Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 13,99 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : EPUB

sans DRM

Simondon

De
276 pages
Gilbert Simondon (1924-1989) a été considéré de son vivant comme un philosophe de la technique original mais difficile. Il s'impose aujourd’hui comme l’artisan d’un « nouvel encyclopédisme » qui veut unifier les sciences au sein d’une philosophie de la nature et renouveler l’humanisme.
Pour l’« ontologie génétique » de Simondon, toute chose tient sa réalité de la genèse où elle « s’individue ». Celle-ci est un processus ininterrompu auquel l’inerte, le vivant, le technique, le social, mais aussi le savoir et la pensée eux-mêmes appartiennent.
On expose ici la question de « l’individuation » dans ses trois dimensions essentielles – la différence entre le physique et le biologique, le « transindividuel », l’objet technique – pour montrer ensuite comment le génétisme de Simondon dépasse les oppositions classiques entre matière et forme ou sujet et objet, mais aussi les antagonismes (par exemple entre technicisme et humanisme) qui se disputent la conception de la nature et de l’homme. On développe enfin l’enjeu politique et social d’une philosophie pour laquelle une véritable « culture technique » pourrait supprimer une des principales causes de l’aliénation humaine et donner aux hommes les moyens de comprendre leur monde.
Voir plus Voir moins

