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Le troisième homme

De
95 pages
L’année 2002 connaît plusieurs élections, qui risquent d’amener un bouleversement dans un monde politique figé depuis de nombreuses années. L’auteur tente cette gageure de traiter de l’actualité politique sans être lui-même un homme politique. Avec un regard extérieur il cherche à faire un examen de la classe politique traditionnelle en France issue de la lutte des classes. Il souligne les nombreuses contradictions d’un pays qui a tout pour être heureux, mais qui est en rupture permanente avec ses dirigeants. La France doit décider sa politique dans le cadre de l’Europe, mais aussi de la mondialisation. Les deux % environ d’électeurs versatiles font basculer le pouvoir tantôt à gauche, tantôt à droite.
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Le troisième hommePhilippeDuhamel
Le troisième homme
Une alternative à l’alternance
ESSAI© manuscrit.com, 2001
ISBN: 2-7481-1859-6 (pour le fichier numérique)
ISBN: 2-7481-1858-8 (pour le livre imprimé)Avertissement de l’éditeur
Découvert par notre réseau de Grands Lecteurs (libraires, revues, critiques
littéraires et de chercheurs), ce manuscrit est imprimé tel un livre.
D’éventuelles fautes demeurent possibles ; manuscrit.com, respectueuse de
la mise en forme adoptée par chacun de ses auteurs, conserve, à ce stade du
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Nous remercions le lecteur de tenir compte de ce contexte.
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Télécopie : 01 48 07 50 10
www.manuscrit.com
contact@manuscrit.comPREAMBULE
Lecœuroulecouragesontsouventdeuxqualités
essentiellesquimanquentàbeaucoupd’hommespo-
litiques. Nous verrons pourquoi plus loin.
Ce livre n’est pas tant un ouvrage de science-fic-
tion,qu’unessai,danslequelnoustentonsdecerner
de la manière la plus objective possible d’abord le
contexte général des prochaines élections présiden-
tielles (les 21 avril et 5 mai prochains), puis législa-
tives (les 9 et 16 juin 2002) et enfin d’une manière
plusgénérale celui del’évolution de lavie politique
française ces cinq prochaines années. C’est en fait
un véritable challenge que nous nous fixons, tant il
estdifficiled’aborderledomainedelapolitiquesans
devenir subjectif.
Dès qu’on touche à la « Politique », on a ten-
dancenaturellementàfaireunchoix,àprendreparti
pour… Pour peu qu’on soit militant d’un parti poli-
tique, la question ne se pose déjà plus, le choix est
fait, le parti pense pour vous. Il est vraiment dif-
ficile de parler de partis, auxquels vous n’adhérez
pas, ou de candidats, que vous n’avez pas choisis,
enrestantobjectif. OlivierSchrameck,parexemple,
ne peut pas le rester dans son livre « Matignon, rive
gauche»,lorsqu’ilparledelacohabitation,puisqu’il
estlui-mêmejuge etpartieau seindecelle-ci. Nous
situant dans la « société civile », nous allons donc
tentercettegageurederesterleplusobjectifpossible
7Le troisième homme
pour nous demander si un « troisième candidat » ou
« homme nouveau » peut vraiment sortir avec suc-
cès du carcan de la cohabitation, qui reflète le cli-
vagegauche-droite,lequelséparelaFranceendeux,
toutenétantconscientqu’àunmomentouàunautre
nous deviendrons subjectifs malgré nous, probable-
ment prisonniers de notre histoire personnelle et de
notre environnement. Or depuis 10 ans on nous an-
noncelafinduclivagehistorique,maisledeuxième
tour nous y ramène toujours. Les élections législa-
tives feront-elles apparaître un nouveau rassemble-
ment populaire représentant un nouveau courant de
pensée caractérisépar une « troisième voie » ?
Encedébutd’annéel’euroavolélaunedesjour-
nauxàl’électionduprésidentdelaRépublique. N’y
aurait-il aucun suspense en dehors des candidatures
des deux poids lourds prévisibles Lionel Jospin et
Jacques Chirac, au point que même cette élection
n’enthousiasmeraitpaslesFrançaisblasésparlesys-
tème de la cohabitation et que les sondages rendent
possibleuneabstentionrecordaupremiertour? Les
Français ne croient-ils plus en l’alternance « bonnet
blanc » - « blanc bonnet » ?
Tout le monde pense à tort ou à raison que le
deuxième tour de la présidentielle va se résumer à
un duel à fleuret moucheté entre deux hommes qui
vontnousfairecroirecettefois-ciqu’ilsnesontplus
d’accord, deux monarques tout puissants. Chacun
disposait plus d’un jour d’un palais, l’Elysée pour
Chirac,MatignonpourJospin,etd’unerésidencese-
condaire,uneaufortdeBrégançonpourChirac,une
autre au château deVersailles pour Jospinet chacun
voudrait être locataire du « château » pour les cinq
ans à venir. Tous les deux disposaient encore des
appareilsdespartispolitiqueslesplusimportantsde
France,derelationsdanstoutlepays(ycomprisavec
lesfrèresfrancsmaçons)etenfinderéseauxd’écoute
8Philippe Duhamel
(Renseignement Généraux). En attendant leur en-
trée en campagne, ils restaient bien d’accord sur un
point : retarder le plus longtemps possible leur dé-
clarationdecandidatureofficielle,demanièreàdis-
poser des appareils de l’Etat le plus longtemps pos-
sible, de la sur-médiatisation offerte systématique-
ment aux premiers personnages de l’Etat, qui leur
ofreunesortedepré-campagnegratuite,sortede
« Présidence-Loft » ou de « Présidents-académy »
retransmise par toutes les chaînes de télé. « Cela
vaut-illapeinedemaintenircetteélection,dontl’ex-
traordinaire personnalisation conduit à préférer les
concours de beauté entre candidats plutôt que les
orientationspolitiquespourl’avenirdenotrepays?»
s’indigne le socialiste Arnaud Montebourg dans le
journal Libération. Comme l’activité des ministres
socialistesestégalementmédiatisée,unavantageest
donnée au PS en période électorale. Lionel Jospin,
quicumuleenjanvierlesstatutsdepremierministre
etdecandidat(potentiel)estplusapparuàlatéléque
Chirac habitué à la deuxième place. Il n’avait pas
besoindedéclarerofficiellementsacandidaturepour
passeràlatéléetapréférélaisserdurerle«fauxsus-
pense»lepluslongtempspossible. Maintenantvous
avez compris pourquoi les deux châtelains tardaient
tant à se présenter ? Le débat étant faussé, certains
candidats refusaient de répondre aux invitations des
chaînes de télévision pour les débats avec d’autres
candidats,carlesdeuxprincipauxcandidatsconcer-
nésjouentauxabonnésabsents,ycomprisChevène-
ment qui pense être passé dans la classe des grands
etméritermieuxquedébattreavecles«petits». Les
autres candidats vont dire comme Pierre Albaladéjo
quandledernieressaimarquéparl’adversairerisque
de faire perdre le match de rugby à la France : « La
cabane s’est écrasée sur le chien. »
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