La 3ème Guerre Mondiale.

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L’auteur dresse le bilan du monde : où sont les vraies valeurs ? Notre planète, la Terre, offre gratuitement, sans réclamer une quelconque contre partie à ses habitants, les moyens naturels de subvenir à leur existence, et elle leur a permis de s’épanouir intellectuellement. Jusqu’à présent les théories idéologiques politico-religieuses du passé et du présent n’ont pas réussi à changer le caractère pernicieux de l’humain. L’une des façons la plus appropriée pour expurger ce côté négatif de l’homme, indépendamment des chapitres consacrés à l’argent, consisterait à développer un système éducatif parental et institutionnel, enfin à la hauteur des ambitions de sa tâche. C’est le défi que lance Paola Rise à travers cet ouvrage.
Publié le : lundi 13 juin 2011
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EAN13 : 9782748157222
Nombre de pages : 454
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2 La 3ème Guerre
Mondiale
4 Paola Rise
La 3ème Guerre
Mondiale
La guerre économique




ESSAI






















© Éditions Le Manuscrit, 2005
20, rue des Petits Champs
75002 Paris
Téléphone : 01 48 07 50 00
Télécopie : 01 48 07 50 10
www.manuscrit.com
contact@manuscrit.com

ISBN : 2-7481-5723-0 (fichier numérique)
ISBN : 2-7481-5722-2 (livre imprimé) 6 8 Dédicace.

À tous ceux qui ne croient pas que croissance rime avec
abondance,
À tous ceux qui ne croient pas que domination rime
avec nation,
À tous ceux qui ne croient pas que progrès rime avec
éternité,
À tous ceux qui ne croient pas que valeur rime avec
bonheur,
À tous ceux qui croient que solidarité rime avec
générosité,
À tous ceux qui croient que civilité rime avec
adaptabilité,
À tous ceux qui croient que santé rime avec sérénité,
À tousoient que nature rime avec futur,
Je dédie ce livre, ce recueil d’infos et de réflexions où
viennent s’intercaler faits et gestes de la vie politique,
économique, sociale, d’un monde dit "moderne", dont
l’humain est pris en otage dans, et par, son propre
piège !
À :



Paola Rise.
9 10 Préface.
J’infère que l’Or, l’Argent, le Platine et tous les métaux
précieux ; Le Diamant, le Rubis, l’Emeraude, le Saphir
et toutes les pierres précieuses ; L’Uranium, le Pétrole,
le Gaz, le Charbon et toutes sortes de matières fissiles
ou combustibles ont été découverts et utilisés par
l’homme à des fins plus ou moins heureuses. Ces
"dons" de la Nature, rares et difficiles à se procurer
pour certains, remarquables et utiles pour les autres,
servent depuis longtemps de moyens d’échange
commercial pour les premiers, de pressions
économiques pour les autres.
Les Arts, dans leur ensemble, créés par l’imagination et
pour le plaisir de l’homme ont, au même titre, acquis
leur titre de valeur marchande. Estimation que leur
confèrent leur beauté, leur sensibilité, leur originalité,
leur pouvoir attrayant et "attractif", leur vision, leur
tonalité, leur difficile réalisation, etc..
Il se pourrait que bientôt : L’Eau, l’Air, le rayonnement
Solaire, ces trois vecteurs essentiels au développement
d’une quelconque vie animale ou végétale sur la planète
Terre, ne soient les seules valeurs, en sursis cette fois,
qui nous restent. Mais, pour combien de temps ? Ces
trois éléments fondamentaux, indispensables à la
création, à la naissance de l’existentiel, puis au maintien
naturel de celui-ci, vont prendre, eux-aussi, le chemin de
la rareté et alors ! Il ne sera plus question de s’enrichir,
de jouir démesurément des plaisirs quotidiens de la vie
ou, de détenir le pouvoir politique, économique et
financier. Car, le Pouvoir de rien sera toujours égal à
rien.

11 12 Depuis des temps immémoriaux l’homme s’est exprimé
de moult façons, traçant dans la nébuleuse du temps des
empreintes indécrottables. Traces qui finiront, que nous
le voulions ou non, par s’effacer de nos mémoires
volatiles, bien avant la disparition de la plus belle
planète de notre Système Solaire : La Terre. Car, elles
ressemblent aux fleurs marcescibles d’une « gloire »
éphémère qui restera résolument en suspension, en
regard de ses antinomies (déshonneur, honte,
ignominie, turpitude, etc.), qui, elles, perdurent.
La première et dernière phase annonciatrice du déclin
du genre humain vient de commencer. Elle se cache
èmesous les traits de la 3 Guerre Mondiale ou Guerre
Economique, occasionnée par les débordements d’une
"gourmandise" aveugle de la race. C’est elle qui
emportera définitivement l’Espèce humaine. Plus
vicieuse et plus efficace que toutes les guerres
traditionnelles, elle s’immisce insidieusement dans
toutes les Familles du Monde, détruisant au passage, et
indirectement, notre milieu environnemental.
Alors ! Peut-être y a-t-il une solution irrémédiablement
urgente et indispensable, aux antipodes de la réalité
d’aujourd’hui, qui ne demande qu’à naître, qu’à
s’étudier, qu’à se développer ?
Parce que, lorsque quelqu’un à beaucoup de choses à
dire et qu’il ne dit rien, son silence peut-être
assourdissant ! Il est donc temps de s’exprimer…
13 14 Sommaire

Le Monde moderne de A à presque Z : 09.
A) – L’Emploi : 09.
B) – L’exode rural et moderne (déloc…) : 33.
C) – Corruptions et… : 41.
D) – Problèmes commerciaux : 65.
E) – Misères et pauvretés : 85.
F) – Tricheries et complaisances : 89.
G) – Ah ! Ces religions et leur adaptation : 101.
H) – Conflits économiques : 111.
I) – Les pouvoirs financiers : 127.
J) – Economie et Social : 143.
K) – Que reste-t-il des 35 … ? 175.
L) – Humanitaires : 185.
M) – Les Nouvelles promesses : 201.
N) – L’Education nationale : 241.
O) – La Santé, ses patients et ses pro. : 247.
P) – Sciences et débouchés, le maigre bilan : 253.
Le Monde bouge : 255.
L’Europe stagne : 275.
L’Arménie : 285.
L’Europe et sa Constitution : 295.
La Constitution et sa première partie : 319.
Constat provisoire : 349.
A la découverte de … : 401.
Les vraies valeurs : 411.
Brèves composantes de la Nouvelle Société : 417.
Epilogue : 429.
Complément ou l’Histoire d’une libération : 433.
Annexe. Dico : 443.
15 16 PAOLA RISE

Le Monde moderne ou ses inductions
anagogiques.


A. Le monde du travail et ses suppressions
d’emplois en France et en Europe.
Delphin supprime 5% de ses effectifs.
Le numéro un mondial de l'équipement automobile,
comme tout bon gestionnaire qui se respecte, taille à la
hache dans ses effectifs : L'américain Delphi supprimera
8.500 postes supplémentaires, soit 5% de ses effectifs,
dont 3.000 aux Etats-Unis dès l'an prochain. Cela, pour
évidemment réduire ses coûts de façon à compenser le
renchérissement des prix des matières premières. Delphi
a pour principal client GM (General Motors), le premier
constructeur mondial. Seulement, ce dernier s'apprête à
produire 125.000 voitures de moins en 2005. Au final,
Delphi redoute de perdre 350 millions de dollars l'an
prochain.

