Le Soi et le chat noir

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Cet ouvrage a pour origine une expérience personnelle. L'auteur a connu un épisode transitoire d'amnésie aiguë. Conscient de sa transformation, il eut alors très peur de mourir : en changeant, il devenait « autre ». N'allait-il pas devenir « un autre » et cesser d'exister ? Cette question l'a conduit à découvrir la nature profonde de son être véritable. Et à en déduire qu'il n'était pas soumis à la mort. Cet ouvrage constitue une démonstration rigoureuse de ce qui par nature paraît à jamais un objet de foi radicalement étranger au domaine de la preuve : la survie post mortem. On pourra voir, dans l'événement qui le fonde, une expérience spontanée de Jnâna Yoga, qui est la découverte du Soi immortel par le biais de la raison.
Publié le : vendredi 4 avril 2008
Lecture(s) : 137
EAN13 : 9782304005509
Nombre de pages : 255
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Titre
Le Soi et le chat noir
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Titre Pierre Dupuis-Boissel
Le Soi et le chat noir
Une démonstration de l'immortalité
Essai
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit 2007 www.manuscrit.com ISBN : 978-2-304-00550-9 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782304005509 (livre imprimé) ISBN : 978-2-304-00551-6 (livre numérique) ISBN 13 : 9782304005516 (livre numérique)
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INTRODUCTION
De tout temps, faisant abstraction du dogme de l’âme, les philosophes ont voulu singulariser l’homme, lui reconnaître quelque caractéristique distinctive par laquelle il se différenciait définitivement de tous les autres êtres vivants. Au fur et à mesure des expérimentations et découvertes, les frontières successivement établies se sont tour à tour effondrées. Toutes les caractéristiques par lesquelles on avait cru distinguer l’homme de l’animal : intelligence, langage, relations sociales, transmission de connaissances… ont été peu ou prou retrouvées chez les animaux les plus évolués. Il faut se résoudre à ce constat : rien ne distingue fondamentalement l’homme de l’animal. Et par voie de conséquence, rien ne le distingue des autres êtres vivants. Reste la question de ce qui distingue l’« animé » de l’« inanimé », le vivant du non-vivant, l’homme de ce qu’il fabrique et donc l’homme de la machine. Subsisterait-il une différence essentielle entre un être humain et un
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automate si perfectionné qu’il en « simulerait » toutes les fonctions ? Répondre à une telle question suppose d’avoir préalablement résolu celle de l’essence de l’être. Mais dès qu’on aborde le problème de cette essence, voici que d’étranges questions surgissent à leur tour. J’ai changé, dit-on. Mais si je changeais véritablement, il n’y aurait rien en moi pour constater ce changement. Qu’est-ce qui change en moi ? Et jusqu’à quel point puis-je changer sans cesser d’être moi ? Quel serait celui des deux corps que j’appellerais mien et que j’animerais s’il existait dans l’univers un sosie si parfait de mon être qu’il constituerait un autre moi-même ? Et existerais-je si seul ce sosie de moi-même était né ? Autre question, celle de la réincarnation. Dont la théorie est au cœur des philosophies orientales. Sans préjuger de la validité de cette théorie, interrogeons-nous sur sa cohérence. Admettons par hypothèse qu’elle soit établie. L’être qui se réincarnerait investirait un autre corps où il se retrouverait nécessairement doté d’une intelligence et d’une personnalité quelque peu différentes (Si ces caractéristiques évoluent au cours d’une vie, comment pourraient-elles ne pas évoluer d’une vie à l’autre ?). Son corps serait autre. Son psychisme serait autre. Et il ne garderait (selon toute vraisemblance) aucun
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