fils d’Alphésibée donne, en souvenir de ses parents, le nom de Tigre
au fleuve Sollax.
Dans la légende iranienne, Médos (Akhaimenès : Axâmanish) est le
fondateur éponyme de la lignée, dynastie qui perdurera par son fils Tshishpish
(Teispès achéménide, roi d’Anshan), son petit-fils Kÿros (correspondant, dans
l’histoire, au Cyrus achéménide) et son arrière petit-fils Kamboudjiya (Cambyse, roi
141 de Parsomash), puis Mardis (dit « Le Faux Smerdis », en réalité un mage du nom de
Gaumâta qui, profitant de la mort prématurée de Bardiya, deuxième fils de Kyros et frère
de Kammboudjiya, prend l’identité du prince, avant d’être lui-même tué, quelques mois
plus tard, par Artaphrénès, son successeur). Suivent dans la lignée, Arshâma
(Arsamès), son fils Hystaspe (Vistâs), son petit-fils Dârayavahu (Darius 1er) et son
arrière-petit-fils Khshyarsha (Xerxès 1er), dernier achéménide.
L’empire passe aux mains des Sassanides (de Sâssân, prêtre de la déesse
Anâhita, à Istakhr). Son fils Pâbhagh, deviendra roi de Khir (au S.-O. de Persepolis)
et son frère Artaxshaça (Artaxerxès), d’abord simple argapet (gouverneur d’une
sapatrie), puis prêtre roi et maître de la Parthie, rentrera dans la postérité
avec le titre de « Roi des rois ».
Mais dans les textes Pehlevis comme dans « Shahnamah » (le Livre des
Rois), le Roi légendaire de l’épopée iranienne est Frêtôn ou Ferîdûn. Ici
l’histoire commence par la création du monde, sa sortie hors du néant, et sur
terre, la dynastie des « Pishdadian », premiers êtres créés. Ils enseignèrent
aux hommes la maîtrise du feu, le travail des métaux, la médecine,
l’irrigation, la construction des maisons. C’est l’âge d’or pour des milliers
d’années, et mille ans de guerres et misère sous l’empire de « Zahhak »
(incarnation du Mal), qui renversa Frêtôn, suite à la révolte qui mena contre le
despote le forgeron « Kavek ». Les victoires poussaient les frontières de
l’immense royaume, et la paix et l’abondance régnaient. Pour assurer sa
succession le puissant monarque divise l’empire en trois parties : L’Orient,
l’Occident et le Centre (le Pays des Aryens), pour ses trois enfants dont il veut
connaître les aptitudes en les envoyant dans le Yemen pour les éprouver ; le
roi les suit et se transforme en dragon, effrayé, l’aîné se sauve et le puîné se
prépare à engager le combat, alors que le benjamin fait face et se demande si
les fils de Ferîdûn doivent s’abaisser à combattre un monstre ; si seulement
celui-ci avait entendu parler des enfants d’Anshan (première capitale des
Achéménides), il aurait fui et même déserté sans plus tarder la contrée : Un
crocodile ne doit jamais encombrer le passage du lion. De retour au palais le
roi leur dévoile le secret et les nomme en leur signifiant le partage :
« Salm » sera le nom de l’aîné qui, peu courageux et enclin au faste, reçoit
le titre de « Xâvar Xudây » (Seigneur de l’Occident, Roi de Rome). Le deuxième
se voit appeler « Tur », ou » Toz », car fort et téméraire, du roi reçoit la
gloire et pour domaine l’Orient, le Turkestan et la Chine, en tant que « Sâlâr
i turkân u cîn ». Le plus jeune sera nommé « Iraj » et devient « Iran
Xudây » : le Seigneur de l’Iran, avec trône et couronne, en prime les arts.
La triade représente les trois ethnies du monde connu : L’Occident et son
image évocatrice de richesses (l’Egypte et Rome), Scythes et Thraces symboles
142 du guerrier type, les arts chez les Grecs. Ces derniers inclus dans le Centre
(le Pays des Ariens).
eAvec les Mèdes, les Perses occupent donc le plateau iranien depuis le II
millénaire, et alors que les premiers se dirigent au sud, vers l’Elam, ces
derniers s’aventurent, contournant l’Hircanius, dans l’Azerbaidjan et jusqu’au
Kurdistan, pour s’installer dans la Parsua, à l’ouest du lac Ourmiah, avant
d’émigrer vers la Parsoumash et gagner la Parsa (la Perside : le Pays des
Perses), au sud de l’Iran (le Pays des Aryens), le Fârs actuel ; mais ce n’est
equ’à la fin du VII s. av. J.-C. qu’un soldat, Achéménès, s’impose comme
chef incontesté et instaure la dynastie qui portera son nom.
eAu VII s., les Achéménides (les descendants d’« Akhaimmenès ») gagnent la
Parsoumash, et »Tshishpish » (Teispès, 675-645), fils du fondateur de la
dynastie, devient roi d’Anshan, s’empare de Suse, capitale du royaume
Élamite, et descend jusqu’à la Perside (le berceau Perse). Ä sa mort le royaume se
scinde : » Kourou » (Cyrus 1er.), l’aîné, garde la Parsoumash, tandis que
« Ariyâramna » (Ariaramnès), son cadet, s’installe à Parsa (la future »
Persépolis »). Un siècle plus tard, Cyrus II, roi d’Anshan, sera nommé roi des
Perses et Suse reconnue capitale impériale. Cambyse II, puis son frère
Bardiya en -522, lui succèdent mais périront assassinés à quelques mois
erd’intervalle et Darius I (Dârayavahu), troisième descendant de la branche
cadette, monte sur le trône, étouffe les révoltes, et s’impose en maître absolu
du vaste empire perse. Deux siècles plus tard un autre achéménide, Darius
III (Codoman), doit affronter Alexandre le Grand, à Arbelles, sur les rives
du Tigre, près de Ninive, où son armée sera anéantie (lui-même assassiné
quelques jours plus tard par l’un de ses satrapes), dès lors le macédonien devient son
héritier légitime et se donne pour but la conquête de l’Iran-Sharh (le Pays des
Aryens), et en représailles aux nombreux soldats grecs prisonniers à Parsa,
résidence royale, la ville sera pillée et détruite par les Grecs, d’où son nom :
« Persépolis » (la cité dévastée).
La soumission de la Parsoumash et de la Perside, après celle de la
Médie, facilite la divulgation de la réforme religieuse engagée par le fils de
Pourushâspa, membre éminent du collège sacerdotal aryo-persan à Anshan.
Le jeune Zoroastre (Zarathushtra) abandonne les fastes de la cour et les
interminables cortèges rituels du palais aux temples, et se réfugie dans les
hautes montagnes de la Bactriane où, guidé par « Yahu-Manah » (« La Bonne
Pensée »), l’ascète peuple sa solitude par la méditation et approche Ahura
Mazda (« le Seigneur de la Sagesse ») dont il se dit le prophète, avant de partir
sur les routes pour prêcher la parole divine. Vishtaspa (fils d’Arshama, roi de
Parsa), satrape et roi de la Bactriane ou de la Chorasmie, sera le premier
adepte et avec lui son fils Dârayavahu qui, devenu Darius 1er, et par la
vo143 lonté du roi des dieux, soumet d’est en ouest les nombreux peuples et
royaumes allant du Sind et le Ghandara (le delta et la haute vallée de l’Indus) à
l’Égypte et la Skoundra (le nord-est de la Grèce et la Thrace jusqu’à la Scythie). Les
« atravan, kavi, ou vifra » (nom donné aux prêtres), dont les mages et leurs
chefs, les « mobedhs » ou « mogopats », suivis de l’ensemble du clergé :
« herbedhs » et « raspi » (chefs et responsables de l’entretien du feu sacré), ainsi
que les « zots », prêtres prieurs, sous la conduite du « erpat », jusqu’alors
farouchement conservateurs, convertis, ratifient le mazdéisme reformé. Le
« haoma », boisson élaborée à partir du suc de la plante du même nom et
destinée aux libations des prêtres sacrificateurs, permettait aux officiants de
communiquer avec la divinité.
Le processus indo-aryen, Être Primordial-Créateur-Trimurti (et avec
celleci le cycle « création-conservation-destruction ») est désactivé, il n’y a qu’un dieu
suprême ; et si devas et asuras s’affrontent ou font des alliances jusqu’à là,
la disjonction des valeurs intrinsèques des deux entités s’opère et la
proposition disjonctive devient exclusive en faveur des premiers (tout au moins dans
les fonctions créatrices et de l’ordre cosmique), donc du nouveau maître universel.
Mais les pouvoirs presque infinis attribués par le gnostique à l’être du bien,
de la beauté et de la connaissance, seul digne d’être loué, dénonçaient ceux
accrus de l’esprit des ténèbres, personnification du mal…, et le dualisme est
né. Dans la pensée du proto-casuiste, la société reconnaît les deux principes
du bien et du mal : Ormuzd et Ahriman. Dès lors, et pour le salut de
l’humanité, ce sont les démons qu’il faut combattre. C’est le pourquoi des
dialogues entre l’Être Suprême et son disciple, transcrits dans le Vidêvdât,
ère1 des six parties de l’Avesta, annonçant une série de lois à mettre en
pratique contre les asura. Cette révélation est une avancée vers le monothéisme,
bien que d’autres composants avestiques, notamment le Sirôzat et les Yasht,
soient des recueils de prières et hymnes dédiés à d’autres dieux, tels les
Amshaspands (Amesa-Spenta : immortels bienfaisants ou archanges), nom donné
aux 6 esprits créés pour assister le nouveau maître : « Amereta »
(l’Imortalité), « Asa » (l’Ordre. Asha : dieu de l’Ordre), « Xsastra » (la Puissance),
« Yahu-Manah » (la Bonne Pensée), « Aramaiti » (la Pensée pieuse), et «
Haurvatat » (l’Intégrité), les « Fevers » (les anges gardiens des hommes), et les « Izeds »
ou « Izads » (anciennes divinités persanes dont sont nés les 28 génies chargés d’affronter
les « daeva » : démons), dont font partie :

Aesma : Déesse de la folie et de la guerre.
