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Ménon et Théétète

De
140 pages
Les Etudes Platoniciennes de Christian Froidefond ont donné lieu à un ensemble d'articles visant à élucider les problèmes que posent les Dialogues de Platon, depuis les aspects purement linguistiques jusqu'aux aspects plus philosophiques. C'est avec l'intention d'apporter un éclairage nouveau que l'auteur s'attarde sur un moment du cheminement de la pensée du père de la philosophie.
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Ménon et Théétète

http://www.]ibrairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan I @wanadoo.fr 2006 ISBN: 2-296-01226-4 EAN : 9782296012264 @ L'Harmattan,

Christian Froidefond

Ménon et Théétète

L'Harmattan 5-7, rue de J'École-Polytechnique; 75005 Paris FRANCE
L'Hannanan Hongrie Espace Fac..des L'Harmattan Sc. Sociales, BP243, Université Kinshasa Pol. et Adm. ;

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Ouverture philosophique Collection dirigée par Dominique Chateau, Agnès Lontrade et Bruno Péquignot
Une collection d'ouvrages qui se propose d'accueillir des travaux originaux sans exclusive d'écoles ou de thématiques. Il s'agit de favoriser la confrontation de recherches et des réflexions qu'elles soient le fait de philosophes "professionnels" ou non. On n'y confondra donc pas la philosophie avec une discipline académique; elle est réputée être le fait de tous ceux qu'habite la passion de penser, qu'ils soient professeurs de philosophie, spécialistes des sciences humaines, sociales ou naturelles, ou... polisseurs de verres de lunettes astronomiques. Déjà parus J.-L. VIEILLARD-BARON et A. PANERO (coord.), Autour de Louis Lavelle, 2006. Vincent TROVATO, Être et spiritualité, 2006 Michel FA TT AL, Plotin chez Augustin, 2006. Laurent MARGANTIN (dir.), Kenneth White et la géopoétique, 2006. Aubin DECKEYSER, Éthique du sujet, 2006. Edouard JOURDAIN, Proudhon, Dieu et la guerre. Une philosophie du combat, 2006. Pascal GAUDET, Kant et le problème du transcendantalisme, 2006. Stefano MASO, Le regard de la vérité, cinq études sur Sénèque, 2006. Eric HERVIEU, Encyclopédisme et poétique, 2006. J.-F. GAUDEAUX, Sartre, l'aventure de l'engagement, 2006. Pasquine ALBERTINI, Sade et la république, 2006. Sabine AINOUX, Après l'utopie: qu'est-ce que vivre ensemble ?, 2006. Antonio GONZALEZ, Philosophie de la religion et théologie chez Xavier Zubiri, 2006. Miklos VETO, Philosophie et religion, 2006. Petre MARE~, Jean-Paul Sartre ou les chemins de l'existentialisme, 2006. Alfredo GOMEZ-MULLER (dir.), Sartre et la culture de l'autre,2006

Sommaire
1. RETOUR AUX SOURCES ET NOUVEAU DÉPART DE LA PENSÉE PLATONICIENNE 2. COMPARAISON SOMMAIRE DU MÉNON ET DU
TH ÉÉ TÈ TE .. . .. . .. . .. . . .. . .. ... ... . .. ... ... .. . ... .. . . .. .. . .. . . .. ... ... ... 19

7

3. 4. 5. 6. 7. 8. 9.

MÉNON: LE DOUBLEMENT DU CARRÉ LES INCOMMENSURABLES HÉRACLITE ET LA NON-SCIENCE MÉMOIRE, SAVOIR, ENTENDEMENT SCIENCE, OPINION VRAIE ET LOGOS................. LA VERTU CONCLUSION...

43 61 79 93 III 117 125 131

BIBLIOGRAPHIE...

7 Retour aux sources pensée platonicienne. et nouveau départ de la

Un critique antique (anonyme) I remarquait déjà que la liste des grandeurs incommensurables donnée dans le Théétète commence à -{3, {2, impliquée dans la démonstration du Ménon, étant omise. Il est vrai que cette grandeur, corrélative au théorème dit "de Pythagore", avait suscité chez Platon des réflexions qui se manifestent parfois de façon saugrenue, comme dans Le Politique (266 B). Au moins peut-on dire que le Théétète aboutit à la formulation claire de ce à quoi la recherche mathématique de l'époque, avec Archytas, Eudoxe, Théodore, Théétète et Platon, avait cherché une assise théorique. En revanche, le Ménon, malgré le problème posé au début du Dialogue ("Qu'est-ce que la vertu ?"), met au centre du débat la notion d' épistémê (È1tlO"TT]!.H\) en établir la définition: sans le Théétète, cependant, refuse de voir dans È1tlO"TT]!ly] une notio communis (148 C). Les deux Dialogues sont donc unis par un lien aussi fort que, dans le Protagoras, la dépendance réciproque de la vertu (politique) et de la SCIence. Kenneth Dorter écrit: «The Theaetetus... recalls the Meno at almost every turn» 2. F. M. Cornford 3 note en passant des correspondances entre les deux œuvres. Elles incitent à la réflexion, mais il convient au préalable de les situer à grands traits dans l'ensemble de l'œuvre de Platon. Les Dialogues de la maturité développent quelques grands thèmes: les Idées (séparées, paradigmatiques, sources de valeur; la "mémoire métaphysique" ou

