Lignes d'erres

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Lignes d'erres esquisse une philosophie de l'espace qui opère par contiguïté, de façon latérale, horizontale, transversale. Dans ce parcours, les interrogations les plus simples et les plus élémentaires - qu'est-ce que penser ? - se conjuguent de proche en proche à des modes d'être et de vie multiples, divers, différents, divergents. Cette dynamique immanente de l'espace est alors une expérience de l'errance, un mode de déplacement qui oblige à détourner, décaler les concepts de leur champ habituel de sens.
Publié le : samedi 1 juillet 2006
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EAN13 : 9782296153134
Nombre de pages : 252
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À mon père, Kia-ki, à ma mère, et à André Lécrivain, mon professeur, maître et fidèle ami qui suit et guide mon travail philosophique depuis tant d’années, en hommage à Jean-paul Dumont, sans lequel ce projet n’aurait pas vu le jour, dont le souvenir m’a soutenue jusqu’au bout du parcours,

avec tous mes remerciements à Jean-pierre Cometti, Pierre Livet, Pierre Macherey et Pierre-françois Moreau qui ont su, tour à tour, conseiller, guider et encourager ce travail dans la plus entière liberté.

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Lignes conceptuelles
I. Lignes-traits-traces Bords-extrémités-limites Contours-côtés-contacts Identité-multiplicité-intégrité Actualisation-extériorisation-conservation Contiguïté-réciprocité-consécution Haut-bas-détermination Transport-translation-prédication Définition-délimitation-information Articulation-animation-organisation Distance-situation-différenciation Liaison-inclinaison-nature II. Droite-gauche-tendance Errer-tracer-transcrire Détours-chemins-empreintes Source-chaleur-attirance Écart-étude-regard Silence-présence-vacance

Immédiat-ineffable-innommable Unité-identité-altérité Divisibilité-dichotomie-désagrégation

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Existence-opposition-contradiction Illimité-infinité-égalité Figure-forme-conversion III. Multiplication-application-plis Compression-cohésion-continuité Inhérence-indiscernables-inflexions Variation-extrémalité-degrés Inclusion-régulation-intérieur Inversion-intension-individuation Enveloppe-peau-impressions Toucher-sensations-perception Exercice-aptitudes-expérience Vivacité-simplicité-activité Conjonction-transition-association Inférence-préférence-existence IV. Intérêt-artifice-société Objet-monnaie-valeur Satisfaction-circuits-régulation Artistes-pouvoir-diversion Sophiste-signes-subversion Folie-écart-transgression Territoire-exclusion-barbarisme Terre-sauvages-solécisme Sol-nomades-néologisme

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Adam-le Christ-métonymie Corps-outils-récurrence Contiguïté-singularité-précipitation

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Préambule

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Lignes d’erres : lignes d’errance sans foyer ni sujet, sans raison ni projet, des lignes sinueuses et tellement silencieuses qu’elles nous donnent à penser la pensée dans ses erres, les concepts sur les fils d’autres lignes sans fin. Expérience conceptuelle, aventure philosophique menée autour et à partir de la contiguïté : de l’étude du contact à celle des relations entre les corps jusqu’à la formation des premières idées, comment suivre le déploiement de ce concept et les déplacements que son usage engendre ?

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Latéralité
Le Niger et les cartes

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1985 – Niamey - Lac Tchad : un aller et retour dans notre itinérance.
Mille kilomètres de steppe désertique sous un soleil de plomb. Un paysage uniforme qui se déploie au lieu de défiler. L’impression qu’ici, le poids de l’étendue lisse le temps des choses. La vitesse de la voiture, la force réunie de nos cinq consciences soudain, ne suffisent plus : le sentiment si familier du temps qui nous faisait, laisse place en surface à une autre évidence. Compact, l’espace enveloppe tout de sa massivité et nous engage à être, exister simplement. La distance s’abolit en lieux d’une présence. Le soleil tape, infiltre nos contours et la conscience fond. Dans cette chaleur pesante, nous faisons corps avec les choses et nous n’existons plus qu’à titre d’épaisseur. Quelque chose bouge, là-bas qui nous advient : un berger apparaît de par l’immensité et le temps nous revient dans ce mouvement-ci. Le temps d’un là, qui n’est plus signe de rien, projet d’aucune conscience, mais lieu qui se déplace et trace d’un mouvement laissé à l’étendue. Quelque chose bouge et l’espace se plie, s’informe de figures où les corps s’esquissent. Et par tous ces côtés, toujours latéralement : le temps ou sinuosité de l’espace.

