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Les Etrusques

De
355 pages
Les Etrusques, qui dès le VIIe siècle représentent une force économique formidable, sont incontestablement la première puissance de la péninsule italique. Grâce à leurs ressources minières et agricoles ainsi qu’à leur talent de marin, ils règnent en maître sur terre comme sur mer. Mal connus, méprisés pour n’avoir comme ambition que celle de copier les Grecs et souvent considérés comme un peuple «à part», les Etrusques sont largement marginalisés quand est abordée l’histoire du premier millénaire. Ce livre traite de la participation active des Etrusques à l’émergence de Rome et du fait qu’ils sont, en quelque sorte, les intermédiaires entre Grecs et Romains.
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Les Étrusques
Jean Amic
Les Étrusques De leur rôle capital dans le passage du monde grec au monde romain
Essais et documents Éditions Le Manuscrit Paris
© Éditions Le Manuscrit, 2008 www.manuscrit.com ISBN : 978-2-304-01266-8 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782304012668 (livre imprimé) ISBN : 978-2-304-01267-5 (livre numérique) ISBN 13 : 9782304012675 (livre numérique)
L’entête
Ceux qui me liront par souci de simple distraction penseront que j’en ai trop écrit, les spécialistes et les amateurs de l’Antique pas assez. Dans un cas je serai accusé d’avoir été superficiel, et de l’autre d’avoir été prolixe et ennuyeux. A tous je présente mes excuses dans les termes que Pline utilisait : « Il n’est pas simple d’apporter de la nouveauté sur des sujets anciens, et de l’autorité sur ceux qui sont nouveaux, d’imprimer du brillant à des choses rouillées, de la lumière à celles qui sont obscures et mystérieuses, de jeter un voile de charme sur celles qui sont sans grâce, d’être crédible à propos de celles sur les quelles planent des doutes. » George Dennis, The cities and the cemeteries of Etruria
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L’entête
De nombreux archéologues britanniques, et plus particulièrement les historiens de l’art qui ne sont pas des spécialistes du monde étrusque, ont tendance à considérer que les Etrusques ne sont pas autres choses que les agaçants et énigmatiques (mais, grâce à Théopompe, agréablement dépravés) prédécesseurs des Romains d’une part, et des contemporains clairement inférieurs aux Grecs de l’époque classique d’autre part. En effet certains, je suspecte, pensent que les Etrusques ne sont pas autre chose que des gens qui « voulaient être Grecs », mais sans vraiment y parvenir. Ceci, hélas, n’est pas exclusivement un jugement limité aux seuls britanniques. David Ridgway, The world of the early Etruscans
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D’est en ouest
Avant-propos
AVANT-PROPOS
Voltaire a écrit quelque part : « Les civilisations suivent la route du soleil : d’Athènes à Rome, de Florence à Paris ». Ce phénomène, peu fréquemment évoqué et aux causes apparemment peu étudiées, est celui de la migration d’Est en Ouest des centres de gravité respectifs des civilisations qui se sont succédées dans le monde. Prenons un e exemple récent. Vers la fin duXXsiècle, l’océan Pacifique monte en puissance jusqu’à être en passe de devenir le centre de gravité de la planète en place de l’océan Atlantique, qui lui-même avait pris le pas sur la Méditerranée. Sur le territoire même des Etats-Unis, on constate un transfert similaire : la côte Est, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, perd de sa prééminence démographique - donc électorale - et technologique au profit de l’Ouest : ainsi, la
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Les Etrusques
« Sun Belt » et la côte ouest ont peu à peu pris le pas sur la Nouvelle Angleterre et la côte est. Le soleil, dans son apparent mouvement d’est en ouest, exerce-t-il une force d’attraction sur les centres de civilisation ? Depuis la « sortie d’Afrique » des premiers hommes modernes et l’arrivée en Europe de nos ancêtres, il y a environ 50 000 ans, une étape importante aura été franchie avec l’avènement de la sédentarisation, de l’agriculture et de l’élevage, au néolithique : une révolution qui vit le jour dans le Croissant Fertile, entre le Tigre et l’Euphrate, et s’étendit sur plusieurs millénaires, à compter de 10 000 ans av. J.-C. L’agriculture et l’élevage se sont ensuite répandus vers l’ouest, à partir de l’Anatolie, par migrations et acculturations, selon deux grands axes : les vallées du Danube et du Rhin, et par voie maritime, le long des côtes nord de la méditerranée. De cette révolution sont issus les premières cités états, les premiers royaumes, l’écriture et donc ce qu’on a coutume d’appeler l’Histoire, les civilisations d’Ur, de Sumer et de Babylone ayant été les étapes les plus importantes de ce déploiement.
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