I cf. H. Diels et W. Schubart, op. eit. 1 K. Dorter, op. cit., p. 71. 3 F. M. Comford, op. cit.

8 réminiscence; l'immortalité de l'âme). Selon D. Ross 4, tous ces Dialogues sont postérieurs au premier voyage de Platon en Sicile (388). Ross pense toutefois que le Ménon est antérieur à ce voyage, et ce, en dépit de quelques traits pythagorisants qu'on a voulu y trouver. Le Ménon comporte bien quelques maladresses (certains ont voulu y voir le témoignage de la première réaction de Platon contre les préoccupations jusque-là purement éthiques de Socrate.) Il est vrai qu'on classe en général avant le Ménon des Dialogues moins profonds peut-être, mais plus brillants. Ross admet la présence de la théorie des Idées dans le Ménon, mais constate que ces Idées ne font pas partie du dévoilement de la réminiscence. Peut-être pourrait-on penser, plutôt, que "réminiscence" et Idées s'accordent mutuellement dans le Ménon un statut métaphysique sans le mériter encore. Qu'en est-il du vocabulaire des Idées? Elôoç apparaît 4 fois dans le Ménon, en 72 C-D-E pour désigner un caractère commun à plusieurs individus. Seule une combinatoire plus étendue pourrait faire d'Elôoç, dans ce cas, une "espèce", mais en 80 A5 le mot désigne l'aspect extérieur opposé à toutes les autres qualités (il est vrai que le "look" des sensibles est d'abord, pour Platon comme pour les prisonniers de la Caverne, une silhouette) ; oùma employé une fois signale, en revanche, que dans ce contexte "linéaire" on se préoccupe de quelque chose de vraiment "essentiel" (~Ûl't'tÉÇ 1œpi oùcriaç 0 'ti
1[0't'Ècr!tv).

Les 10 occurrences de ~6ptOv, qui ne désigne une partie que par référence à un tout, et surtout les 7 occurrences de oÀoç peuvent faire penser aux incitations dialectiques qui, dans le Théétète amènent le lecteur
4

D. Ross, op. cit.

9 jusqu'au seuil des Idées: oÀov y est opposé à 1tàv comme totalité constituée d'un coup et non par addition de ses parties (cf. Théétète 204 A7 sq.). Il Y a dans la distribution de ces mots la manifestation d'une logique rigoureuse caractéristique de Socrate. Une telle exactitude, une telle pénétration dans le choix des mots n'oriente pas vraiment vers la théorie des Idées, encore que l'emploi d'oÀov soit troublant. À tout prendre, c'est peut-être l'invention (improvisée ?) de la réminiscence qui amènera Socrate à constituer ces éléments du vocabulaire logique en réalités séparées des sensibles, indépendantes ontologiquement les unes des autres mais encore liées, dans le Ménon et sous le couvert du mythe, au seul élément qui pût leur accorder ce statut précaire et provisoire, le langage. À vrai dire, et pour employer un mot qu'on a coutume de réserver aux philosophies modernes dont le point de départ est le sujet lui-même, pour ne pas dire au seul kantisme, à la partie du Ménon qui commence avec la réminiscence, il manque une vraie "assise transcendantale" (ce vide sera comblé dans le Phédon puis dans les mythes eschatologiques de La République et du Phèdre). La dialectique ne se réduit pas, dans le Ménon, à l'ËÀ£'Yxoç, qui porte toujours la marque de Socrate: elle connaît aussi le raisonnement "par hypothèse" qui permet d'assurer le progrès du logos par la confirmation d'une "hypothèse" ou d'éviter l'erreur par son infirmation, mais il s'agit d'hypothèses axiomatiques, qui ne quittent leur masque qu'en mathématique, alors que, dans son dialogue avec le petit esclave, Socrate prétend démontrer l'apriorité de toute la connaissance et la transcendance de son objet. C'est dans le Phédon et Le Banquet que Socrate mettra en jeu pleinement toute la dialectique, à laquelle il joindra (La République VI-VII) la diérèse, qui deviendra prédominante dans les derniers Dialogues. Cette nouvelle

