Tables de logique

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Iacobus Zabarella, 1533-1589, est l'un des commentateurs latins d'Aristote les plus réputés. Son excellente compréhension du texte grec lui permet de se rapprocher de la lettre et de l'esprit d'Aristote. Le petit ouvrage dont est ici publiée la traduction se veut être un résumé sous forme de tableaux commentés des Catégories d'Aristote, de la syllogistique et du traité De l'Interprétation.
Publié le : mardi 1 juillet 2003
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EAN13 : 9782296325586
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TABLES DE LOGIQUE
Sur l'Introduction de Porphyre, les Catégories, le De l'interprétation et les Premiers Analytiques d'Aristote

Petite synapse introductive à la logique aristotélicienne

Collection Ouverture philosophique dirigée par Dominique Chateau et Bruno Péquignot
Une collection d'ouvrages qui se propose d'accueillir des travaux originaux sans exclusive d'écoles ou de thématiques. Il s'agit de favoriser la confrontation de recherches et des réflexions qu'elles soient le fait de philosophes "professionnels" ou non. On n'y confondra donc pas la philosophie avec une discipline académique; elle est réputée être le fait de tous ceux qu'habite la passion de penser, qu'ils soient professeurs de philosophie, spécialistes des sciences humaines, sociales ou naturelles, ou. .. polisseurs de verres de lunettes astronomiques. Dernières parutions
Mahamadé SA V ADOGO, Philosophie et histoire, 2003.

Roland ERNOULD, Quatre approches de la magie, 2003. Philippe MENGUE, Deleuze et la question de la démocratie, 2003. Michel ZISMAN, Voyages, Aux confins de la démocratie, (Un mathématicien chez les politiques), 2003. Xavier VERLEY, Carnap,le symboliqueet laphilosophie, 2003. Monu M. UWODL La philosophie et l'africanité, 2003. Jean-Yves CALVEZ, Essai de dialectique, 2003. Françoise DAVIET TAYLOR (sous la dir. de ), Entre la quête de ['absolu et le principe de réalité. Mélanges en ['honneur de Jean-Marie Paul, 2003. Gianfranco STROPPINI, L'amour dans les livres I-IV de ['Enéide de Virgile, 2003. Christian SALOMON et Pierre TROUILLOUD, Le corps et ses mots. Présentation de la Briefve collection de ['administration anatomique d'Ambroise Paré, 2003.

Iacobus ZABARELLA
traduction par Michel Bastit, Professeur à l'Université de Bourgogne

TABLES DE LOGIQUE
Sur l'Introduction le De l'interprétation de Porphyre, et les Premiers les Catégories, Analytiques d'Aristote