Scientifiques.
Les docteurs diplômés en 1998 connaissaient l'an
dernier un taux de chômage de 7,4%. C'est ce qu'ont
révélé dernièrement l'Académie des sciences et
l'Académie des technologies, lors d'une réunion qui s'est
tenue à Paris. Ce chiffre fait de ceux qui viennent
d'obtenir leur thèse les parents pauvres de ceux qui ont
réussi des études supérieures : Le taux de chômage était
en effet de 1,9% pour les jeunes ingénieurs, de 2,9%
pour les diplômés d'écoles de commerce et de 5,4%
pour ceux qui se sont arrêtés au DEA.
9 LA 3EME GUERRE MONDIALE
Les docteurs français souffrent également de la
comparaison internationale. Aux Etats-Unis, seuls 1,2%
des « PhD » sont sans travail trois ans après leur
soutenance. Solution préconisée : Une hausse de l'offre
d'emploi dans le secteur privé, notamment industriel.

EDF.
De source syndicale, la feuille de route 2005/2007
présentée par Pierre Gadonneix, le nouveau PDG
d'EDF, pourrait se traduire par des suppressions
d'emplois massives. Selon la CGT, l'objectif des 7,5
milliards d'euros de gain de productivité aboutirait ainsi
à la suppression de 12 à 15.000 postes d'ici la fin 2007.
La direction pour sa part a refusé de réagir, se bornant à
préciser qu'il n'y aura aucun licenciement. Le prochain
conseil d'administration, qui examinera notamment le
budget 2005, est programmé le 19 janvier.

Salomon délocalise et supprime 9% de ses effectifs
en France.
L'équipementier sportif s'apprête à supprimer 160
emplois en France d'ici la fin 2006 dans sa division
française Salomon, spécialisée dans le matériel de sports
d'hiver. Ces emplois seront délocalisés en Roumanie et
en Chine. A l'avenir le groupe allemand ne produira plus
que 35% de ses skis en France contre 55% à présent.
Adidas présente sa filiale française Salomon comme le
numéro un mondial des équipements de sports d'hiver,
avec "une position de leader dans la vente de skis,
fixations et chaussures de skis". Basée à Annecy,
Salomon emploie plus de 2.800 salariés dont quelque
1.700 en France.
10 PAOLA RISE

Flodor supprimera 70% des effectifs de son usine
de la Somme.
Unichips, la maison-mère de Flodor, supprimera 132
des 185 postes de son usine de Péronne dans la Somme,
soit 70% de ses effectifs. La société qui pilote l'usine
Flodor est en redressement judiciaire depuis deux mois.
Le groupe italien Unichips souhaitait abandonner le site
depuis un an. On se souvient notamment du coup de
force opéré par la direction de Flodor durant l'été 2003,
où celle-ci avait tenté de déménager les locaux en
catimini. Le tribunal correctionnel avait condamné le
directeur italien du moment à six mois de prison avec
sursis ainsi qu'à 3.500 euros d'amende.

Les grévistes d'H&M sommés de libérer l'usine
bloquée.
Les 76 grévistes d'H&M ont, en ce jour de Noël, jusqu'à
lundi matin pour libérer le site du Bourget (300 emplois,
soit 10% du total en France) qu'ils bloquent depuis
douze jours. Le tribunal des référés de Bobigny a ainsi
tranché vendredi en faveur de la direction du
distributeur de vêtements bon marché, laquelle se
plaignait de ne pouvoir réceptionner la marchandise.
Les salariés manifestent depuis le 13 décembre 2004
dans l'espoir de rouvrir des négociations salariales
interrompues.

Henkel ferme son usine de Reims.
Le lessivier allemand fermera son usine de Reims, et
cela, sans doute au troisième trimestre 2005. Ce qui
signifie la suppression de 167 des 185 emplois du site
champenois, spécialisé dans les lessives en poudre.
11 LA 3EME GUERRE MONDIALE
Les 18 postes restants seront transférés dans leur usine
de Seine-et-Marne. Sous la pression des consommateurs
qui utilisent de plus en plus de lessives liquides, Henkel,
qui détient entre autres les marques Le Chat, Persil ou
Mir, prévoit de délaisser progressivement le créneau des
détergents en poudre. Le groupe allemand compte
supprimer 3.000 emplois dans le monde d'ici un an. Soit
6% de ses effectifs.

La SNCF veut supprimer 3.590 postes en 2005 !
Le projet de budget 2005 de la SNCF prévoit un
bénéfice courant de 113 millions d'euros cette année,
comparé à un déficit de 91 millions attendu pour 2004,
et une réduction de 3.590 emplois sur quelque 168.300
postes. Il devrait être adopté au Conseil
d’administration le 19 janvier, date à laquelle quatre
syndicats (CGT, Fgaac, Unsa et FO) ont appelé à une
grève nationale de 24 heures pour dénoncer un budget
« empreint d'austérité. » Les 3.700 embauches prévues
ne compenseront pas les 7.300 départs, dont 5.440 en
retraite. Soit une « baisse de l'effectif moyen annuel de
2% » sans licenciement, explique la SNCF. Les syndicats
font eux valoir la disparition de 11.765 emplois entre
septembre 2002 et septembre 2005. La bonne tenue des
comptes de l’entreprise publique est imputable aux
mesures de réduction de coûts et au redressement
attendu des résultats des grandes lignes (TGV et Corail.)

T-Mobile va supprimer 2.200 emplois !
Strand Consult, un cabinet de conseil dans les télécoms,
prévoyait, il y a peu, une année 2005 délicate, marquée
par des suppressions d'emplois massives chez les
12 PAOLA RISE

opérateurs mobiles et, il avait ma fois raison d’être
pessimiste. La filiale de Deutsche Telekom valide
aujourd'hui ces sombres prédictions.
Une féroce guerre des prix, la perspective de
l'enracinement des opérateurs virtuels (MVNO),
l'irruption de la 3G, la fin des subventions sur les cartes
prépayées… Autant de raisons qui pourraient inciter les
groupes télécoms à supprimer massivement des emplois
l'an prochain.
Ce constat implacable formulé la veille de Noël par le
Strand Consult, une société de conseil du secteur
télécom, trouve aujourd'hui une nouvelle résonance à
l'heure où T-Mobile, la filiale mobile de Deutsche
Telekom s'apprête à supprimer 2.200 emplois sur deux
ans. Dont une grosse moitié en Allemagne.
Le boom de la téléphonie mobile est donc plus fragile
qu'il n'y paraît et les opérateurs se doivent de traquer les
coûts. Pour sa part, le groupe allemand songe à
économiser 1 milliard d'euros par an. Ce plan social doit
y contribuer à hauteur de 150 millions. Soit 10% des
coûts du personnel. De fait, l'objectif n'est plus « la
croissance à tout prix, mais la croissance rentable, à des
coûts raisonnables. » En parallèle, T-Mobile réduira sa
gamme de combinés couplés avec ses abonnements. Là
encore pour limiter les frais.
De 50 modèles, le parc sera restreint à 30 ou 40 unités.
Surtout, les subventions accordées pour l'achat de tel ou
tel terminal en contrepartie d'un abonnement pour telle
ou telle durée seront revues à la baisse.
Enfin, la filiale mobile outre-Rhin entend bien rendre
externes certaines de ses activités, jugées trop onéreuses
en interne. Ce qui concerne 600 postes.
13 LA 3EME GUERRE MONDIALE
Puis, de rapatrier la logistique de son siège vers sa
maison-mère. Ce qui touchera à nouveau 500 emplois.
Deutsche Telekom serait donc le premier à s'illustrer
négativement cette année et à donner corps aux
sombres prévisions du Strand Consult, lequel n'hésitait
pas à affirmer : « Nous pensons qu'à la fin de l’année
2005, il y aura significativement moins d'emplois dans
l'industrie des télécoms mobiles et, de nombreux cadres
devront se tourner vers une autre branche. » Or, il faut
savoir qu'en un peu moins de dix ans, le secteur est
devenu l'un des plus gros vivier d'emplois au monde. A
titre de comparaison, le britannique Vodafone, le
numéro un mondial, emploie près de 60.000 salariés,
soit nettement plus par exemple qu'Air France.

Etat et syndicats s'opposent sur l'ampleur du
naufrage de la SNCM.
Pour éviter le dépôt de bilan de la compagnie maritime,
le gouvernement plaide, en cette fin janvier 2005, le
recours à un "opérateur industriel", susceptible de la
renflouer. De leur côté, les syndicats contestent
l'ampleur du déficit attendu pour 2004. Quand et
comment sauver la SNCM d’un "naufrage"
programmé ?
Alors que la Société nationale de Corse-Méditerranée a
dépassé depuis longtemps le stade de "l’avarie" avec une
perte estimée à plus de 25 millions d’euros pour
l’exercice 2004, le gouvernement se déclarait prêt à
rechercher d’urgence « un opérateur industriel » auquel
pourrait s’adosser le transporteur public. « Peut-être
avait-il d’autres chats à fouetter depuis le dernier
"renflouement" survenu il y a deux ans et où, semble-t-
14 PAOLA RISE

il, aucun contrôle sérieux n’a vérifié la gestion de ces
avoirs. » Cet « opérateur » serait susceptible, dixit
François Goulard, le secrétaire d’Etat à la Mer,
« d’améliorer la gestion et d’apporter des capitaux pour
garantir l’avenir. » Autrement dit, d’éviter un dépôt de
bilan. D’autant que, selon ses indications, le déficit
devrait même se creuser à l’avenir. En 2005, le « trou »
pourrait ainsi atteindre les 60 millions. Voilà pour
l’effort des pouvoirs publics, étant entendu que l’Etat ne
peut plus injecter directement du cash dans la société
sous peine d’entorse aux règles de la concurrence. Car il
l’a déjà recapitalisée de 66 millions il y a deux ans.
Pendant que le Secrétaire d’Etat débattait à l’Assemblée
du problème, la compagnie tenait un comité
d’entreprise depuis le matin même. A l’issue duquel, les
discussions visiblement achoppaient, faute d’un consensus
sur les chiffres du déficit attendu de la compagnie. Alors
que la direction brandit le chiffre d’une perte nette de
27,1 millions d’euros, les syndicats, eux, voient celle-ci
divisée par trois, à tout juste 10 millions.
Sévèrement attaquée sur les liaisons vers la Corse, son
marché de prédilection, et notamment la ligne en
partance de Nice par l’autre société (la compagnie
Corsica Ferries), toujours plombée par les conséquences
de ses grèves à répétition, dont la dernière en septembre
dernier s’est prolongée trois semaines, et donc privée
d’un apport d’argent frais, la SNCM peut difficilement
faire l’économie d’un plan de restructuration. Ce qui
devrait se traduire par une réduction de "voilure" et
donc un plan social.
De ce fait, entre 300 et 330 suppressions de postes sont
attendues sur un effectif de 2.400 salariés.
15 LA 3EME GUERRE MONDIALE
Une fourchette que devait confirmer, en principe, le dit
comité d’entreprise extraordinaire tenu ce 26 janvier.
« Toujours en bisbille les acteurs d’un comité
d’entreprise ! Au lieu de se tenir les coudées franches,
les syndicats et les corps directoires n’ont et ne seront
décidément jamais d’accord, dilapidant, les trois quarts
du temps, l’outil de travail et la main d’œuvre salariale. »
Pour l’avenir et pour tenter de remettre à "flot" le
transporteur maritime trentenaire, Matignon songe,
comme de coutume, à un passage au privé. Une
ouverture de capital qui aurait été discutée, la veille, lors
d'un comité interministériel ad hoc.
Jeudi 27 janvier 2005. Cette fois-ci, c’est officiel : Le
PDG de la Société nationale Corse Méditerranée, Bruno
Vergobbi, vient de dévoiler, à Marseille, le plan de
redressement de la compagnie publique. Il prévoit 210
suppressions d'emplois, dont 95 postes en CDI, et la
cession de différents actifs, dont un navire assurant la
liaison Nice-Corse et une participation dans la
compagnie Sud-Cargo. Il a précisé que : Les départs se
feront sans licenciement, sur la base du volontariat et à
travers des départs en retraite. Il a également confirmé
la recherche d'un ou plusieurs partenaires privés pour
recapitaliser l'entreprise.

Les seniors, ces laissés-pour-compte du marché du
travail. La volonté de la Nation française d'accroître le
taux d'emploi des plus de 55 ans, conformément aux
objectifs de l'Europe, se heurte à de nombreuses
difficultés, en particulier dans le contexte de fort
chômage actuel. C'est ce qui ressort d'une étude de la
Dares, une branche du ministère du travail, publiée
16 PAOLA RISE