10 étape théorique de la dialectique est énoncée dans le Phèdre (265 C sq.), que la plupart des éditeurs situent à la fin des Dialogues de la maturité 5. Les mêmes (par exemple Raeder, Ritter, Ross, v. Wilamowitz...) placent le Théétète, seul ou à proximité du Parménide, juste après le Phèdre. La datation de l'ouvrage en rapport avec la Guerre de Corinthe, le situe en 369, soit vingt ans après le Ménon. Jean Laborderie 6, en dépit de la chronologie (il admet pour le Théétète la possibilité d'une date de composition postérieure à 369) classe ce dialogue parmi les œuvres de la maturité, mais reconnaît qu'il en annonce la fin: après lui, il n'y aura plus de vrais dialogues, la forme diégématique aura disparu, l'eÀsyxoç ne sera plus seulement un instrument de réfutation, mais amènera à des conclusions neuves et positives. Cependant c'est, selon Laborderie, l'éloge de la maïeutique, qui est au centre de l'ouvrage, qui, par son ampleur et son "lyrisme", interdit de classer le Théétète parmi les œuvres "de vieillesse". Or, c'est une tout autre lecture que nous ferions de ce passage, que nous rapprocherions volontiers de l'exposé des pédagogies réfutatives, fait avec une modération toute scientifique dans Le Sophiste (230 B sq.). "L'étonnement philosophique" de Théétète (155 C-D) comparé à la paralysie de Ménon (Mén. 79 E-80 B) révèle moins une parenté entre les deux œuvres qu'une révision subtile du personnage de Socrate, devenu plus modeste, aux deux sens du mot: aussi bien avoue-t-il, dans le passage du Théétète concernant son art maïeutique, que, pour important qu'il soit, son rôle consiste seulement à interrompre les grossesses mal venues. On croit faussement qu'il ne provoque dans les esprits que perplexité (149 A) : en fait,
5 cf. R. Simeterre, op. eit. 6 1. Laborderie, op. eit., pp. 4-9.

Il il adresse à de bons maîtres les esprits en travail ou, si les promesses ne sont pas bonnes, les fait avorter. Dans le Théétète, les réfutations de Socrate aboutissent à des conclusions positives (le Théétète n'est pas aporétique), mais Socrate a renoncé à se prévaloir de connaissances à lui révélées (comme dans le Ménon) ; son art maïeutique a, selon certains, remplacé la réminiscence. Quant au fonctionnement de l'ËÀ.qxoç;, c'est encore dans la partie mathématique du Ménon qu'il apparaît avec le plus d'efficacité - et de brutalité -. Nous reviendrons sur ce point. K. M. Sayre voit dans le Philèbe l'achèvement de la théorie platonicienne du savoir, ce à quoi Platon tenait le plus (cf. Aristote, Métaph., 1078 B 15-16), le Théétète, Le Sophiste et le Timée constituant les étapes de la liquidation de l'épistémologie du Phédon et de La République. Le Théétète ne fait pas explicitement mention des Idées, mais c'est parce qu'il est consacré au sensible et à l'erreur. Avec un autre éclairage, mais issues de la même dialectique, les "espèces" du Politique sont bien proches des Idées. Quant au cinq définitions de la science qui terminent le Théétète, elles utilisent l'outil dialectique dit "des hypothèses", défini sinon inauguré dans La République. Que voit-on si on se réfère aux indications données par Platon? Le début du Politique se réfère rétrospectivement au Sophiste, le début du Sophiste au Théétète et le Théétète au Parménide. Le Théétète se trouve ainsi incorporé aux Dialogues dits "de la vieillesse", C'est pourquoi Dorter a étudié à part le Parménide, le Théétète, Le Sophiste et Le Politique sous le titre: "Dialogues éléatiques". Dorter reconnaît que le Théétète serait plutôt "mégarique",

12 comme sont de Mégare Euclide et Terpsion (142 A-C) et on voit l'influence, attestée par Aristote, de l'École de Mégare sur l'argument développé en 204 sq., mais le même débat figure aussi dans le Parménide. Dorter fait néanmoins valoir que, dans le Théétète, c'est la philosophie de Parménide qui est considérée comme la seule alternative à la philosophie du devenir que Théétète défend sans succès. Quoi qu'il en soit, le Théétète apparaît solidement intégré à l'ensemble des œuvres de l'avant-dernier stade de la pensée de Platon - si on admet que le Philèbe en est l'expression ultime (c'est la thèse que défend Sayre et elle nous paraît recevable.) Pourquoi, dès lors, tant de ressemblances entre le premier Dialogue dans lequel Socrate-Platon abandonne les apories pour esquisser une doctrine (le Ménon) et l'un des deux Dialogues qui présentent, s'affrontant, la philosophie de l'Un et celle de la multiplicité et du mobilisme universel (le Théétète) ? Pour plus de clarté, énumérons d'abord les ressemblances les plus significatives qu'on a pu déceler entre le Ménon et le Théétète. 1. Ménon 77 A-B (Socrate à Ménon) : «Cesse de faire plusieurs choses d'une seule, comme on ne manque pas de le dire par plaisanterie de ceux qui brisent un objet» / Théétète 146 D (Socrate à Théétète) : «On te demande un, tu donnes plusieurs; simple, tu donnes panaché ». Les deux formules, familières, rappellent le problème central de la recherche platonicienne: ne pas briser l'Un malgré la multiplicité des objets sensibles. "Ménon" c'est ce qui
reste. 7
7 Un des sens possibles de "MÉVffiY".

