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LES CAHIERS DE SORRENTE

De
277 pages
Chaque mot est un soupir et il y a un infini silence entre les mots : des sourires dressés dans des regards miroirs, des gestes anciens, infiniment naturels comme une caresse sur une joue, puis une douceur muette sur les lèvres qui dit et demande, qui se soumet et commande. Chaque mot est un soupir et il y a un infini silence entre ces mots : une larme douce aux yeux rougissants. Une voix douloureuse qui cherche son chant. Le soleil qui pose une ombre sur la terre. Ce sont là nos silhouettes sombres comme deux flammes illimitées, nos corps brunis comme deux mains qui se frôlent à l'infini, nos coeurs palpitants comme deux pétales tranquilles et s'épousant pour une éternité nouvelle.
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2
Les cahiers de Sorrente

3Christophe Parraud
Les cahiers de Sorrente
Journal amoureux
d’un homme perdu
*I*
Écrits intimes
Éditions Le Manuscrit























© Éditions Le Manuscrit, 2007
www.manuscrit.com

ISBN : 2-7481-9878-6 (livre imprimé)
ISBN 13 : 9782748198782 (livre imprimé)
ISBN : 2-7481-9879-4 (livre numérique)
ISBN99 (livre numérique)

6





Terre et ciel sont mes témoins
J’ai embrassé l’Amour de tout mon amour
J’ai été l’homme le plus heureux
(Craignez de ne jamais l’oublier)
Je suis une légende. .
8






16/07/2002 14 h 00
Cette nuit, tu m’as fermé les yeux avec une
main.
Tu as murmuré à mon oreille :
« Ce n’est pas grave dors ! »
J’ai pensé :
« C’est très grave ! ! »
Puis j’ai dormi - enfin je crois.
20/07/2002 16 h 16
Si je n’étais déjà sous la merveilleuse
influence de tes charmes - je ne m’épuiserai plus
à le nier aujourd’hui – ta dernière lettre, tant je
devine posés entre ses lignes et leurs doux mots
tes yeux et leur regard immense, suffirait à elle-
seule à te rendre immortelle à ma pensée.
Pour nous préserver l’un de l’autre et nous
éviter une plus cruelle souffrance comme la
folle amertume, je suis peu sûr de devoir te
perdre. D’ailleurs, trop lâche pour une telle
résolution, je ne saurais décider seul d’une
9 Les cahiers de Sorrente
séparation définitive. Cette séparation pourrait-
elle m’offrir une nouvelle liberté d’esprit que je
ne saurais l’accepter à présent.
Il est bien trop tard pour moi : je ne saurais
plus aujourd’hui assumer ton absence, ta
disparition.
Peut-être aussi trouverait-on une plus terrible
lâcheté dans un renoncement à l’évidence de
nos deux êtres, un voile jeté sur nos visages. Et
puis, de quelle nouvelle liberté pourrait-il s’agir
encore si je pensais pouvoir l’obtenir naïvement
en me séparant de toi ?
Notre rencontre m’est désormais bien trop
précieuse, si parfaitement inattendue et
miraculeuse que je dois encore forcer mes yeux
à la lumière des tiens.
Non ! Je ne rêve pas ! c’est bien elle ! ! !
Elle est ce rêve, ce rêve réel dont je ne peux
ni ne veux m’éveiller. Je ne crois pas à la fatalité
des rencontres mais ne ferai rien pour m’en
défendre. Ma seule angoisse est bien de te
perdre et je me demande déjà à quelle distance
de nous se lève le jour - jour funeste - où tu
m’oublieras.
Aurais-je au moins réussi à te décevoir avant
que ce jour - funeste jour - ne se tende dans
l’azur ?
Me permettras-tu alors de connaître la nature
profonde de tes sentiments ?
10 Les cahiers de Sorrente
M’accorderas-tu le partage de tes propres
souffrances ?