Vous aimerez aussi

Définition et synonyme de : INNÉISME

de Encyclopaedia-Universalis

La nature en éclats

de harmattan

Figures du Savoir : une série de monographies consacrées à un auteur – savant, philosophe, ancien, moderne – ayant contribué à la connaissance, ayant légué à la postérité un outil intellectuel susceptible d’être repris par n’importe quel sujetpensant. Ni biographie, ni commentaire, ni débat, ni reprise maisenseignementune exposition des : contributions les plus importantes de l’auteur présenté, conceptions, notions, arguments, thèses, qui en font unefigure du savoir. Essaipédagogique : rendre accessible et vivante une pensée pour un lecteur non spécialiste d’aujourd’hui. La contextualiser pour montrer comment elle intervient dans un monde, comment sa façon de s’y poser et s’y distinguer entre en résonance avec les situations et les horizons denotremonde. La ramener à des schèmes extrêmement simples et immédiatement parlants pour l’expérience commune. La reconnaître à l’œuvre dans d’autreslieuxdisciplinaires ou d’autres époques culturelles. En bref, introduire tous les éléments d’information susceptibles de montrer l’actualitéde cette pensée, sans s’interdire d’indiquer les prolongements, critiques et contre-propositions qu’elle peut appeler aujourd’hui.
FIGURES DU SAVOIR Collection fondée par Richard Zrehen, dirigée par Corinne Enaudeau
www.lesbelleslettres.com Retrouvez Les Belles Lettres sur Facebook et Twitter. Tous droits de traduction, de reproduction et d’adaptation réservés pour tous les pays
© 2016, Société d’édition Les Belles Lettres 95, bd Raspail 75006 Paris.
Premier titage 2014
ISBN : 978-2-251-90272-2 Avec le soutien du
À Régine
Je tiens à remercier le regretté Richard Zrehen pour m’avoir confié l’écriture de cet ouvrage, et Corinne Enaudeau pour son travail remarquable de lecture et ses suggestions toujours judicieuses. Pour ce deuxième tirage duSimondon, le texte lui-même n’a pas été modifié, même lorsque c’eût été préférable. Seule la mention de quelques ouvrages récents a été ajoutée dans les « Repères chronologiques » comme dans la bibliographie. On trouvera une liste complète et régulièrement actualisée des travaux consacrés à Simondon sur le site du Centre international des études simondoniennes (CIDES) ; http://www.mshparisnord.fr/cides/
Repères chronologiques
1924 : naissance de Gilbert Simondon à Saint-Étienne, le 2 octobre. 1925 : naissance de Gilles Deleuze. 1927 : Werner Heisenberg établit les « inégalités », qui contribuent à fonder la mécanique quantique. 1929 : Gaston Bachelard publieLa Valeur inductive de la relativité, ainsi que l’Essai sur la connaissance approchée; Louis de Broglie (1892-1987) reçoit le prix Nobel de physique. 1932 : Henri Bergson publieLes Deux Sources de la morale et de la religion ; Jacques Lafitte publie ses Réflexions sur la science des machines; Heisenberg reçoit le prix Nobel de physique. 1934 : Bergson publieLa Pensée et le Mouvant; Bachelard publieLe Nouvel Esprit scientifique. 1937 : de Broglie publieLa Physique nouvelle et les quanta. 1938 : Bachelard publieLa Formation de l’esprit scientifique. 1940 : Bachelard publieLa Philosophie du non. 1941 : mort de Bergson. 1942 : Maurice Merleau-Ponty publieLa Structure du comportement. 1942-44 : hypokhâgne puis khâgne au lycée du Parc de Lyon ; Simondon y est l’élève de Jean Lacroix, cofondateur de la revueEsprit avec Emmanuel Mounier et lecteur admiratif de Bachelard, de Claude Bernard et de Vladimir Jankélévitch, qui compteront à des degrés divers pour Simondon. 1943 : Georges Canguilhem, qui dirigera plus tard la thèse complémentaire de Simondon mais influencera aussi sa thèse principale, publie sonEssai sur quelques problèmes concernant le normal et le pathologique; André Leroi-Gourhan publieL’Homme et la Matière. 1944-47 : Simondon est admis à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, et suit à Paris les enseignements de Jean Hyppolite – qui dirigera plus tard sa thèse principale –, Martial Gueroult – qui dirigera durant ces années son diplôme d’études supérieures sur l’unité et le temps chez les Présocratiques –, Georges Gusdorf, Maurice Merleau-Ponty, Jean Laporte, Jean Wahl, Jean-Toussaint Desanti. Il mène en parallèle des études de physique, et passe également un certificat de psychophysiologie sous la direction d’Alfred Fressard. 1945 : Merleau-Ponty publiePhénoménologie de la perception etLes Aventures de la dialectique; Leroi-Gourhan publieMilieu et techniques. 1948 : Simondon est reçu à l’agrégation de philosophie ; Merleau-Ponty publieSens et non-sens; Cyberneticsde Norbert Wiener paraît aux éditions Hermann. 1948-55 : Simondon est professeur de philosophie au lycée Descartes de Tours. Il y enseigne également le e grec, le latin et la littérature du XX siècle. Il lit avec une application rare – son exemplaire personnel porte à la fin l’inscription « j’ai fini » – l’ouvragePhysique et microphysiquede Louis de Broglie – paru chez Albin Michel en 1947 –, qui deviendra sa grande référence en épistémologie de la physique contemporaine dansL’Individuation à la lumière des notions de forme et d’information. 1949 : Bachelard publieLe Rationalisme appliqué. 1950 : Jean Piaget publie les trois tomes de l’Introduction à l’épistémologie génétiqueSimondon obtient la ; licence de psychologie. 1951 : parution deLa Structure de l’organismede Kurt Goldstein. 