Agas : Déesse de la maladie et des stupéfiants ;
Ahurani : Déesse de l’eau (épouse, fille ou servante d’Ahura-Mazda).
Airyaman : dieu de l’amour, dieu guérisseur ;
144 Aka Manah : Déesse du désir.
Allatum : Déesse des mondes souterrains.
Amschaspands : Nom des sept génies bienfaisants, sentinelles des cieux.
Amurat : Chargé de saisir le démon « Zairi » à la fin des temps.
Anâhitâ : Déesse des eaux et des sources.
Arishtat : Dieu de la loyauté, l’honnêteté.
Armaiti : esprit, divinité de la fertilité.
Asto : Déesse de la mort.
Izha : Déesse des sacrifices ;
Khshathva Vairya : Dieu, génie, esprit des métaux.
Oitzoe : La déesse invisible dont la voix se laissait entendre par écho à travers les
montagnes pour rendre les oracles des dieux et que les mages consultaient pour l’élection
du roi ;
Peris : divinités auxiliaires.
Rapithwin : génie, esprit, du midi, de la chaleur, de l’été.
Satrivar : Avec Amurdat, Spendarmat, Srôs etVohuman, sont les divinités chargées par
Ahura-Mazda de saisir, lors de la fin des temps, les démons Sauru, Zairi, Taromat,
Aesma, Akoman etTaurvi.
Spendarmat : Futur vainqueur de Taromat (cf. Satrivar).
Spenta Mainyuh : dieu, esprit de vie et de lumière.
Srôs : Le combattant d’Aesma (cf. Satrivar).
Verathragna : Dieu guerrier, dieu de la victoire (l’Indra-Vrtrahan védique, incarnation de
Visnou).
Vohuman : Vohou Manan : esprit de la bonté et de sagesse. Le dieu qui, dans
l’eschatologie mazdéenne, sortira vainqueur du daeva (démon) « Akoman ».
Vouroukasha : Dieu des mers.
Xurdat : Divinité qui doit saisir«Taurvi » à la fin des temps.
Zam Armatay : Zamiat : Déesse de la Terre.
Zarich : Déesse de la vieillesse.


Mais aussi ceux qui, bien que dépendants, assujettis ou fidèles au
démiurge zoroastrien (l’hoir de Zurvan), président aux jours du mois, aux
biens et aux calamités, et encore quelques anciennes divinités indo-aryennes
toujours présentes dans le nouveau panthéon iranien :

Abrasas : Dieu (mot persan), ou « Abrasax » : Dieu Perse et Syrien. Donna « abraxas »
(‘« Al braxas » : pierre de bénédiction), à l’origine de « abracadabra » (ou de
l’hébreu » abreg ad hâbra » : envoie ta foudre jusqu’à la mort ; ou du même hébreu
« ab – ruah – dabar » : père – esprit – parole). Abrasas ou Abranas : divinité,
amu145 lette et mot d’origine gnostique exprimant en nombres les manifestations du Dieu
eSuprême (pierre basilienne, du nom du philosophe gnostique Basile, au II s ap. J.-C.
Ahoma : Ancienne divinité indo-européenne.
Ahura Magda : (du sanskrit « asura », le « ahura » zende : le souffle spirituel) Dieu de la
Lumière, Roi des dieux, divinité absolue, la première des sept déités suprêmes, dont
les six autres, les « Amesa Spanta », ne sont que sa propre multiplication (cf. supra).
Dans la théogonie iranienne, il est fils de Zurvan (le Temps), et frère jumeau de
Ahriman (dieu du Mal). Ahura Mazda est aussi « Hormazd, Ormazd, Ormuzd,
Mazdeo », le dieu de la lumière. Ahurani : Déesse de l’eau (épouse, fille ou
servante d’Ahura-Magda).
Airyaman : Dieu guérisseur, esprit de l’amitié.
Amertat : dieu de l’immortalité.
Anahid : « Anâhita ».
Anâhita : La déesse aux trois fonctions, « Aredvî Sûra Anâhitâ » : l’eau, la force et la
virginité. Anahita symbolise la Grande Rivière, source de toutes les eaux et épouse ou
mère d’Ormuzd. (assimilée à Diane et à Vénus). (cf. « Hara Berezaiti »)
Angra Mainyuh : Dieu des ténèbres : « Ahriman ».
Apâm-Napât : « Le Maître des eaux » (védique et avestique). Divinité I.-E. des boissons,
des eaux, ainsi que Nechtan (Puramdhi l’est de l’abondance).
Ardvîsûrâ : Déesse des eaux, de la fertilité, de la fécondité et de la morale.
Arishtat : Dieu de l’honnêteté ;
Armaiti : À l’égard d’Anahita, trivalente, Armaiti est la déesse-mère, garante de la
fécondité et, de par son nom, « arem-mat », de la pensée religieuse (elle est aussi
« Aramaiti », l’un des 6 archanges).
Aryaman : Divinité indo-iranienne, protecteur de la race aryenne, Aryaman préside aux
mariages.
Asha : Dieu de l’ordre et de la justice (« Asa », l’un des 6 Amesa Spenta).
Asman : Dieu du ciel.
Atar : (« l’Agni » védique) « le feu », « l’éclair » : dieu du feu, le fils ou l’Image
d’AuraMazda, devant laquelle priaient les mages : zots et raspi., ici « l’Éclair », l’une des
formes d’Ormuzd face à Ahriman.
Azer : Ange qui présidait aux destinées du Soleil (« azer » : feu sacré adoré par les Mages ;
« atar » : le feu : « Atar »). [Donna « Azrâil », l’ange de la mort dans la mythologie
musulmane].
Bahaman : La première des six divinités qui assistent Ahura Mazda. Bahaman répand
l’abondance et reçoit aux portes du paradis (« âsdemân ») les âmes des justes.
Cautes : Nom donné au couple « Aurore-Crépuscule », dans la suite de Mithra. ainsi que
Raoxna et Sueel.
Drvâspâ : Déesse indo-européenne, protectrice des chevaux (« Drvaspya » Ossète).
Farvashyo : Fravardin : Divinité des forces innovantes.
Ferouer : « Fevers » : génies bienfaisants, anges gardiens. C’est à leur ressemblance que
Ormuz créa les hommes.
146 Fravasshyo : Fravasti : Favardin : l’esprit absolu, génie, divinité.
Gayomart : L’homme cosmique, sorti de l’œuf primordial ou créé par Ahura Mazda, ainsi
que Yima, le premier homme.
Geoush Ourvan : « Le Taureau Primordial ».
Gêus Tasan : « Le Fabricateur » (« l’âme ») du bœuf » (Drvâspâ et Gêus Tasan prirent la
place des Asvins.
Haoma : Comme Anahita et Armaiti, Haoma est une divinité trivalente, celui qui sait et qui
donne la force au guerrier, abondante géniture aux femmes, et l’intelligence à ceux
qui s’instruisent par les écritures.
Hara Berezaiti : Déesse génératrice des eaux bienfaisantes. ; fonction qu’elle hérita de la
Grande Déesse, et deviendra « Haraxvaitï » ou « Aredvî Sura Anahita », gardienne
du « xwarnah ».
Hormazd : dieu de la lumière : « Ahura Mazda ».
Indar : Dieu du courage.
Izad : Khodâ, Parvardegâr, Yazdân : Dieu.
Izad-bânou : Déesse.
Izha : Déesse des sacrifices rituels ;
Kvasir : Dieu indo-européen, Kvasir préside à la boisson, et » Mada » à l’ivresse.
(« kvas » : hydromel, des ossètes).
Mada : Dieu indo-européen, préside à l’ivresse (cf. Kvasir).
Mâh : Mat : Mao : dieu lune ou (déesse lune), (Ancienne divinité indo-européenne).
Mao : Dieu de la Lune.
Mithra : L’ancien Mitra indo-iranien, dieu de la lumière solaire et de la pluie, garant des
contrats, est aussi pour les perses le « Maître du libre espace », le dieu du soleil, du
feu, de la lumière et de la justice, c onçu par Ormuzd pour combattre Ahriman, le
prince des ténèbres et instaurer, dans le onzième millénaire la paix sur le monde.
Fêté le 25 décembre, au solstice d’hiver, le taureau immolé sur une grotte (près de
Bethléem, en Palestine) lui était consacré.
Nanhaithya : (« Taromat ») Ancienne divinité indo-aryenne devenue démon.(cf. »
Taromat »)
Nechtan : Divinité I.-E. des eaux, et « Puramdhi » de l’abondance (cf. » Apâm-Napât »).
Ormazd : « Ahura mazda ».
Peri : Génie bienfaisant, mâle ou femelle. Les Peri fréquentaient les humains et leurs
rapports engendrèrent une lignée d’enfants de toute beauté. (du perse « pari » : fée, du
zend « pairika » : ailée, démon) ;
Rapithwin : « Le Seigneur de la chaleur du midi ». Rapitwin préside à la mi-journée et à
l’été.
Raoxna et Sueel : La déesse Lune et le dieu Soleil faisaient partie de la suite de Mithra,
ainsi que les Cautes.
Rashnou : dieu du jugement dernier ;
Simurgh : L’Oiseau dieu.
147 Spenta Armaiti : le génie féminin de la terre, la Terre personnifiée, la fille d’Ahura Mazda ;
Sueel : le dieu soleil (cf. « Raoxna »).
