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Au-delà des apparences

De
133 pages
Ce tome 10 relate le récit par ordre chronologique de la multiplicité des déplacements à travers le monde et rend bien compte de l'enthousiasme des pèlerins, qui vivaient alors, si l'on peut dire, "l'âge d'or" d'Invitation à la Vie. Du Niger jusqu'à Paris, en passant par la Pologne, le Portugal, la France, la Colombie, l'Asie et l'Océanie, le lecteur découvre non seulement des pays, mais une autre façon d'espérer.
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Au-delà des apparences

Yvonne TRUBERT

Au-delà des apparences
Chroniques d’une Invitation à la Vie

Volume 10

L’Harmattan

Enregistrées entre 1984 et 1995 pour le Livre d’Invitation à la Vie, journal de l’association éponyme, ces chroniques sont extraites d’entretiens réalisés par la Mission Écrire et quatre journalistes : Marie Mignon Gardet, Marie d’Hennezel-Whitechurch, Marie-Hélène et Albertine Gentou. Photographie de la couverture ©Albertine Gentou Photographie d’Yvonne Trubert ©Prisca Léonelli Bibliographie Invités à Vivre, Collectif, L’Harmattan, 2003 Paris. Internet sites www.yvonne-trubert.fr www.ivi.fr Cassettes de référence Conférence à Assas : « L’homme à la recherche de lui-même » (11/02/1984) Conférence à Assas « L’homme dans sa plénitude » (13/11/1984)

© L'HARMATTAN, 2010 5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-12165-2 EAN : 9782296121652

Préface
Les pèlerinages des années 80… ou « l’âge d’or » d’Invitation à la Vie ! Nous jubilons tous lorsque nous employons des termes pharaoniques, tel celui d’âge d’or, qui nous rassurent et plongent notre auditoire dans une légère ivresse teintée de nostalgie… Qu’il est doux de se rappeler nos jeunes années, notre insouciance, notre enthousiasme ! C’est dans le cœur de l’homme ou dans son âme que se tisse cette toile en quête d’éternité. Nous nous plaisons à raviver nos souvenirs les plus joyeux avant d’aborder, avec parfois moins de sérénité, notre futur, dont mystère et incertitude sont les gardiens. Il fut un temps bien lointain où je m’appelais Amenhotep, scribe du vice-roi de Koush Amenemnékhou. Je décrivais alors l’arrivée fastueuse de la reine Hatshepsout à Thèbes : « Elle est le soleil féminin, elle brille comme l’horizon du Levant, lumineuse comme le globe solaire, vivifiant le cœur de l’humanité ! » Telle est l’image intacte et indélébile qui est gravée pour toujours dans mon esprit. La vision de cette femme, immense dans sa dimension d’amour, qui, il y a un demi-siècle me donna le jour : Yvonne Trubert, fondatrice d’Invitation à la Vie et auteure de ces Chroniques. Elle fut avant toute autre mon inspiration, ma quête de perfection, mon chemin de vérité. Il fut alors aisé de m’immiscer dans ses pas que la mer ne pourra jamais effacer et parcourir le monde, parfois loin de chez moi et pourtant toujours proche de la source à laquelle sans cesse je me suis abreuvé. 5

Sur les routes d’Émilie-Romagne, de Syracuse ou de Toscane, de Damas à Beyrouth, de Bethléem à Amman, de Saint-Pétersbourg à Nankin, de Mexico à Punta Arenas ou sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, je demeure ce curieux Bédouin pareil à Champollion qui, ayant décrypté la pierre de Rosette, se demandait en quoi elle pourrait servir l’humanité. Le pèlerinage est le flambeau de vérité qui nous éclaire dans ce monde de ténèbres, tant les mystères qui l’accompagnent révèlent la complexité de nos comportements vis-à-vis de l’étranger, de l’inconnu. Le pèlerinage est la lumière des siècles à venir, il est la clé vers l’immortalité de l’âme, car c’est par lui que la vie nous révèle ses élixirs ! Philippe Trubert, Le 20 avril 2010

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Avant-propos
Note de l’éditeur