dernièrement. Selon elle, 36,8% des 55-64 ans
occupaient un emploi en 2003 en France. C'est 5 points
de moins que la moyenne de l'Union européenne. Or,
les Conseils européens de Lisbonne en 2000, puis de
Stockholm en 2001 et de Barcelone en 2002, ont fixé un
objectif d'augmentation du taux d'emploi des seniors
d'ici 2010, avec un objectif de 50% de 55-64 ans en
emploi et un relèvement de 5 ans de l'âge moyen de
sortie de l'activité au niveau de l'Union.
Parmi les éléments d'explication du phénomène
français, la Dares évoque notamment le fait que les plus
de 55 ans travaillent moins fréquemment à temps partiel
que dans l'ensemble de l'Union. Par ailleurs, lors des
trois dernières décennies, l'âge moyen de sortie du
marché du travail n'a cessé de baisser en France. Il était
de 62 ans en 1968 et de 58 ans en 2002. Ce phénomène
s'explique par l'abaissement de l'âge légal de la retraite à
60 ans depuis 1982, mais aussi par l'augmentation du
chômage, les restructurations économiques, la volonté
de renouveler les qualifications.
Autant de facteurs qui "ont fait émerger un consensus
social plus ou moins explicite autour de l'idée que
l'éviction des salariés âgés de l'activité constitue une des
politiques et des pratiques les moins douloureuses sur
un marché du travail dégradé", note cette étude qui se
veut impartiale, mais ma fois, assez concise.
Les politiques publiques ont tenté de contrecarrer ce
phénomène en limitant le recours aux préretraites et en
ciblant certains emplois aidés sur les seniors. Mais les
employeurs renâclent toujours à embaucher dans cette
tranche d'âge : Un employeur sur deux affirme refuser
d'embaucher davantage de personnes de plus de 50 ans,
17 LA 3EME GUERRE MONDIALE
même en cas de difficultés à pourvoir les postes de
travail, souligne la Dares. Leur affirmation selon laquelle
la rémunération des seniors serait trop élevée par
rapport à leur productivité tend pourtant à être
contredite par une étude récente de l'Insee, montrant
que le rapport entre productivité et salaire serait, chez
les seniors, comparable à celui existant chez les autres
salariés.
En revanche, souligne la Dares, "face à la montée des
innovations technologiques et organisationnelles, dans
une société où le diplôme apparaît comme un des
signaux de la sélection professionnelle, de nombreux
seniors présentent le handicap d'avoir un capital scolaire
jugé insuffisant".
Ainsi, 70% des 50-54 ans n'ont pas atteint le niveau bac,
et "leur formation tout au long de la vie ne compense
pas la faiblesse de leur formation initiale", selon l'étude.
Enfin, près du quart des 50-64 ans déclarent connaître
un problème de santé limitant leur capacité de travail,
soit deux fois plus que les 30-49 ans. L'étude conclut
que les conditions ne sont pas réunies actuellement
pour améliorer l'emploi des plus âgés, car "les tensions
sur le marché du travail restent trop rares pour que les
entreprises soient contraintes à recourir davantage aux
seniors". Et de poursuivre : "Dans une société où le
chômage est important, de nombreux seniors, comme
les employeurs et une partie du corps social, semblent
s'accommoder de leur retrait de l'activité". Toutefois, le
recul de l'âge de fin de carrière ne peut être assuré ni
"par le simple effet du vieillissement démographique ni
par le jeu spontané des acteurs économiques", mais par
une "politique volontariste".
18 PAOLA RISE

France Télécom veut supprimer 8.000 emplois cette
année !
L'an dernier, France Télécom a eu beau supprimer
12.500 postes, l'opérateur compte poursuivre sur sa
lancée en 2005 en supprimant à nouveau 8.000 emplois,
dont 5.500 en France. Au premier abord, cette
réduction d'effectifs prendra en compte des départs en
retraite et préretraite ainsi que les migrations vers la
Fonction publique. En parallèle, le groupe semi-public
compte recruter quelque 3.000 personnes, dont 1.800 en
CDI à temps partiel dans les fonctions commerciales.
En 2004, 2.000 salariés avaient été embauchés contre
1.400 prévus initialement.

La France victime d'une "croissance sans emploi".
Le nombre de chômeurs est resté stable en 2004, à 2,444
millions de personnes. Et ce, malgré le retour de la
croissance. Jean-Louis Borloo affiche sa volonté de lutter
contre le chômage structurel. Le gouvernement veut
ramener de 9,9% à 9% le taux de chômage à la fin de l’année
2005.
La croissance est certes revenue en 2004, puisqu'elle pourrait
dépasser les 2%, mais elle n'a eu aucun effet sur le chômage,
ou presque : On comptait, à la fin de l'année dernière, 3.300
demandeurs d'emplois de moins qu'un an auparavant. Leur
nombre est donc resté stable, autour de 2,444 millions de
personnes. C'est ce qu'indiquent les chiffres publiés ce 28
janvier par le ministère du travail, qui précise aussi que le taux
de chômage est resté inchangé, à 9,9% de la population
active. Points préoccupants, le chômage des jeunes est en
hausse de 2,2%, et celui des femmes de 0,8%.
19 LA 3EME GUERRE MONDIALE
Quant aux demandeurs d'emplois inscrits à l'ANPE depuis
plus d'un an, leur nombre a augmenté de 3,1%. Pas de quoi
se réjouir, donc. Jean-Louis Borloo, s'est d'ailleurs gardé de
tout triomphalisme.
Dans un entretien accordé à La Tribune, le ministre de la
cohésion sociale insiste sur la nécessité de s'attaquer au
chômage « structurel », qui tourne selon lui aux alentours de
8,5%. Relance de l'alternance, développement de l'emploi
dans les services à la personne, contrats d'avenir, création des
maisons de l'emploi : Ces réformes, déjà votées, s'ajoutent à
de nouvelles pistes, comme la refonte du contrat de travail,
qualifié de « pas satisfaisant », ou la création d'un contrat
intermédiaire pour aider au reclassement des salariés
licenciés. Un « package » qui devrait, selon Jean-Louis
Borloo, produire « une réussite très significative dans les trois
ans. »
En réalité, Jean-Pierre Raffarin attend des résultats plus
rapides. Le Premier ministre a en effet réitéré, mi-janvier, son
objectif de voir le taux de chômage revenir aux alentours de
9% à la fin de l'année. Un optimisme qui contraste avec les
analyses des économistes. Ainsi, Laure Maillard, chez CDC
Ixis, table « au mieux » sur une stabilisation, et Emmanuel
Ferry, de Exane, parie que « le taux de chômage devrait
demeurer sur un plateau de voisinage de 10% en 2005. »
Avec, sous-jacente, la crainte que la « croissance sans
emploi », phénomène qui a caractérisé l'année 2004, ne
provoque, par ricochet, un nouveau ralentissement de
l'activité.

La faillite du n°3 allemand du BTP se traduirait par
3.000 licenciements. Le numéro trois allemand du BTP
avait déposé son bilan il y a peu, suivant en cela l'exemple du
20 PAOLA RISE

leader national, Philipp Holzmann, en 2002. Aujourd'hui,
Walter Bau s'apprête à être partiellement repris par un
concurrent autrichien, Strabag. Pour l'heure, nous ignorons
le montant total de la transaction.
Concrètement, l'entreprise autrichienne rachètera quatre
des filiales de Walter Bau regroupées au sein d'une
holding spécialement créée, et représentant un chiffre
d'affaires de 1,2 milliards d'euros et 4.100 salariés. Au
final, compte tenu des autres cessions envisagées,
quelque 6.000 personnes sur 9.000 devraient conserver
un emploi... et, 3.000 perdre le leur. Walter Bau compte
parmi ses principaux chantiers la rénovation du stade
olympique de Berlin (en prévision de la future Coupe du
monde de football en 2006) ainsi que la construction
des métros d'Amsterdam et de New Delhi.