1983 - Deligny : Traces d’être et bâtisse d’ombre1.
“Qu’à tracer il faille une main, il n’en n’est rien ; des gamins bushmen marchent en file indienne dans la savane désertique ; le plus grand marche devant, bâton pointu à la main ; il se met à courir et l’un de ses pieds traînant sur la poussière sablonneuse laisse une trace sinueuse que
F. Deligny : Traces d'être et bâtisse d'ombre, avec une postface de Jean-Michel Chaumont, Hachette, Paris, 1983, p.12 à 14.
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respectent les pas de ceux qui suivent.(…) Il arrive souvent que la trace laissée sur le papier par la main de Janmari, autiste, soit sinueuse et on pourrait croire qu’elle reproduit la trace laissée par le pied d’un gamin dans le sable du désert australien.(…) Tracer est trace d’être, si on entend que cet être-là n’est pas un ; il s’agit d’être et non pas de l’être et tracer alors ne représente rien. ”
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Voyage et puis récits, décrire et écrire, tracer et retracer : le Niger fut l’occasion de penser en dehors de nous-mêmes et sur un autre mode que celui d’un sujet aux prises avec le temps. Présence pleine d’un espace animé seulement de mouvements immanents, qui traverse les erres d’un humain anonyme et croise dans son parcours les lignes que tracent en cartes, d’autres enfants autistes : lignes d’erres. Présenter Deligny : étrange paradoxe pour cet homme qui fit œuvre de lui-même à travers ses écrits et ses films et qui résiste à toutes les tentatives de classification ou de récupération. “Je suis ce que je suis, étant donné l’existence que j’ai eu” , “Puisqu’il y va d’une œuvre, je préfère parler d’art que de bienfaisance. Qu’en est-il ici ? De petits ensembles de présences, de “nous” qui gardent trace de la présence proche des enfants mutiques qui sont venus vivre là.” . Le personnage de Deligny est indissociable d’une façon d’agir avec les circonstances, inséparable d’un “nous” dont il n’est qu’un repère, simplement
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Propos rapportés dans Fernand Deligny, 50 ans d'asile, L. P. Jouvenet, J. M. Caillot-Arthaud, C. Chalaguier, Privat, Toulouse, 1988., p.19. 3 Ibid., p.56.

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là présent avec tous ceux qui furent ses collaborateurs, comme avec tous ceux qui passèrent au réseau ou qui participèrent aux tentatives. Un homme plus qu’un nom, malgré le mythe qui se créa autour de lui à l’époque : ni éducateur, ni écrivain pas plus que philosophe, encore moins psychologue ou bien tout à la fois sans jamais s’y réduire, Fernand Deligny est une singularité qui s’esquive perpétuellement en un mode de vie. “Esquives” ou “tentatives”, les termes qu’il emploie pour parler de luimême, indiquent à quel point il ne s’est pas agi pour lui de devenir auteur ou d’être éducateur. Agent de toutes ses œuvres, il refuse pourtant d’en être le créateur ou même l’instigateur, sans doute parce que se cachent derrière ces mots, ce à quoi sa vie même tenta de résister : réduire ce qu’est l’humain dans l’être Sujet de l’Homme, penser comme projet un certain mode d’agir et prendre comme évidence un ordre symbolique, pourtant institué par un certain pouvoir. Fernand Deligny, un parcours singulier, qu’on ne peut approcher que par les tentatives auxquelles il donna lieu, dont il fut l’occasion. Cinq lieux de vie, plutôt que des périodes forment les repères de sa biographie. 1917 : naissance à Lille. 1945-46 : Le Centre d’Observation et de Triage à Lille, enfants inadaptés. 1947-48 à 1950 : “La Grande Cordée”, jeunes délinquants ou prédélinquants 1953-57 : l’Allier avec Guy Aubert et Yves, enfant autiste. 1959-64 : Thoiras dans les Cévennes avec Guy Aubert et Yves pour soigner les chèvres.
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L'esquive est, en effet, indissociable d'un mode d'écriture à l'infinitif : "Lorsque je parle d'esquiver comme étant l'infinitif maître, c'est de la surcharge dont je veux parler. Il ne faut pas confondre esquiver ou se dérober ou fuir, ni même se détourner.", F. Deligny, Le croire et le craindre, Stock, Paris, 1975, p.89.