Tishtrya : Le dieu persan de l’orage, des tempêtes et de la pluie (Tishtrya avait pris la place
du Mitra, indo-iranien), en lutte constante avec Apaosha (cf. « Apam-napat »).
Tistrya : Dieu de l’eau ;
Vanant : Divinité garante des étoiles.
Vashit : Dit « Asa Vashit » : Le dieu de l’Ordre.
Vata : dieu du vent (« Vayu » védique).
Vayu : Vâyou : Yâyu : « Vata » : Ancienne divinité indo-iranienne du vent. (« Vayu-ka- » :
le géant).
Verethragna : Dieu de la victoire.
Vohou Mana : divinité de la sagesse.
Vourou Kasha : Dieu des mers.
Wothanaz : ancienne divinité indo-européenne.
Yam : « Yama », » Yima » : Le maître des enfers, le dieu de la mort.
Yahu-Manah : (« La Bonne Pensée ») Divinité qui conduisit le prophète vers
AhuraMazda.
Yâyu : « Vâyou » : Dieu du Vent.
Yazatas : Divinités, génies veilleurs de l’ordre.
Zam-Aramatay : Déesse de la Terre.
Zervané Akéréné : Principe suprême, le créateur par excellence, celui qui surgissant des
eaux primordiales suscite aussitôt les jumeaux du dualisme, « Le Bien et le Mal »,
« Ahura Mazda et Ahriman » et, sans tarder, le Temps (Zurvan).
Zurvan : Zourvan : « Zourvan Akarana » : Dieu du temps infini, divinité de la première
génération, père créateur d’Ahura Mazda et de Ahriman, d’avant le mazdéisme.


Alors que l’ancien » Indra » indo-iranien, héritier des deux Mondes et
promis roi des dieux, maître des eaux et de la foudre lors de l’exode aryen,
n’est qu’un mauvais génie dans le nouveau panthéon iranien, de même que
Nanhaithya (Taromat), ancienne divinité indo-aryenne devenue démon.
Mais les mauvais esprits, daeva (deos ou deva) et druj, mâles et femelles
(Yazata les bons), bien que bannis et exclus des louanges (Avant »
Zarathushtra », son père Pourushâspa, enseignait déjà l’Ahuna-Vairya
(prière pour combattre les démons), ne sont pas moins nombreux et actifs. Ainsi :

Adjahâk : Démon du vice et des fléaux, devint « Zohhak » : le grand démon persan des
épopées arabes.
Aesma : « Aeshma-dev » : l’esprit de la concupiscence, le démon de la fureur qui, dans
l’eschatologie mazdéenne, sera saisi par « Srôs ». (l’« Asmodée » de la bible ;
« Ashmadei » : le destructeur », des juifs) ;
148 Agra Mainyuh : dieu des ténèbres : « Ahriman » ;
Aharman : Le démon du mensonge (par opposition à » Asha », le dieu de l’ordre, qui doit
le combattre). Aharman et Az (la concupiscence) seront poussés vers les ténèbres à
la fin des temps, lorsque Ahura-Mazda arrivera, assisté d’un « zôt » (mage prieur) et
d’un « raspî » (un prêtre du feu).
Ahriman : « Angra Mainyu : Ahramanyu : Angramanous » : Principe du mal, le diable,
frère d’Ahura Mazda, et comme lui suscité par « Zervané Akéréné », 3 000 ans après
la naissance de l’aîné, qu’il combat, d’abord aux cieux, puis sur terre, sous laquelle
il conçoit le « dousak », le royaume infernal.
Aka Manah : Divinité du désir.
Akoman : Le démon qui sera saisi par Vohuman à la fin des temps.
Apaosha : Dit « Le Cheval Noir » : Le démon de la sécheresse, en opposition avec le dieu
de l’orage, Tishtrya, « Le Cheval Blanc ». Dans ce conflit, le daeva sort vainqueur
une première fois, et le monde devint stérile et périssait ; alors Ormuzd ordonna des
sacrifices pour nourrir l’étalon au caparaçon d’or, et la pluie retomba sur la Terre.
Ashmog : Dragon à cou de chameau (zende) ;
Asto : démon de la mort ;
Az : Démon de la concupiscence (cf. « Aharman »). (« Azhi » : divinité chthonienne,
l’Anguis » (latin).
Demrusch : géant de la mythologie perse
Deos : Deva : Génies mâles du mal : Dev : les âmes condamnées (« druj » : démons
femelles) au service d’Ahriman.
Dêv : âmes des morts condamnés, par opposition aux « Ohr » qui ont gagné le paradis.
Druj : démones, génies femelles ; (cf. « Deos »).
Gôcîhr : Mauvais esprit qui, sous l’apparence d’un dragon, sera brûlé dans le métal fondu
qui coulera sur les mauvaises actions et purifiera la terre.
Indra : ancienne divinité indo-européenne, devenue le démon du reniement, l’apostat.
Pairika : « Pari » : femme maléfique, d’une grande beauté.
Sauru : Démon qui sera combattu et vaincu par Satrivar lors de la fin du monde.
Simorg : « Siorgh » : animal fabuleux, moitié lion, moitié phénix (le « Rahshi » arabe de la
fin des temps) ;
Taromat : « Nânhaitya » (transposition des « Asvins » hindous) devenu démon opposé à
Spendarmat.
Taurvi : Démon qui doit affronter Xurdat.
Zairi : Démon qui doit saisir Amurdat à la fin des temps.
Zarich : démon de la vieillesse et de la décadence.
Zohhâk : « Adjahâk ».



149 D’autres êtres proches des divinités ou cosmogoniques, apparaissent dans
le zoroastrisme :

Aboudad : « Geoush Ourvan » : le taureau primordial, créature d’Ahura Mazda, qui
l’avait doté de toute la semence de la terre, alors qu’il venait de jeter des cieux
Arhiman, lequel tomba en serpent et enfonçât son dard empoisonné sur la bête, quand
Aboudad faisait naître de son épaule droite Kaiomortz, le premier homme. Le
mourant eut encore le temps de transformer ses autres parties du corps en toute sorte
d’animaux bienfaisants et des plantes utiles. Le daeva l’imita et créa les plantes et
les animaux nuisibles, avant d’exécuter Kaiomortz, qu’il laissa sur place. Un «
tameshk » (groseillier) poussa et, à sa vue, Ohrmazd suscita le premier couple
humain, » Meskhia et Meskhiane ».
Adamkadmon : nom du fabuleux héros perse, issu de la race des « kaimarath » (les
derniers rois pré-humains) ;
Caïoumers : Nom du premier roi persan qui engendra l’homme.
Foridun : roi mythique.
Gandareva : Centaures, mi-dieux, génies de la fécondité.
Gayomart : L’homme cosmique, sorti de l’œuf primordial ou créé par Ahura mazda, ainsi
que Yima ;
Gourzcher : La comète qui heurtera la terre 12 000 ans après l’apparition de «
Kaiomortz ».
Kaiomortz : le premier homme, créé par « Aboudad ».
Karshipta : oiseau sacré sur lequel Ahura-Mazda dit à Zarathoustra qu’il récitait l’avesta
dans le langage des oiseaux ;
Meskhia et Meskhiane : le premier couple humain, né d’un groseillier, par la pensée
d’Ohrmazd.
Ohr : âmes des morts qui ont gagné le paradis (par opposition aux « Deos »).
Pishdadian : race et dynastie des premiers êtres créés. Ils enseignèrent aux hommes la
maîtrise du feu, les travaux des métaux, l’irrigation et la médecine.
Pourushâspa : Père de Zarathoustra, né pour montrer aux hommes l’Ahuna-Vairya (la
prière contre les démons) ;
Saoshyant : « le sauveur », l’un des enfants des trois épouses de Zarathoustra. Il renaîtra à
la fin des temps avec son frère « Solioch ».
Solioch : Nom du descendant de Zarathoustra, à naître trois mille ans après la mort de
celui-ci, le dernier jour du monde. Il sera témoin du cataclysme, lorsque la comète
Gourzcher heurtera la terre et la détruira, avant de finir sa course dans le « dousak »
(l’abîme, l’Enfer, le royaume d’Ahriman). (cf. « Saoshyant »).
Sosiosh : dernier héros, le sauveur des zoroastriens, qui apparaîtra sur son cheval blanc à la
fin du cycle actuel (le « Kalkiavatar » des veda) ;
Soura : le chien d’Ahura Mazda, gardien à l’entrée du pont Cinvat (« Tchinevad »),
passerelle qui relie le Mont Alborj (palais de Zurvan et résidence d’Ahura Mazda) au
« darodman » (la voûte céleste), par-dessus le « dousak » (l’abîme infernal).
150 Tahmurath : nom du premier homme, dont le coursier était « Simorg » était son coursier
(myth. perse)
Vinvannat : Nom du premier homme à avoir célébré des sacrifices (le « Vivasvat »
védique).
erVishtâspa : Dernier roi des légendes iraniennes de l’Est, dont Darius I (« Dârayavashu »)
se dit le descendant.
Yima : le premier homme, dans l’Avesta, où il est créé par Ahura mazda, ainsi que
Gayomart, l’homme cosmique.
Zahhak : Être maléfique, dont les épaules se prolongeaient par deux vipères capables de
renaître lorsque décapitées. Symbole du despotisme, son royaume, qui dura mille
ans, se termina par la révolte populaire qui mena le forgeron Kavek, et l’arrivée de
Foridun.
eZarathoustra : « Zoroastre » : Fils de Pourushâspa. Mage (prophète) Mède du VII s. av.
J.-C., fondateur du Mazdéisme. Le dualisme Bien-Mal, symbolisé par le couple
Ahura Mazda - Ahriman, existait déjà chez les Perses, et au-dessus duquel,
l’illuminé place un principe suprême, le « Zervané Akéréné », suscité par les eaux
primordiales. Cet Être intemporel motiva aussitôt l’avènement du couple original et
du Temps (Zurvan). Neuf mille ans plus tard, et inspiré, Zoroastre créa l’ordre des
prêtres et consigna dans l’Avesta les dialogues que, en langue zend (aryenne), et
dans sa bonté, Ohrmazn lui avait accordé.



