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Les cahiers de Sorrente
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Christophe Parraud
Les cahiers de Sorrente
Journal amoureux d’un homme perdu *II*
Journal intime
Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit, 2007 www.manuscrit.com ISBN : 2-7481-9880-8 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748198805 (livre imprimé) ISBN : 2-7481-9881-6 (livre numérique) ISBN 13 : 9782748198812 (livre numérique)
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Éditions Le Manuscrit
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22/10/2003 13 h 42
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à ta fontaine jaillissante, je veux me baigner, mouiller mon front, m’abreuver des désirs et des plaisirs.Ô murmure de ta voix qui n’ose pas !Dis-moi où je dois montrer les crocs !Puis-je m’attarder encore dans tes eaux mouvantes, babines retroussées sur la pointe de ton sein, loup à l’affût de tes nuits, fauve errant aux couleurs des forêts sombres, j’arpente ton domaine, sauvage animal, silencieux, prudent, fou carnivore de ta chair, je suis à la trace les effluves versées de ton désir brûlant, je grogne, frotte mon museau avide au secret de ta source amoureuse.Ô lumière de tes yeux qui n’osent pas !Dis-moi où je dois montrer les crocs !Au plus profond, peut-être seulement à la clarté froide d’une lune, je progresse à pas de chasseur, à pas de loup, j’ouvre tes jambes nues à la seule lumière de l’astre blanc, muscles
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Les cahiers de Sorrente
effilés, poils hérissés, ma langue râpeuse lape, lape en toi, lape sans fin entre tes cuisses ouvertes, je peux toujours, triste loup assoiffé de tes gémissements lunaires, orgueilleux mâle en son idéale puissance, je peux mieux obéir à ton ventre, confier à ton oreille mon hurlement crépusculaire, m’achever enfin et nous blottir en baisers à l’orée d’un nouveau jour naissant.Ô ma quête, mon désir qui n’ose pas !Dis-moi où je dois montrer les crocs !
23/10/2003 10 h 30
ne me laisse plus seul en silence rougir de coupables abondances !Offre-moi ma jolie personne le frisson des baisers, sur tes lèvres, voir mon coeur s’embraser et couvrir mon corps de tes charmes, baiser à tes paupières de claires larmes, vivre en toi comme un sourire ou un sanglot mais toujours d’un merveilleux amour trouver grâce à tes yeux.Ô mon coeur, en cruelle désespérance, jamais ne m’abandonne.Loin des cieux là où tu vis, je t’espère les yeux levés.De quoi m’accuse-t-on en mon silence sinon de coupables abondances ?De mon amour peux-tu vouloir encore goûter ?
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