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Mes 100 kilomètres de Millau

De
147 pages
Un témoignage qui sent bon la sueur! Deux copains adeptes de footing se lancent un défi : participer aux 100 kilomètres de Millau, une course qui se déroule dans les paysages du sud de l’Aveyron où les vallons et les côtes durcissent l’épreuve devenue mythique. Le lecteur prend le départ de l’édition de l’an 2004. Puis rapidement l’envie lui prend de chausser des baskets, de faire un bout de chemin en compagnie des 1500 autres forçats du bitume. Aura-t-il encore les forces de courir avec l'auteur l'édition 2005? Ce journal nous entraîne dans les pattes d'un coureur de fond amateur mais passionné - aussi bien de la plume que de dépassement de soi.
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2 Titre
Mes 100 kilomètres
de Millau

3

Titre
Didier LEJEUNE
Mes 100 kilomètres
de Millau
Toute une histoire
juste pour une course
Roman
5Éditions Le Manuscrit























© Éditions Le Manuscrit, 2006
www.manuscrit.com

ISBN : 2-7481-8208-1 (livre imprimé)
ISBN 13 : 9782748182088 (livre imprimé)
ISBN : 2-7481-8209-X (livre numérique)
ISBN 13 : 9782748182095 (livre numérique)

6





. .

8 Preface

PRÉFACE
Puisque mon ami Didier LEJEUNE me fait
l’honneur de me demander de préfacer son
ouvrage relatant nos aventures (bien que ce
soient ses aventures plus que les miennes), je
commencerai par jouer le Candide qui découvre
une passion pour un sport à travers un
personnage hors du commun. Tout d’abord
quelques réponses à des questions
élémentaires :
– Où peut-on pratiquer ce sport ? N’importe
où, au sens large : à la campagne bien sûr, mais
aussi en ville (en évitant tout de même la
pollution de la circulation automobile), en bord
de mer, à la montagne, au bord d’une rivière,
d’un canal… bref, vraiment n’importe où.
– Quand peut-on le pratiquer ? Le matin, à
midi (entre midi et deux), l’après-midi (en
évitant le moment de la digestion de
préférence), le soir… à tout moment.
– Avec quel équipement ? Un short, un tee-
shirt (un caleçon long et une polaire en hiver) et
9 Mes 100 kilomètres de Millau
de bonnes chaussures de course à pied
(running).
– À quelle fréquence ? Tout dépend de
l’objectif qu’on se fixe ; ce peut être une (mais
plutôt deux ou trois) fois par semaine si on veut
juste se « sentir bien », avoir une activité qui
permet d’évacuer le stress de la vie moderne,
sachant que les effets de l’effort se font
ressentir à partir de quarante minutes ; mais on
peut aussi courir sans modération, Didier
LEJEUNE en est l’exemple.
Il m’a effectivement initié à la course à pied il
y a de cela plus de quinze ans. Je n’aurais jamais
imaginé alors courir plus de trois ou quatre
kilomètres d’une traite. Pourtant, j’ai découvert
qu’avec de la régularité et de la persévérance, on
progresse rapidement et on en ressent les
bienfaits autant dans son corps que dans sa tête.
Je savais déjà qu’en se fixant de petites
échéances et des victoires « accessibles » on
pouvait, par petits progrès successifs, arriver à
réaliser de grandes choses. Je l’ai maintes fois
expérimenté dans mon métier d’instituteur.
C’est ce que j’ai essayé d’inculquer à mes élèves
au cours de ma carrière. Mais je ne savais pas
que j’allais, grâce à Didier et à ses compétences,
m’aligner dans des courses comme le semi
marathon et même courir un marathon à Paris
(an 2000 oblige !).
10 Préface