Petite synapse introductive à la logique aristotélicienne

L'Ha rmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique 75005 Paris

FRANCE

L 'Harmattan Hongrie Hargita u. 3 1026 Budapest HONGRIE

L'Harmattan ltalia Via Bava, 37 102] 4 Torino ITALlE

(Ç)L'Harmattan, 2003 ISBN: 2-7475-4633-0

Introduction
Giacomo Zabarella, noble patricien, est né dans la cité de Padoue réputée pour sa tradition aristotélicienne le 5 septembre 1533. Au terme d'une carrière universitaire toute vouée au commentaire d'Aristote et aux disputes que soulevaient ses thèses parmi les autres aristotéliciens, notamment Picolomini, avec lequel il discuta abondamment, il mourut le 18 octobre 1589, après avoir occupé à l'Université de Padoue la chaire de logique jusqu'en 1579. Son œuvre contient, outre ses discussions avec Picolomini, une Physique, un Commentaire du Traité de l'âme, des Questions sur les choses naturelles. Il est généralement connu surtout pour son œuvre de logicien. Celle-ci comprend entre autres traités un De Methodis où il expose les principes de la méthode résolutivecompositive, dont on a pu dire qu'elle était une adaptation de la logique aristotélicienne aux sciences nouvelles. Parmi ses écrits de logique, on trouve les TabellaeLogicaedont nous donnons ici une traduction. Le but que s'était fixé Zabarella en rédigeant cet ouvrage était essentiellement pédagogique. Il voulait, comme ill' exprime clairement, laisser à ses étudiants un aide-mémoire de logique aristotélicienne. En cela le but de notre traduction ne diffère pas essentiellement de l'intention de l'auteur. Depuis de nombreuses années il n'existe plus, au moins en français, de manuel introductif à la logique aristotélicienne, pour autant qu'elle existe sous ce nom. Après les travaux de Maritain et de Tricot sur cette matière on ne note plus aucune parution récente. L'utilité d'un guide pour aborder cette matière austère est pourtant avérée et la lecture directe du texte des Analytiques ou même des Catégoriesest assez difficile. Mais l'épuisement des ouvrages de ce type provient aussi d'un certain désintérêt pour la logique aristotélicienne que l'on croit définitivement remplacée par la logique formelle contemporaine dont elle serait au mieux une petite province à laquelle s'appliqueraient les principes d'une science beaucoup plus vaste et d'orientation et d'esprit à vrai dire assez différents. Sans entrer pour l'instant dans la considération de ce problème, il peut sembler que l'apprentissage de la rigueur dans une langue non formalisée peut être non seulement utile et formateur pour des étudiants devant quotidiennement discuter des argumentations diverses et exposer leur propre pensée, mais aussi faire entrer dans des problèmes philosophiques que l'analyse du langage ordinaire anglo-saxon perçoit parfois fort clairement. Étant admis l'intérêt d'une introduction à la logique et à la logique aristotélicienne, reste à justifier le choix de l'ouvrage de Zabarella. Pour cela il n'est pas inutile de rappeler quelques données d'histoire de la logique. Il est en premier lieu bien établi entre autres depuis la remarquable étude de Lukasiewicz sur la syllogistique aristotélicienne que la logique traditionnelle de la fin du dix-neuvième

siècle avait sous toute sorte d'influences dérivé fort loin de la source aristotélicienne. La compréhension de l' œuvre logique d'Aristote par des philologues peu informés de logique en est une des raisons et une des conséquences. On mettait donc sous le nom de logique traditionnelle des choses absolument inattribuables à Aristote comme les syllogismes individuels ou des interprétations exclusivement compréhensives de sa pensée. C'était entre alltres le cas du fameux ouvrage de Meyer envers lequel Lukasiewicz s'exprime avec sévérité. Mais ces influences étrangères à l'aristotélisme authentique ont également gagné les auteurs néo-scolastiques qui ont souvent présenté au lieu de la logique aristotélicienne soit cette logique dite traditionnelle soit une logique profondément marquée par les développements ou les déviations médiévales. Devant cette situation, il aurait peut-être été envisageable de rechercher parmi les médiévaux quelque auteur plus fidèle que d'autres à la manière du Stagirite, mais cela aurait seulement permis d'échapper aux influences les plus modernes qui avaient envahi la logique dite traditionnelle sans pour autant éviter tous les apports étrangers de la scolastique ou du néoplatonisme. Ce ne sont pourtant pas seulement des considérations négatives qui ont conduit à préférer Zabarella à Boèce, à Pierre d'Espagne ou à Joseph. Zabarella bénéficie d'une grande autorité dans la tradition logique aristotélicienne pour des raisons qu'il est aisé de comprendre à la lecture de son texte. Il conserve la primauté du souci doctrinal des médiévaux, mais sait s'aider de toutes les nouvelles connaissances qu'apporte la lecture directe du texte grec d'Aristote et de ses Commentateurs. Il se situe ainsi au carrefollr de l'érlldition renaissante et de la tradition scolastique, ce qui lui permet d'être à la fois très proche de la pensée d'Aristote et de conserver le meilleur de l'apport lnédiéval. Il hérite aussi du souci pédagogique de ses prédécesseurs médiévaux ce qui se traduit chez lui par l'adoption de leurs procédés mnémotechniques qui est le moindre des mérites que l'on s'accorde à leur reconnaître. Au procédé médiéval de nomination des figures de syllogisme, il ajoute des tableaux utilisant toutes les ressources de la typographie renaissante, ce qui fait de son ouvrage un parent en logique de l' œuvre de Vésale. Ses tableaux sont une sorte d'anatomie de la vie de l'intellect dans sa démarche rationnelle. Sa connaissance directe et sa bonne intelligence du texte grec, reconnue encore de nos jours, n'empêche pas de poser la qllestion de sa fidélité au texte et à la pensée d'Aristote, comme il se doit pour tout commentateur. Il est certain qu'il aborde les Catégories en grande partie à partir de Porphyre et d'Ammonios. On ne manquera pas non plus de remarquer que sa syllogistique présente certaines particularités. Ainsi, par souci pédagogique avoué, il est moins formaliste dans la démonstration des syllogismes qu'Aristote lui-même: il utilise des termes matériels de préférence à des lettres de variables, de sorte que ses démonstrations sont presque plus des exemples que des démonstrations. Mais sans doute estime-t-il n

