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Ingrid Galster
S A R T R E sous l’Occupation et après
Nouvelles mises au point
Sartre sous l’Occupation et après Nouvelles mises au point
DU MÊME AUTEUR
Le Théâtre de Jean-Paul Sartre devant ses premiers critiques. T. 1: Les pièces créées sous l’Occupation allemande – « Les Mouches » et « Huis clos ». Tübingen/Paris, Gunter Narr/Jean-Michel Place, 1986. Deuxième édition 2001 avec préface de Michel Winock, L’Harmattan.
Sartre, Vichy et les intellectuels. L’Harmattan, 2001.
(dir.)La Naissance du « phénomène Sartre ». Raisons d’un succès (1938-1945). Ouvrage collectif. Le Seuil, 2001.
(éd.)Sartre devant la presse d’Occupation. Le dossier critique des « Mouches » et « Huis clos ».Universitaires de Rennes, Presses 2005.
(dir.) « Cinquante ans après “Le Deuxième Sexe” : Beauvoir en dé-bats » (dossier dansLendemains, N° 94, 1999).
(dir.)Simone de Beauvoir : « Le Deuxième Sexe ». Le livre fonda-teur du féminisme moderne en situation. Ouvrage collectif. Honoré Champion, 2004.
(éd.)« Le Deuxième Sexe » de Simone de Beauvoir.[Anthologie des premiers comptes rendus (1949-1951) comprenant l’enquête de F. Mauriac dansLe Figaro] Presses de l’Université de Paris-Sorbonne, 2004.
(dir.),Sartre et les juifs. Ouvrage collectif. La Découverte, 2005.
Beauvoir dans tous ses états. Tallandier, 2007.
Ingrid Galster
SARTRE SOUS L’OCCUPATIONETAPRÈS Nouvelles mises au point L’Harmattan
Mise en pages et couverture : Martin Grundmann (Hambourg)
© L’Harmattan, ʹͲͳͶ ͷ-͹, rue de l’École-Polytechnique ; ͹ͷͲͲͷ Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattanͳ@wanadoo.fr ISBN : ͻ͹ͺ-ʹ-͵Ͷ͵-ͲͶʹͷͶ-ͳ EAN : ͻ͹ͺʹ͵Ͷ͵ͲͶʹͷͶͳ
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Avertissement
Le présent volume fait suite, d’une certaine manière, au recueil que j’ai publié en 2001 chez le même éditeur sous le titreSartre, Vichy et les intellectuels. Il s’agit de textes déjà parus en divers endroits, pour l’essentiel entre 2006 et 2013, en particulier sur Sartre pendant l’Occupation, comme le titre 1 l’indique . L’invitation à intervenir dans des colloques ou à contribuer à un numéro spécial sur les philosophes face au nazisme m’a donné l’occasion de repenser certains sujets à la lumière de nouveaux documents d’archives et des avancées de l’historiographie sur l’époque. Si les conclusions de ce que j’avais écrit avant n’en sont pas infirmées, elles en ressortent toutefois approfondies, enrichies et nuancées. Elles montrent une fois de plus l’infinie complexité des situations et des at-titudes qu’on a tort d’homogénéiser dans un sens ou dans un autre, comme le font la plupart. On verra que, dans une partie des comptes rendus de livres que j’ai reproduits, je corrige les auteurs au niveau des faits. Il semble en effet que, pour accepter un manuscrit, ce soit souvent le nom de l’auteur qui importe à certains éditeurs ainsi qu’un contenu qui ne contredise pas l’opinion domi-nante dans les médias. Y a-t-il encore des lecteurs, dans des maisons d’édition, qui font des vérifications ? Il est évident que les éditeurs ne peuvent pas contrôler chaque détail, mais quelques uns des comptes rendus que l’on trouvera dans ce volume montrent qu’il y a des limites. J’ai pu mesurer l’in-dignation d’une bonne partie des commentateurs lorsque j’ai rectifié, dansLe Huffington Postdu 19 février 2013, des affirmations sur Beauvoir faites par Michel Onfray qui, de
1. Souhaitant laisser intacte leur architecture, j’ai peu touché aux textes originaux, ce qui explique certaines redondances.
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surcroît, prétendait s’appuyer sur l’un de mes livres. Dans ces commentaires, il était souvent question de censure et de libertédopinion.Libertédopinionauniveaudesfaits? Mais dépouiller des archives, chercher des documents d’époque ou simplement s’informer de l’état des lieux prend du temps, un temps que certains sartriens préfèrent écono-miser pour l’investir dans la rhétorique et la diffamation. Je reprends dans ce volume ma réponse à une telle diffamation à mon égard à propos de ce qu’on appelle « l’affaire du lycée Condorcet », la controverse sur la prise du poste par Sartre, à 2 la rentrée 1941, comme titulaire, d’un collègue juif révoqué . Il y eut une réplique à ce texte par Claude Lanzmann qui signale qu’une obscure « chercheuse bavaroise » (moi), « per-dant tout sens des hiérarchies [sic] et mesures », s’en prit à lui-même au lieu de se contenter du personnel des étages infé-rieurs dont Lanzmann répète les propos sans apporter aucun élément nouveau. On sait que Sartre, dans les querelles qu’il a menées, ne se comportait pas précisément comme un enfant de chœur, mais face à une telle prétention se fondant sur une seule œuvre dont le succès a été grandement favorisé par la conjoncture, il a dû se retourner dans sa tombe, peu importe l’objet de la controverse.
Mühlheim, juin 2014
Ingrid Galster
2. Mes deux premiers textes publiés en 2000-2001 à propos de cette controverse dans la revueCommentaireété repris dans ont Sartre, Vichy et les intellectuels.
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É T U D E S