Nous avons pas mal voyagé ensemble en
famille lorsque nous faisions du camping-car.
Nous avons sillonné toute l’Europe et même
au-delà (Maroc, Turquie). A cette époque,
Didier m’enseignait les rudiments de la course à
pied (je devrais dire plutôt du jogging pour
employer ce mot anglais qui s’est imposé) lors
de nos voyages. J’ai ainsi découvert le plaisir de
courir au petit matin dans les rues de la médina
de Marrakech, sous le regard médusé des
autochtones qui n’avaient sûrement pas vu
souvent des hommes courir en short dans leur
univers immédiat. Ensemble, nous avons couru
aux Etats-Unis, dans le Grand Canyon, sous
une chaleur accablante, ou au petit matin dans
les rues de Londres, ou encore dans la pustza
(la plaine sableuse) hongroise… Nous partions
courir le matin, quittant nos petites familles
endormies dans nos véhicules, dès sept heures
et demie ou huit heures du matin. Nous
revenions fatigués mais nous sentions un vrai
bien-être dès que nous avions pris la douche.
J’ai éprouvé ce plaisir en allant courir en
solitaire dans les rues de Washington, sur les
bords des fjords de Norvège, dans le Donegal
écossais, pour ne citer que ces lieux.
Mais pour parvenir à ce bonheur, il faut
accepter de faire des choix (comme toujours
dans la vie) : consacrer quelques heures par
semaine à l’entraînement est nécessaire et
11 Mes 100 kilomètres de Millau
accepter de souffrir un petit peu (du moins au
début). Il faut bien le dire, on ne peut pas tracer
un tableau trop idyllique de ce sport qui reste
bien une « discipline », dans toute l’acception du
terme. C’est comparable à un chemin
initiatique. Mais quelle joie après avoir réussi à
surmonter ces petites épreuves de se sentir en
harmonie avec la nature si belle et si variée ! Il
faut dire que nous avons la chance d’avoir chez
nous la campagne du Lauragais, vallonnée à
souhait et changeante selon les saisons.
Pour en revenir à notre « coureur de
l’inutile », qui n’est pas tout à fait le « monsieur
Tout le monde » qu’il voudrait bien faire croire,
je dois dire quelques petites choses. Tout
d’abord, ce qui caractérise Didier, c’est la
rigueur dans tout ce qu’il fait, que ce soit en
sport (et il en faut pour parvenir à courir les
100 kilomètres de Millau), dans le domaine de
l’art (il peint remarquablement bien), dans la
photographie (son œil expérimenté n’a pas son
pareil pour repérer le bon angle et réussir ses
clichés) ou dans son travail où il est reconnu
pour ses qualités humaines aussi bien que
techniques. Il a en plus une sensibilité tant sur
le plan artistique qu’humain qui fait de lui un
être très attachant.
Ceci posé comment ne pas adhérer à ses
projets ? Il a toujours des idées de projets : il a
ainsi permis, par exemple, à ma classe d’envoyer
12 Préface

des fournitures scolaires à une école de
Yougoslavie lorsqu’une opération humanitaire
fut montée par son unité de Balma ; une autre
fois, j’ai pu grâce à lui suivre, jour après jour,
étape après étape, le périple d’une équipe de
militaires cyclistes qui ralliaient, à vélo bien
entendu, le Mont Saint-Michel (Saint Michel est
le patron des parachutistes) à la base de Balma,
action pour marquer la dissolution du 14°
R.P.C.S., ma classe communiquant
quotidiennement avec les cyclistes (je passe sur
l’intérêt pédagogique en géographie, sur le plan
humain et sportif de la chose) ; nous avons
également commencé une action humanitaire,
qui n’a pu être totalement couronnée de succès
quoique notre action ait permis de procurer au
moins du riz et participé à l’achat de matériel
scolaire, pour venir en aide à une région
déshéritée du Cambodge qui souffre
cruellement de sécheresse et paradoxalement
d’inondations.
Comment refuser de l’accompagner dans ces
aventures un peu folles, dans cette épreuve qu’il
s’impose, une fois l’an, et qui m’épate, moi,
premier témoin de ce que certains qualifieront
de folie ? Est-il un peu « maso » ou ne cherche-
t-il qu’à se dépasser, malgré les pertes de ses
ongles de pied ? Je crois qu’on peut répondre
« les deux, mon capitaine », comme bien
souvent dans ce cas. Se faire souffrir, c’est un
13 Mes 100 kilomètres de Millau
peu sentir que l’on existe dans sa chair, dans ses
tissus les plus intimes. Je pense qu‘il a besoin de
s’imposer ce « challenge », pour être en
harmonie avec lui-même.
Mais ne déflorons pas le sujet, écoutons
Didier dévider, comme l’écheveau dont il aurait
enfin trouvé l’origine, le récit de ses
participations à cette course si surprenante,
unique dans sa spécificité. Il tient le bon bout…
Et il sait que s’il me demande encore de
l’accompagner dans cette épreuve, je serai bien
assez bête pour accepter, à condition que ce soit
à vélo.

Jean-Louis BATAILLÉ
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