L'Allemagne franchit le cap des cinq millions de
chômeurs !
Le nombre de demandeurs d'emploi a dépassé le seuil
hautement symbolique des cinq millions en Allemagne,
déclarait le ministre de l'Economie Wolfgang Clement,
qui reconnaît en outre que le niveau réel de chômage
est, et sera sans nul doute encore plus élevé aujourd’hui
et demain.
"Nous dépassons aujourd'hui (02 février 2005) les cinq
millions de personnes sans emploi", a déclaré Clement
avant la publication de la statistique officielle dans la
matinée. "De plus, nous comptabilisons de 1,4 à 1,5
millions de personnes dans des programmes d'aide
publique au travail. Cela signifie que nous comptons 6,5
millions de personnes avec, dans certains cas, de graves
problèmes sur le marché du travail. (...) C'est beaucoup
21 LA 3EME GUERRE MONDIALE
trop élevé et nous devons réduire ce chiffre". Clement a
toutefois rappelé que cette poussée du chômage était en
partie due à la réforme "Hartz IV" du marché du travail
mise en place depuis le 1er janvier. Selon les chiffres
officiels de l'Office fédéral de la statistique, le nombre
de demandeurs d'emploi en données brutes a augmenté
de 573.000 le mois dernier, à 5,037 millions, pour un
taux de chômage de 12,1% contre 11,0% en décembre.
Les données brutes sont le premier chiffre commenté
par les médias allemands, même si les marchés prêtent
tout d'abord attention aux données corrigées des
variations saisonnières (CVS), qui font état, elles, d'une
hausse de 227.000. Donc, en données CVS, le taux de
chômage atteindrait 11,4% contre 10,8% en décembre,
et le nombre de demandeurs d'emploi s'établirait à 4,714
millions.
« HARTZ IV NE RESOUDRA PAS TOUS LES
PROBLEMES ! »
L'Allemagne n'avait plus passé la barre des cinq millions
de chômeurs en données brutes depuis 1933, année de
l'accession au pouvoir d'Adolf Hitler et du Parti
national-socialiste, à en croire les données historiques
obtenues par l’agence Reuters. Mais aucun chiffre n'est
disponible sur les années de l'immédiate après-guerre,
de 1946 à 1948. La comparaison s'arrête heureusement
là car, dans les années 1930, le taux de chômage
atteignait 30% d'une population active bien moins
nombreuse qu'aujourd'hui. Ce cap souligne cependant la
lenteur des progrès de la lutte contre le chômage, l’une
des priorités de Gerhard Schröder lors de son élection
en 1998. Le chancelier s'était alors engagé à réduire de
moitié un nombre de sans-emploi qui atteignait plus de
quatre millions à la fin du mandat d'Helmut Kohl.
22 PAOLA RISE

« L'Allemagne voit s'accroître peu à peu une classe
pauvre, ce qu'elle n'avait plus eu depuis des décennies.
Une catégorie croissante de gens qui ne s'attendent plus
à retravailler un jour ou l’autre, ce qui est très dangereux
d'un point de vue politique, déclare Dieter Wermuth,
économiste à United Financial of Japan. » Ce chiffre ne
doit pas entraîner de panique ! affirme le ministre de
l’Economie à la télévision allemande, expliquant que
cette hausse résultait en partie d'une nouvelle méthode
de calcul du chômage introduite le 1er janvier avec la
réforme "Hartz IV" du marché du travail, qui est censée
relancer l'emploi à moyen terme. L'un des points de la
réforme prévoit notamment que les bénéficiaires de
l'aide sociale capables de travailler sont désormais
comptabilisés comme sans-emploi. Selon une source
proche de l'Office fédéral du travail, la réforme a
entraîné une augmentation de 200.000 des sans-emploi
officiels. « Il faut bien essayer de minimiser des résultats
désastreux par des camouflés comptables ! »
Wolfgang Clement a toutefois estimé que les problèmes
économiques du pays ne s'amélioreraient pas tant que le
taux de croissance ne remonterait pas. Et de rajouter :
« Hartz IV modifiera le marché du travail (...) mais ne
résoudra pas tous les problèmes de l'Allemagne. Nous
ne pouvons résoudre les problèmes de l'Allemagne
qu'avec une croissance supérieure à, ou aussi proche
que possible des 2%. » Enfin, « Le taux de 1,6% que
nous attendons cette année (...) n'est pas suffisant, c'est
pourquoi il nous faut d'autres réformes ! a conclu le
ministre de l'Economie. » Tiens, il me semble avoir déjà
entendu ce son de cloche ailleurs !
Ces chiffres du chômage, auxquels les plus hauts
dirigeants de l'Etat avaient préparé l'opinion depuis
23 LA 3EME GUERRE MONDIALE
plusieurs semaines, pourraient peser sur les prochaines
élections régionales du 20 février 2005 dans le Land du
Schleswig-Holstein et le 22 mai en Rhénanie du Nord-
Westphalie. Il se peut qu'ils "mettent un terme à la
récente renaissance du Parti social-démocrate dans les
urnes", souligne Christian Jasperneite, économiste à
MM Warburg. En valeur géographique et d’un point de
vue démographique à développer, les dernières données
brutes font état d’un taux de chômage qui se monte à
9,9% dans la partie occidentale du pays (8,7% en
décembre) et à 20,5% dans la partie orientale (18,5% en e.) En données CVS, ces taux sont
respectivement de 9,3% et de 19,2%.
Conclusion : Nous voyons ici, que nos camarades
d’Outre-Rhin rencontrent les mêmes difficultés socio-
économiques que nous et qu’il n’y a donc aucune
exclusion possible ni aucune contestation sur le
phénomène de causalité (cause à effet), au sein de la
communauté européenne et même mondiale. Tout du
moins tant qu’elles resteront confrontées aux véritables
problèmes engendrés par la sacro-sainte "croissance
économique". Vous savez ! Celle qui doit sortir les pays
de la "merde" dans laquelle ils s’enlisent !
Alors ! Quand est-ce qu’il faudra réellement s’alarmer et
se pencher sur les véritables maux de nos sociétés,
devenues désormais obsolètes ?

Seules 16% des PME envisagent de recruter en
2005 ! Les perspectives d'emplois restent sombres chez
les PME.
Seuls 16% de leurs dirigeants envisagent de recruter du
personnel, alors que 9% prévoient de licencier. La
24 PAOLA RISE

grande majorité, donc, n'envisage aucune modification
de leur effectif en 2005. C'est ce qui ressort de l'enquête
annuelle de conjoncture PME-PMI, réalisée par BNP
Paribas Lease Group, et publiée en ce début d’année 05.
Cela même si ces entreprises prévoient une poursuite de
la reprise, l'indicateur d'activité augmentant de 2 points
en 2005, à +30, après une progression de 14 points en
2004, mais suite à trois années de baisse consécutives en
2003, 2002 et 2001.