Et si une de ces souffrances doit nous
accompagner tout au long de notre voyage, si la
froide culpabilité des coeurs épris nous chavire
encore, et avec raison, accentue toujours
davantage la maladresse de nos gestes et de nos
mots échangés, si nos sentiments nous blessent
avec volupté, me conserveras-tu ce regard qui
me comble et me ravit ?
Quand ton absence m’imposera le silence de
tes regards et me précipitera dans l’obscurité
d’un rêve évanoui, que restera-t-il de moi ?
J’avance à pas lents
Soucieux du temps qui nous est donné
J’avance à pas lents
Dans tes yeux vers ton coeur
J’avance à pas lents
Déterminé à te revoir
Et ne désespère pas métamorphoser un
ouragan
En éternel midi d’été
22/07/2002 21 h 54
Ainsi nous sommes vaincus.
Vaincus l’un et l’autre.
Vaincus l’un par l’autre.
Mais quel souvenir nous reste-t-il du combat
perdu ?
11 Les cahiers de Sorrente
Est-il déjà si ancien ?
Quelle est donc cette défaite qui nous porte
si haut ?
Quelle lutte à venir nous reste-il à mener ?
Un éternel duel !
Ton regard et le mien.
Un regard dans un autre.
Une lumière dans l’autre.
Bientôt aveugles,
Nous ne nous verrons plus.
Nous ne nous verrons pas.
Nous nous verrons peu.
Mais je serai là.
Souvent loin.
Parfois si près encore que j’entendrai ta voix.
Parfois si près encore que je verrai tes lèvres.
Je ne prendrai pas ta main.
Ce désir me dévore.
Ce que je veux dire,
Je ne le dirai pas,
Car ce désir me dévore.
Bientôt aveugles
Nos regards mélangés
Ne se verront plus. erront pas.
Se verront peu.
Mais je serai là.
Comme je l’aime cet abandon.
12 Les cahiers de Sorrente
23/07/2002 21 h 46
Je désespérais de toi. Et te voici.
Tu es là. Comme de toujours.
Bien au-delà de toute imagination ou
création, bien plus haute, plus belle que toute
inspiration.
Tu étais là bien avant moi, bien avant toutes
choses.
Te voir, t’entendre, trouver tes mots, lire
encore tes yeux et deviner ta voix, c’est un rêve
que je touche.
Si j’osais seulement…
Je te connaissais avant même de te connaître.
Je vivais dans ton corps, dans ton coeur et
jusque dans ton âme avant même de pouvoir
t’abandonner la mienne. Comme je te la confie
à présent et comme il est doux pour moi de
savoir qu’elle sera toujours docile sous le seul
souffle de tes jolies lèvres.
Te serrer dans mes bras et tu n’échapperais
plus à leur étreinte.
Poser mes lèvres sur les tiennes et nous
n’échapperions plus à notre étreinte. Le monde
lui-même ploierait, le ciel s’ouvrirait, des chants
s’élèveraient.
13 Les cahiers de Sorrente
24/07/2002 23 h 32
Je cherchais une solution à ton absence, je
cherchais en vain…
Quelles forces me fallait-il réunir pour
obtenir l’impossible : combattre le temps
ennemi, lutter jusqu’à l’épuisement, me dresser
contre l’irrémédiable ?
Le temps, ce monstre, allait te saisir dans ses
griffes et t’emporter. Quand il s’est dressé
devant nous, j’ai voulu le blesser mortellement.
D’un seul regard je pensais pouvoir le dominer,
peut-être aussi lui demander de l’aide :
"Ne me l’enlève pas !
Monstre !
Ne me l’enlève pas ! accepte encore de nous
voir ensemble !
Ne me torture pas… quel plaisir prends-tu
encore au spectacle cent fois joué de ma
souffrance ?
N’avons-nous jamais été ami autrefois quand
tu m’accordais le bonheur d’une présence
aimée… ou adorée ?
Ne me l’enlève pas !
Ne m’oblige pas à t’implorer : je pourrais
m’humilier pour la garder près de moi… "
Mais le temps, ce monstre, se moquait
cruellement de moi.
Et je tombai aveugle.
Sans espoir.
14 Les cahiers de Sorrente
Tout juste vivant pour assister ma défaite
dans son oeuvre.