que, puisqu'il montre en fin d'ouvrage la valeur de l'exemple, il n'y a pas d'inconvénient majeur à cela, encore que l'on puisse se demander si alors la nécessité scientifique du syllogisme est bien assurée. On parvient moins en effet ainsi à distinguer la nécessité logique de la nécessité matérielle. Par contre au début de la syllogistique, il érige pratiquement le dictum de nullo et le dictum de omni en véritable axiome, alors qu'il n'est pas certain que chez Aristote ces principes jouent ce rôle. On notera aussi avec intérêt l'usage dans ses démonstrations des procédés de détachement et de remplacement, qui ne sont pourtant pas formulés comme des règles de démonstration, contrairement par exemple à ce qu'il en est dans le système de Lukasiewicz. Le sens et la valeur de la syllogistique aristotélicienne font encore l'objet de nombreuses discussions et interprétations divergentes à la lumière de la logique contemporaine. Dès le livre innovateur de Lukasiewicz, elle apparaissait comme un exemple de système formalisé et axiomatisé à partir de la première figure dont la nouvelle logique pouvait se réclamer. Patzig a apporté quelques nuances à cette conception, mais c'est surtout Corcoran qui a montré que la logique aristotélicienne ne pouvait être totalement comprise ainsi. Pour lui elle est une logique sous-tendant la science (au sens aristotélicien), Aristote en fait une exploration scientifique bien qu'elle ne constitue pas elle-même une science. En réalité selon Corcoran la syllogistique d'Aristote est un système de déduction naturelle par lequel de prémisses catégoriques sont déduites valablement des conclusions catégoriques. D'autres interprétations plus récentes ont également été exprimées qui manifestent en tout cas un intérêt constant pour la syllogistique et la logique aristotéliciennes, à l'introduction de laquelle est dédiée l' œuvre de Zabarella. Parmi celles-ci on relèvera encore les travaux historiques de Marcello Zanatta qui, à la suite d'un certain nombre d'auteurs, fait remarquer que le terme de logique n'est pas employé par Aristote pour désigner une science particulière qui serait celle des Analytiques. Celle-ci est plutôt un complément, destiné à établir et exposer les syllogismes démonstratifs utilisés par la science à laquelle préparent les Topiques. La méthode de la démonstration de la validité des syllogismes est celle de la réduction par conversion des syllogismes à la première figure, laquelle est une application immédiate du dictum de omni et du dictum de nullo. On ne manquera pas non plus de noter chez quelques logiciens contemporains une sympathie avouée pour certaines thèses aristotéliciennes caractéristiques comme la primauté du sujet et la nécessité pour la référence de s'appuyer sur une essence chez Heijenoort, ou le semi-réalisme des universaux chez Follesdal. Il est certain que, quel que soit par ailleurs l'intérêt des interprétations de la syllogistique d'Aristote, et plus généralement de ses œuvres "logiques", à la lumière de la logique contemporaine, elles ont tendance à déformer la pensée historique du Stagirite et par là peut-être son apport le plus original. Elles ne peuvent généralement le considérer au mieux que comme l'initiateur d'une science III