Le zoroastrisme avait donc assimilé le dualisme « Ormuzd-Ahriman », et
situe au-dessus du couple un principe suprême éternel surnommé «
ZervanéAkéréné », existant avant toute chose, car auto-généré dans les eaux
primordiales, qui serait dont, par ou sans Zurvan, l’auteur d’Ahura-Mazda et de
son jumeau. L’Être primordial donna l’ordre à l’aîné de ses fils de construire
le « zanik » (la terre) et le « dorodman » (la voûte céleste), un univers conçu
pour durer 12 000 ans par périodes de quatre fois 3000, et le bâtisseur fut
dans sa solitude jusqu’à l’arrivée de son autre soi-même, son frère cadet ;
alors le couple régna dans un équilibre instable pendant encore 3 000 ans,
avant que l’architecte ne recommence son œuvre en concevant un espace
entre « asman » et « zamik » (entre ciel et terre), puis installa dans celle-ci
« Aboudada » (le taureau primordial) et imagina les « izeds » en assez grand
nombre, jusqu’à pousser le prince du mal hors des cieux. C’est en tombant
que le démon mordit l’Ochs, détenteur de toute la semence de la terre et,
blessé, le bovidé mugissant laissa échapper de son épaule droite «
kaiomort » (le premier homme), de son ventre les plantes et, par ordre de grandeur
en dernier, tous les animaux utiles et agréables sortirent de son corps.
Angra-Mainyu (le Mal), métamorphosé, comme il aime le faire, en serpent,
trouve l’anthropoïde, c’est là sa première proie, qu’il sacrifie et expose sur
151 un groseillier rouge [car les tours du silence (lieux où l’on exposait les cadavres),
seront œuvres des rois], où lanerets, milans, orfraies et pandions, alléchés
par l’odeur, viennent se régaler en nettoyant les os qu’un parfait ciel d’airain
calcine lentement, avant de jeter l’âme, le principe immortel, dans son
nouveau dousak. Offensés, les fevers réclament la dépouille et prient sans
relâche Spenta-Mainyu (le Bien). Le démiurge descend et, sous l’œil
implacable de l’inouï Rapitwin accroché au zénith, soufflant pour deux fois sur
l’éteint singleton, fit resurgit deux êtres, un premier couple humain que l’on
savait déjà Meskhia et Meskhiane. La vie ainsi faite se développa sur terre,
mais nos ancêtres, dans l’inconscience de la jeunesse, se laisseront séduire
par Ahriman qui leur promet « xvarr et xvarenah » (la gloire et les richesses), et
en amitié déjà les régalait de primeurs, dont lait de chèvre et fruits. Froissé
et chagriné l’Être Suprême retire aux hommes la grâce céleste et
l’immortalité qu’il avait jusqu’alors données à toute créature. C’est donc
avec ces tares que l’humanité se développa et peupla la terre avant de
s’organiser par classes sociales : En haut les « atravans », les prêtres, suivis
des « rataestas » (ceux qui se tiennent sur un char), les guerriers, et des «
vastryofsuyant », les producteurs (artisans, pâtres et agriculteurs). C’est dans ce conteste
qui naquit Yam (Yama ou Yima), le plus sage des hommes ; Orzmud le
remarqua et fit de lui un roi, le tout premier monarque, son ministre terrien, avec
pour directive de construire le « vara », un enclos souterrain pour
sauvegarder l’espèce des rigueurs de l’hiver (celui d’Ahriman). Trois contrées bien
distinctes pour les trois conditions, et trois fois trois passages par où les
méritants pourraient changer d’état. Yama lui-même, lorsqu’il fauta et qu’il
perdit d’un coup et la vie et le trône et la gloire, car il était humain, devint
roi des enfers, tandis que « Pesotanu », le deuxième des trois fils de
Zoroastre (les deux autres seront aussi triérarques, le puîné guide des prêtres, dont les chefs
reçurent respectivement le titre de « mobed » ou « mogepat » chez les « mages », et «
erpat » celui des « enseignants – lecteurs » ; le benjamin régent des « agrariens ») régnera
sur l’enclos protecteur dans le monde à venir…

La cosmogonie parle aussi de ayomart, le géant primordial issu de l’œuf
originel qui était alors le monde, de Vivanhat, le premier homme à avoir
célébré des sacrifices, et des « Ganadareva », centaures divinisés présidant
à la fécondité.
Peuple nomade et de tradition orale, les Aryens voyaient la terre plate au
milieu d’un océan (après l’extension provoquée par « Yama »), sous l’azurin
dôme de pierre, l’« asman », qui veut dire à la fois rocher et ciel, dans
lequel, sur son char, le soleil se déplace et parcourt la terre.
152 eCe n’est qu’au VI siècle avant notre ère que la pensée du prophète
s’impose avant d’être transcrite en « zend », l’ancienne langue perse, ou
« avestique », du nom du livre sacré » Avesta », ouvrage disposée en six
parties :
— Le » Vidêvât » (20 chapitres : enseignement de la parole divine sur
les rapports humains, et lois contre les démons).
— La « Yasna » : La liturgie. Recueil d’hymnes (« yast ») dont les »
gâthâs », les plus anciens, et d’autres en honneur de ceux que, avant
Zoroastre, avaient été initiés par Ahura Mazda aux mystères de la
foi : « Vivaghao », « thoya », « Tritha » et « Pourushâspa » (le père
du prophète, celui qui avait enseigné aux hommes le »
AhunaVairya », « prière contre les démons »). Un autre élu, « Saoshyant » :
le sauveur, devra naître 3 000 ans après la mort de Zarathoushtra, et
un dernier, « Solioch », à la fin des temps, 12 000 ans après la
création du monde. Alors la comète « Gourzcher » heurtera et détruira la
Terre, avant de plonger elle-même dans le » Dousak », l’abîme
infernal.
— Le » Visprat » : Entretiens avec le » Seigneur de la Sagesse » et
hommages aux grands chefs.
— Le « Sirozât » : Prières en honneur des 30 divinités correspondant
aux 30 jours du mois.
— Les » Yasht » : Hymnes à la gloire d’Ahura-Mazda, des »
AmesaSpenta », des anciennes divinités Indo-européennes, et des héros.
— Le » Khorda Avesta » : La Petite Avesta : Recueil de prières pour
les morts.


Les textes religieux sont nombreux et spécifiques, ainsi le « Hadoxt » et
le « Bagan » (livres sacrés que les prêtres devaient apprendre par cœur), le
« Bundahisn » (compilation de lois qui régissent l’éternité des âmes), le
« Datestan » (ensemble des réponses aux questions religieuses) et le «
Denkar » (traité sur le culte des morts).
D’autres actes sacrés codifient en détail charges et engagements, deuil et
festivités, dont celles de saisons, et d’abord le « naruz » ou « nauruz »,
l’équinoxe, la fête du printemps, à la gloire d’Ormuzd, l’équitable, qui avait
tracé et le jour et la nuit de la même durée, avant de créer l’année ; les
réjouissances duraient 35 jours et inauguraient le calendrier festif du nouvel
153 an. La deuxième, Mihrjan, était à l’opposé, l’équinoxe d’automne, et dédié à
Mithra, le dieu soleil, le feu qui purifiait la Terre, symbole d’abondance,
d’où leur nom associé aux commémorations d’agriculteurs et pâtres, et
appelées « Burzin-Mihr » (diminutif de Mithra). D’autres solennités
honoraient d’autres ordres ou rangs, ainsi l’« Adher-Farnbagh » et
l’« Adher-Gusnaps », l’une » Feux du clergé », l’autre « Feux des guerriers
et de la royauté », et dans leurs chants de louanges, « Atar », le Feu, est la
dernière divinité à être invoquée.
Au-delà des classes sociales, l’Avesta établit une hiérarchie d’État, de
bas en haut « dam- mmana », la famille, « vis », le clan ou le village, «
zantu », la tribu, et « dahyu », la nation ; et dans la page ouverte de la mémoire
des âges, rois, princesses et héros, racontent leurs victoires, leurs amours,
leurs exploits : « Jâmsîd-du-Sâhnâmeh », roi probe et méritant, auréolé de
victoires, était parangonné, de fait porté aux nues par son peuple et par son
merveilleux char qui ne se déplaçait que par les airs ; « Daisan » jadis roi
conquérant de l’Oxus au Kophen, digne roi de Mery et de la Margiane, trahi
par sa fille Nadirâ à qui l’ambitieux Sâpûr avait juré un amour éternel et le
partage du trône si, la nuit venue, elle acceptait de lui ouvrir les portes de la
ville ; la princesse s’exécuta ; mais son amant, une fois maître de la place,
donna l’ordre d’emprisonner le roi et d’attacher sa promise par les cheveux
à la queue d’un cheval qui, fustigé, s’emballa et traîna le corps disloqué de
l’infante dans les rues de la ville ; « Keresâspa », le combattant à la massue,
héros légendaire, le plus fort, le plus courageux et le plus noble, qui pouvait
mettre en fuite ou abattre, armé de son gourdin (un tronc d’olivier), toute une
armée, fut un jour captivé par une belle démone et entraînée malgré lui sur
le pont de la foi (cinvat ou tchinevad) où, abandonné des dieux, le poids de
sa faute le fit basculer dans l’abîme infernal.
