Barnett Newman

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Barnett Newman associe ses oeuvres à la mystique juive, qu'il découvre en lisant Gershom Scholem. Dans ses tableaux, la couleur et la lumière expriment le divin. En se référant à la mystique juive, l'artiste honore la mémoire des Juifs pieux de l'Europe centrale assassinés par les hitlériens. Par ailleurs, le peintre est proche du messianisme libertaire et mystique d'intellectuels d'Europe centrale comme Landauer, Benjamin, Bloch et Buber. La spécificité de la mysticité des oeuvres de Newman est définie en la comparant avec celle de trois peintres abstraits : Mondrian, Rothko et Malevitch.
Publié le : mardi 15 septembre 2015
Lecture(s) : 18
EAN13 : 9782336391052
Nombre de pages : 200
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Leur silence solennel est lié à une réexion sur le mal radical incarné
Dans cet ouvrage, la spéciIcité de la mysticité des œuvres de Newman est déInie en la comparant avec celle de trois peintres abstraits : Mondrian,
Éric VALENTIN
BARNETT NEWMAN
Splendeur mystique et horreur absolue
Histoires et idées des Arts
Barnett Newman Splendeur mystique et horreur absolue
Éric VALENTINBarnett Newman Splendeur mystique et horreur absolue
© L'HARMATTAN, 2015 5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Parishttp://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-06781-0 EAN : 9782343067810
Remerciements
Ma gratitude s’adresse tout particulièrement à Dominique Berthet, Giovanni Joppolo et Bruno Péquignot qui m’ont permis de publier ce livre sur l’œuvre de Barnett Newman, artiste à l’origine de mon intérêt pour l’art contemporain.
J’exprime aussi ma reconnaissance aux différentes personnes qui ont été les témoins privilégiés de ma passion durable et ancienne pour la peinture abstraite.
Avant-propos
Barnett Newman a pensé ses créations en utilisant la catégorie esthétique du sublime.Du sublime des philosophes, il conserve uniquement son affinité avec le divin sous sa forme la plus spiritualisée. Dans ses œuvres, le sublime est l’objet d’une contemplation mystique. Gershom Scholem a donné une définition du mysticisme empruntée à Rufus Jones : « J’emploierai le mot pour exprimer le type de religion qui met l’accent sur l’intuition immédiate de la relation avec Dieu, sur la prise de conscience directe et intime de la Présence divine. C’est la religion à son stade le plus aigu, le plus intense et le 1 plus vivant . » C’est cette religiosité ardente dans l’art de Newman qui fait l’objet de ce livre.
Hommage doit être rendu à la monographie de Thomas B. Hess sur Newman, car elle a désigné la dimension mystique de l’œuvre du peintre abstrait américain, bien au-delà des évocations superficielles de la critique d’art quand il s’agit de relever les composantes métaphysiques d’une 2 création artistique . La peinture abstraite possède virtuellement la possibilité de représenter l’infigurabilité du divin par des apophases. Mieux que quiconque, Hess a montré que Newman avait eu l’objectif de créer de telles apophases et qu’il est, dans l’histoire de l’art abstrait, peut-être le seul, avec Piet Mondrian, à avoir su réaliser une image adéquate de ce divin. Les spécialistes de l’œuvre de Newman ignorent délibérément l’apport capital de Hess aux études et à la réflexion sur l’art abstrait, en se fondant de manière implicite sur les limites et les insuffisances bien réelles de sa monographie. C’est en prenant en compte les nombreuses questions que Hess laisse irrésolues, c’est en essayant d’éviter les défauts les plus manifestes de sa lecture que nous tentons une nouvelle interprétation de l’art de Newman en l’associant résolument à la mystique juive.
Dans sa lecture kabbaliste, Hess rencontre des difficultés fréquentes à proposer un contenu vraiment adéquat à l’œuvre analysée. L’analyse des significations religieuses de l’œuvre de Newman n’a pas la rigueur des observations plastiques de Hess. Les significations prêtées aux œuvres peuvent paraître parfois gratuites. Les contenus proposés pour les œuvres manquent aussi, dans certains cas, d’intérêt en associant la pensée de Newman à un humanisme emphatique peu crédible ou, par exemple, en
1 Gershom Scholem,Les Grands courants de la mystique juive[1941], trad. Marie-Madeleine Davy, Paris, Éditions Payot & Rivages, 1994, p. 16. 2 Voir Thomas B. Hess,Barnett Newman, trad. M.-T. Eudes et A. M. Lavagne, Centre National d’Art Contemporain, Galeries Nationales d’exposition du Grand Palais, 10 octobre-11 décembre 1972, Paris, 1972. 9
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