qui a maintenant pris une extension et des orientations souvent différentes en raison d'inspirations philosophiques assez éloignées de celle d'Aristote même si, contrairement à ce que l'on suggère souvent, les développements de la logique ne sont pas seulement dus au nominalisme croissant. Il suffit de rappeler l'apport de Leibniz. À cet égard, l'ouvrage de Zabarella témoigne aussi à sa façon de la vivacité de la tradition logique la plus proche d'Aristote i mais la vraie question n'est peut-être pas là. Elle est sans doute au fond philosophiqlle; il s'agit de savoir si l'on doit privilégier les relations, les événements, les individus, les propositions ou au contraire les substances, les noms, et finalement l'accès à la pensée. De ce point de vue, la logique aristotélicienne, au Hell d'être réduite à une petite province de la science logique conten1poraine, pourrait bien se révéler non seulement avoir été première pour nous dans l'histoire mais l'être encore en fait par nature. Il ne faut pas en effet oublier que les sllbstances sont premières et chronologiquement et par nature. Mais, justement, Zabarella ne borne pas son exposition de la logique aristotélicienne à la syllogistique. Si celle-ci en est le cœur parce qu'elle est l'exposé de la démonstration scientifique, elle est précédée d'un exposé des Catégorieset du Peri Herlneneias. Zabarella, à la suite de la tradition d'explication qui remonte au moins à Ammonios, ne considère pas les Catégoriescomme un pur exposé grammatical, ni non plus comme une théorie de l'être réel qui ferait plus ou moins double emploi avec les traités de philosophie première consacrés à la substance. Avec Ammonios, il comprend les Catégoriescomme une réflexion sur la première opération de l'esprit: la simple appréhension. À travers l'étude des mots que nous attribuons à la réalité, il étudie les concepts premiers par lesquels nous appréhendons les réalités, telles qu'elles sont désormais assimilées par l'esprit. En ce sens, les Catégories s'inscrivent donc dans la logique, une logique entée fortement sur l'être réel, notamment sur la substance. Il s'agit de passer des noms attribués aux concepts dont ils sont symboles, et selon un autre ordre des noms aux choses. À la présentation des Catégories succède celle du Peri Hermeneias qui se donne pour objet d'expliquer non plus les noms les plus primitifs et simples, de première imposition, mais les noms et les verbes. Toujours cependant selon la même perspective - qui est de comprendre par les mots les concepts qui signifient les choses. Avec les mots simples de première imposition et les noms et les verbes issus de la simple appréhension nous formons des propositions, seconde opération, et de celles-ci des syllogismes, tant scientifiques que dialectiques, objets des Analytiques Premiers, qui constituent ainsi la dernière partie des tables de Zabarella, auxquelles il faudrait donc adjoindre, pour avoir une doctrine complète de la science, le commentaire qu'il a donné aux SecondsAnalytiques, où sont exposées les conditions que les syllogismes doivent revêtir pour être des démonstrations scientifiques. Le latin utilisé par Zabarella n'est généralement pas très difficile. Il est parfois imprégné de grec. Nous avons essayé de rendre assez fidèlement l'expression de IV