1952 : Raymond Ruyer publieNéo-finalisme, et Canguilhem,La Connaissance de la viedont la réédition – en 1969 signalera en note l’apport de Simondon à la question philosophique de l’individualité ; Simondon participe au séminaire de psychologie expérimentale de Paul Fraisse. 1953 : Simondon remplace le professeur de physique dans la classe de philosophie. Il crée un atelier de technologie dans les sous-sols du lycée. Un récepteur de télévision y sera construit. Il publie dans les Cahiers pédagogiquesun premier texte : « Place d’une initiation technique dans une formation humaine complète » ; Bachelard publieLe Matérialisme rationnel; Mikel Dufrenne publieLa Personnalité de base; parution de la traduction française deCybernétique et sociétéde Norbert Wiener. 1954 : Simondon publie à nouveau dans plusieurs numéros desCahiers pédagogiques : d’abord la suite de « Place d’une initiation technique dans une formation humaine complète », ensuite les « Notes sur l’objet technique » et les « Réflexions préalables à une refonte de l’enseignement », qui seront reprises
en 1992 dans lesPapiers du Collège international de philosophie; Ruyer publieLa Cybernétique et l’origine de l’information. e e 1955 : Canguilhem publieLa Formation du concept de réflexe auxxviietxviii siècles. Mort de Pierre Teilhard de Chardin, et parution de son livreLe Phénomène humain. Simondon monte le laboratoire de psychologie expérimentale de la Faculté de Poitiers. 1955-63 : Simondon est assistant puis professeur à la Faculté des Lettres et des Sciences humaines de Poitiers, où il dirige les certificats de psychologie sociale – qu’il enseignera également à la Faculté de Droit de Poitiers –, psychologie générale et psychologie comparée, puis en 1957 le certificat de psychophysiologie comparée – qu’il enseignera également à la Faculté des Sciences de Poitiers –, tout en enseignant aussi à l’Université de Lyon. 1956 : publication posthume deLa Place de l’homme dans la naturede Teilhard de Chardin, qui inaugure la thématique de la « Complexité » en philosophie – après Weaver en cybernétique – et développe, pour la première fois dans un contexte cosmogénétique, le thème de l’« individuation » qui, dansL’Évolution créatricede Bergson, n’était pas encore un thème à part entière ; paraît égalementLe Travail en miettesde Georges Friedmann. 1956-57 : Merleau-Ponty donne son Cours sur « La nature » au Collège de France ; parution du volume Histoire de la science de l’Encyclopédie de la Pléiade, pour lequel Simondon a écrit le chapitre « La psychologie moderne » en collaboration avec François Le Terrier. 1958 : Simondon soutient ses deux thèses, principale et complémentaire ; publication de cette dernière dès 1958, chez Aubier, sous son titre inchangéDu mode d’existence des objets techniques; Pierre Ducassé publieLes Techniques et le Philosophe. 1959 : laRevue de métaphysique et de morale publie son article « Les limites du progrès humain », en réponse à un article de Ruyer paru l’année précédente dans la même revue. 1960 : Simondon publie « Forme, information, potentiels » dans leBulletinde la Société française de philosophie; Ruyer publieParadoxes de la conscience et limites de l’automatisme; leBulletin de l’École pratique de psychologie et de pédagogie de Lyon publie en trois temps – jusqu’en juin 1961 – son texte « Psychosociologie de la technicité ». 1961 : mort de Merleau-Ponty. 1962 : Simondon co-organise le colloque de Royaumont consacré à l’information, dont les Actes paraîtront en 1965 aux éditions de Minuit sous le titreConcept d’information dans la science Le contemporaine. Mort de Bachelard. 1963-1983 : Simondon est maître de conférences puis professeur, à la Sorbonne puis à l’Université Paris-V, où il dirige l’enseignement de psychologie générale et fonde le laboratoire de psychologie générale et de technologie, auquel s’ajoute en 1970 le laboratoire d’éthologie de Palaiseau. 1964 : première édition deL’Individu et sa genèse physico-biologiqueaux Presses Universitaires de France ; la thèse principaleL’Individuation à la lumière des notions de forme et d’information s’y voit amputée des chapitres de fin sur le régime psychosocial ou « transindividuel » d’individuation, qui ne paraîtront qu’en 1989 chez Aubier sous le titreL’Individuation psychique et collective, mais aussi du long et difficile chapitre « Forme et substance » sur la mécanique quantique, qui paraîtra dans la réédition chez Jérôme Millon deL’Individu et sa genèse physico-biologiqueen 1995 ; Ruyer publieL’Animal, l’Homme, la Fonction symboliq ue; Simondon participe – jusqu’en 1970 – au séminaire d’Histoire des sciences et des techniques de la rue du Four, dirigé par Canguilhem. Mort de Wiener. 1964-65 : Simondon donne son « Cours sur la Perception », qui est publié en quatre temps par leBulletin de psychologie; paraît également, dans leBulletin de l’Institut de philosophie de l’Université libre de Bruxelles, son texte « Culture et technique ». 1965-66 : Simondon prononce son cours « Imagination et invention », qui est publié en plusieurs temps ces mêmes années par leBulletin de psychologie. 1966-67 : leBulletin de psychologiepublie en quatre temps le cours de Simondon sur « La sensibilité », et en trois temps son cours d’« Initiation à la psychologie moderne » ; Friedmann publie sesSept Études sur l’homme et la technique; Piaget publieBiologie et connaissance.
Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin