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Ne meurs pas

De
156 pages
La détresse de beaucoup d’hommes et de femmes est silencieuse. Elle en conduit beaucoup aux portes du suicide. Ce livre est une lettre ouverte, un cri du cœur, à ceux et celles qui veulent en finir avec la souffrance terrible qui les accable.
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Ne meurs pas
La plus haute forme de l’espérance, c’est le désespoir surmonté.
Georges Bernanos
© 2008 Bayard Canada Livres ISBN 978-2-89579-233-8 ISBN 978-2-89579-806-4 – verison numérique e Dépôt légal 3 trimestre 2008 : Bibliothèque et archives nationales du Canada ; Bibliothèque et archives nationales du Québec Direction : Jean-François Bouchard Couverture, conception graphique et mise page : Mardigrafe Photo couverture : Crestock Les données de catalogage avant publication sont disponibles sur le site Internet de Bibliothèque et archives nationales du Canada :www.collectionscanada.gc.ca
Bayard Canada Livres 4475, rue Frontenac Montréal (Québec) H2H 2S2 Canada
Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Programme d’aide au développement de l’industrie de l’édition (Padié) pour nos activités d’édition. Bayard Canada Livres remercie le Conseil des Arts du Canada du soutien accordé à son programme d’édition dans le cadre du Programme de subventions globales aux éditeurs. Cet ouvrage a été publié avec le soutien de la SODEC. Gouvernement du Québec – Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres – Gestion SODEC.
Imprimé au Canada
Introduction
Chaque sonnerie nous met en alerte. Suicide Action Montréal… Deux prénoms s’échangent. Quels que soient les mots, quel que soit le ton, il sera question d’une vie qui vacille au bord d’une falaise.
Elle m’inquiète beaucoup… Sa sœur s’est enfermée dans un silence noir. Per-sonne ne sait comment l’atteindre. À son insu, des paroles se disent en ce moment au téléphone pour ouvrir des pistes à ce qui lui reste de souffle, contrer la chute, l’épauler envers et contre tout.
Ou encore : La corde est installée. Un pied déjà dans le vide. La souffrance inonde chacune de ses respirations. Le courage d’appeler tout de même. Nous allons nous parler.
Ou encore : Depuis le suicide de mon fils, la vie n’a plus de sens. L’entourage souffre intensément.
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Dans un moment de crise, un échange télépho-nique peut avoir des effets salutaires, comme il peut tourner à vide ou se poursuivre secrètement dans l’oreille intérieure de l’appelant. À Suicide Action Montréal, les fruits de notre travail ne sont que rarement clairs. Nous ne sommes finalement qu’une espérance lancée dans le mystère des au-tres. Notre voix s’offre en guise d’épaule, et les mots que nous choisissons ne seront jamais qu’une présence, humble infiniment. Mais quoi que nous disions, notre message fondamental est toujours le même :ne meurs pas.
Ce petit ouvrage a pour but de dépasser les limites d’une rencontre téléphonique, mais il en recèle d’autres : je parle toute seule à un lecteur potentiel dont je ne saurai probablement jamais rien. Bien qu’il soit impossible de faire d’un livre un vérita-ble dialogue, l’éditeur a bien voulu laisser des es-paces libres au cas où une lectrice ou un lecteur voudrait y ajouter de son crû : une objection, une réaction, un souvenir réveillé, un mot qui a frappé, une colère remontée, un commentaire. Des es-paces libres pour, au mieux, ouvrir des petites brèches à l’espérance. Des trous dans le roc. N’est-il pas étonnant que les colombes nichent dans le flanc des falaises ?
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