Le nombre de suppressions d'emplois d'ici 2010 à
La Poste, selon Sud-PTT, serait de 60.000 ! La
fédération SUD-PTT évalue à "60.000, les suppressions
d'emplois d'ici 2010" dans les bureaux, les centres
financiers et le courrier, a indiqué ce jeudi 03 février
2005 Régis Blanchot, secrétaire général de cette
fédération qui organise plusieurs journées d'action les 5
et 8 mars prochains.
Sachant que La Poste compte 300.000 salariés. « Une
conséquence de la loi de régulation des activités
postales, a affirmé M. Blanchot lors d'une conférence de
presse. SUD demande donc, en conclusion, un
"moratoire sur les transformations et fermetures de
bureaux" afin de faire un "état des lieux" ainsi qu'un
"débat public" sur cette question. » D'ici 2007, 2.800
suppressions d'emplois sont attendues dans les seuls
centres financiers, a précisé ce syndicat qui organisera
une manifestation nationale des personnels de ces
centres dans les mois prochains. SUD-PTT appellera en
outre à l'organisation d'une journée de mobilisation le 5
mars à Guéret (Creuse) pour la défense des services
publics, et le 8 mars dans les bureaux de poste. Ce
25 LA 3EME GUERRE MONDIALE
syndicat voit dans la loi de régulation postale, qui sera
examinée en deuxième lecture au Sénat le 8 mars 2005
et qui "n'implique aucune contrainte pour les nouveaux
opérateurs entrants", une conséquence majeure : "La
Poste va négocier des tarifs avec ses gros clients" pour
leur courrier, "ce qui remet en cause le prix unique du
timbre", a affirmé M. Blanchot.
Réflexion : Nous sommes désormais figés dans une ère
de privatisation à outrance, démantelant
progressivement l’outil de travail public et ouvrant à la
concurrence déloyale une administration publique vieille
èmede plus de cinq siècles. La Malle-poste, depuis le 15
èmesiècle et jusqu’au milieu du 19 siècle, était chargée de
transporter le courrier et, elle prenait en outre quelques
voyageurs. C’était le bon temps où nous respirions un
air non spolié et où les contraintes économiques
n’étaient, pas encore, au goût du jour ! Nous ne parlions
pas, à cette époque, de "croissance".

Alcan dément la suppression de 2200 postes.
A deux jours de son comité européen à Paris qui doit
faire le point sur le programme de restructuration
annoncé à l'automne dernier dans la foulée de son OPA
sur Pechiney et qui doit se tenir le 17 février 05, le
numéro deux mondial de l'aluminium a tenu à démentir
mardi l'ampleur du plan social que redoutent les
syndicats. La direction d'Alcan a ainsi réitéré son projet
de restructurer 9 sites, ce qui concernera 520 emplois.
La veille, les syndicats maison, relayés par le quotidien
Le Monde, faisaient état d'un plan touchant 2.200
postes en Europe d'ici l'an prochain et prévoyant la
vente de 25 sites. Affaire à suivre…
26 PAOLA RISE

Le gouvernement entretient le flou sur la baisse des
fonctionnaires ?
La règle du non-remplacement de 50% des
fonctionnaires partant à la retraite est officiellement
abandonnée. En 2006, les recrutements seront
inférieurs à 60.000 alors que les agents de l'Etat faisant
valoir leurs droits à pension seront compris entre 69.000
et 73.000. Perte sèche comprise entre 15 et 20.000
fonctionnaires !
Les effectifs de la fonction publique vont continuer à
baisser, c'est une certitude. Mais quelle sera l'ampleur
des suppressions de poste, personne ne le sait. Pas
même, semble-t-il, le gouvernement, qui a renoncé à
son objectif de ne remplacer que 50% des agents de
l'Etat qui partent à la retraite. Jean-François Copé
confirme d'ailleurs à Lexpansion.com que, à Bercy, on
préfère désormais raisonner en terme de
« recrutements », plutôt que de « remplacements. » Cette
image est nettement plus facile à gérer ! Et de fait, dans
la lettre de cadrage qu'il a adressé en début de semaine à
ses ministres, Jean-Pierre Raffarin leur a demandé
d'engager « entre 55.000 et 60.000 fonctionnaires » en
2006. Un chiffre que, à terme, Renaud Dutreil, ministre
de la fonction publique, voudrait voir passer à un
maximum de 40.000. - Cela confirme la privatisation à
outrance ! Le nombre d'agents publics qui partiront en
retraite en 2006 n'est, lui, pas connu avec certitude.
Hervé Gaymard a souligné mercredi 09 février 05 qu'il
est « très difficile » à mesurer, car « il y en a qui partent
avant 65 ans », étant donné la grande « souplesse dans
les différents statuts de la fonction publique » sur ce
sujet. Le ministre de l'économie estime qu'ils seront
entre 69.000 et 73.000 à faire valoir leurs droits à
27 LA 3EME GUERRE MONDIALE
pension. Ce qui pourrait induire entre 9.000 et 18.000
suppressions de postes, après les 7.188 déjà enregistrées
en 2005, les 4.561 en 2004 et les 1.745 en 2003.
Le chiffre final sera, de toutes les façons, trop élevé
pour les syndicats, qui ont déjà essuyé une défaite sur la
question des salaires et n'entendent pas rester passifs sur
celle des effectifs.
La CGT s'est dite prête à « relancer » une journée de
mobilisation dans la fonction publique « courant mars. »
Les autres syndicats apparaissent eux aussi très
remontés. Ainsi, la CFDT déplore que, « encore une
fois, les effectifs de l'Etat soient la seule variable
d'ajustement des finances publiques », une philosophie
qualifiée de « catastrophique. » Force Ouvrière, de son
côté, dénonce « une gestion comptable de l'Etat », et
redoute que « le pire » soit « à venir. » Et ils ont raison !

Ericsson fermera une usine en Suède.
Ericsson a dit, ce lundi 21 février 2005, qu'il fermerait
en Suède une usine de composants pour les réseaux
téléphoniques de la deuxième et troisième générations,
licenciant ainsi 463 personnes.
La fermeture de l'usine de Nynashamm est une décision
nouvelle qui ne figurait pas dans les mesures de
rationalisation précédemment annoncées, a dit le porte-
parole Ola Rembe. "Le motif de cette fermeture est que
la quantité de travail dans la production s'amenuise de
plus en plus; de ce fait, il nous faut moins de sites de
production", a-t-il expliqué.
L'équipementier télécoms suédois a déjà réduit ses
effectifs de plus de moitié par rapport au pic de 107.000
28 PAOLA RISE

postes depuis l'effondrement du marché en 2001. Les
réductions de coûts couplées avec un vif rebond de la
demande en 2004 ont permis à Ericsson d'atteindre une
marge d'exploitation sans précédent de 24%.

Siemens supprimera 945 emplois dans la division
SSII. Siemens compte supprimer cette année 945
emplois en Allemagne dans sa division SBS de services
informatiques, a déclaré lundi un porte-parole de la
division. Ce nombre inclut les 275 suppressions de
postes déjà convenues l'an passé mais non encore
effectuées. Les 670 autres sont relatives à une
surcapacité de cette division qui a dégagé un bénéfice
d'exploitation de 40 millions d'euros et un chiffre
d'affaires de 4,7 milliards lors du dernier exercice fiscal.
SBS, qui emploie 15.000 personnes en Allemagne,
évitera tout licenciement sec si possible. Siemens avait
dit à la fin 2004 qu'il supprimerait 660 postes chez
Sinitec, une filiale de SBS. Le syndicat IG Metall affirme
que 300 autres emplois sont en danger chez Sinius, une
autre filiale.