sa pensée en évitant autant que faire se pouvait la lourdeur. Mais celle-ci est aussi parfois gage de précision, aussi l'avons-nous parfois supportée pour ne pas amoindrir l'exactitude. La très grande majorité des termes techniques a été traduite, toutefois nous n'avons pas pu nous résoudre à traduire par de lourdes périphrases les termes consacrés de "de inesse" à propos des propositions de cette sorte, ou les expressions" dictum de omni", "dictum de nullo". Dans certains autres cas nous n'avons pu rendre le sens qu'avec un certain éloignement à l'égard du mot latin; c'est par exemple souvent le cas pOlIr "talis "employé objectivement, nous avons cru devoir indiquer alors le terme latin entre parenthèses. Quelques autres traductions peu nombreuses seront parfois éclaircies et justifiées en notes, au demeurant fort peu nombreuses et destinées uniquement à donner une explication sommaire lorsque cela a paru nécessaire. On a indiqué en titres courants de la traduction les références aux principaux textes d'Aristote commentés. Le but de ce travail, redisons-le avec Zabarella lui-même, est essentiellement de fournir un aide-mémoire, certes assez riche, à qui veut s'initier à la logique aristotélicienne ou se remémorer les principales étapes d'une partie de ce que l'on peut appeler la logique d'Aristote en s'autorisant d'une tradition fort ancienne, puisqu'elle remonte au moins jusqu'à Alexandre et qu'elle a le mérite d'en marquer l'importance pour la philosophie, ainsi qlle le rappelle Aristote luimême au début de la Métaphysique, mais aussi les limites à l'égard de cette même philosophie dont elle demeure seulement un instrument. Michel Bastit

Bibliographie
I - Œuvres anciennes Alexandri Aphrodisiensis, In Aristotelis Analyticorum Priorum Librum I commentarium, Berlin, 1883 Aristote, Catégories, Minio-Paluello, Oxford, 1986; tr. J. Tricot, Paris, 1959 et autres, tr. Y. Pelletier, Les Attributions, Paris, 1983 Aristote, Peri Hermeneias, Minio-Paluello, Oxford, 1986, tr. J. Tricot 1959 et autres Aristote, Premiers Analytiques, W.D. Ross, Oxford, 1964, tr. J. Tricot, 1966 et autres Aristote, Seconds Analytiques, W.D. Ross, Oxford, 1964, tr. J; Tricot, 1966 Ammonios, Amonii, in Porphyrii Isagogem sive V voces, A. Busse, Commentaria in Aristotelem graeca, IV, 3, Berlin, 1891 Ammonios, In Aristotelis Categorias commentarius, A. Busse, Commentaria in Aristotelem graeca, IV, 4, Berlin, 1895, tr. Y. Pelletier, Les Attributions, Paris, 1983 Ammonios, In Aristotelis de Interpretatione commentarius, A. Busse, Commentaria in Aristotelem graeca, I~ 5, Berlin, 1897

v

Boèce, Patrologia Latina, Migne, LXIII, LXIV, notamment Commentaria in Porphyrium, t. LXIV, p. 71-158 Pacius, ln Porphyrii Isagogen et Aristotelis organUtrlcommentarius, Frankfurt, 1597, Hildesheim, 1966 Pierre d'Espagne, Summulae Logicales cum Versorii, clarissirna expositione, Venise, 1572, Hildesheim, 1981 Porphyre, PorphyriiIsagogeet in Aristotelis commentarium,ed. A. Busse, Commentaria in Aristotelem graeca, IV, I, Berlin, 1987, tr. Tricot, Paris, 1981 ll. Etudes modernes Blanché (R.), La logique et son histoire, Paris, 1970 Bochenski O.M.), Formale Logik, Freiburg, München, 1956 Calogero (G.), l Fundamenti della logica aristotelica, Florence, 1927 Corcoran O.), Aristotle's natural deduction, in Ancient logic and its modern interpretations, Dodrecht, Boston, 1974, p. 85-132 Corcoran O.)edit., Ancient logicand its modern interpretations, Dodrecht, Boston, 1974 Dumitriu (A.), History of logic, Turnbridge Wells, Kent, vol. II, 1977, p. 183-188, 208213 Follesdal (D.), Referential opacity, 1966, thèse non publiée Heijenoort O. van), Selected essays, Napoli, 1985 Kneale (W. et M.), The developpment oflogic, Oxford, 1962, et plusieurs autres éditions Kristeller (P.O.), Le thomisme et la pensée italienne de la renaissance, Montréal-Paris, 1967 Kristeller (P.O.), Paduan averroism and alexandrism in the light of recent studies, Renaissance Thought, New-York, 1960 Lukasiewicz O.), La syllogistique d'Aristote du point de vue de la logique formelle moderne,

