Le pèlerin paresseux

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Oh ! Que je craignais d’être déçu ! J’imaginais une ville touristique aux maisons médiévales et aux petites échoppes coûteuses se succédant le long des rues... bien sûr, c’est aussi cela... Mais dans la peau du pèlerin faisant son entrée dans cette cité mythique il se passe quelque chose. Quelque chose que nul ne peut imaginer : la saveur de cette première grande étape après trois semaines et 400 km de marche en boitant, sous le vent, la pluie et parfois la grêle , les pieds dans la boue et un sac sur le dos. Comme toutes les sensations, on ne les goutte vraiment qu’en les vivant. Je suis à Saint-Jean-Pied-de-Port et je vis mon rêve.
Publié le : jeudi 16 juin 2011
Lecture(s) : 98
EAN13 : 9782748114867
Nombre de pages : 291
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Le pèlerin paresseux
Christian de Cajarc
Le pèlerin paresseux
JOURNAL/ CARNET(NONFICTION)
© manuscrit.com, 2002 ISBN: 2-7481-1487-6 (pour le fichier numérique) ISBN: 2-7481-1486-8 (pour le livre imprimé)
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Toute ma gratitude à Aurore, ma fille aînée, qui ma offert lopportunité de réaliser ce cher vieux rêve, en choisissant de retourner vivre avec sa mère et sa sur Lucie ;
à Lucie, ma cadette, pour avoir accepté, avec beaucoup de cur, cette longue absence ;
à Ariane, leur mère et amie, pour sa collaboration artistique ;
à Colette, ma sur aînée, qui prend soin de moi comme une mère et à Claude, mon beau-frère, qui pour moi est un frère ;
à Christiane, ma petite sur et amie, et à Lionel, mon beau-frère et ami, sans qui ce livre nexisterait peut-être pas ;
à Patricia, ma filleule et amie, qui sest occupée de toute ma paperasserie et de mes deux plantes vertes et à
Gérard, son compagnon et ami, pour sa main toujours tendue ;
à Patrick, mon frère cadet et ami, pour son aide précieuse et à Christine, ma belle-sur et amie, pour ses dons de secrétariat ;
à Philippe, pour sa collaboration technique et la mise à disposition de son atelier ;
à Philippe, un autre, dont lassociation ma largement facilité les choses ;
à celui qui sen est allé, définitivement, sur le chemin des étoiles, mais qui a su allumer en moi létincelle : Henri Vincenot et ses « Etoiles de Compostelle » ;
à mes parents qui ont fait de moi ce que je suis ;
et à Dieupour la Foi qui manime.
Je dédie tout spécialement ce récit de voyage à tous les SDF, Rmistes, chômeurs de plus ou moins longue durée dont je fais partie ; à tous ceux qui errent désespérément dans lattente de jours meilleurs qui tardent à venir.
Je voudrais vous dire que ce genre daventure est à la portée de tous et de toutes les bourses.
Sur le « Chemin des Etoiles », toutes sortes dopportunités se présentent, des idées neuves éclosent (par exemple : celle décrire), les rencontres y sont multiples et souvent enrichissantes ; la solidarité entre pèlerins (quelque soit leur âge, leur sexe, leur culture, leur race, leur position sociale) nest pas un vain mot.
Cest pourquoi je vous souhaite à tous, mes frères :
bon voyage ! Cajarc 27 septembre 2000.
Il y a plus de vingt années, Sylvie, une amie perdue de vue depuis, mavait offert les « Etoiles de Compostelle » dHenri Vincenot. Passionné dAstrologie et dAlchimie, je mintéressais donc aux bâtisseurs de cathédrales : les mystérieux « enfants de Maître Jacques ».
Lhistoire se déroule au Moyen Age, époque où sévissaient les alchimistes les plus prestigieux ; par exemple : le bon Maître Nicolas Flamel dont javais lu certains ouvrages, notamment celui où il décrit son pèlerinage au départ de Notre-Dame. Avec les « Etoiles de Compostelle » jassistais, avec passion, à linitiation sur le chemin de la connaissance de « Jehan le Tonnerre » qui effectuait le voyage en compagnie du « Prophète ». Je découvrais, avec eux, le paysage ; les rivières en crue, les forêts coupe-gorge, le désert des Causses, le célèbre col de Roncevaux et tout le cortège des noms espagnols me faisait rêver jusquà locéan tout au bout de la terre.
Au cours de ces vingt dernières années, je lai lu et relu à chaque fois que le désir de partir pour Saint-Jacques se faisait sentir. Pendant vingt ans lidée de ce pèlerinage a mûri dans mon âme, couvé comme un oeuf dans sa coquille, puis il a fini par éclore.
Il me fallait quatre mois de totale liberté pour accomplir laller retour. Quatre mois pendant lesquels, en mon absence, tout pouvait arriver ; mon plus gros soucis étant que lA.N.P.E. me convoque pour me proposer un emploi. Je devais donc la jouer finement et avoir une confiance absolue aux personnes qui soccuperaient de mes affaires.
Javais décidé de couper tout contact avec mes proches ; je ne désirais ni donner de nouvelles ni en recevoir ; la seule entorse au règlement que je permettais étant lenvoi dune carte postale à chacun deux : une de Saint-Jean-Pied-de-Port et une autre de Santiago ; les deux grandes étapes mythiques pour moi.
Jétais en partance pour mon rêve.
Avant de partir, je navais pas connaissance de lexistence des refuges qui jalonnent le parcours ; je croyais quil fallait : soit demander lhospitalité, soit être autonome. Depuis Vincenot je navais plus rien lu dautre sur le chemin de Compostelle à part, assez récemment, le « Pèlerin » de Paulo Coelho. Fort heureusement pour moi, celui-ci nen donne pratiquement pas de description. Mon intention était de découvrir le chemin sans avoir à subir dinfluences étrangères. Je me suis juste procuré un guide pour la route de Cahors à Saint-Jean-Pied-de-Port ; en ce qui concernait la suite espagnole, on verrait plus tard.
Je préfère lautonomie mais suis assez réfractaire à lidée de me charger dun sac à dos. Je savais pertinemment, que lesté ainsi, je ne pourrais pas marcher pieds nus sur le dos de la « vouivre » ; jen avais déjà fait lexpérience. Ne restait plus quune solution : un animal de bât. Un âne, ça mange moins quun cheval ; un âne, cest petit ; un âne, ça a toujours porté des charges ; un âne, ça écoute même si cest parfois un peu têtu ; un âne, cest pas trop cher. Bref, avec un âne je pouvais envisager les grandes vacances, le grand confort, les grillades feu de bois etc.
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