Je ne pouvais accepter pourtant la cruauté de
ce moment.
Du plus profond de l’abîme où je dormais en
proie à la fièvre et au vertige parut une étrange
et belle lumière. Elle était, fille des ténèbres,
montée jusqu’à moi. Elle m’enveloppait à
présent et glissait à mon âme cette loi divine :
« Votre seule illusion est celle de votre
séparation »
Entends donc ma promesse :
Pense toujours à moi comme je pense à toi.
Quand tu regarderas le ciel, je le verrai avec
toi.
Dans ces arbres, ces feuillages, ce vent qui les
anime, c’est ma respiration mêlée à la tienne.
Si tu vois la mer, je serai dans ses vagues
écumantes.
Si tu perçois le chant d’un oiseau, il te parlera
de nous.
Si tu ramasses sur ton chemin une pierre,
saches qu’elle touche de pierre en pierre, de
paysage en paysage, la pierre que je tiendrai en
main.
Quand tu marcheras, je marcherai à tes côtés
et tu sentiras ma main dans la tienne. Mes
doigts entre tes doigts.
Quand tu dormiras, je viendrais te retrouver.
Dans ta voix sera ma voix.
15 Les cahiers de Sorrente
Dans tes gestes, mes gestes.
Dans ton coeur mon coeur battra à l’unisson.
Là où tu seras, je serai.
Et nos corps lointains continueront, d’heure
en heure, de jour en jour, de nuit en nuit, à
avancer l’un vers l’autre.
La seule illusion est notre séparation et le
temps, ce monstre vaincu, résolu enfin à nous
servir, nous retrouvera bientôt ensemble.
Promets avec moi mon Ange.
Nous sommes immortels.
31/07/2002 14 h 53
Dans peu de temps…
Dans peu de temps tu vas marcher dans ma
rue, trouver la porte de mon immeuble, monter
les quelques marches de l’escalier.
Je t’attendrai sur le palier de mon
appartement. Je te verrai et tes yeux trouveront
les miens. Je toucherai peut-être ta main,
poserai mes lèvres sur ta joue peut-être même
très près de ta bouche.
Tes cheveux retiendront un court instant le
geste de ma main. Ils glisseront entre mes
doigts.
« Nous ne faisons rien de mal »
Je te sourirai.
Nous ne faisons rien de mal sauf à nous
même.
16 Les cahiers de Sorrente
Tu me souriras.
Je ne fais rien de mal sauf à moi même.
Ton absence va me brûler comme un poison
mortel.
01/08/2002 14 h 08
N’oublie pas.
N’oublie rien.
Autant de visages.
Autant de paysages.
Parmi les nuages et jusqu’aux étoiles
Mon regard suit le tien.
Regarde moi !
Regard
Dans mon regard est ton regard.
Je ne veux plus me reconnaître que dans
leurs éclats.
Et si je repose toujours entre tes lèvres.
Nous voici rendus au seul mouvement de
nos paupières.
Regarde moi !
Regard
Dans mon regard est ton regard.
Éternellement d’un regard à l’autre.
Éternellement un regard dans l’autre.
Éternellemenard vers l’autre.
Nous ferons ensemble ce merveilleux
voyage.
Nos regards mélangés dans une larme versée.
17 Les cahiers de Sorrente
Nos reflets enlacés.
Regarde moi !
Regard
Tes yeux sont mes yeux. .
02/08/2002 13 h 48
J’attendrai que la nuit vienne pour venir te
trouver
Je me glisserai à tes côtés
Poserai un baiser sur ta joue
Un soupir sur tes lèvres
J’inclinerai ma tête jusqu’à toucher ta poitrine
Mon front brûlant sur ton sein
Ma main trouvera tes hanches
Mes doigts légers
Sur ton ventre
Dessineront ton nombril
Un soupir sur mes lèvres
Un baiser dans ton cou
Murmures secrets de nos bouches
Paupières closes comme rideaux de soie
tendus au soleil
Regards perdus dans le ciel infini de nos
regards
Tes jambes nues
Tes longs cheveux sur mon visage
Viens ! Danse avec moi !
