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La philosophie et la théologie philosophale

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274 pages
Paru en 2007, en Italie, cet ouvrage est le résultat de plus de 10 ans de recherche sur le rôle et la signification de la philosophie par rapport aux théologies camouflées. Il en ressort une distinction claire et fondamentale entre la philosophie en tant "qu'amour de la connaissance" et la métaphysique (définie comme théologie philosophale) reconduite à une intention d'"invention du divin" totalement antiphilosophique et anticognitive.
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LA PHILOSOPHIEET LA THÉOLOGIE PHILOSOPHALE
Ouverture philosophique Collection dirigée par Aline Caillet, Dominique Chateau, Jean-Marc Lachaud et Bruno Péquignot Une collection d'ouvrages qui se propose d'accueillir des travaux originaux sans exclusive d'écoles ou de thématiques. Il s'agit de favoriser la confrontation de recherches et des réflexions qu'elles soient le fait de philosophes « professionnels » ou non. On n'y confondra donc pas la philosophie avec une discipline académique ; elle est réputée être le fait de tous ceux qu'habite la passion de penser, qu'ils soient professeurs de philosophie, spécialistes des sciences humaines, sociales ou naturelles, ou… polisseurs de verres de lunettes astronomiques. Dernières parutions Jacques POLLAK-LEDERER,L’Ontologie écartelée de Georges Lukács, 2014.Tahir KARAKAŞ,Nietzsche et William James, Réformer la philosophie, 2013. Mounkaila Abdo Laouli SERKI,Rationalité esthétique et modernité en Afrique, 2013. Olivier DUCHARME,Michel Henry et le problème de la communauté. Pour une communauté d’habitus, 2013. Simon HAGEMANN,Penser les médias au théâtre. Des avant-gardes historiques aux scènes contemporaines, 2013. Alain SAGER,L’Homme sans dieu ? De Cicéron à Marc-Aurèle, 2013. Reza ROKOEE,Le rêve et l’éveil dans les écrits de Husserl, 2013.Jean-Marc ROUVIERE,L’homme surpris. Vers une phénoménologie de la morale, 2013. Marita TATARI,Heidegger et Rilke, Interprétation et partage de la poésie, 2013. Jorge Augusto MAXIMINO,Philosophie et modernité dans l’œuvre poétique d’António Ramos Rosa, 2013. Roger TEXIER,Ré-créations cartésiennes, 2013.Marcel NGUIMBI (dir.),Penser l’épistémo-logique, 2013.
Carlo Tama none LA PHILOSOPHIEET LA THÉOLOGIE PHILOSOPHALELa connaissance de la réalité et la création méta h si ue du divin
Du même auteur en italien Necessità e libertà. L’ateismo oltre il materialismo,2004Ateismo iloso ico nel mondo antico. Reli ione, scienza e nascita della filosofia atea,2005La iloso ia e la teolo ia iloso ale. La conoscenza della realtà e la creazione di Dio,2007L’Illuminismo e la rinascita dell’ateismo filosofico.Teologia, filosofia e scienza nel ‘700, 2 voll., 2008Dal nulla al divenire della luralità. Il luralismo onto isico tra energia e informazione,2009Dio non esiste. La realtà e l’evoluzione cosmica tra caso e necessità,2010Vita morte evoluzione. Dal batterio all ‘homo sa iens,octobre 2011Noncredenza e reli ioni,AaVv, éditeur et auteur, mars 2012 Noncredenza e società,AaVv, éditeur et auteur, uin 2012 Noncredenza e scienza,AaVv, éditeur et auteur, sept. 2012 La mente lurinte rata. Le unzioni mentali tra causalità e con litto,oct. 2012Noncredenza ed etica,AaVv, éditeur et auteur déc. 2012 Denis Diderot. L’ateismo roblematico,mars 2013Noncredenza, siche e ra ione,AaVv, éditeur et auteur, mars. 2013 Alla scoperta di Margherita Hack, novembre 2013. © L'HARMATTAN, 2014 5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Parishttp://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-336-30251-5 EAN : 9782336302515
PRÉFACE
L’ob et de ce livre est la noséolo ie, la science humaine ui s’occu e de la connaissance, de toutes ses modalités et toutes ses limites. Elle est certainement l’objectif fondamental de la science, mais elle ne l’est as moins de toute hiloso hie authenti ue ne se mettant as en contraste avec elle et ui en suit toutes les évolu-tions et tous les progrès. Dans la mesure où la science déplace les horizons de la connaissance expérimentale et soustrait de l’espace à l’inconnu en a issant « sur le terrain », la hiloso hie survole les nouveaux territoires con uis en les connectant, avec sa vue d’ensemble, à ceux-là déjà acquis. La science et la philosophie sont donc deux activités humaines com lémentaires, chacune d’elles a ant son ro re domaine et son ro re terrain o ération-nel, bien qu’il existe une connexion intime qui les rend insé arables. Toutefois, comme le fin ultime de toute connais-sance est l’ada tation de notre ensée à la réalité, et ue la seule réalité adaptable et connaissable est celle de la matière dans ses com ortements h si ues, chimi ues, et biolo i ues, le u ement ultime de la con ruence de thèse et d’h othèse sur la réalité « connaissable » a artient à la science et non as à la hiloso-phie, tout en restant la tâche de celle-ci que d’explorer cette réalité 1 seulement « intuitive » barrée, our des raisons institutionnelles et méthodolo i ues, à celle-là. À la philosophie revient également la tâche importante de mettre en corrélation la connaissance ex érimentale et exacte de la science avec la perception de l’esprit humain, qui ne produit seu-
1 Au su et de laintuitive connaissance  et de laintuitive sensibilité  cf. none,C. Tama Necessità e libertà,Firenze, Clinamen 2004, pp.41-42 e pp.175-176.