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2. Ménon 75 B (Socrate): «J'appelle figure la seule chose qui accompagne toujours la couleur» 8 I Théétète 147 C (Socrate): «La question de la boue... avait une réponse simple: dire que la boue est de la terre délayée par l'eau, et ne point se soucier de qui l'emploie ». Cette dernière phrase a une grande portée dialectique: la O"uvayroyi) doit précéder l'a'(pEatç ou la connaissance de l'objet doit précéder sa dénomination (147 B). Mais la rencontre des deux textes suggère une autre problématique: dans le Ménon Platon semble ne pouvoir définir la forme (la figure) que par la matière (la peinture). Il y a là comme une tentation aristotélicienne, un substantialisme qui ne sera écarté, à notre avis, que dans Le Sophiste. L'injonction de Parménide, quoique liée à un autre contexte (Parm., 130 C) reste valable: la boue, informe, doit faire partie des Formes. Platon trouvera une solution de compromis en faisant de la matière le réceptacle des Formes. Dans cette rencontre entre Ménon et Théétète, comme dans la précédente, on aperçoit quelques constantes sous-jacentes de la réflexion platonicienne: où se manifesteraient-elles mieux que dans la rencontre du premier vrai dialogue philosophique et de celui qui, après la leçon de Parménide, ouvrira l'ère de la mise en forme des pensées jusque là "censurées" ou immatures? 3. Ménon 76 D-E : Socrate vient de proposer à Ménon une théorie de la couleur: un flux de particules proportionné à la vue et sensible; Ménon acquiesce, et Socrate ironise: «Ma définition a je ne sais quoi de tragique qui fait que tu la préfères... » I Théétète 179 E
8 On peut toutefois objecter que la couleur est une peau sans épaisseur, de même que le contour d'un solide (76 A) n'est rien de sensible, et permet d'imaginer la ligne abstraite.

14 (Socrate) : «Argumenter avec les héraclitiens... n'est pas plus possible qu'avec gens que le taon affole. Sans mentir, le mouvement que prêchent leurs livres les emporte ». Les deux textes s'éclairent l'un par l'autre: la formule employée par Socrate, si on se réfère au Cratyle (408) comme au Théétète, peut rappeler, si l'on se fie aux données des doxographes, les extravagances ostentatoires de Cratyle (dont Platon fut peut-être l'élève) et d'Héraclite. Délivré de l'hypothèque mobiliste, Platon reprendra dans le Timée la théorie de la vision esquissée par Socrate. 9 4. Ménon 79 E-80 B: Ménon compare Socrate à la torpille marine, qui engourdit ceux qui la touchent, et, 10 pour finir, traite Socrate de sorcier (yoYJç) / Théétète 149 A: Théétète avoue, au cours de la discussion, être saisi d'un étonnement vertigineux (155 C). Socrate avoue qu'on l'accuse généralement de ne créer dans les esprits que perplexité (149 A), mais il ajoute que l'étonnement est le père de la philosophie (155 D). Ce qui est ici remarquable, c'est que Socrate se désolidarise de la victime de ses réfutations. Le célèbre développement sur la maïeutique restreint donc, on l'a vu plus haut, la

9 Timée 67 E. Platon répond, dit-il, dans le style de Gorgias (76 C), peut-être par une allusion ironique au double sens de <JXi'ilw figure : et trope; cf. R. Brague, op. cit., p. 144. R. Brague (p. 115 sq.) s'inspire de R. G. Hoerber (Plato's Meno, Phronesis, 5, 1960, pp. 78-102) : pour établir un parallèle entre le Ménon et le Théétète à propos du pouvoir magique "de la dialectique". La question du délire -plutôt des délires- (Phèdre 265 A sq.) chez Platon est complexe. Mais il nous semble que, derrières les formules courtoises et poétiques, apparaît un Socrate très "positif' (autant que dans l'exposé sur la pédagogie réfutative du Sophiste). 10 Socrate reconnaît qu'il a été engourdi lui-même par la difficulté du sujet traité.