Cette nuit nous appelle
Et déjà ses étoiles illuminent nos draps
18 Les cahiers de Sorrente
Mille lumières mille éclats
Long soupir sur nos lèvres
Je grandis en toi
Nous dansons ensemble
Tes pieds blancs dans un croissant de lune
Nous chantons ensemble
Nos soupirs amoureux
Notre silencieux amour
J’attendrai que la nuit vienne pour venir te
trouver
Mon rêve amoureux
Mon âme souveraine
Mon amour silencieux
03/08/2002 10 h 47
Cette nuit encore…
Tes yeux dans le soleil
Ton rire comme lumière
Voile brûlant et calme
Posé sur mon visage
Mes lèvres murmurent à tes lèvres :
« Pouvons-nous être deux à attendre la
même nuit ?
Serons-nous seuls ? »
Cette nuit encore.
14/08/2002 9 h 55
Ne crains rien de mes silences
19 Les cahiers de Sorrente
Eux-aussi sont amoureux.
Tu es - mon infini présent.
25/08/2002 18 h 34
Je pense
Elle va partir
Je pense
Je vais la revoir
Je pense
Je suis à elle
Je pense
Elle est à moi
Pour toujours
Nos regards nous gardent ensemble
Je regarde le ciel
Comme tout en harmonie
Ces lourds nuages de pluie
mon cœur
28/08/2002 11 h 58
Chair et esprit mêlés
Coeur et âme enlacés
Voici déjà bien longtemps
J’ai cessé de lutter
De l’ombre à la lumière
Désormais
Seul-je repose
Dans tes mains
20 Les cahiers de Sorrente
Tu es
Mon rêve
Mon éternité
03/09/2002 9 h 44
Plus une nuit sans toi
Tu marches dans mes rêves
Frappe à mon coeur
Je prends mon souffle à ta bouche
Et mes lèvres murmurent à ton ventre
Déclineras-tu l’invitation de mes lèvres ?
Inclineras-tu la tête ?
M’offriras-tu ton cou, tes épaules ou ton
sein ?
Toi seule peux toucher mes lèvres
Et décider de leur rêve
Ce soir nous serons à la cathédrale
Peut-être la pluie et l’orage seront sur nos pas
Me diras-tu de quel côté tu penses tourner la
tête pour empêcher mes lèvres d’accomplir leur
rêve ?
04/09/2002 15 h 05
Il me plaît de croire que nous sommes si
parfaitement incomparables aux yeux du
monde, que l’univers ne trouve d’autre maîtrise
de lui-même que de devoir s’accorder
21 Les cahiers de Sorrente
harmonieusement à toutes les expressions de
nos désirs.
Le désir… comme le mien est grand et ne
cesse de croître !
L’orage seul pouvait estimer dans sa
débauche de lumière et de son, nous rendre
grâce mais comme je lui ai souri !
Et comme il a dû acquiescer encore à ma
plus belle force !
Le ciel devine mon sentiment et l’interprète,
il en joue la partition et porte ses notes jusqu’à
ton âme qui la reçoit.
Le ciel devine mon sentiment et me jalouse,
ses tambours grondent à l’infini et des cris
incandescents déchirent les ténèbres.
Rien ne l’autorise pourtant à connaître
l’extase
Le toucher de nos regards,
La lumière de nos visages,
Ma passion,
Mon merveilleux Amour.
J’ai renvoyé l’orage dans sa grotte céleste :
"Tu n’es point mauvais musicien mais il te
reste beaucoup à apprendre du fond de mon
coeur.
Persévère dans ton oeuvre, renverse ciel et
terre, la nuit t’appartient et je pourrais très
bientôt me brûler à tes lances de feu mais pour
l’heure, c’est la clarté du jour qui m’offre son
22 Les cahiers de Sorrente
temps et c’est un rayon de soleil qui me porte
vers elle".
05/09/2002 11 h 15
Aujourd’hui même je tiendrai ma revanche,
je ne m’inclinerai pas une nouvelle fois. Je les
mets au défi ceux qui souhaitent nous voir errer
loin l’un de l’autre.