La troisième partie des quatre âges du monde touche donc à sa fin et les
Achéménides ne sont plus souverains, le dernier est saigné en Hyrcanie
l’année 2770 du départ d’Euroindie. (330 av. J.-C.) Alexandre le Grand
s’était pris pour Yima et conquiert la Parsue, la Médie, Parsoumash, la
Perside, la Parthie, l’Aryanie, la Bactriane, Gandhara et la Sogdiane, mais pas
pour très longtemps, les Arsacides guettent, c’est écrit, leur si proche heure
de gloire derrière leur chef, « Arsace », ce qui vaut aux Sassanides, 500 ans
plus d’attente et d’enfer entre ceux-ci et les Parthes. Puis tout se passe à
Istakhr : Sâssân, leur ancêtre éponyme et le plus méritant des mobedh au
service d’Anâhita, hausse le ton et fait face au quatrième Vologèse arsacide
quand son fils, « Ardachêr » (Artaxerxès), maître de Dârâbgird, au sud de la
Perside, dans la Carmania antique, défie Artaban V et le bat en Susiane
puis, remontant le Tigre, se rend à Ctésiphon, la capitale Parthe, où il se fait
154 proclamer « roi des rois », comme le fit jadis (704 ans avant) «
Dârayavahu » (Darius 1er) et retrace les bornes du royaume perside, son empire
s’étend du Gandhara et le Sind au Cyrus du Caucase, et de la Haute
Sogdiane aux contrées Lakhsanides du nord de l’Arabie. De culture himyérite,
ces pâtres des tribus bédouines de l’Arabie Heureuse, remontent par les
rives de la Mer Rouge ou du Golfe Persique, jusqu’au Chatt-el-Arab, où ils
tombent sous la domination des premiers achéménides, et encore sous
l’influence des Sassanides jusqu’à l’arrivée des armées arabes de Médine et
l’assassinat, en 651 de Yazdgard III, avec qui le dernier empire perse
disparaît. Les Lakhsanides abandonnent leurs idoles et se convertissent à
l’islamisme (La soumission à la seule divinité, « Allah », qui veut dire « unique »). Le
langage usuel (qui jadis remplaçât l’élamite), dont font partie le « pahlavi »
et le « pârsik », se perpétue aujourd’hui dans celui des nouveaux arrivants.
Lexique Persan :
âb : ap, as : eau ; (« golâb » : eau de roses ; « âbe ayât » : eau-de-vie) ;
âb-e-djo : bière ;
âb-e-miveh : jus de fruit ;
âb-e-angour : jus de raisin, vin ;
ab-i-hayat : eau d’immortalité ; eau de la fontaine de jouvence ; eau-de-vie (mot persan) ;
âbâ’ : aïeux, ancêtres ;
âbâd : fertile (« âbâdani » : prospérité, fertilité ; « âbâd kardan » : fertiliser) ;
âbâdanê : propriété : « mal, mâlekiyat, azânesh » ;
abarsas : dieu : izad, khodâ, parvardegâr, yazdân ;
abastâ : la loi (vieux persan). Donna « avesta » ;
abbino : albinos, vieillard : « zâl » (« mosenn », « pir » : vieux) ;
abdahân : salive ;
âbe ayât : eau-de-vie ;
âberou : honneur : « eftekhâr, ehre » ;
âbi : azur, bleu ;
abiy : ensemble, ambe, les deux (v. pers) ; « aibi, aiwito » (avest) ;
âbkhoust : île : « djazireh » ;
âbnous : ébène ;
abr : nuage ;
abrisham : soie ;
adad : fait, acte, destin (v. pers) ; « daoaiti » (avest) ;
155 âdam : homme : « ensân », « mard » ;
eadher-farnbagh : l’un des trois grands cultes du feu, dédié au clergé, II s. ap. J.-C. (empire
sassanide), avec ceux de « adher-gusnasp » et « burrzin-mihr » ;
adjor : brique : « khesht » ;
adurujiyâ : révolte (du point de vue souverain) : hamiciyâ (« drauga » : le manque de
loyalisme) ;
adurujiyasan : tromper ;
advan : chemin (le védique « adhvara » : chemin mythique, sacrifice) ;
a’eleh : famille : « fâmil, khânevâdeh » ;
aesa : soc de charrue (« yugo » : joug) ;
âfaridan : créer ;
afrâ : érable ;
afsoungar : magicien : « djâdoungav » ; (« moq, sehr » : magie : « djâdou, telesm » : sort,
incantation) ;
âftâb : soleil : « hour », « khor » (« khorshid » : soleil brillant) ;
afv : pardon : « âmorzesh » ;
âga : monsieur, seigneur : « khân » ;
agar : si : « tcherâ » (confirmation) ;
âhan : fer ;
âhang : musique (« râmeshgar » : musicien) ;
âhangar : forgeron (« kouftan » : forger) ;
âhan-robâ : amant : « meghnâtisi » ;
ahd : contrat : « kavârdâd » ;
ahoma : plante d’immortalité dont les mages extraient la boisson divine (« soma » védique)
[(donna le Scythe « hauma-varagan » : « Haumavarga », avec « waragan » : le
vainqueur de « Wara » (de « Vritra », le démon védique qui retenait les eaux)] ;
âhou : biche ;
ahriman : le démon, le diable ;
ahuna-vairya : prière contre les démons, formulée par les « mages » ;
aibi : aiwito : ensemble, ambe, les deux, tous les deux ; « abiy » (v. pers) ;
aikme : lance ;
airyana : iraniens, demeure des aryas : Iran (zenda-avesta) ;
aiti : (« atiy » : plus loin) :
akanâragh : illimité, infini ; « Zurvan akanâragh » : dieu du temps ; (« kanâragh » :
illimité, infini) ;
âkhar : fin : « pâyân », « nâzok » ; (« pâyâne hafte » : fin de semaine) ;
akmen : voûte céleste et roche (« âsmân », « doroman »), pierre ;
aks : image : « tandis » ;
akumak : regretter (arabo-persan) ;
156 alam : monde : « donya », « djahan » ;
âlesh : hêtre : « zân » ;
alefbâ : alphabet ;
almâs : diamant ;
âlou : prune : « godje » ;
amal : acte : « kadeh » ;
amaxam : notre (pers) ; « na » (avest) ;
ambouh : abondant : « farâvân » ;
âmiq : vérité : « râsti, haqiqat » ;
ammâmeh : turban ;
ammeh : tante paternelle, (« khâleh » : tente) ;
ammou : oncle (paternel) ;
âmorzesh : pardon : « afv » ;
amroud : poire : « golâbi » ;
amschaspand : généraux de l’armée céleste d’Ahura Mazda ;
ana : dessus, sur, en ;
ânân : ânhâ » : ils, elles, eux ;
anâr : grenade ; (« nouranti » hourrite ; « nourn » armén.) ;
anarya : non mâle, homme-femme, hermaphrodite (de » narya » : mâle) ;
andarz : recueils sapientiels, livres de sagesse et proverbes persans (le livre des rois) ;
andisheh : pensée : « fekr » ; (« andishidan » : penser) ;
andjoman : société : « edjeman, sherkat » ;
andouh : chagrin : « qam » ;
angabih : « angabin » : « asal » : miel ;
angare : idée : « ideh » ; (« aqideh » : opinion) ;
ângize : argument : « dalil » : raison : « sabab, ellat » ;
angsohtar : anneau ;
angosht : doigt ; (« angosht-e pâ » : orteil) ;
angour : raisin ;
angure farangi : groseille : « tasmeshk » ;
ânhâ : ils : « ishân » (« man » : je, « to » : tu, « ou » : il, « mâ » : nous, « shomâ » : vous) ;
anja, airja » (avest) : l’autre : « arija » (v. pers) : étranger : « bigâneh, khâredji » ;
aog : veau (le) (radical I.-E. « wegh », qui veut dire prière) ;
ap : âb, as : eau ;
apadanâ : salle du trône ou des réceptions (cf. « diouan ») ;
apsâlân : printemps : « afsâlân », « bahâr » ;
âqâ : monsieur : « khân » ;
âqâz : commencement ; (« âgâzidan » : commencer) ;
157 aqideh : opinion : idée : « ideh », « angare » ;
âr : marchandise ; (donna bazar, avec « bâz » : marché) ;
ârâm : « ârâmesh » : silence : « khâmoushi, sâket » ;
ârâmgâh : tombe : « gour, qabr » ;
araq : sueur (« araq hardan » : suer) ;
araq : vin : « bâde, mashroub, mey, sharâb » ;
ârâstan : décorer, orner ;
arata : droit : « rahst » ;
ârd : farine ;
âreh : oui : « baleh » ;
arem : (dans « Armaiti » : déesse de la fécondité, « arem-mati » : pensée religieuse,
dévotion) ;
ârezou : vœu, souhait ; désir : « meil » (« ârezou dâsthtan », « ârezou kardan » : désirer) ;
argapète : gouverneur d’une place forte (« satrape) ;
argzah : blanc, clair, éclairer (avest) ;
âriyâh : noble : « bozorgvâr » ;
arkan : ours : « khers, xers ; (pers) ;
arous : fiancée ; (« arousi » : mariage, noce : « ezdevâd ») ;
arreh : scie ; (« arreh kardan » : scier) ;
arshad : bozorgtar : aîné ;
artabe : mesure de capacité de 52 litres ;
artesh : sepâh : armée ; (« zereh » : armure) ;
ârtisho : artichaut (« artichaot » breton ; « articoka » serbo-croat ; « artichoke » anglais ;
« artischocke » allem) ; « anghinare » roum.) ;
arz : abondance : « farâvâni », « pahnâ », « barekat », « vofour » ;
as : préfixe augmentatif perso-élamite (« as-farnuka : richesse ») ;
as : âb, ap : eau ;
âs : apparition : « takkhâl » ;
asa : ordre (« Asa » : divinité de l’ordre, l’un des 6 Amesa Spenta ;
asal : miel : « angabih, angabin » ;
asar : œuvre, monument ;
asâtir : mythologie : « elm-e asâtir » ;