Paris, 1972
Mayer (H.), Die Syllogistik des Aristoteles, Hildesheim, 1969 Menne (A.), und Offenberger (N.), Zur modernen Deutung der aristotlischen Logik, 6 vol.,

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Mignucci (M.), L' argomentazione dimostrativa in Aristotele, Padova, 1975 Nardi (B.),Saggisull'aristotelismo paduano del secolo XIV a XVI, Florence, 1958
Patzig (G.), Die aristotelische Syllogistik, G6ttingen, 1959 Randall (J.H.), Paduan aristotelianism (in vol. 9 des Actes du Congrès International de Philosophie, Florence, 1960) Risse (W.), «Averroismo e Alessandrismo nella logica del Rinacimento», Rivista Filosofia, IS, 1960, pIS-3D Schmidt (C.B.), A critical survey and bibliography of studies in renaissance Aristotelism, Padova, 1971 Skllisky (H.), «Paduan epistemology and the doctrine of One Mind», Journal of the History of Philosophy, p. 341-361, 1969 Trendelenburg (A.), Elementa logices aristotelica, Berlin, 1868 Trendelenburg (A.), Logische Untersuchungen, Berlin, 1870 Veatch (H.), Two logics, Evanston, 1969 Zanatta (M.), Organon, introduzione, traduzione, Torino, 1996.

VI

Table des références à l' œuvre d'Aristote (ainsi qu'à l'Introduction de Porphyre)

4

Isagogè,

~ 1, 18-25; ~ 2, ~ 3, 1-10

6 8 10

Isagogè S 3, 11-20; S 13, 18-21; S 14,11-13 Isagogè, S 15, 15-25; S 8, 8; S 12, Il; Catégories 2 b, 7-27 Isagogè, S 4, 10; S 5 ; S 6; S 7

12 14 16 18
20

Cat., Cat., Cat., Cat.,

S 1, la -15 S 2-4 S4 5

Cat., S 5, 3 a 7

- 4 b 19

22 24 26 28
30

Cat, S 5 (ibidem); Cat., S 6, 4 b 20 Cat., S 6, 5 a 14 Cat., S 6, 5 b - 6 a 36 Cat., S 6 (ibidem)
Cat., S 7, 6 a 36

- 6 b 14

32

Cat., S 7, 6 b 15 - 7 b 14

34
36

Cat., S 7, 6 b 15 - 8 a 12
Cat., 9 7 (ibidem); Cat., S 7, 8 a 13 - 15

38 40 42 44 46 48 50 52 54 56 58 60 62 64 66 68 70

Cat., 9 7, 8 a 15- 8 b 24 Cat., 9 8, 8 b 25 - 9 a 13 Cat., S 8, 9 a 14 - 27 Cat., ~ 8, 9 a 28 -10 a 10 Cat., ~ 8, 10 a Il - 28 Cat., S 8, 10 a 29 - Il a 19 Cat., S 8, 11 a 20 - 38 i S 9, Il b -8 Cat., S 9, 11 b 10 -16; sID, Il b 17 -13 b 35; SIS, 15 b 16 - 32 Cat., S 12, 14 a 26 - 15 b 16 Peri Hermeneias, S 2, S 3, 16 a - 16 b 26 Per. Herm., S 4, S 5, S 6, 16 b 27 -17 a 37 Per. Herm., S 7, 17 a 38 - b 30 Per. Herm., S 7, 17 b 31 - 18 a 7 Per. Herm., S 10 Per. Herm., S 10 Per. Herm., S 10 Per. Herm., S 10 VII

