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La Suggestion hypnotique est-elle licite ou illicite, naturelle ou diabolique ?

De
61 pages

SOMMAIRE. — La question de l’hypnotisme depuis onze ans. — Il n’a point le caractère des découvertes scientifiques. — Deux opinions principales sur l’hypnotisme : les uns pensent qu’il y a un hypnotisme scientifique et bienfaisant ; les autres le nient. — Raisons de cette seconde opinion.

I. L’hypnotisme considéré dans ses phénomènes propres ou spécifiques, en particulier la suggestion, est intrinsèquement mauvais, sans raison excusante. — Trois faits de suggestion racontés d’après le P.

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Élie Blanc
La Suggestion hypnotique est-elle licite ou illicite, naturelle ou diabolique ?
Conférence Du 14 janvier 1898 aux Facultés catholiques De Lyon
CONFÉRENCE
du 14 janvier 1898 aux Facultés catholiques de Lyon
* * *
SOMMAIRE. — La question de l’hypnotisme depuis onze ans. — Il n’a point le caractère des découvertes scientifiques. — Deux opinions principales sur l’hypnotisme : les uns pensent qu’il y a un hypnotisme scientifique et bienfaisant ; les autres le nient. — Raisons de cette seconde opinion.
I. L’hypnotisme considéré dans ses phénomènes propres ou spécifiques, en particulier la suggestion, est intrinsèquement mauvais, sans raison excusante. — Trois faits de suggestion racontés d’après le P. Coconnier, auteur de l’Hypnotisme franc.— La suggestion hypnotique et la servitude, le sommeil, l’ivresse. — Il n’est jamais permis d’aliéner ses facultés intimes. II. Caractère suspect de la suggestion : le véritable possesseur de l’hypnotisé ne paraît pas être l’hypnotiste. — Raisons qui paraissent les plus décisives : l’hypnotisme s’identifie au fond, avec l’occultisme et le spiritisme ; il ne se divise pas. — La continuité de l’hypnotisme apparaît dans l’histoire et dans la pratique. — Tous les phénomènes hypnotiques sont-ils préternaturels ? La question est mal posée ainsi. Les forces naturelles sont partout, mais les esprits peuvent s’en servir : il faut être attentif surtout aux circonstances morales, pour juger de leur intervention. A en juger par les circonstances, la suggestion hypnotique est au moins suspecte. III. Conséquences et applications de l’hypnotisme qui seraient légitimes si l’hypnotisme était scientifique et bienfaisant, mais devant lesquelles reculent le bon sens et la conscience des parents et des maîtres. — L’homéopathie morale, plus facile à justifier que la suggestion hypnotique. Conclusion : S’abstenir de toute participation aux suggestions hypnotiques ; si l’on doit y assister, employer tous les moyens préventifs indiqués par l’Eglise.
MESDAMES, MESSIEURS. Il y a onze ans, j’avais l’honneur ici même de trai ter la question de l’hypnotisme, au moment où ses partisans le proclamaient déjà scient ifique et fondaient sur lui les plus hautes espérances. Depuis lors, il n’a guère cessé d’occuper fortement l’attention publique, s’il faut en juger par le nombre incroyable de volumes, d’articles de journaux et de revues qui lui ont été consacrés. On en formerai t une immense bibliothèque : théologiens, publicistes, philosophes à la suite des médecins, des physiologistes, ont pris tour à tour la parole ou la plume. Or il ne paraît pas encore que cet effort prolongé de la science et de la critique ait produit une théorie plausible de l’hypnotisme, enco re moins déterminé une pratique uniforme, reconnue universellement comme bienfaisan te et acceptée de tous les hommes voués par état au progrès ou au soulagement de l’humanité. Et cependant nous vivons à une époque de découverte s étonnantes, qui, après nous avoir stupéfiés un instant, ne tardent pas à entrer dans les habitudes de notre vie, parce que la science et l’art les plient bien vite à notr e usage. Ce qui était merveilleux hier, devient aujourd’hui un phénomène vulgaire, que le p remier praticien venu reproduit
invariablement. Ainsi en est-il des rayons Roentgen : à peine annoncés, ces rayons magiques ont amusé la curiosité et rendu mille services. Ainsi en est-il du téléphone, du phonographe, de la photographie instantanée, du cin ématographe et de cent autres découvertes, qui nous appartiennent désormais, malgré le mystère qui confine à toutes nos connaissances. Nos inventeurs nous instruisent, après nous avoir émerveillés ; ils nous livrent leurs procédés, leur méthode, et se fo rment des disciples. Ainsi Pasteur, après avoir pénétré d’un regard de génie le monde des infiniment petits, et découvert lui-même le remède de la rage et de plusieurs autres ma ladies contagieuses, a laissé des héritiers de son savoir, qui ont continué ou appliq ué ses découvertes. De là les pansements antiseptiques, qui ont doublé le pouvoir de la chirurgie. De là, le traitement de la diphtérie suivant la méthode pasteurienne : l a sérothérapie date à peine de quelques années et compte désormais parmi les resso urces précieuses de la thérapeutique.
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