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Le pèlerin paresseux
Christian de Cajarc
Le pèlerin paresseux
JOURNAL/ CARNET(NONFICTION)
© manuscrit.com, 2002 ISBN: 2-7481-1487-6 (pour le fichier numérique) ISBN: 2-7481-1486-8 (pour le livre imprimé)
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Toute ma gratitude à Aurore, ma fille aînée, qui ma offert lopportunité de réaliser ce cher vieux rêve, en choisissant de retourner vivre avec sa mère et sa sur Lucie ;
à Lucie, ma cadette, pour avoir accepté, avec beaucoup de cur, cette longue absence ;
à Ariane, leur mère et amie, pour sa collaboration artistique ;
à Colette, ma sur aînée, qui prend soin de moi comme une mère et à Claude, mon beau-frère, qui pour moi est un frère ;
à Christiane, ma petite sur et amie, et à Lionel, mon beau-frère et ami, sans qui ce livre nexisterait peut-être pas ;
à Patricia, ma filleule et amie, qui sest occupée de toute ma paperasserie et de mes deux plantes vertes et à
Gérard, son compagnon et ami, pour sa main toujours tendue ;
à Patrick, mon frère cadet et ami, pour son aide précieuse et à Christine, ma belle-sur et amie, pour ses dons de secrétariat ;
à Philippe, pour sa collaboration technique et la mise à disposition de son atelier ;
à Philippe, un autre, dont lassociation ma largement facilité les choses ;
à celui qui sen est allé, définitivement, sur le chemin des étoiles, mais qui a su allumer en moi létincelle : Henri Vincenot et ses « Etoiles de Compostelle » ;
à mes parents qui ont fait de moi ce que je suis ;
et à Dieupour la Foi qui manime.
Je dédie tout spécialement ce récit de voyage à tous les SDF, Rmistes, chômeurs de plus ou moins longue durée dont je fais partie ; à tous ceux qui errent désespérément dans lattente de jours meilleurs qui tardent à venir.
Je voudrais vous dire que ce genre daventure est à la portée de tous et de toutes les bourses.
Sur le « Chemin des Etoiles », toutes sortes dopportunités se présentent, des idées neuves éclosent (par exemple : celle décrire), les rencontres y sont multiples et souvent enrichissantes ; la solidarité entre pèlerins (quelque soit leur âge, leur sexe, leur culture, leur race, leur position sociale) nest pas un vain mot.
Cest pourquoi je vous souhaite à tous, mes frères :
bon voyage ! Cajarc 27 septembre 2000.
Il y a plus de vingt années, Sylvie, une amie perdue de vue depuis, mavait offert les « Etoiles de Compostelle » dHenri Vincenot. Passionné dAstrologie et dAlchimie, je mintéressais donc aux bâtisseurs de cathédrales : les mystérieux « enfants de Maître Jacques ».
Lhistoire se déroule au Moyen Age, époque où sévissaient les alchimistes les plus prestigieux ; par exemple : le bon Maître Nicolas Flamel dont javais lu certains ouvrages, notamment celui où il décrit son pèlerinage au départ de Notre-Dame. Avec les « Etoiles de Compostelle » jassistais, avec passion, à linitiation sur le chemin de la connaissance de « Jehan le Tonnerre » qui effectuait le voyage en compagnie du « Prophète ». Je découvrais, avec eux, le paysage ; les rivières en crue, les forêts coupe-gorge, le désert des Causses, le célèbre col de Roncevaux et tout le cortège des noms espagnols me faisait rêver jusquà locéan tout au bout de la terre.
Au cours de ces vingt dernières années, je lai lu et relu à chaque fois que le désir de partir pour Saint-Jacques se faisait sentir. Pendant vingt ans lidée de ce pèlerinage a mûri dans mon âme, couvé comme un oeuf dans sa coquille, puis il a fini par éclore.
Il me fallait quatre mois de totale liberté pour accomplir laller retour. Quatre mois pendant lesquels, en mon absence, tout pouvait arriver ; mon plus gros soucis étant que lA.N.P.E. me convoque pour me proposer un emploi. Je devais donc la jouer finement et avoir une confiance absolue aux personnes qui soccuperaient de mes affaires.
Javais décidé de couper tout contact avec mes proches ; je ne désirais ni donner de nouvelles ni en recevoir ; la seule entorse au règlement que je permettais étant lenvoi dune carte postale à chacun deux : une de Saint-Jean-Pied-de-Port et une autre de Santiago ; les deux grandes étapes mythiques pour moi.
Jétais en partance pour mon rêve.
Avant de partir, je navais pas connaissance de lexistence des refuges qui jalonnent le parcours ; je croyais quil fallait : soit demander lhospitalité, soit être autonome. Depuis Vincenot je navais plus rien lu dautre sur le chemin de Compostelle à part, assez récemment, le « Pèlerin » de Paulo Coelho. Fort heureusement pour moi, celui-ci nen donne pratiquement pas de description. Mon intention était de découvrir le chemin sans avoir à subir dinfluences étrangères. Je me suis juste procuré un guide pour la route de Cahors à Saint-Jean-Pied-de-Port ; en ce qui concernait la suite espagnole, on verrait plus tard.
Je préfère lautonomie mais suis assez réfractaire à lidée de me charger dun sac à dos. Je savais pertinemment, que lesté ainsi, je ne pourrais pas marcher pieds nus sur le dos de la « vouivre » ; jen avais déjà fait lexpérience. Ne restait plus quune solution : un animal de bât. Un âne, ça mange moins quun cheval ; un âne, cest petit ; un âne, ça a toujours porté des charges ; un âne, ça écoute même si cest parfois un peu têtu ; un âne, cest pas trop cher. Bref, avec un âne je pouvais envisager les grandes vacances, le grand confort, les grillades feu de bois etc.