Je les mets au défi de pouvoir nous séparer :
les divins, les mages, les prophètes, les ascètes,
les hordes de moines en prière, les sorciers, les
gourous, les illusionnistes, les clowns, tous ces
nécrophiles…
Cette nuit je t’ai gardée dans mes bras et je ne
me souviens pas que Dieu ou Diable nous aient
dérangés.
09/09/2002 13 h 52
Poseidon dut élever des montagnes d’eau
Qu’importe j’aurais volé jusqu’à toi
Dans tes bras Milena
Dressé face aux Dieux
Vivant
Amoureux
11/09/2002 11 h 06
Où restes-tu ?
23 Les cahiers de Sorrente
Là où je ne suis pas
Que fais-tu ?
Sans moi
Que dis-tu ?
A d’autres que moi
Que penses-tu ?
Sinon à moi
Je suis là
Pour toi
N’attends
Que toi
Toutes mes pensées
A toi
Vivre dans tes bras
Puis dans tes yeux
Le soleil
La nuit le soleil
Dans tes yeux
Mon doux rêve
Mon sommeil amoureux
12/09/2002 9 h 06
Si je ferme les yeux
Je suis avec toi
Si je les garde ouverts
Ton visage devant moi
Me sourit
Que me reste-t-il à accomplir Milena ?
Que me faudra-t-il vivre Milena ?
24 Les cahiers de Sorrente
Pour te garder dans mes bras
Te garder avec moi
Me garderas-tu près de toi ?
12/09/2002 20 h 44
Larmes dans l’âme
Comme une ombre jetée des ténèbres
Comme une lame
Ton absence va peser sur mon coeur
Le creuser
L’ouvrir
Sous tes seuls yeux
Sur tes seules lèvres
Et le rouge écarlate bouillonnant va surgir
Mon Amour vivant va se répandre
Tu goûteras mon âme abandonnée
De sa seule âme adorée
Comme je vous aime et vous attends
Larmes dans l’âme
Comme je t’aime et t’attends
Mon adorée
Comme je t’aime
Seras-tu mon paradis perdu ?
13/09/2002 10 h 23
Mais quel est cet Amour ?
L’ai-je déjà connu ?
L’ai-je déjà rencontré ?
25 Les cahiers de Sorrente
Pourquoi ne puis-je alors m’en souvenir ?
Comment encore y survivre ?
Si je ne peux le vivre…
Je cherche en moi
Ma quête est vaine
Comment se sauve-t-on d’un tel Amour ?
Avec quel traître espoir
Si je ne peux pas grandir avec Lui ?
Avec quel regard
Si je ne te vois plus ?
Garde moi dans tes bras
Cet Amour me regarde avec des yeux de
tempête
Garde moi dans tes bras
Cet Amour peut-il être le Mal ?
Si cet Amour est le Mal
Je veux souffrir
Souffrir et t’aimer
15/09/2002 17 h 40
Mon coeur me dévore
Prends-moi dans tes bras
Garde-moi !
Garde-moi !
16/09/2002 21 h 17
Mon amour si léger prend le poids d’un
supplice"
26 Les cahiers de Sorrente
C’est bien la dernière fois que je me laisse
devancer par un ver de Paul Eluard !
Je ne renoncerai pas à mes sentiments pour
toi et si je ne peux plus t’étreindre, de nouveaux
écrits viendront soulager ma fièvre
Mon doux miracle, donne à mon amour son
éternel destin.
Quant à toi Paul Eluard !
Regarde ici ta victoire car elle est déjà
oubliée !
Paul Eluard !
Mon amour pour Milena est si haut, si grand
qu’il touche depuis toujours l’infini.
Paul Eluard !
Mon amour pour Milena existait bien avant
le tien !
Ma poésie pour Elle bien avant la tienne.
Paul Eluard !
Ton supplice fut bien de la perdre… et je
pleure avec toi.
Mais Paul Eluard !
Sois heureux puisque je l’aime !
17/09/2002 20 h 52
Les mots qui vont suivre vont peut-être te
paraître ridicules ou bien seulement puérils.
Ce sont pourtant les seuls mots qui
traversent à chaque instant tout mon corps et
mon coeur :
27