âsâyesh : repos : « esterâhat » ;
asb : cheval ; (« tâkhtan » : chevaucher) ;
âsemân : âsmân : gardoun : ciel ; (« Asman » : dieu du ciel)
âsh : soupe : « soup » ;
asfâlt : pavé ; (« asphaltos » grec, « asphaltus » latin, « asphalt » anglais) ;
âsh : potage ;
158 âshâmidan : boire : « khordan, noushâbeh » ; (« noushâbeh », « noushidani » : boisson) ;
ashnâ’i : connaissance ;
âsheq boudan : aimer : « doust dâshtan », « khosh âmadan » : « mohabbat kardan » ;
ashti : paix : « solh » ; (« rama » : joie, paix) ;
asi : couteau sacrificiel (« ensis » latin) ; (« kard », « tchâkou » : couteau) ;
asir : prisonnier, captif : « zendani » ;
asiyâneh : nid : « lâneh » ;
âsmân : le ciel (indo-aryen) : « âsemân, gardoun » ; (« akmen »), rocher, pierre, et la voûte
céleste de pierre ;
aspet : chevalier ; (« aspet » arménien) ;
asr : soir, (« shab » : soirée) ;
âsyâ : moulin ; (« koubidan » : moudre ; « koubideh » : moulu) ;
âtar : le feu (« Atar » : dieu du feu ; « azer » : le feu sacré et ange ;
âtash : « âtast, âtesh » : feu ; « atash behram » : le feu sacré, des Parsis (zende) ;
âtash-souzi : incendie : « harik » ;
atesh : soif : « teshnegi » ;
âtesh : feu ;
âteshgâh : foyer, âtre, feu ;
âteshkâdeh : foyer, âtre sacré ;
athoya : l’un des 24 hymnes de révélation divine, par Pururshaspa, avant la naissance de
son fils Zarathoustra ;
atiqe : antique ;
atiy : aiti : plus loin ; [eurasie « eti » dehors, plus loin, aussi] ;
âtiyeh : futur : « âyandeh » ;
èreatravan : prêtres : « mages, herbad, herbedhs, kavi, mobedhs, raspi, vifra, usij, zôts », 1
des trois catégories sociales, avec les « rataesta » : guerriers, 2e, et les « vastryo
fsuyants » : producteurs, 3e ;
âvâ : bruit : « sedâ » ;
âval : premier : « awal » ;
âvâz : son : « navâ » : « tarâneh » : chanson ; (« khândan » : chanter, « soroud » : chant) ;
avâzandeh : musicien : « râmeshgar » (« âhang » : musique) ;
avesta : « texte », la loi (du vieux persan « abastâ » : la loi), ensemble d’écritures sacrées,
les « bagan », en langue zend ; (le premier serait le « vendidad », le premier « nosk »
(ivre) du « Zend-Avesta » ;
avexwesta ; sucré, doux, agréable ;
âvril : avril : « ordibehest » ;
awal : « âval » : premier ;
âyandeh : (« âtiyeh » : futur) ;
âyeneh : miroir ;
159 âzâd : libre : « rahâ, risman, band » ;
azan : jour, journée (avest) ; « ruz, rouz » (pers) ;
azânesh : « âbâdanê » ;
âzarakhsh : éclair ;
azer : le feu sacré. L’ange qui préside à la destinée du soleil (atar) ;
âzin : ornement ;
azur : azur, bleu d’azur, bleu clair (lâzaward arabe) (« nil ») ;
bâbâ : papa ;
babr : tigre ;
bâd : vent ;
bad-biâri : adversité (« bad-shansi ») ;
bâdâm : amande ;
badan : corps : « djesm, paykar, tan » ;
bâdbân : voile, tente : « tchâdor » ; (« qâyeke bâdi » : voilier) ;
bâde : vin : « araq », « may, mey », « mashroub », « shrâb » ;
badian : anis (donna « badiane » : grand arbre de Chine à l’anis étoilé) ;
bâdekhâr : buveur de vin ;
bâftan : tisser, tresser (« bâfandeh » : tresser) ;
baga- : la part (servant aux termes composés) (mot védique) ;
bagan : (de baga-) l’un des dix textes religieux que les prêtres devaient apprendre par cœur,
avec le « Bundahisn, le Denkar, les Gathas, les Hadoxts, la Korda Avesta, le
Sirozat, la Videvdat, la Yasna et les Yashts ;
bahâ : prix : « kerâye, qeymat » : valeur ;
bahâr : printemps : « apsâlân » ;
bâkereh : vierge ;
bâkhtar : ouest : « qarb » ;
bâl : « par » : aile ;
bâlâ : hauteur, taille : « qab » ;
balâl : maïs : « zorrat » ;
bâlegh : adulte : « bozorg », « sâlmand » ;
baleh : oui : « âreh » ;
balout : chêne : « derakht-e balout » ;
bâm : toit ;
bâmdâd : matin (le) : sobh » ;
band : « âzâd » ;
banda : dragon : « vichapaband » ; (« vichap » arménien) ;
bandar : port ;
bânou : madame, mademoiselle : « khânom » ;
160 bâq : « bostân » ;
barâbarân : équinoxe ;
barâdar : frère ;
bârân : pluie : « bâroun » ; (« bârân » : « bârân baridan » : pleuvoir) ;
bar anâsht : théorie : « farziyeh, teori » ;
barazant : hauteur : hauteur défensive : (avest) ; : « burj » (pers) ;
barbast : loi : « dâdestân », « hangar », « qânoun » ;
bârdeh : fécond : « bârvar, haselkhiz » ;
bardeh : esclave ;
barekat : « arz » ;
barf : neige : « snaha » ;
barg : feuille (végétal) ;
barhak : vraie : « dorost » ;
bâridan : pleuvoir « bârân baridan » (bârân » : pluie) ;
barkhord : affrontement : « tasâdom » ;
barreh : « gousfand » : agneau ;
bârvar : fécond : « bârdeh, bârdeh, haselkhiz » ; (« bâvar kardan » : féconder ;
barzegar : fermier ;
bâstân -ni : roi, reine ; « shât » ;
bâstân : ancien, temps anciens : « qadim » ; (« havâ, zamân » : temps) ;
bastan : fermer ;
basteh : fermé ;
batcheh : enfant : « koudak » ;
bâtlâk : marais : « mordâb » ;
bâvafâ : loyal : « ostovar » ;
bâvar : opinion, conviction, fécond (« bâvari » : fécondation) ;
baz : ouvert : « goshoudeh » ; (« baz kardan » : ouvrir : « goshâdan » ;
bâz : faucon : « shâhin » ;
bâz : marché (donna « baz-ar » ; « ar » : marchandise) ;
bâzâr : marché ; bâzargân : marchand ; « âr » : archandise (« bâz » : marché ; marchand :
« bâzargân »). Donna « bâzâr » ;
bâzi kardan : jouer ;
bâzou : bras, main : « dast » ;
beh : bon ; (« khoub » : bon, bien) ;
berahneh » : nu : « lokht, oryân » ;
berenj : riz ;
besyar : très, beaucoup : » ziyâd », « kheyli » ;
beyn : entrée : « voroud » ;
161 bezeh : péché, crime : « djorm, gonah » (« bezhkâr : bezande » : criminel), (« gonâh
kardan » : pécher ; (« gonâh kardan » : pécher : « djorm kardan ») ;
bezehkâr : criminel : « bezand » (« djorn » : crime) ;
biâbân : « sarâh » : désert ;
biâbi : sécheresse : « khososhkis » ;
bibâr : stérile : « bihoudeh » ;
bidestar : castor : « sag -e- âbi » ;
bi-entehâ : infini, sans fin ; (« bi-pâyan » : infini, immense) ;
bigâneh : « khâredji » : étranger : « anja, airja » (avest) : l’autre : « arija » (v. pers) ;
bi-kas : seul : « tak, tanhâ, vâhed, faqat » ;
bil : pelle, bêche : « kolang » : pioche ;
bimâr : malade : « mariz » ;
binamoud : invisible ;
bini : nez : « damâq » ;
bi-pâyân : infini, immense ; (« bi-entehâ » : sans fin) ;
bi-pedar : orphelin ;
bisheh : dâr : tchoub : bois ;
bisheh : forêt : « djangal » ;
bist : vingt : « visaiti » (avest) ; ;
biveh : veuf, veuve ;
boudan : être ;
bordan : porter ;
bordj : tour (« bordj-e Ifel » : la tour Eiffel), forteresse ; [« fortyress » angl. ; « festung »
all.] ;
bosour : malédiction : « la’nnat » ;
bostan : jardin, enclos : « bâq », (« bâqbân » : jardinier ; « bostangi » : jardinier du sérail) ;
bot : idole ;
bou : odeur : « droa » (donna « drogue » : médicament) ;
boudan : être ;
bougalamoun : dinde : « pilmorq » ;
boumi : indigène ;
boutkhadé : maison des idoles, temple, pagode ;
bouzineh : singe : « meymoun » ;
boz : chèvre ;
bozorg : grand, adulte : « bâlegh », « sâlmand » ; (« boland » : haut) ; (« madar bozorg,
pedar bozorg » : grand-mère, grand-père) ;
bozorgtar : aîné : « arshad » ;
bozorgvâr : noble : « âriyâ » ;
162 bubdaheshn : La Création originelle ;
bubul : rossignol, en poésie ;
bundahisn : « bundaheshn » : compilation des lois et exposés qui régissent l’univers des
âmes après la mort, précédés d’un récit eschatologique dans lequel Ahura Mazda,
vainqueur, brosse les contours du nouveau monde éternel et décrit l’ordre nouveau
et universel. Le bundahisn est l’un des dix textes religieux que les prêtres
apprennent par cœur (cf. « bagan ») ;
burj : hauteur, hauteur défensive (pers) : « barazant » (avest) ;
burzin-mihr : Fête du feu des agriculteurs, célébrée sur le mont Revand, dans le Khorasan,
et à l’honneur de « Mihr » (« Mithra »), ainsi que celle de l’équinoxe d’automne (21
septembre)
caillou : sang ;
carana : circulation ; (« cakram » : roue (avest.), de l’eurasie « qolos » : roue) ;
caxra : roue ; [ (de la racine I.-E. « kwel » : tourner) ; « Kwekwlwo » I.-E. ; « carkra »
sansk. ; « kuklos » grec ; « kokal, kokale » tokh. ; « kâklas » lit. ; hweol » v. angl.]