Mittal Steel va supprimer 45.000 emplois. Six mois
après la fusion des groupes sidérurgiques de l'Indien
Lakshmi Mittal et du géant américain International Steel
Group, Mittal Steel décide de supprimer 45.000 emplois
sur cinq ans, sur les 155.000 que compte le groupe.
Il y a quinze jours, c’est à dire le 10 février 05, celui qui
va bientôt devenir le n°1 de l’acier revendiquait un
bénéfice net pro forma de 4,7 milliards de dollars en 2004
pour un chiffre d’affaires de 22,2 milliards de dollars.
29 LA 3EME GUERRE MONDIALE
Aujourd’hui, le magnat indien, Lakshmi Mittal annonce la
suppression de 45.000 emplois d’ici 2010, à raison de 7.000 à
8.000 départs par an. Au total, cela équivaut à une baisse de
30 % des effectifs du groupe qui emploie pour le moment
155.000 personnes à travers le monde. « Nous essayons de
créer une industrie de l’acier pérenne et si nous voulons faire
cela, nous avons besoin d’investir dans les nouvelles
technologies », déclare-t-on au siège de Mittal Steel pour
justifier la restructuration à venir. Des investissements qui
devraient se chiffrer à 1,5 milliards de dollars en 2005 contre
898 millions en 2004. Le groupe prévoit notamment de se
développer en Chine en devenant le premier étranger à
prendre une participation dans un producteur d’acier chinois
contrôlé par l’Etat, et en Pologne ou Mittal Steel va dépenser
près de 80 millions de dollars pour améliorer sa productivité
et la qualité de sa production. Présente dans quatorze pays,
l’entreprise table sur la livraison de 62 millions de tonnes
cette année contre 42,1 millions en 2004. Les revenus et les
bénéfices par tonnes devraient rester inchangés en dépit
d’une hausse probable des coûts en 2005. Et ce, en raison
d'une augmentation annoncée des prix de vente, à demande
restée constante.

Le chômage au plus haut depuis cinq ans. Le chômage
a augmenté de 0,7% en janvier 2005 et touche désormais
10% de la population active.
L'objectif du gouvernement de le ramener à 9%, fin 2005, est
plus que compromis. Affaibli par la démission d'Hervé
Gaymard, sous la menace de manifestations à venir, le
gouvernement ne pourra pas se consoler avec les derniers
chiffres du chômage.
30 PAOLA RISE

En janvier, d'après les statistiques publiées ce vendredi
25 février 05 par le ministère de la Cohésion sociale, la
France comptait en effet 2,461 millions de demandeurs
d'emploi. Un chiffre en hausse de 0,7% sur un mois, et
qui, surtout, porte le taux de chômage à 10% de la
population active.
Ce seuil symbolique n'avait plus été franchi depuis cinq
ans exactement.
La dégradation de la situation touche toutes les
catégories de chômeurs, à part les jeunes, qui restent
toutefois les plus touchés, puisque 21,8% d'entre eux
n'ont pas de travail. Ce soudain rebond du chômage, qui
contraste avec les dernières données laissant prévoir une
stabilisation, met à mal les prévisions optimistes du
gouvernement. Jean-Pierre Raffarin s'était en effet fixé
pour objectif de baisser d'un point le taux de chômage
d'ici fin 2005, et de le ramener à 9%. Le pari, qui repose
sur une hypothèse audacieuse de croissance de 2,5%,
paraît impossible à beaucoup d'économistes. L'Insee
elle-même estime que la décrue ne sera que modérée.
Pour expliquer ce phénomène de « croissance sans
emploi » qui touche actuellement la France, l'OFCE met
l'accent sur la longueur inhabituelle du « cycle de
productivité », cette période de reprise où les entreprises
attendent avant d'embaucher.
Interrogé par Lexpansion.com, Eric Heyer, directeur
adjoint du département "Analyse et prévision", estime
toutefois que l'objectif du gouvernement peut encore
être approché. Selon lui, une croissance de 2,3%,
hypothèse haute retenue par l'OFCE, permettrait de
faire baisser le chômage de 0,3 point. La réforme des
retraites, qui va favoriser le retrait du marché du travail
des salariés qui ont commencé à travailler jeunes,
31 LA 3EME GUERRE MONDIALE
pourrait quant à elle avoir un effet positif de 0,2 point.
Et le plan Borloo, avec la création annoncée de 185.000
contrats d'activité, pourrait permettre de gagner encore
0,3 point. De quoi ramener le chômage à 9,2% fin
2005 ! Au mieux. Car Eric Heyer insiste aussi sur le fait
que la croissance reste incertaine, que les entreprises
peuvent décider de ne pas remplacer les départs en
retraite et que le plan Borloo risque de ne jouer à plein
qu'en 2006.

Conclusion générale : C’est incroyable ! Malgré le
nombre de revers qu’essuient tous les ministres du
travail, qui se sont succédés dans les différents
gouvernements de droite ou de gauche, depuis
maintenant trois bonnes décennies, leur optimisme,
mais surtout leur piètre performance, font taches
d’encre.
On a beau prendre n’importe quel secteur économique,
en France, en Europe, et bientôt dans le monde entier,
aucun n’est assez fiable pour ne pas rencontrer de
problème et surtout aucun ne peut prétendre à une
progression, qui se voudrait proportionnelle à la
croissance démographique, de sa masse salariale, ni
même au maintien de celle-ci. L’emploi sera toujours
sacrifié au détriment du bénéfice, du profit, de la
« croissance économique », du capital foncier, de la
sacro-sainte rentabilité et cela, tant que les hommes
commercialiseront leurs travaux, leurs outils, leurs idées,
leurs projets, leurs inventions, leurs créations, etc..
Cela ressemblerait-il à un problème de Société ?
32 PAOLA RISE

B. Désertification des campagnes ou l’exode rural
et moderne.
Développons le cas de la disparition progressive des
écoles, des petits bureaux de poste, des commerces de
proximité (épiceries, boulangeries, boucheries, etc.), des
médecins et des vétérinaires de campagne, des cliniques,
des hôpitaux et, prenons en exemple ceci :
Avec 22 psychiatres pour 100.000 habitants, la France
se situe dans la moyenne européenne, mais les jeunes
médecins sont très souvent orientés vers la médecine
générale, au détriment du secteur hospitalier. On estime
aujourd'hui que 800 postes de praticiens hospitaliers
sont inoccupés sur un total de 4.500. Citons par
exemple le Centre hospitalier des Pyrénées qui emploie
1.100 personnes et accueille environ 1.500 personnes
par an. En raison d'un important déficit, la direction a
présenté au mois d'août un plan de redressement
prévoyant le non-remplacement des personnels partant
à la retraite. A terme, ce sont 54 postes qui seraient
supprimés, un chiffre communiqué par les syndicats (20
décembre 2004), et cela par souci de rentabilité ?
Conclusion : S’il y a des secteurs où le seuil de
rentabilité doit rester le plus près possible de zéro, ce
sont bien ceux qui touchent la santé et le domaine
social. Il serait inconcevable de faire du bénéfice sur le
dos des malades et des miséreux. C’est tout simplement
un problème d’équité, de solidarité, d’équilibre social, de
concept humanitaire. Pour globaliser : de Société.