72 74 76 78 80 82 84 86 88 90 92 94 96 98 100 102 104 106 108 110 112 114 116 118 120 122 124 126 128 130 132 134 136 138 140 142 144 146
VIII

Per. Herm., ~ 10 Per. Herm., ~ 10 Per. Herm., ~ 11 Per. Herm., ~ 11 Per. Herm., ~ Il Per. Herm., ~ 12 Per. Herm., ~ 12 Per. Herm., S 12 Per. Herm., ~ 13 Per. Herm., S 13 Per. Herm., S 13, 23 a 5 - 26 Premiers Analytiques I, S I, 2 PremoAnal. l, S l, 24 a 13 - 15 ; 24 b 26 - 30 PremoAnal. I, ~ I, s 4 PremoAnal. I, ~ 4 PremoAnal. I, ~ 4, s 5 PremoAnal. I, ~ 5 PremoAnal. l, S S, s 6 PremoAnal. I, ~ 6 PremoAnal. I, S 6, s 7 PremoAnal. I, S 7 PremoAnal. I, S 23, 41 a - 25; S 29, 45 b 16-20; PremoAnal. II, 14 PremoAnal. I, S 23, 41 a - 25; s 29, 45 b 16-20; PremoAnal. II, 14 PremoAnal. I, S 29; PremoAnal. II, S 11, s 14 PremoAnal. II, S 11, s 12, S 14 PremoAnal. II, 9 12 PremoAnal. II, S 12, S 13 PremoAnal. II, 9 11, 9 13 PremoAnal. II, S Il, S 12 PremoAnal. II, S 16; Seconds Analytiques l, S 3, 72 b 25 - 73 a 20 PremoAnal. II, S 16; Seconds Analytiques l, S 3, 72 b 25 - 73 a 20 PremoAnal. II, S 16; Seconds Analytiques l, S 3, 72 b 25 - 73 a 20 PremoAnal. II, S 27 PremoAnal. II, S 23 PremoAnal. II, ibidem PremoAnal. II, S 24 PremoAnal. II, ibidem PremoAnal. II, S 23, s 24

Iacobus ZABARELLA

TABLES DE LOGIQUE
Sur r Introduction le De l'interprétation de Porphyre, les Catégories, d'Aristote

et les Premiers Analytiques

Petite synapse introductive à la logique aristotélicienne

traduction par Michel Bastit,
Professeur à l'Université de Bourgogne

OPTIMO

so

LECTORI,

AC STVDIO~

laflnDmorcs0priHJ .s. P. D.
I H J L d1in Vnitler(,\ Arü10tdis philolOphia maiori comrnendatÎone,atq; admiratione di goum) quàmredr di[poGca progr~diendi raJ rio) a Gr~cis methodus app~llata: fine qua
~

effetilIafanè confufaqu~dam; perturbata,ac

indll tm<:caeognitio,eorum fcriptis non admodum difsimiA lis) qui huiu[nlow dodrin~ luce caruerunt. Hanc f(rU pertraét:an darum fèriem aperiunt, ae digito penè cônlOnfirant difiil1é~ in cabulas partitiones, quztUm adtotam Arifio... telis phiIofophiam perfedè explicandam \rtilifSim~ putari debent,tum velmaximèneceŒari(£funt ad eatl1partem,quce prima iUl1ioribus dikenda proponitur: cùm eos) niG metho dumaliquamta.nquamducem.ièquantur;errare tata via ne... ceileGt in percipiendis diuinih'uiusphilofophi ntonumen21 tis. Qyamobrem habend~ grati:r lm'morrales eruncfapien... ti viro,& Illui1ri Comiti Iacobo ZabarelI~)qui prxter illlld maiorum vigiliaru opus iamedicum) hoc quoq; leuius [cri,. pd genus, in familiariumdifdpulorum tantummodo vfum à fe olim con [criptum , & apud eos adhanc vfq; diem dtli... gentifsimè eufioditum, tandem viéèus aqticorum precibus paffus fit ad comrnune fiudio{Qrum mnnium commodum inlucem prodire. Hodgitur,quidquid erit,erit autem eer... tè vtiliiSimu,benigne) & optime Lector truere,& boni con" fule,reliquasq; dodifsimi huius viri tabulas in Topica, & in Elenchos)oecnon pr;rdarifSimam illam in. Hbros Pofie... riorum Analyticorum commentationem expeda; & non 11l,ulto'poftfortafIè etiamea, qu~adgrauiorem, & [0::1 lidiorem doéèrinam,hoc eit, ad natur~ ob[cu, ritatem illufirandam pertine..re videbul1tur. Vale. lA COB! 2