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Depuis 1969 : Granier dans les Cévennes avec Janmari, puis une trentaine d’autres enfants autistes et des adultes, qui donna lieu aux cartes, dont nous parlons ici. Cinq tentatives dont l’unité n’est pas à chercher dans un projet ou l’identité d’un nom : qu’il s’agisse des enfants de l’école, des enfants inadaptés, des délinquants ou des autistes, l’action mise en œuvre n’est pas une structure, mais de l’ordre du réseau. “Transformer les occasions”, “sortir de l’école”, “ouvrir la camisole” ou “tracer des cartes”, chacune des tentatives n’aura d’autre fonction que sa propre existence, le fait d’être le lieu d’un mode d’être et d’agir qui redonne la parole et l’occasion d’exister à ceux qui, autrement, sont réduits au silence, enfermés dans des structures, des appareils d’État ou des projets éducatifs. Le réseau est d’abord la constitution d’un groupe ou chacun est agent sans être jamais sujet, tentative de former un espace commun, libre et ouvert à des initiatives de l’ordre de l’agir. Agirs et non pas faire, puisque les enfants autistes et leurs lignes d’errance, demeurent à jamais anonymes et qu’ils ne se rattachent à aucun projet, qu’ils n’ont d’autre sujet que le “nous” du réseau et le commun d’un lieu. Autre façon de vivre le dehors de nous-mêmes, façon d’apprendre l’Autre avec ses propres mots, l’œuvre de Deligny rompt avec tous les cadres, les discours et les structures de l’institué : l’écrire y est agir, le nom seulement repère, l’auteur fondu en verbe, présence enveloppée dans un Infinitif. C’est sur ce chemin-là, que nous l’avons rencontré, sur les cartes tracées par les lignes d’erres autistiques, parce qu’elles cherchent à exposer un mode d’être humain immanent à l’espace et qu’elles se passent ici, hors de toute référence à un sujet quelconque. La rencontre d’un écrit nous donna l’occasion de poser une question et de nous engager vers une problématique : c’est sur l’espace d’une carte, que nous trouvions aussi, enfin lieu 19

d’exprimer notre propre expérience et de la retracer en parcours d’une pensée.

Le Niger et les cartes : expériences singulières d’un déplacement spatial où nos repères se brouillent au contact d’autres êtres qui bougent sans raison et se meuvent sans but. Nomades du Niger dont la vie est errance ou ces enfants autistes qu’on a trop regardé au miroir du “comme nous” et que l’on crut aussi exister sans rien voir, rien de ce qu’en tous cas, nous nous représentions. Ils sont hors de notre monde parce qu’ils n’ont rien à dire, rien à faire non plus, mais qu’ils se contentent d’être, d’être parmi les choses et d’être en commun, sans jamais demander. Paysage immuable, mais non pas uniforme, les nomades y passent et la vie s’y anime sur les traces des trajets. Mode d’être en commun où les coutumes se fondent en lignes et en courbes, sans jamais se figer dans les bornes d’un monde où l’être est fait d’avoir et où plus rien n’existe ; “géographie enfouie” mise au jour par les cartes, œuvrée aux lignes d’erres d’un humain qui se cherche : les lignes sont les chemins d’un coutumier effacé par l’histoire et oublié par l’Homme. Les trajets autistiques dessinent un réseau qui ne pointe jamais vers une identité, ils disent une façon d’être parmi les choses, d’être au milieu d’elles et le fait d’exister. Itinérances : les erres forment une aire, un espace ouvert où le sujet s’absente de lui-même et du monde. Elles dessinent la vacance d’une personne, expriment le silence d’un être qu’on ne peut pas assigner et qui ne peut se qualifier, parce qu’il ne peut s’inscrire dans la parole des autres, le langage de l’avoir et les formes du pouvoir.
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F. Deligny, Traces d'être et bâtisse d'ombre, op. cit., p.18.

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“Vacance de langage” que vivent les autistes, qui les rend hermétiques au quadrillage des mots et les condamne à vivre hors de l’institution, voix nomade qui se tait à force d’être confinée dans les enclos du propre : le vol d’une parole qui, une fois confisquée, s’étouffera bientôt dans l’aire des sédentaires. Pour n’être pas sujets, seulement assujettis, ils n’en sont pas moins hommes et tracent des figures sans pourquoi ni comment, au gré des voisinages et aux fils de l’espace. Individus vivants puisqu’ils sont là et bougent qui, dans leurs déplacements, nous invitent à “passer du point de vue de nous, quant à nous, au point de voir (...) l’humain, si on entend humain en termes d’espèces.” . Mais, comment se fait-il qu’il n’y ait rien au monde dont on ne rende raison ? Mais, comment se fait-il que tout ce qui existe soit vu par nos yeux et non pas comme il est ? Nous avons l’habitude de mettre les choses devant, pour mieux pouvoir les voir, de dresser des projets en les représentant et de mesurer l’Être à l’aune de la durée et de tout ce qu’il a. Effectivement, tant qu’il s’agit de Nous et non plus d’exister, “le sort de la pierre est d’être éliminée ou assimilée, comme il en est des peaux-rouges, des peaux-noires, des peaux jaunes et des orchidées” . Pourtant, dans ces mouvements, ces lignes et ces courbes par où l’espace se plie, s’œuvre déjà autre chose. “C’est donc de maintenir à l’écart qu’il s’agirait” ici, non pas de rejeter ou même de s’éloigner, ce que tout le monde fait à force de vouloir, mais de chercher à voir par un autre côté,
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Cf. F. Deligny, Le croire et le craindre, op. cit., p.119 : "La vacance du langage, manifeste pour ce qui concerne les enfants autistes qui viennent en séjour "ici", permet d'évoquer qu'il y aurait de l'individu sans sujet." 8 Ibid., p. 30. 9 F. Deligny, Traces d'être et bâtisse d'ombre, op. cit., p.31. 10 Ibid., p.31.