La philosophie et la théologie philosophale
lement connaissance par l’observation, l’expérience, l’analyse et le calcul mais aussi mo ennant la fantaisie, les sentiments, les affections, les désirs, ui consentent, si as autre chose, de mieux connaître soi-même, ses ro res semblables et les modalités d’interaction avec eux et entre eux. Mais l’esprit humain est aussi le réce teur et l’ordinateur final de l’amour et de la haine, du laisir et de la souffrance, de l’es oir et de la eur, de la cons-cience rationnelle et de l’illusion psychique, et, donc, c’est é alement our cet élément d’émotivité inné en toute activité humaine ue la science, étant fondée sur la raison et s’occu ant essentiellement de la réalité extrahumaine, doit être assumée comme aradi me d’une connaissance ob ectivement lus fiable. Et ceci arce ue, en restant dans notre méta hore, le domaine terrestre est lus facile à anal ser, tandis ue l’es ace aérien est moins fiable, plus incertain, plus facilement illusoire. Et cepen-dant il faut a outer ue l’ob ectivité de la science eut devenir stérile our la conscience humaine si la hiloso hie ne oue as le rôle de médiateur et ne traduit pas la « donnée » en une connais-sance lus com lexe ui l’introduit à uneweltanschauun ,à unevision du monde.Et pourtant, en conséquence d’un de ces équivoques et de ces déformations auxquelles l’histoire de l’homo sapiens nous a malheureusement habitués, on mélan e à la « connaissance du réel » o érée ar la science ex érimentale et ar une hiloso hie authentique) la « connaissance du divin », qui trouve sa propre raison d’être dans les irrationalités de la s ché, dans ses craintes, dans ses es érances, et dans ses illusions. Toutefois la théolo ie s’offre à la conscience humaine en deux formes alternatives, mais conver entes : la remière en concernant la connaissance de la vérité du divin au mo en de la « révélation », tandis ue la deu-xième oursuit le même but mo ennant la « démonstration » logico-dialectique métaphysique. Toutes les deux faisant abstrac-tion du terrain sur le uel o ère la conscience de la réalité, uis ue leur but est de se libérer de ces « hauteurs éternelles » ar ra ort auxquelles le « bas » devenir de la vile matière va hors de pers-ective et devient un fruit inférieur d’une cause divine. La uelle eut assumer les formes les lus variées et les connotations les plus différentes, mais, en tous cas, elle se caractérise par le fait de rester de toute façon « au-dessus » ou « en dessous », ou bien
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Préface
« au-dedans » du domaine phénoménique, sans jamais s’identifier avec ce même domaine, si non de façon tout à fait subre tice, comme cela arrive dans les anthéismes. Re renant alors notre méta hore nous dirons u’il a une science qui opère sur un terrain concret, une philosophie qui opère d’un eu lus haut mais tou ours en vue de ce même terrain et une théolo ie ui avec ses fantaisies o ère à une hauteur telle, qu’elle perd de vue ce terrain. C’est sur cette hiérarchisation de la connaissance ue toutes les reli ions ont fondé leur valeur trans-cendantale ainsi ue toutes les seudo-reli ions méta h si ues qui se sont présentées sous les apparences trompeuses de la phi-loso hie à travers les millénaires. Et c’est de celles-ci, ue nous a elleronshiloso hales,théolo ies nous nous occu erons ue essentiellement dans ce livre. Si, donc, la science gagne et défriche le terrain concret et la hiloso hie survole le nouvel es ace raticable du non-lus-inconnu, celle-ci doit faire corres ondre les ac uisitions cognitives des sciences exactes avec celles moins exactes des sciences humaines. Aussi la hiloso hie art de la donnée ex é-rimentale exacte et fruit d’observation our en extraire des hypothèses et des thèses pas du tout exactes, mais dont la valeur consiste dans la correspondance entre la réalité matérielle et l’horizon co nitif anthro i ue ui, en tant ue tel, est s écifi ue de la réalité humaine et as du tout de la réalité cosmi ue, la uelle nous reste le plus souvent relativement étrangère. Cette œuvre de conciliation doit être humble, car c’est seulement avec de l’humilité u’il est ossible our l’homme cette a roche correcte à cet « autre-que-soi » qu’est l’univers. Là où il existe cette pré-som tion d’ima iner l’es rit humain comme art du divin ou ortant des traces du divin et donc voué à le re oindre, nous vo ons seulement l’arro ance théolo ico-méta h si ue de do -matisation d’une hypostase de notre imagination comme « cause » du cosmos, indé endamment des nombrables formes doctrinaires et théori ues u’elle eut assumer. Et même uand il n’ a as d’arrogance, mais il subsiste l’intention de produire de la science, le résu osé de l’existence de Dieu ris ue tou ours de com ro-mettre un savoir ui ne eut ue se confondre sur des données de base afférentes à l’observation et à l’expérimentation scientifique,
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