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Titre
Les surprises de la vie
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Titre Désiré Logon
Les surprises de la vie
Les contingences du destin
Roman
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit 2008 www.manuscrit.com ISBN : 978-2-304-01582-9 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782304015829 (livre imprimé) ISBN : 978-2-304-01583-6 (livre numérique) ISBN 13 : 9782304015836 (livre numérique)
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En Afrique, bien avant la colonisation et même pendant et après cette dernière, au temps où les jeunes Etats africains indépendants en général, et la Janabid en particulier, offraient gratuitement les tenues et fournitures scolaires aux élèves, faire des enfants était un véritable investissement ; car, le nombre important d’enfants dans la famille constituait une main-d’œuvre abondante, voire gratuite pour les tra-vaux champêtres, s’agissant des familles qui possédaient une ou plusieurs plantations ; pour les familles de fonctionnaires de l’Etat, cela permettait de multiplier la pension versée aux enfants, afin de bénéficier du maximum d’argent pour vivre aisément, compte tenu du fait que le coût de la vie n’était pas trop élevé comme c’est le cas, de nos jours. C’est dans cette optique selon laquelle les en-fants constituaient une source de richesse, que Monsieur Komo Claver, fonctionnaire du trésor public, fils unique et son épouse Tina, ména-gère, avaient fait jusqu’à treize gosses, dont le dernier naquit un Dimanche de l’année 1967, à la maternité de Coydoc, un quartier de la ville
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Les surprises de la vie
de Coertividéo, actuellement capitale économi-que de la Janabid. En fait, cet enfant est né lorsque monsieur et madame Komo avaient respectivement cin-quante et un et quarante cinq ans. Il n’y a donc pas de risque à faire des enfants à un âge avan-cé ; tout dépend de l’organisme de chacun. L’accouchement se fit normalement, sans difficulté. Le bébé pesait à la naissance, exacte-ment deux kilogrammes. Cependant, les sages-femmes avaient constaté une anomalie au ni-veau du bébé qui, quelques minutes après sa venue au monde, était devenu tout jaune ; c’était une jaunisse congénitale. Elles l’emmenèrent dans une chambre à la baie vitrée, pour soins. La mère, curieuse de savoir ce qui arrivait à son nouveau-né, s’approcha de la baie vitrée et put observer son bébé dans les mains d’une des sages-femmes, les pieds et mains joints, en train d’être étiré. Elle garda son calme et regagna sa chambre. Quelques temps après, l’une d’entre elles vint l’informer de la garde du bébé pour soins, toute la journée ; ce qui fut respecté. Le lendemain, on lui remit son bébé et ils sortirent ensemble ; car, rien ne les retenait plus maintenant à la maternité. Le couple Komo qui ne voulait plus faire d’enfants et qui d’ailleurs avait donné le prénom Benjamin à celui qu’il croyait être le dernier,
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