chah : « schah » : roi (« ech-chah-mat » : « le roi est mort » : échec et mat) : « Khediw ») ;
châl : châle ;
chimchir : cimeterre, sabre courbé (donna » khandjar » : alfange) ;
chouaran : mangeur (« mardi chouaran » : « mangeur d’hommes, animal fabuleux) ;
(donna le grec « mantichoras » : « mantichoras » latin : « manticore » : animal fabuleux
de l’Inde, à visage d’homme, corps de lion et queue de scorpion) ;
cinvat : « tchinevad » : pont reliant le mont Alborz au ciel ; œuvre de « Zurvan » ou
d’Ahura Mazda ;
da- : mettre en état (« yaoz da- » : mettre rituellement en état) (correspond au » yos »
védique, le » ius » latin) ;
dâdan : donner ;
dabestân : école : « madreseh », « maktab » ;
dâdestân : « barbast » ;
daêva : « dev, deva, deos, dive » : démons mâles, par opp. aux « druj » : démons femelles,
et aux « yazata » : les bons démons ;
dah : dix ;
dahâ : voleur (« Dahes » : peuple habitant les bords de l’Iaxartes : le Syr Darya, « darya » :
mer. Mer d’Aral) : « Chorasmios ») ;
dahan : bouche ;
dahaiti : tenir chaud (avest) ;
dahyu : la nation (« dam-mmana » : la famille) ;
dakhmâ : tour du silence. Terrasse sur laquelle on déposait le corps du défunt. ;
dakina : droit, droite, dextre ; [« deks » (eurasie)] ;
dâl : aigle : « homây », « oqâb » ;
dalil : argument : « ângize » : raison : « sabab, ellat » ;
dâm : piège ;
163 dâm : troupeau : « rameh » ;
damâ : température : « harârat » ;
dâmâd : gendre ;
dâmaneh : pied : « pâ » ;
damâq : nez : « nibi » ;
dam-mmana : la famille ;
dandân : dandoun : dent ;
dâneh : grain ; (« tokhm » : graine) ;
dânestan : savoir ;
daoaiti : fait, acte, destin (avest) ; « adad » (v. pers) ;
dâr : bois : « bisheh, tchoub » ;
dar dans : « tou » ;
dar : porte ;
dar : palais : « kâkh, koushk » ;
dara : oser (v. pers) ; [« dadharta » (sansk)] ;
darâvordan : otage : « gerougân » ;
dard : douleur ;
darga : long (v. pers) ; « deriz » (pers) ; « dariga (avest), « deriz » (pers) ;
dariga : « darga » ;
dârou : médecine, médicament : « davâ » (« pezeshk » : médecin) ;
darya : mer (rivière : « roud », fleuve : « roudkhaneh ») ; (« daryâ’i » : marin) ; [« deniz »
turc] ; « Chorasmios » : Mer d’Aral ;
daryâ’i : marin ;
daryâtche : lac ;
dâs : faucille, faux : « qalat » ;
dast : main, bras : « bâzou » ;
dâstân : histoire : « qese » ;
dât : loi (« dât u dên » : la loi et la religion) ; « datestan » : compilation de réponses aux
questions religieuses) ;
dâtar : donneur [« deter » I.-E. ; « dâtar » hind. ; « doter » grec] ;
dâtes tân-denik : réponses données par les prêtres aux questions religieuses ;
davâ : médicament : « dârou » : médecine ; (« pezeshk » : médecin) ;
davidan : courir ;
deh : « dehkadeh, dehestân » : village : « qariyet », « roustâ » (« shahr » : ville) ;
dehati : paysan : « dehqân, dehgân, rousta’i » (« diyâr » : pays) ;
dehestân : village : « deh, dehkadeh » ; (« ostân » : province ; « ostandar » : gouverneur de
province ; « Shahrestân » : département ; « bakhsh » : canton ; « shahr » : ville) ;
dehqân : agriculteur : « zâre, keshâvarz », (« zerâ’at, keshâvarzi » : agriculture) ;
164 dej : château fort, forteresse (« roukh » : château) ;
del : estomac : « mede » ;
del : cœur : « qalb » ;
dên : religion (« dât u dên »), « dênkart » : traité des doctrines (cf. « bagan ») ;
denkart : traité sur la religion mazdéenne, préceptes moraux et traditions de l’époque
Sassanide (226-632) ;
deos : démons : « daeva, deva, dev, dive » ;
derakht : arbre ; (« derakht-e balout » : arbre-chêne) ;
deriz » : « darga » ;
dero : moisson ;
derouish : pauvre (derviche : religion musulmane du djaïnisme) ;
desâmbr : décembre ;
deshneh : poignard : « khandjar » ;
dev : démon : « deva, daêva, deos, dev, div, dives » : démons mâles) : « Ahriman » ;
deyâr : pays : « keshfar, mamlekat » ;
djens : sexe ;
didan : voir ;
dig : chaudron ;
din : religion : « mez-hab » ; (« mez-habi » : religieuse ; « maz - habit » : religieux) ;
diouan : salle du conseil, tribunal de justice (donna « divan » : « diván » esp.) ;
dir : tard ;
dirouz : hier : « izemestân » ;
div : démon ; (« dev ») ;
divâne : fou : « madjnoun » ;
divâr : mur ;
dives : (« dev, daeva » : démons mâles), génies de la mythologie perse (« divin » : «
divinos-as » esp.) ;
diyâr : pays : « keshfar, mamlekat », (« dehâti, dehqân, dehgân, roustâ » : paysan) ;
dja : endroit, lieu : « makan » ;
djâddeh : route : « khiyâbân », « râh » ;
djadid : nouveau : « no », « tâze » ;
djadou : magie : « moq, sehr » ; « djadou, telesm » : sort, incantation ; (« afsoungar »,
« djâdougav » magicien) ;
djâdougav : magicien : « afsoungar » (« djadou » : magie) ;
djahan : monde : « donya, alam » ;
djan : esprit, âme : « rouh », « ravân » : fantôme ;
djanevar : djounevar : animal ;
djang : guerre : « kora, kera » : lutte : « nabard » (« sarbâz » : guerrier, soldat ; « koshti » :
lutter) ;
165 djangal : forêt : « bisheh » ;
djangidan : combattre : « mobârezeh kardan » ;
djârou : balai ;
djasad : cadavre : « lâsheh », « na’sh » ;
djashn : fête : « jashan » ;
djavâd : réponse ;
djavâher : bijoux ;
djavân : « djavoun » : jeune : « rouzeh » (« shabâh » : jeunesse ; « nou-djavân » :
adolescent) ;
djâvidân : éternel, immortel ;
djavv : atmosphère : « miqgouy » ;
djazireh : île : « âbkhoust » ;
djelo : devant ;
djen : démon : « djinn » ;
djens : sexe ;
djesm : corps : « badan, peykar, tan » ;
djib : poche ;
djinn : « djen » : démon, diable ; esprit, génie du mal ;
djo : orge ;
djoft : couple ;
djoghd : hibou ;
djom’eh : vendredi (cf. hafteh ») ;
djonoub : Sud ;
djorm : crime, péché : « bezeh, gonah » (« bezhkâr : bezande » : criminel), (« gonâh
kardan » : pécher ; (« gonâh kardan » : pécher : « djorm kardan ») ;
djoudje : poulet ;
djouy : « djouybâr » : ruisseau ;
dm : foyer, refuge (avest) : âteshgâh : âtre ; (foyer sacré : âteshkadeh ») ;
do : course ;
do : deux : « ubhe » ;
doshanbeh : lundi ;
dokkân : magasin : « foroushgâh », « maghâzeh » ;
dokhatar : fille, demoiselle, : « doushizeh », « khâmom » (« pesar » : fils) ;
dolat : État ;
dom : queue ;
donya : donner, monde : « âlam », « djahan » ;
doroman : « dorodman » : le ciel, la voûte céleste (« akmen, asaman ») ; (« zanik » ou
« zamik » : la terre) ;
166 dorosht : gros ;
dorost : vraie : « barhaq » ;
doroud : bon jour : « salâm » ;
dorouq : mensonge ;
doshanbeh : lundi ; (« shanbeh » : samedi) ;
dost : ami (arabo-persan) ;
doush : épaule : « shâneh » ;
doushizeh : « dokhatar » ;
doshman : adversaire : « harif » ;
doud : fumée ;
dour : loin ;
dousak : abîme infernal surplombé par le pont « cinvat » ;
doushizeh : demoiselle : « dokhtar khâmon » ;
doust : ami : « yâr, rafiq » (« dousti » : amitié) ;
dozd : voleur ; (« dozdi » : vol (rapine), « dozdidan » : voler ;
drauga : mensonge, manque de loyalisme (« dregvato » : trompeurs, traîtres) («
adurujiyâ » : révolte) ;
droa : odeur : « bou » ; (donna drogue : médicament) ;
druj : démons femelles (« paraika » : démone) (cf. » daêva ») ;
duruyâ : sûreté, certitude, garantie ;
edjare kardan : louer ;
edjemâ : société : « andjoman, sherkat » ;
edrâr : urine (« edrâr kardan » : uriner) : « miz » ;
eftkhâr : honneur : « âberou, ehre » ; ( « ârya » sanscrit ; « aryo » gaulois ; « ehre » all.) ;
ehre : « eftkhâr » ;
