La berceuse

De
Publié par

Le détective Paul Quinson n'écrit pas, bien sûr que non, quelle idée ! Alors pourquoi a-t-il entretenu Bouilloux dans l'illusion qu'il s'attelait, en sus des enquêtes, à la rédaction d'une œuvre immense ? Et pourquoi a-t-il promis de lui en donner lecture aux premières vacances ? Certes, il n'avait pas l'intention d'accorder le moindre congé avant longtemps, mais c'était sans compter l'égarement d'une fin de banquet arrosé : « Charlotte, à l'occasion de votre mariage, j'offre une semaine de relâche pour tout le monde !... ». Maintenant, plus moyen de se dérober, il lui faut tenir parole et jouer dans une comédie littéraire de laquelle il ne sortira pas indemne.
Publié le : mardi 1 décembre 2009
Lecture(s) : 113
Tags :
EAN13 : 9782304012965
Nombre de pages : 183
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
2
Titre
La berceuse
3
DU MÊME AUTEURAUXÉDITIONSLEMANUSCRIT
J'ai dit jeudi, Roman humoristique, 2005. La petite Bertole, Roman, 2006. Espèces de petits contes, Jeux littéraires, 2007. Les aventures de Mon amour, Jeux littéraires, 2007.
Titre Jo Breste
La berceuse
Roman
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit 2008 www.manuscrit.com ISBN : 978-2-304-01296-5 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782304012965 (livre imprimé) ISBN : 978-2-304-01297-2 (livre numérique) ISBN 13 : 9782304012972 (livre numérique)
6
8
Samedi, neuf heures cinquante
SAMEDI,NEUF HEURES CINQUANTE
Vous leur donnez dix jours à vos employés, dix jours complets, joufflus, du gros congé joyeux, dix à la queue leu leu, comme ça sur un coup de tête de fin de repas comateux, dix d’un coup, vlan, même un communiste ferait pas tant. Après cette folie, vous espérez du calme, échapper aux casse-pieds quotidiens. Pensez donc, deux jours plus tard, aux premières heu-res, Bouilloux rapplique. ‘jour patron, vous allez bien, au fait votre main ? Mais pas le temps de répondre, ni l’envie, il parle d’autre chose, du festin de « Chez Clau-dine » et de petit Paul qui s’est blessé en tom-bant du lustre (j’étais témoin, sale chute, tombé tête en avant sur la carafe). Comme il s’étend, je m’inquiète. Pas de problème patron, c’était trois fois rien, on l’a recousu à Saint Roch… A neuf heures cinquante, Bouilloux divague dans mon vestibule, clignotant de propos sau-grenus comme un sapin de Noël qui se goure
9
La berceuse
de saison ! L’infernal bougre, qu’est-ce qu’il veut encore, me parler du fiston et causer su-ture ?… Quand même pas, c’est forcément plus grave, forcément dramatique, genre explosion de l’agence avec Charlotte sous les décom-bres… François, dites les choses, mentez pas, il est arrivé malheur ? Non, non, rien, je passais comme ça, sim-plement bonjour et vous voir… Mon œil, on passe pascomme çachez son em-ployeur le second jour des vacances pour dire bêtement bonjour ! … Pour le bonjour, patron, le bonjour et aussi, vous vous souvenez ? Ma face bée d’étonnement. Vous vous souvenez pas ? Pourtant vous avez dit quand on serait en vacances, vous alliez me montrer… Quoi, Bouilloux, quoi, montrer quoi ? Le livre, votre livre, vous en parlez tout le temps. Il rappelle l’ouvrage que je suis censé écrire (bien sûr, des mois que j’en cause, mais non, pas question). Patron voyons, votre livre avec Fortic ! Comment ? For… tic ? Vous êtes sûr ? Un peu qu’il est sûr, absolument certain, même que j’ai promis de lui montrer aux vacan-ces.
10
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.