Cette publication est uniquement disponible à l'achat
Lire un extrait Achetez pour : 5,95 €

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

Partagez cette publication

Publications similaires

La Plume qui pleure

de Societe-Des-Ecrivains

De Fer en Or

de ClaudeGueux

Instants posés Christian Antonini
Instants posés

Poésie



Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit, 2009
www.manuscrit.com
ISBN : 978-2-304-01826-4 (livre imprimé)
ISBN 13 : 9782304018264 (livre imprimé)
ISBN : 978-2-304-01827-1 (livre numérique) 782304018271 (livre numérique) Christian Antonini






A René Teillaud - Muraccioli,
Toi mon ami, sans qui cet ouvrage n'aurait jamais vu le jour.
Merci pour tes nuits blanches.
Merci pour ta présence.



Aux fruits du passé, aux arbres à venir.

7 Christian Antonini
I
FLOU

Dans la pénombre du jour
J’attends quelqu’un, quelque chose
Je ne sais pas
Est-ce une envie
Je ne pourrais le dire
Mais ce que je sais
C’est que cette solitude
Parmi cette immense foule
Est une habitude
Un plaisir et un dégoût
Soudain un pressentiment amer
Qui ne semble pas me déplaire
Est-ce la nostalgie ?
Nostalgie de ces années passées
Où tout simplement l’amour ?
L’amour de moi-même
L’amour de toi, l’amour de lui
Cet amour que j’aime
Et que je fuis

9 Instants posés

II
AVEC TOI

Avec toi,
C’est la définition du mot passion,
C’est un soleil rouge qui s’endort,
C’est mon cœur qui plonge vers l’horizon,
Dormir dans un nid aux reflets d’or.

Avec toi,
Je ne suis plus qu’un radeau qui chavire
Dans un cœur brûlant, dont les braises
Consument un à un tous mes soupirs
Et qui me noie dans sa fournaise.

Avec toi,
C’est la destinée d’un sillon creusé
Dans les feux d’un rêve inachevé.
C’est la quintessence de l’être aimé
La résonance du verbe aimer.
10 Christian Antonini

III
ABYSSES

Dans les murmures de ma cathédrale
Je hurle dans le silence des mots
Qu’est ce qui me ronge, me fait si mal
Me courbe le dos ?
Je me consume dans les feux
De la détresse de mon être
Je ne me sens pas bien, ho mon Dieu !
Je veux disparaître !

Comme un cri lancé vers le ciel
Je déploie le verbe et j’appelle
Entendras-tu cette frêle voix
Qui de sous terre monte jusqu’à toi ?
C’est la vie d’une âme solitaire
Qui ne sait plus que faire sur terre.

Vers qui, vers quoi dois-je tendre mon destin ?
Je me sens prisonnier, mais où aller
Pour que demain ne soit pas ma fin
Où me diriger ?
Vois l’aiguille de ma boussole
Elle ne s’oriente plus au nord
Je ressens mon cœur qui s’affole
Mais que fait la mort ?

Comme un cri lancé vers le ciel
S’écoulent mes larmes vers l’Eternel
Verras-tu cette eau qui ruisselle
Cette eau qui traverse le maître-autel
C’est l’âme d’un cœur en détresse
Dans sa plus grande noblesse
11