ellat : raison : « sabab » : argument : « dalil, ângize » ;
emrouz : aujourd’hui ;
endon : maison ;
en’ekâs : écho : « pezhvâk » ;
enqelab : révolution ;
ensân : homme : « mard », « mard » ; (ensâni : humain) ;
eransahr : le pays des Aryens (de « eran ») ;
esfenâdj : épinard ;
eshq : amour ;
skelet : squelette : « ostokhân-bandi » ;
eslâh-e sar : coupe ;
esm : nom : « esm-e-fâmil » (« nâm » : prénom) ;
estakhr : piscine, bassin : « tâlâb » ;
167 esterâhat : repos : « âsâyesh » ;
ezdevâd : mariage ; (« arousi » : noces ; « arous : fiancée) ;
ezhdeha : dragon ;
fakat : seul : « bi-kas, tak, vâhed » ;
fâmil : famille : « khânevâdeh », « a’eleh » ;
fandoq : noisette ;
fânous : lanterne ;
faqat : seul : « tak, tanhâ, bi-kas, vâhed » ;
faqir : pauvre (arabo-persan) ;
farangi : fraise ;
farâvân : abondant : « ambouh » ;
farâvâni : abondance : « vofour », « pahnâ », « barekat », « arz » ;
faravahr : esprit, ange : « fereshte » ;
fardâ : demain ;
fareshte : ange (esprit) ;
farmân : ordre ;
farsh : tapis : « qâli » ;
farzand : descendance ;
farziyeh : théorie : « bar angâsht », « teori » ;
fasl : heure : « gah, vaqt » (des saisons) ; « sâ’at, tasou » : heure (d’horloge) ;
fâtek : vaillant ;
favardin : « fravashyo » : divinité, déité, génie, esprit ;
fazâ : aire : « mantaqeh » ; (aire, surface : « rooye, sath ») ;
fefel : piment, poivre ;
fekr : pensée : « andisheh » ;
fereshte : ange : « faravahr » : esprit ; (« Izad » : nom des 28 génies chargés d’affronter des
« daeva ») ;
fevrie : février ;
fevriyeh : « esfand » : février ;
fil : éléphant ;
foroushgâh : magasin : « dokkân, maghâzeh » ;
frsa : prier : « nomâz kardan, niyâyesh kardan, frsa » ; (prière : frsa, namâz, niyâyesh,
frsa : « wegh » (I.-E. donna « aog » : veau) ;
gah : (« fals ») ;
èregahambars : fêtes des saisons : 1 : « maidyoizaremaya (mi-printemps, au mois
e ed’« ardibehesht » : avril) ; 2 : maidyoishema (mi-été, au mois de « tir » : juin) ; 3 :
epaitishahya (début automne, au mois de « shehrevar » : août) ; 4 : ayathrima
(mieautomne, au mois de « meher » ou « mihr » : septembre) ; 5 : maidhyairya
(mi168 ehiver, au mois de « dae » : décembre) ; 6 : hamaspathmaedaya (avant printemps, au
mois de « aspandarmad » : février) ; (cf. « djashn » : fête) ;
gaith : vie : « hayât, zedeji, zandegi » ;
galou : gorge ;
gam : pas : « qadam » ;
ganât : « qanât » : canal, galerie souterraine pour les eaux infiltrées ;
gand : terrible ;
gandj : trésor ;
gandon : blé ;
gaô : bœuf (« nil gaô » : bœuf bleu) ; [ « go, gavaya, gavendra, vrsa, uksan » persan :
« anadvah » : taureau ; [ « bous » grec, « hecatombéon » : mois et sacrifice de 100
bœufs ; « bos » latin ; « godevina, vol » slav, (aurochs) ; « wot, wollowina » (pol.) ;
« rind » all. ; « beef » angl.] ;
gardan : cou ;
gardoun : ciel ( « âsmân, âsemân ») ; (« akmen »), rocher, pierre, et la voûte céleste de
pierre ;
gardouneh : roue : « tcharkh » ;
garmâ : hararat, horm, : chaleur ; « garmâbeh » : bains chauds ; (« hammâm » : bain) ;
gârson : garçon : « pesar » ;
gatch : craie ;
gâthâs : recueil de prières et invocations Zoroastriennes, textes de déclaration de guerre
contre « daevas ». Les noms des 5 gathas : « Ahunavad, ustavad, spentomad,
voshuxsathra et vahistoist » fut donné aux « 5 » jours ajoutés au nouveau calendrier de
365 jours (cf. « mâh » : mois, et « bagan ») ;
gâv : vache ;
gavazn : gavazne : cerf ;
gazaneh : ortie ;
gehs : prières ;
Geoush Durvan : Taureau Primordial ;
gerân : cher ;
gerdou : noix ; (« kharuon » grec ; « kraon » breton ; « walnub » all. ; « walnut » anglais ;
« nux » latin) ;
geristan : pleurer (« geryeh » : pleurs) ;
gerougân : otage : « darâvordan » ;
ghâr : grotte ;
ghaza : aliment : « korâk, ta’âm » (« taghziyeh » : alimentation) ;
ghebr : adorateur du feu (donna « ghebar » : « Guèbres » : adorateurs du feu zoroastrien :
« Gaures », « Parsis ») ;
gheir-e akhlâqi : immoral ;
169 gheu : libations sacrificielles (« gheu » est à l’origine des prêtres et des sacrifices dans les
langues I.-E.) ;
gheybgou : voyant ;
ghebar : ghevar : infidèle (mot persan) ;
ghod : têtu ; (« sar » : tête) ;
gholâm : serf ; (« servus » latin) ;
ghorresh : tonnerre : « ra’d », « tondar » ;
gilâs : « gilaz » : cerise ;
giyât : végétal ;
godâr : gué ;
godje : prune : « âlou » ;
goftan : dire ;
gol : fleur ;
golâb : eau de roses (« âb » : eau) ;
golâbi : poire : « amroud » ;
gole sorkh : rose (fleur) ; (« saurati » : rose – couleur) ;
gomrok : coutume ;
gonah : péché : « djorm, bezeh » ; (« gonâh kardan : pécher : « bezidan, djorn kardan ») ;
gondj : chambre : « otâq » ;
gorâz : sanglier ; (« goret » français) ;
gorbeh : chat ;
gorg : loup : « oviss » : « vehrka » (avest.) : « varkana » (v. pers) ; (louve : « gorg-zan ») ;
gorg-zan : louve ;
goriz-gah : abri : « panâh » ;
gorg o mish : crépuscule ;
gorz : massue ;
goshoudeh : ouvert : « baz » ; (« goshâdan » : ouvrir : « baz kardan ») ;
goun : couleur : « rang » ;
gour : tombe : « ârâmgâh, qabr » ;
gourestan : cimetière ;
gousfand : « gouspand » : mouton : « mish » : brebis : « barreh » : agneau ;
goush : oreille ;
gousht : viande, chair ; (« gousthe gâv » : viande de bœuf ; « gousthe gousâlo » : viande de
veau) ;
gouspand : mouton ; « gousfand, barreh » : agneau ;
gul : rose ; (« wrod » [I.-E.) ; « rosa » rose (étrusq.) ; « rhodon » (grec)] ;
ha : ce (avest) ;
170 hacâ : protection (dans les prières de Darius : « hacâ-hainayâ », « hacâ dusiyârâ », « hacâ
drauga » ;
hadd : limite, frontière : « karân, karânch, marz, sâmâne » ;
hadoxt : textes sacrés que les prêtres devaient apprendre par cœur (cf. « bagan ») ;
haft : sept ; (donna « hafteh » : semaine) ;
hafteh : semaine (de « haft » : sept) : shanbeh (samedi), yekshanbeh (dimanche) » ; «
doshanbeh (lundi), sehshanbeh (mardi), tchahârshanbeh (mercredi), pandjhanbeh
(jeudi), djom’eh (vendredi) ; [« yek (1), do (2), seh (3), tchehel (4), pandj (5) ] ;
haftsad : sept cents ;
hainâya : l’armée ennemie ;
hakeret : une fois (avest) ; « hama » (pers) ;
hama : une fois ;
hama : été (pers) ; « hakeret » (pers) ;
hamâhangi : accord (« rezâyat, tavâfoq ») ;
hamet : tout ; (« tamân, sarâsar » : tout, entier) ;
hamiciyâ : révoltes (« adurujiyâ ») ;
hamkâri : aide : « yâri », « komak » ; (« yâri kardan » : aimer) ;
hamleh : agression : « tadjâvoz », (« hamleh kardan » : agresser) ;
hammâm : bain ; (« garmâbeh » : bains chauds) ;
hamsar : épouse : « zan », (« sohar, shohar » : époux) ;
hamsâyet : voisin ;
hangar : loi : « barbast, dadestan, qânoun » ;
haoma : breuvage d’immortalité (le « soma » hindou) ; boisson élaborée à partir du suc de
la plante du même nom et destinée aux libations des prêtres sacrificateurs ; le
caractère sacré du breuvage permettait aux officiants de communiquer avec la divinité ;
haoya : gauche (avest) ; « tchap » (pers) ;
haqiqat : vérité : « âmiq, râsti » ;
hararat : chaleur : « garmâ » ;
harârat : température : « damâ » (« harârat » : chaleur) ;
harâs : peur : « tars, vahshat » ;
harem : trésorerie ;
harf zadan : parler ; (« zadan » : frapper) ;
harif : adversaire : « doshman » ;
harik : adversaire : « doshman » ;
harik : incendie : « âtash-souzi » ;
hasel : production ;
haselkhiz : fécond : « bârdeh, bârvar » ;
hasht : huit ;
hashtsad : huit cents ;
171