À I:EXCELLENT
Jason Denores
Cyprius,

ET STUDIEUX
du sénat de Padoue

LECTEUR,

Rien dans toute la philosophie d'Aristote n'est plus digne de recommandation et
d'admiration que la raison correctement disposée dans sa démarche, appelée méthode par les Grecs, sans laquelle elle serait tout à fait confuseet la connaissance serait perturbée et indistincte, pas très différente des écrits de ceux qui manquèrent de la lumière d'une doctrine de cette sorte. Les différentes divisions de ces tables ouvrent la série de ce qu'il faut complètement traiter et montrent presque du doigt ce que l'on doit tantôt penser être le plus utile à une parfaite explication de toute la philosophie d'Aristote, ou tantôt être le plus nécessaire à cette partie de la philosophie que l'on doit se proposer d'enseigner en premier aux
jeunes: puisque nécessairement, s'ils ne suivent pas comme guide quelque métho-

de, ils erreront toute leur vie en tentant de saisir les monuments de ce divin philosophe. C'est pourquoi ils doivent rendre grâce sans fin au savant et illustre Comte Jacques de Zabarella, qui outre rœuvre déjà éditée fruit de ses veilles
anciennes, y ajoute encore celle-ci qui est un genre d'écrit plus léger rédigé autre-

fois par lui à l'usage de ses élèves familiers, et conservé très diligemment chez eux jusqu'à ce jour où, vaincu par les prières de ses amis, il se résigna dans l'intérêt commun de tous ceux qui étudient à le produire à la lumière. Cette œuvre donc, quelle qu'elle soit, te sera très utile, et certainement il te reste, bon et cher lecteur, à en JOUiret à bien l'estimer. Attends pour plus tard les Tables sur les

Topiques et les Réfutations de ce très savant homme, ainsi que son commentaire
très célèbre sur les Analytiques Postérieurs; et peu près aussi peut-être les

Commentaires qui paraîtront releverd'un enseignement plus profond et plus solide, èest-à-dire de l'élucidation de l'obscurité de la nature. Adieu à Jacques 3

JACOBI
NOBILIS

ZABARELLAE
PATAVINI,
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J,e.tur
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rGentU; prttJicnur enim J! JpcC;'tbtU, tg' de inJlI4lduu, ;pJirl4m~ eJJentl4m fignifi~ I c4t,ia eft p4rtel1J ejJentialem"lU.f JU'l4mJ;"

hetm4teri£. ,
rEffinliAnJ' f!f eft )tel
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1J iffirr,n.ti.,
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p'~ttJic't"r mim Je fPecieblU,
)

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forma, 1 jilllift4l1Jqr(,m

& de indil4iduu & eorum ejJent'IImcotU

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1Je plurib.
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I Species,pr.tdieMur enim dei1JJiuiduu.

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c4rui,n,n

mim {pe'ieblU commune eft. I quoJ im~ , ,)tAJb~m, &" 'P8rph,ril Jt;~ g.inemur finit"' t quod ddtjl. t!J' ,heft .,cidens I p'fltferfubieS; ,orruptionem, J fine fib;c lflu qUIdp.tefl fèP'r~ri ~,l Elo,fiJ
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I fint illoaD
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Perbtim p~ddiW;.

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~,~dIÇ4IN' b,min" iJ ejI,hDmo eft~"i"'al, J,

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