Les choses n'ont plus peur de toi

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Quand nous établissons une relation à soi heureuse, les objets n'ont plus à craindre de nous. Ils nous le rendent bien, se font complices sur notre chemin vers l'être. Dans cet ouvrage, l'auteure recherche un rapport aux choses et aux lieux permettant de mieux prendre corps et de mieux savourer le monde familier. D'où ces chapitres sur nos portes, nos fenêtres ; sur des espaces de rencontres ou des objets de l'enfance chrétienne comme le sapin de noël si présent dans notre vie d'adulte d'une façon ou d'une autre.
Publié le : jeudi 1 octobre 2015
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EAN13 : 9782336391564
Nombre de pages : 140
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poursuivra la réflexion au-delà.
Vigée, Dadelsen, Jean-Pierre Lemaire, Gérard Pfister,
ISBN : 978-2-343-07158-9 15 €
Evelyne Frank
velyne Frank E Les choses n'ont plus peur de toi
Quand nos lieux et nos objets se font parole
Les choses n'ont plus peur de toi
Les choses n’ont plus peur de toi
© L’HARMATTAN, 2015 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-07158-9 EAN : 9782343071589
Évelyne Frank Les choses n’ont plus peur de toi Quand nos lieux et nos objets se font parole
« Voilà que les choses n’ont plus peur de toi (...) et tu es de plainpied avec toute la terre. » JeanPierre Lemaire,Figure humaine, Paris, Gallimard, 2008, p. 74.
hacun des ouvrages que j’écris sur la Sagesse a pour C titre un fragment poétique dont ma première page donne ensuite le contexte. Cette foisci, je pars de deux vers de JeanPierre Lemaire : « Voilà que les choses n’ont plus 1 peur de toi/(...) / et tu es de plainpied avec toute la terre » . Oui, quand nous établissons une relation à soi heureuse, les objets n’ont plus à craindre de nous. Tout inertes qu’ils soient, ils nous le rendent avec générosité. J’ai déjà abordé la question de notre rapport à l’objet 2 antérieurement . J’y reviens ici de façon plus systématique, parce que se joue là, me sembletil, quelque chose d’essentiel dans notre relation au monde, qui passe par le respect de soi et de toute vulnérabilité. Je reste consternée, bien des mois plus tard, par cet échange de paroles dans le tram avec une passagère, fort jolie, d’une quarantaine d’années, à qui je disais avec joie notre chance d’être sur un si beau parcours. Énigmatique, la lumière du Nord baignait tour à tour un cours d’eau, les e maisons cossues du Strasbourg allemand de la fin duXIXe siècle, la synagogue blanche duXXen son écrin de verdure, les créneaux contemporains du Parlement européen. « Je passe là tous les jours, je n’y fais plus attention, je ne le vois même plus », me répondit l’inconnue. Une existence bien
1 JeanPierre Lemaire :Figure humaine,Paris, Gallimard, 2008, p. 74. 2 Evelyne Frank :Les roses s’adossent au mur,Paris, L’Harmattan, 2012, p. 5366.
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