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de biais ou de travers, ce que cache le proche qu’on croit si familier. Penser en termes d’espace et non plus de durée, déployer l’horizon : penser dans l’immanence, aux traces d’un corps commun, formé au cours des choses. Se mettre de biais pour voir d’à-côté tous nos présupposés, aller se faufiler dans l’horizontal, des côtés mêmes des choses jusqu’aux contours des corps et passer du côté de tous ceux qui furent écartés. Écart qui déplace nos schèmes de pensée et par où seulement ces autres éludés au bénéfice du Même, auront enfin lieu d’être et le droit d’exister.

Un voir latéral : la latéralité est d’abord celle des choses avant d’être la façon dont les corps s’y enroulent : c’est à partir d’elles, que nous suivrons les traces d’où l’individu part.

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Chapitre I

LE CHAMP DE LA CONTIGUITÉ

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Qu’est-ce qu’un individu, faut-il qu’il y ait identité de l’Un pour rendre compte d’une forme distincte ; faut-il rassembler dans un ensemble fermé, les membres d’une vie en parties d’un seul tout ? L’individu : formes de la matière ou lignes d’une vie, la somme de parties que l’on rassemble en chose ou l’unité distincte d’un tout articulé. L’individu paraît dans une alternative, se pense en continu ou se dissout en termes et semble se réfléchir au-delà de son être, dans un principe abstrait, raison métaphysique. L’individu pose problème, parce qu’à travers la recherche d’un critère de distinction, se profile la question redoutable de l’identité réelle : qu’est-ce qu’être identique, si ce n’est être Un ? Mais, l’unité d’un être qui peut la lui donner, sinon précisément tout ce qui le fait être ? Quels sont les critères de l’individualité, faut-il se borner au constat empirique d’une forme extérieure aux contours fluctuants et au contenu vide ou faut-il renoncer au donné et poser hors de l’expérience, l’identité des choses dans celle d’une substance ? L’individu est un et à la fois multiple : devenant différent, il continue à être en cela même qu’il change, en tant déjà qu’il passe à travers tous les autres. L’individu semble n’être qu’en tant qu’il n’est pas être, au sens d’une existence dont il serait le fait, simplement dans les faits, l’expérience de sa forme. Pourtant, dans la forme des êtres, on ne trouve qu’apparence, l’extérieur d’un contour qu’on renvoie au non-être, le songe bien réglé d’une réalité qui ne parvient jamais à différer vraiment et intérieurement. L’identique d’un être lui confère l’unité et celle-ci à son tour en pose l’identité, adéquation à soi qui ne laisse place à l’autre qu’en tant qu’il véhicule quelque chose de lui-même. Dans le cercle du même, se discourent 24

toutes les choses mais, seules celles qui demeurent parviendront à se dire dans les termes d’un sujet et les qualités d’un être. L’évidence s’impose : jamais en partant du concept nous ne parviendrons à rendre compte des relations concrètes qui se nouent à la surface des choses ; jamais à l’aide du seul espace nous ne retrouverons ce qu’est vraiment une chose. Les critères de différenciation conceptuelle ou spatiale ne suffisent pas à rendre compte de ce qu’est concrètement un individu, pas plus que de la façon dont il se conserve et se définit. Échec d’une tentative, mais doux pressentiment qui invite à changer les termes de la question. Car, n’est-ce pas là d’abord, le récit d’un dilemme où il faudrait trancher à coups de librearbitre, le continu d’une vie dans la contiguïté spatiale ? N’était-ce pas là aussi l’histoire d’un faux problème, consistant à poser en termes d’exclusion et de contradiction, le contigu des choses dans le fait de l’espace et l’unité réelle dans le concept abstrait de la continuité ? Un problème mal posé parce qu’il suppose que l’entendement oppose ce qui ne s’oppose pas et qu’il dit davantage, l’échec d’une pensée moulée aux dualismes que véritablement le mouvement d’une vie. Entre être et paraître, le non-lieu d’un problème, le non-être d’un dire par où s’oublient les êtres et toutes leurs existences, la vie dans ses errances et ses lignes de faits, celles que suivent pourtant autant d’individus. L’individu est inséparable de l’individuation des lieux par lesquels il existe, qui sont individus et individuels. Or, l’individuation est l’organe d’une machine qui fonctionne en série et ouvre sur l’infini. Elle implique les contacts, les mouvements et les lieux, dans les limites d’un acte dont les bords deviennent traces et le mouvement, êtres.

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