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Oeuvres diverses

De
32 pages

BnF collection ebooks - Ensemble de textes de Diderot, peu connus, écrits entre 1762 et 1775. "Sur la princesse Dashkoff", "Lui et moi", "Histoire de la Russie", "Histoire universelle traitée relativement aux arts de peindre et de sculpter", "Lettre de M. Raphael Le Jeune", "L'Ombre de Raphael", "Frontière de Virginie" sont autant de petits textes courts qui ont ponctué la pensée de Diderot.

BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.


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À propos de BnF collection ebooks

 

BnF collection ebooks est éditée par BnF-Partenariats, filiale de la Bibliothèque nationale de France.

Fruit d’une sélection fine réalisée au sein des prestigieux fonds de la BnF par un comité éditorial composé de ses plus grands experts et d’éditeurs, BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés.

Morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse, tous les genres y sont représentés.

Éditée dans la meilleure qualité possible eu égard au caractère patrimonial de ces fonds, conservés depuis de nombreuses années par la BnF, les ebooks de BnF collection sont proposés dans le format ePub, un format ouvert standardisé, pour rendre les livres accessibles au plus grand nombre sur tous les supports de lecture.

Nous réunissons, sous le titre forcément un peu vague d’Œuvres diverses, quelques morceaux qui n’ont point de lien entre eux et qui, sauf le second et la Lettre sur la Librairie qu’on trouvera dans le volume suivant, sont tous inédits. Le premier est un dialogue communiqué par feu M. Rathery, bien peu de temps avant la dispersion de son précieux cabinet. Si court qu’il soit, ce dialogue nous a obligé à beaucoup de recherches, parce qu’il fait allusion à un épisode resté obscur de la vie du philosophe et qu’en outre il y est question d’une brochure dont nous avons renoncé à trouver un exemplaire.

Le portrait de la princesse Dashkoff, publié d’abord par Naigeon, est la contrepartie du récit que la princesse nous a laissé de ses relations avec Diderot, qu’elle devait revoir trois ans après à Pétersbourg et dont elle nous a heureusement conservé les lettres.

La communication du catalogue des manuscrits de l’Ermitage, préparé par M. de Murait, nous avait révélé quelques desiderata que nous désespérions de combler jamais, lorsqu’un Français, M. Howyn de Tranchère, depuis longtemps familier avec les trésors de la Bibliothèque impériale, a bien voulu prendre la peine de copier ces morceaux et de nous les envoyer. Grâce à lui, notre édition s’enrichit donc de ces pages destinées sans doute à la Correspondance de Grimm, où elles n’ont point été insérées, et qui n’auraient peut-être jamais vu le jour. Nous en témoignons à M. Howyn de Tranchère notre profonde gratitude.

Lui et moi

Personne n’a jamais su comme lui combien j’étais bête ; il doit, il m’emprunte de l’argent pour payer ses dettes et s’en sert pour faire imprimer une satire contre moi. Avant que de faire imprimer sa satire, il me la lit. Je lui montre qu’elle est mauvaise et il se sert de mes conseils pour la rendre meilleure. Quand il croit avoir tiré de moi tout le parti qu’un coquin peut tirer d’un sot, il vient me voir, il me dit qu’il est un coquin, me laisse clairement entendre que je suis un sot, me tire sa révérence et s’en va1.

Au bout de cinq à six mois, je le retrouve au coin de la rue Maçon. Il rasait le mur, il n’avait pas pour vingt sous de hardes sur tout son corps. Il était maigre, sale et hâve. Il paraissait accablé de misère et de vilaines maladies. Il m’arrête et nous causons.

MOI

Comme vous voilà !

LUI

Il est vrai que je suis fort mal ;

MOI

Pardieu, je m’en réjouis.

LUI

Comment ! Vous vous en réjouissez.

MOI

Assurément. Vous avez le sort que vous méritez et je vois qu’il faut tôt ou tard que justice se fasse.

LUI

Toujours de la gaieté et de l’imagination. Sans plaisanter, vous m’avez dit il y...

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