Platon est de retour

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Ecriture jubilatoire ! C'est le cri du cœur du premier lecteur de ce livre. Platon « âgé de 2429 ans », affiche une telle fraîcheur d'esprit que ses trois interlocuteurs en sont transformés en grands enfants malicieux, au parler intelligent mais facétieux, sans concession, ni pour eux-mêmes, ni pour le monde. Ce Platon d'Outre-Temps n'a rien de grave, ni d'ennuyeux. Il interdit toute référence à son œuvre, toute discussion sur des abstractions. «Viscéralement» solidaire de notre monde, c'est la suite de notre Histoire qui l'intéresse. On pourrait dire aussi: dialogue de réalité-fiction. Ni philosophie-fiction, étiquette de l'ennui, ni politique-fiction, panneau indicateur des sentiers battus. Cette utopie est notre seule réalité possible.
Publié le : jeudi 16 juin 2011
Lecture(s) : 126
EAN13 : 9782748175684
Nombre de pages : 493
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Platon est de retour
Alexandre Tomadakis
Platon est de retour
Evagoras ou premier dialogue diachronique
ROMAN PHILOSOPHIQUE
© Éditions Le Manuscrit, 2006 www.manuscrit.com communication@manuscrit.com ISBN : 2-7481-7569-7 (fichier numérique) ISBN 13 : 9782748175691 (fichier numérique) ISBN : 2-7481-7568-9 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748175684 (livre imprimé)
PREMIÈRE PARTIE: AUX RIVES DE LAILLEURSALEXANDRE : Nous devisions, l’autre soir, Evagoras, mon collègue de travail, et moi, dans le ventre du G.S.H.R. – ouGrand Serpent Hypogée Rapide – regagnant ainsi nos pénates, confortablement et agréablement, après une longue journée de dur labeur, fertile, en événements tout court, mais aussi en événements heureux… Ce dernier point explique assurément un certain état d’euphorie, imputable à la joie elle-même desdits événements, et non aux coupes seules qui les accompagnent, comme gloseraient trop promptement les mauvaises glottes; quelle que fût la rapidité de l’animal mécanique – dont les habitants de la R.C.T. – ouRégion Capitale et Travailleusen’ont qu’à se féliciter – le temps du – trajet, et la place assise procurée par l’heure tardive, nous fournissaient le loisir, devenu denrée rare de nos jours, d’une conversation détendue et amicale : l’utile s’y mêlait à l’agréable, l’essentiel venait, à l’occasion, s’y nicher parmi le futile…
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* * * * C’était, comme dirait le poète, “ à la tombée de l’été”, de cet an Ier du Millénaire nouveau. Voilà, me direz-vous – et vous ne sauriez, assurément, avoir tort – des expressions bien grandiloquentes… Comment pourrais-je, pauvre de moi, me laver d’une telle accusation ? Je ne le sais que trop, hélas : à partir de ce moment tout ce que je pourrais dire pourra être retenu contre moi; n’est-ce pas ce que l’on dit dans les films américains qui sont, comme chacun sait, nos références classiques depuis, au moins, l’époque de ma naissance, ce qui n’est pas peu dire ? Ils ponctuent inlassablement les battements de l’aimable pompe à essence qui, au moins depuis la même époque, nous sert de coeur. J’ai, aussi, dans ma folle indignité, parfaitement conscience, que Maître Silence est, et devrait demeurer, mon avocat préféré : je ne devrais proférer la moindre parole hors de sa présence protectrice, la seule qui me garantirait contre tout écart de langage ou de pensée… Mais – objection votre Honneur, si toutefois votre Honneur daigne ne point rejeter d’emblée pareille objection… – dans la vie il est des coïncidences, lesquelles, après coup, ne manquent de se révéler fort significatives. Ce point de vue – bien ténu, très modeste et parfaitement innocent, pourra être “catalogué” – nous sommes aussi dans le monde des catalogues, il ne faut pas, non plus, l’oublier… – comme
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