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Apologie de l'instant et de la docte ignorance

De
286 pages
Après une critique de la raison dogmatique contemporaine, nous renouerons le fil invisible qui relie entre eux les penseurs marginaux de l'instant. Des sceptiques grecs à la docte ignorance de Montaigne et au gai savoir de Nietzsche, de l'empirisme à la phénoménologie et à la pleine conscience, nous suivrons leur filiation en décloisonnant le savoir. Cela nous amènera à croiser leurs trajectoires avec les apports de la physique quantique, des neurosciences, du zen, des philosophies indiennes et japonaises du néant.
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Des sceptiques grecs à la pleine conscience
ouverturephilosophique
Apologie de l’instant et de la docte ignorance
Du même auteur : Christian Miquel,L’apocalypse de 2030, récit d’une crise annoncée et de ses conséquences, L’Harmattan, 2009, collection « L’esprit économique ».Christian Miquel, Lapensée du rien. Petit traité de nontologie, nihilisme et sagesse, L’Harmattan, 2007.Christian Miquel et Claire Couratier,études qualitatives Les, L’Harmattan, 2006, collection « Pour comprendre ».Christian Miquel et Huguette Dufrenois,philosophie de l’exil La, L’Harmattan, 1996, tome 1, collection « Philosophie ».Christian Miquel,La pratique de l’exil, L’Harmattan, 1996, tome 2, collection « Philosophie ».Christian Miquel,de la modernité, l’exil et le social Critique, L’Harmattan, 1992, tome 3, collection « Logiques sociales ».Christian Miquel,Mythologies moderne et micro-informatique, la puce et le dompteur, L’Harmattan, 1991, collection « Logiques sociales ».Christian Miquel,Les ruses de la technique. Histoire du symbolisme à travers l’histoire, Méridiens Klincksieck, 1988.En couverture : dessin de Claire Couratier. © L’Harmattan, 2014 5-7, rue de l’École-polytechnique ; 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-01964-2 EAN : 9782343019642
ChristianMIQUELApologie de l’instant et de la docte ignorance Des sceptiques grecs à la pleine conscience
Ouverture philosophique Collection dirigée par Aline Caillet, Dominique Chateau, Jean-Marc Lachaud et Bruno Péquignot Une collection d'ouvrages qui se propose d'accueillir des travaux originaux sans exclusive d'écoles ou de thématiques. Il s'agit de favoriser la confrontation de recherches et des réflexions qu'elles soient le fait de philosophes «professionnels » ou non. On n'y confondra donc pas la philosophie avec une discipline académique; elle est réputée être le fait de tous ceux qu'habite la passion de penser, qu'ils soient professeurs de philosophie, spécialistes des sciences humaines, sociales ou naturelles, ou… polisseurs de verres de lunettes astronomiques.
Dernières parutions Paul-Emmanuel STRADDA,L’Être et l’Unité, 2 volumes, 2014. Carlo TAMAGNONE,La philosophie et la théologie philosophale, 2014.Jacques POLLAK-LEDERER,L’Ontologie écartelée de Georges Lukács, 2014.Tahir KARAKA,Nietzsche et William James, Réformer la philosophie, 2013. Mounkaila Abdo Laouli SERKI,Rationalité esthétique et modernité en Afrique, 2013. Olivier DUCHARME,Michel Henry et le problème de la communauté. Pour une communauté d’habitus, 2013. Simon HAGEMANN,Penser les médias au théâtre. Des avant-gardes historiques aux scènes contemporaines, 2013. Alain SAGER,L’Homme sans dieu? De Cicéron à Marc-Aurèle, 2013. Reza ROKOEE,Le rêve et l’éveil dans les écrits de Husserl, 2013.Jean-Marc ROUVIERE,L’homme surpris. Vers une phénoménologie de la morale, 2013.
à Claire et Huguette pour leur soutien, à Alexandre, Raphael et Zoé pour leur a-venir
RE 1 PARTIE: CRITIQUE DE LA RAISON DOGMATIQUE
Chapitre 1: Emergency, philosophie et urgence Emergency, en plein vol Emergency, comme le petit signal lumineux vert qui brille dans les carlingues fatiguées des avions, la nuit, au-dessus de portes soigneusement verrouillées pour éviter une dépressurisation accidentelle. Les passagers insomniaques, toujours plus nombreux et plus inquiets depuis les attentats du 11 Septembre et depuis que la distribution d’alcool en vol est strictement contrôlée de peur d’une crise de folie soudaine, guettent craintivement ce signal lumineux qui baigne dans une lueur verte et blafarde. Sans en avoir l’air, juste avec de brefs coups d’œil furtifs, tout en sachant que l’issue de secours indiquée juste à côté ne servirait d’ailleurs à rien en cas d’accident –car à dix mille mètres d’altitude, les issues de secours ouvrent uniquement sur le vide. - Et si ce vide était pourtant la seule issue de secours ? Urgence et tentation d’un catastrophisme universel Emergency :les citoyens qui essayent de prendre un minimum de distance pour réfléchir au destin de la planète sur laquelle ils se trouvent embarqués pour vivre leur existence transitoire de passagers clandestins ignorant d’où ils viennent et où ils vont, ont de nos jours l’impression fréquente de se trouver dans un avion en perdition. Collés à leurs sièges pour éviter d’être fracassés par les turbulences, la tête dans le guidon de la vie quotidienne, ils ignorent s’il y a encore un pilote aux commandes; avec l’impression qu’il n’y a plus de temps à perdre pour trouver, de toute urgence, une solution. Quitte à tenter le tout pour le tout, à se lever et à se précipiter dans la cabine de pilotage pour reprendre les commandes en main, à la recherche d’une improbable issue de secours, d’un quelconque terrain où tenter un atterrissage de fortune. Ce sentiment d’urgence repose sur un constat apparemment objectif: la planète, de plus en plus polluée, risque l’asphyxie ; l’humanité prolifère à la surface de la Terre en risquant d’éliminer toutes les autres espèces, au risque de détruire la richesse et la diversité des milliers de formes vivantes qui ont pourtant survécu jusqu’à nous, mais qui semblent désormais confrontées à un cruel dilemme: être facilement comestibles et exploitables pour nourrir les humains, faire l’objet d’un élevage de masse comme les poulets en batterie coincés dans leur cage afin d’être mieux gavés, ou disparaître pour cause d’inutilité sociale et de non rentabilité. Car tout doit désormais être soumis au règne sans limite de l’homme, servir au marché. A croire que la domination apparente de l’espèce humaine sur les autres espèces a remis au