Délocalisations : La grande peur française. Les
Français sont sous le choc. A les entendre, la menace
rôde, tout près, dans leur quartier, parmi leurs proches,
33 LA 3EME GUERRE MONDIALE
quand elle ne les atteint pas eux-mêmes. Elle porte un
nom un peu barbare qui, en quelques mois, s'est
immiscé partout, dans les médias comme dans les
consciences : Délocalisations. Un "mot-valise" qui porte
toutes les angoisses sociales du moment.
Les chiffres d’une enquête exclusive, commanditée par
CSA-L'Expansion-France Inter, sont édifiants : La
majorité des Français estiment que la délocalisation des
entreprises françaises est un « phénomène grave » (88%)
et « durable » (70%.) Plus d'un Français sur trois
considère que son « propre emploi ou celui d'un de ses
proches » est directement menacé. C'est considérable :
Le tableau est plus noir encore qu'il y a dix ans, quand
les Français jugeaient de manière très négative l'impact
de la mondialisation sur leur mode de vie. L'année 2004
marquera sans doute une nouvelle date repère dans
l'histoire sociale française.
Devant une telle angoisse généralisée, les économistes
font la sourde oreille : « Les délocalisations ? Cela
n'existe pas ! lancent-ils, avant d'ajouter : Ou presque
pas. » Chiffres en main, ils avancent que ce phénomène
de migration des entreprises n'explique que 1% des
suppressions d'emplois dans l'industrie, ces dernières
années. Et seules 5% des sommes investies par les
sociétés françaises à l'étranger peuvent être considérées
comme finançant une délocalisation effective. Bref,
l'épaisseur du trait ! Nos meilleurs experts constatent
d'ailleurs que la France reste bien installée dans le trio
de tête mondial des pays qui accueillent le plus
d'investissements étrangers et que, depuis dix ans, ceux-
ci ont généré au moins 20.000 postes par an dans
l'Hexagone ! C’est toutefois bien peu par rapport aux
fermetures d’entreprises.
34 PAOLA RISE

Extraordinaire différence de perception entre experts
tempérés, d'un côté, et salariés tétanisés de l'autre. Ce
décalage révèle bien la formidable ambiguïté du
phénomène : Les entreprises profitent à plein d'une liberté
nouvelle qui se moque des frontières mais, la redistribution
de plus en plus rapide des cartes, à l'échelle planétaire, laisse
sur le carreau des cohortes de salariés, souvent peu formés,
qui auront le plus grand mal à retrouver du travail. Une
enquête, menée en France, nous livre un chiffre exclusif :
Près de 11.000 emplois ont été délocalisés ces douze derniers
mois sur l’hexagone. La peur des délocalisations se diffuse de
région en région, au rythme de près de 1.000 suppressions
d'emplois par mois. C'est peu au total, peut-être, mais c'est en
tout cas amplement suffisant pour nourrir un malaise social.
Pour prendre la mesure de ce phénomène, seule vaut une
mise en perspective historique. J’ai choisi de vous raconter
ces délocalisations depuis leur apparition, au tout début des
années 70, jusqu'à l'accélération de ces derniers mois. Du
textile aux téléviseurs en passant par l'automobile ou les
centres d'appels, jusqu'aux dernières secousses qui touchent
désormais les jobs qualifiés du high-tech. De la Roumanie à
la République tchèque en passant par le Maroc, le Sénégal, la
Chine ou l'Inde. Le phénomène n'est pas près de s'arrêter.
L'émergence de la Chine et de l'Inde (que j’aborderai plus
loin dans le livre), deux pays dotés d'une main-d’œuvre
qualifiée de bon marché et surtout abondante, ajoutée aux
technologies de l'information, qui permettent d'éclater les
processus de production aux quatre coins du monde, est
pour l'économie mondiale un choc d'une violence inconnue,
depuis l'affirmation de la puissance industrielle des Etats-
èmeUnis et de l'Allemagne, à la fin du 19 siècle.
Cependant, il y a aussi une lueur dans ce sondage : Les
Français sont 74% à penser que l'on peut faire quelque
35 LA 3EME GUERRE MONDIALE
chose contre les délocalisations. Incroyable consensus
dans ce pays souvent perçu comme fâché avec le
capitalisme : Ils sont même, dans leur inconsistance,
82% à juger que la mesure la plus efficace serait une
« baisse des charges sociales des entreprises ! » Lucides,
ils sont presque autant (73%) à réclamer un
développement des efforts de formation. Qui a dit que
le peuple français était le plus conservateur du monde ?

Délocalisations : Polémique entre Paris et
Bruxelles.
C'est Claudie Haigneré, la ministre déléguée aux affaires
européennes, qui l'affirme : "Nous avons été surpris et
choqués par les propos de Danuta Hübner tels qu'ils
ont été rapportés ce 08 février. Il n'est pas concevable
qu'un membre de la Commission, en particulier chargé
de la politique régionale, fasse un plaidoyer pour les
délocalisations". Interrogée le lendemain à l'Assemblée
nationale par un député PS, elle faisait allusion à une
interview accordée mardi par Danuta Hübner à La
Tribune, dans laquelle elle avait déclaré que "prévenir les
délocalisations, les stopper par des règles artificielles,
irait à l’encontre de la compétitivité des entreprises".
Ajoutant : "Ce que nous devons faire, au contraire, c'est
faciliter les délocalisations au sein de l'Europe" pour
"abaisser les coûts" de fonctionnement des entreprises
et éviter que celles-ci ne délocalisent "vers l'Inde ou la
Chine".
Conclusion : Nous en arrivons toujours à la même
résultante : Les délocalisations ne servent que les
intérêts du capital, toujours par souci de rentabilité,
d’une recherche quasi-permanente du pouvoir
économique et, dont les dividendes ne profitent qu’à
36 PAOLA RISE

une très petite poignée d’individus. La mondialisation
ne peut apporter que du positif, mais seulement dans un
monde homogène où, la solidarité l’emporte sur les
considérations économiques et financières. Lorsque
nous répartirons équitablement les richesses naturelles
et artificielles à l’ensemble des organismes vivants qui
peuplent notre Terre, alors ! Nous aurons atteint cette
harmonisation et, la quasi-totalité des problèmes sera
résolue.

L'Assemblée Nationale adopte le texte sur la
régulation postale !
Les députés ont adopté dans la nuit de jeudi à vendredi
21 janvier 2005,en première lecture, le projet de loi de
régulation postale, qui prévoit notamment la création
d'une "banque postale". Ce texte est vivement dénoncé
par plusieurs syndicats de La Poste, notamment la CGT,
FO, SUD et la CFTC, qui avaient appelé mardi dernier
à une journée d'action, et par la gauche.
Les groupes UMP et UDF ont voté pour ce texte, que
le Sénat examinera en seconde lecture au printemps
2005. Les groupes PS et PCR ont voté contre après une
bataille d'amendements. Les socialistes en avaient
déposé 14.586, soit un par "point de contact" postal en
France. Le président de l'Assemblée, Jean-Louis Debré,
avait décidé de les "réserver", c'est-à-dire de reporter
leur examen à la fin du débat.
Le ministre délégué à l'Industrie, Patrick Devedjian, a
utilisé la procédure artificielle et rarement employée,
prévue par l'article 41 de la Constitution, qui permet
d'opposer l'irrecevabilité sur tout amendement qui n'est
pas du domaine de la loi mais d'ordre réglementaire.
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