Pour un coin de ciel bleu

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A travers le récit d'une tranche de vie, l'auteur aborde plusieurs sujetsd'actualité tels que la violence conjugale et ses conséquences sur les victimes ainsi que la manipulation mentale au sein de sectes en apparence anodines. Elle évoque également les difficultés rencontrées pour s'en évader et réintégrer le monde normal.C'est un cri de révolte mais aussi d'espoir et de liberté.
Publié le : jeudi 16 juin 2011
Lecture(s) : 59
EAN13 : 9782748115741
Nombre de pages : 168
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Pour un coin de ciel bleu
Chris Liarac
Pour un coin de ciel bleu
AUTOBIOGRAPHIE/ MÉMOIRES(NONFICTION)
© manuscrit.com, 2001 ISBN: 2748115759 (pour le fichier numérique) ISBN: 2748115740 (pour le livre imprimé)
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J’aime jongler avec les mots Quand ils m’invitent dans leur danse Parfois, soudain, comme un écho Une réponse qui me panse !
Amour, humour ou poésie, Charme, tendresse ou compassion Franchise, douceur et harmonie Sont les couleurs de l’horizon.
De l’homme sur terre voilà le lot : Toujours parler en abondance Pour décharger son lourd fardeau Des maux alléger la souffrance.
Dans la famille ou entre amis, Du badinage à la passion, Tous les mots sont dans notre vie Du coeur la plus pure expression.
Et si parmi des gens point sots On privilégie le silence, N’oublions pas que le « bon » Mot Est un signe d’intelligence !
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PRÉFACE
Si j’ose enfin relater mon histoire, sans complai sance ni fioriture, c’est afin de laisser un témoignage à mes quatre enfants chéris grâce auxquels, malgré les épreuves, je suis encore de ce monde. Quelque soit leur destin et je leur souhaite une longue vie et le vrai bonheur de réaliser leurs aspira tions les plus ardentes, ces quelque lignes viendront éclairer leur questionnement éventuel sur les tristes événements de leur enfance. J’aurais aimé, quant à moi, posséder par écrit l’histoire de mes ancêtres ce qui m’aurait épargné des recherches difficiles et des réponses souvent incomplètes ! Je leur lègue donc cet héritage épistolaire cou vrant les quarante premières années de mon exis tence. A eux d’en faire bon usage et de s’y référer si des phénomènes transgénérationnels contraires ve naient perturber leur destinée comme je l’ai constaté pour moimême. Mon plus cher désir est qu’ils puissent, au fil de ces pages, percevoir mon profond tourment, cette souffrance que je masquais habituellement sous un sourire de commande, ce cauchemar présent à chaque instant : j’étais séparée de la chair de ma chairce que je craignais le plus était arrivéet mon cœur saignait en permanence. D’un tempérament plutôt secret, je ne pensais pas me livrer un jour aussi intimement mais je ne peux
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Pour un coin de ciel bleu
vivre plus longtemps sans mettre des mots sur les maux de ma vie. S’il m’a fallu aussi longtemps pour me décider dans le sens de l’écriture, c’est que mon récit, dé pouillé de sa dimension religieuse, aurait semblé mièvre pour ne pas dire incohérentJe respectais en effet jusquelà une certaine dis crétion vis à vis de l’organisation religieuses princi palement responsable de mon mode de vie inadapté à notre société.
Responsable également de mon éducation castra trice me préparant au parfait statut de victime sacrifi catoire, livrée aux volontés humaines et soumise aux aléas d’un sort hélas répétitifcruel destin! Mes recherches sociogénéalogiques me per mirent de mettre à jour des conflits religieux, de nombreux divorces à une époque où le procédé restait relativement rare, des cas de femmes battues, des enfants non désirés, des suicides et des morts violentes. Ces découvertes me conduisirent à m’interroger sur ma réelle liberté de choix en matière de reli gionEtaisje aussi libre de mes actes qu’on es sayait de me le faire accroirepas plu? N’étaisje tôt la proie rêvée, comme tant d’autres, pour des ma nipulateurs géniaux dont la mégalomanie n’est plus à prouver ? Ne reproduisaisje pas dans le domaine religieux ce que je subissais déjà dans ma vie de couple ? Et vice versa ! Et puis, je l’avoue humblement, j’avais peurterriblement peur de ce dieuqu’on m’avait appris à craindre, peur de lui déplaire, peur de ses repré sailles ! Terrifiée à l’idée de perdre mon identité au sein de la secte et par là même de ma famille, je crai gnais de me retrouver isolée dans « ce monde mé chant » où le « diable, comme un lion rugissant rode cherchant à dévorer quelqu’un» !
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