Penser l'au-delà de la mort en Orient et en Occident

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Un parallèle est à faire entre le Livre des morts égyptien et le Livre des Morts tibétain. Tous deux sont des guides dans l'au-delà. Tous deux établissent qu'il y a une vie après la mort. Les instructions diffèrent seulement quant à la finalité dernière : résurrection au monde céleste d'un côté, réincarnation ou délivrance finale de l'autre. Le Livre des morts égyptien forme la base des croyances en l'au-delà des trois religions monothéistes, le Livre des Morts tibétain divulgue l'héritage des idées hindoues et bouddhistes. Ces deux textes fondamentaux couvrent les cinq grandes religions du monde.
Publié le : mercredi 15 juin 2016
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EAN13 : 9782140012259
Nombre de pages : 262
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Penser l’au-delÀde la mort EN oRiENT ET EN occiDENT
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EN oRiENT ET EN occiDENT
Penser l’au-delÀ de la mort
Penser l’au-delÀde la mort EN oRiENT ET EN occiDENT
Penser l’au-delà de la mort en Orient et en Occident
Jean-Christophe PerrinPenser l’au-delà de la mort en Orient et en Occident
© L’Harmattan, 2016 5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Pariswww.harmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-08568-5 EAN : 9782343085685
À la mémoire de mon père, agnostique, qui croyait en la bonne vie plutôt qu’à l’existence du bon Dieu.
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Préface.  Il y a une dizaine d’années j’ai assisté, au Cœur de Ville de Vincennes, à une conférence intitulée « la vie… et après ? » donnée par un prêtre catholique. Je pensais que j’allais avoir droit aux vieux clichés naïfs que l’Église ne cesse de rabâcher depuis des siècles concernant la vie tranquille que les « gentils » mènent après leur mort ou la damnation éternelle que vivent les « méchants » en enfer. Mais le prêtre ne parla ni du salut de l’âme ni du monde paradisiaque ni des démons cornus. Le discours quelque peu désabusé qu’il livra pendant quarante minutes se centrait exclusivement autour de la vie terrestre. Les spéculations sur l’âme, Dieu ou l’au-delà, ne l’intéressaient pas. Ce qui se passait après la mort, il s’en fichait. Dans l’intitulé de sa conférence « et après ? » signifiait « et alors ? »  Cette vision très terre-à-terre me surprit. Non pas que je ne l’avais jamais entendue, loin de là, puisqu’elle fait partie intégrante des croyances que nous retrouvons dans presque toutes les sociétés matérialistes. Par contre, cela me surprenait de la part d’un prêtre. Je me demandais si l’Église traditionnelle n’avait plus que des croyances molles à transmettre au monde actuel. Face aux ténors de la science moderne et de la laïcité, n’osait-elle plus croire à la vie éternelle ?  Il est certes sage de dire que « rien ne vaut la vie ». Accepter passivement de vivre dans la misère et projeter tout son bonheur dans l’après-vie relève d’une illusion, qu’a justement dénoncée Ludwig Feuerbach et, à sa suite, Karl Marx. Le bonheur est à construire ici-bas. Ce qui se passe après, nous n’y avons accès que par le biais de l’imagination. Il nous faut donc mordre la vie à pleines dents et profiter de ce qu’elle a à nous offrir avec gratitude. Notre incarnation sur terre, il s’agit de la vivre pleinement et ne pas la confondre avec une incarcération.  Par contre, l’insouciance qu’affichent benoîtement plusieurs de mes contemporains face à la mort n’est souvent qu’une façon
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