Le danger

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« Je suis en danger » écrit Emily Dickinson. N’est-ce pas plutôt Ossip Mandelstam qui devrait dire cela, confronté dans sa vie d’homme et de poète au stalinisme ? Alors, disant cela que dit-elle ? Que désigne-t-elle ? Qu’est-ce que le danger ? Comment la sensation de danger naît-elle ? Qu’est-ce qui nous fait prononcer ce mot ? Le danger comme sensation nous fait prononcer le mot danger ou peut-être un autre mot suscité par la sensation de danger. Cette sensation naît-elle seulement de notre confrontation au phénomène du monde ? La poésie nous ouvre peut-être des voies pour explorer cette confusion où nous sommes avant le langage, un danger, auquel nous serions sans cesse confrontés, que les poètes perçoivent et que les poèmes incarnent.
Publié le : dimanche 19 juin 2011
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EAN13 : 9782748191806
Nombre de pages : 261
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Titre
Le danger, Ossip Mandelstam -Emily Dickinson
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Titre Sabine Lequesne-Plent
Le danger, Ossip Mandelstam -Emily Dickinson
Mémoire de maîtrise de lettres modernes mention littérature générale et comparée, préparé sous la direction de monsieur Philippe Marty Maître de conférence à l’université de Nice Essai
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit, 2007 www.manuscrit.com ISBN : 2-7481-9180-3 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748191806 (livre imprimé) ISBN : 2-7481-9181-1 (livre numérique) ISBN 13 : 9782748191813 (livre numérique)
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Le danger, Ossip Mandelstam - Emily Dickinson
Remerciements À monsieur Philippe Marty, maître de conférence à l’université de Nice, pour l’enthousiasme et la compréhension dont il a accompagné la direction de ce mémoire À madame Béatrice Périgot, maître de conférence à l’université de Nice, pour ses chaleureux encouragements À monsieur Antoine Cazé, professeur à l’université d’Orléans, pour son aimable collaboration À mes jeunes camarades de maîtrise, pour leur soutien et leur bonne humeur À Christian et à mes filles, pour leur soutien, leur aide et leur patience À mes parents, pour leur soutien et leur participation
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Préface
PRÉFACE
Il ne s’agit pas, dans cet ouvrage, de parler du « motif » du danger, de la « représentation » du danger, ou autres formulations où le nom « danger » serait complément d’un autre nom, et où, donc, on ne s’intéresserait pas d’abord à lui, ou bien où on s’intéresserait à lui à travers un prisme ou dans un cadre qui ne serait pas lui-même et où il ne s’appartiendrait pas. On ne s’intéresse pas d’abord au danger, ici, mais seulement à lui. Le titre de Sabine Lequesne-Plent le dit très simplement : le danger est le lieu. Que le danger est un lieu, les langues russe, anglaise, allemande, française, etc. , le disent :endanger, disent-elles toutes. Mais quelle sorte de lieu ou lieu de quoi ? Lieu de la poésie. Cet ouvrage lit des poèmes, il est semé de poèmes d’Emily Dickinson et d’Ossip Mandelstam, il est fait pour intéresser ceux qu’intéressent ces deux poètes. Qu’est-ce qui, dans cet essai de littérature comparée, tient ensemble et fait considérer comme une seule ligne et permet d’entrelacer la poésie de la poétesse américaine
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Le danger, Ossip Mandelstam - Emily Dickinson
et le poète russe, mort dans un camp de Staline, en 1938 ? C’est le danger. Qu’est-ce que le danger ? C’est, d’abord, un mot (une parole) d’Emily Dickinson dans une lettre. L’essai de Sabine Lequesne-Plent s’ouvre, de façon immédiate, naturelle et nécessaire, là-dessus. « Je suis en danger », dit Emily Dickinson. Pourtant, dirait-on en parcourant sa biographie, en regardant le mois de juin 1862 où elle a envoyé cette lettre, elle ne court aucun danger : ce n’est pas comme Mandelstam. Mais c’est comme si elle disait : « Je suis en poésie ». Le danger est la poésie, le poèmenaîtdu danger, le danger est la nature du poème. Il va de soi donc, et il ne pouvait aller autrement, que la réflexion de Sabine Lequesne-Plent commence en citant la phrase ou la locution ou l’aveu ou le défi ou la menace, ou beaucoup d’autres choses encore – d’Emily Dickinson : parce que le « in danger, Sir » qu’elle prononce est le point de départ, il donne le départ. À partir de là, le texte de Sabine Lequesne-Plent s’organise, et la série des poèmes rencontrés. Mais il n’y a d’abord que cette parole. Tout tient à elle. Et parce qu’elle ne se réfère à rien que le curieux puisse repérer dans la vie d’Emily Dickinson (elle n’est pas malade, par exemple), parce qu’elle est « sans contexte » dit Sabine Lequesne-Plent, pour cette raison-là, la parole d’Emily Dickinson exprime quelque chose qui peut
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