Certains se demandent comment l’association Invitation à la Vie1 a vu le jour. Mais ceux et celles qui s’y intéressent découvrent vite que cette aventure a débuté grâce à l’initiative d’une seule femme : Yvonne Trubert. Beaucoup ont écrit sur elle. Yvonne, d’origine bretonne, épouse de Pierre Trubert et mère de quatre enfants, a toujours eu à cœur de soulager les autres et ce, en plus de ses activités familiales et professionnelles. « Il est difficile de situer le début de la mission d’Yvonne Trubert, écrit Régis Dericquebourg2. Aussi loin qu’elle peut remonter dans sa mémoire, elle se souvient d’avoir été attentive à la souffrance : la sienne, celle de l’enfant asthmatique, celle des autres enfants mis en quarantaine parce que contagieux et qu’elle allait voir quand même, celle des femmes qui lui confiaient leurs problèmes lorsqu’elle exerçait son métier de commerçante. « Le bouche à oreille fonctionne et de nombreuses personnes viennent chercher auprès d’elle des paroles de sagesse et de consolation. Les problèmes de santé arrivent en tête des plaintes. Yvonne Trubert se rend compte qu’elle soulage les malades et elle a l’impression d’avoir une mission à accomplir… » Yvonne souhaite être secondée dans cette mission. Le 29 janvier 1982, elle invite à une réunion dix-sept
Pour le fonctionnement de l’association, lire les Annexes, page 117. Croire et guérir de Régis Dericquebourg, maître de conférences à l’université de Lille III, Dervy, 2001 Paris.
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personnes parmi celles qu’elle a reçues et qui acceptent alors de la soutenir. Elle leur enseigne la manière d’aider ceux qui ont besoin de réconfort, leur parle de spiritualité et les encourage à prier le Notre Père, le Je vous salue Marie. Six mois plus tard, ensemble, ils disent le chapelet. En mars 1983, le cercle agrandi de ses amis (une soixantaine) dépose les statuts d’une association appelée Invitation à la Vie ou IVI ; celle-ci sera reconnue d’intérêt général en 2007. L’article 3 des statuts déclare : « Dans un but humanitaire et d’intérêt général, l’association s’efforcera d’œuvrer pour le développement spirituel et harmonieux de l’être humain, ainsi que d’enseigner tous moyens et toutes méthodes destinés à favoriser l’épanouissement de l’être, l’accomplissement bénéfique de la vie et sa plénitude, dans le strict respect des libertés. » Parmi ces dix-sept premières personnes, quelques-unes vont témoigner plus tard dans Invités à Vivre3, un livre qui a pour but de présenter l’association au grand public. De même sur Internet, le site4 définit la démarche d’Invitation à la Vie, ni secrète, ni élitiste, ni compliquée, qui intéresse des hommes et des femmes de tout âge, de toute culture et de toute profession. L’association s’adresse en effet à ceux qui ont la foi, qui l’ont perdue ou qui ne l’ont jamais eue… À ceux qui sont en recherche spirituelle mais aussi à ceux qui ont envie de donner, dans un élan naturel de compassion et d’amour pour les autres. À ceux qui traversent des difficultés matérielles, existentielles ou affectives. Parmi les activités proposées par Invitation à la Vie, le pèlerinage tient une place essentielle.
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Invités à vivre, collectif, L’Harmattan, 2003, Paris. http://www.invitation-a-la-vie.org/

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De tout temps, l’être humain a eu besoin de se ressourcer en parcourant la terre, pour retrouver un lien avec le sacré qu’il a oublié mais qu’il porte en lui. Partir en pèlerin est une démarche intérieure utile à des moments clés de l’existence. Le pèlerinage représente une occasion privilégiée de se couper de son quotidien pendant plusieurs jours et d’aller à la rencontre d’autres êtres, d’autres peuples, de coutumes et de terres souvent méconnues. Pèleriner permet également d’ouvrir sa conscience à la beauté et la diversité de la création sous toutes ses formes : les chefs-d’œuvre de l’art sacré mais également ceux de la faune et de la flore. Être pèlerin offre la chance de s’émerveiller et de s’enrichir des différences. La démarche du pèlerin est une démarche de prière. Prier en nombre pour la paix dans le cœur de l’homme, la paix dans les familles, la paix entre les peuples, la paix avec le passé et l’histoire, la paix entre l’homme et la nature… Prier pour cette paix particulière dont les lieux parcourus ont besoin ! Depuis 1984, Invitation à la Vie (IVI) a invité ceux qui le désirent à participer à des pèlerinages5 en France, en Europe, sur le continent américain (du Canada au Chili), sur les terres de Russie, d’Afrique (Niger, Éthiopie), d’Asie (Thaïlande et Inde) et d’Océanie (Australie, Nouvelle-Zélande, Vanuatu). Voici les principales destinations visitées : Chartres. Lisieux. Saint-Jacques-de-Compostelle. Le Mont-Saint-Michel. Carnac. L’Italie du Nord. La Grèce. Reims. La Terre sainte. L’Égypte. Pontmain. La Turquie. L’Écosse. Vézelay. L’Irlande. Le Mexique. De Bourges à Pellevoisin. La Pologne. L’Auvergne. La Yougoslavie. La Cornouailles. Le Portugal. La Suisse. La Bourgogne. La
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http://www.ivi-pelerinage.com/

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Colombie. Rouen. La Belgique. La Hollande. Le Périgord. L’Italie. Le Canada. L’Espagne. La Sainte-Baume. Le Ténéré. De Bayonne à Lourdes. Paris. Le Brésil. La Russie. De Carnac à Séville. Israël. Annecy. Santander. L’Allemagne. L’Île Maurice. La Réunion. Le Danemark. La Thaïlande. La Nouvelle-Zélande. L’Australie. L’Argentine. L’Équateur. Vanuatu. Le Cameroun. Le Pérou. L’Angleterre. Madagascar. L’Autriche. La Scandinavie. L’Inde. La Roumanie. La Bulgarie. Les États-Unis. Le Benelux. Le Chili, l’Île de Pâques. La Lituanie, la Lettonie, l’Estonie… Parallèlement aux pèlerinages, les membres d’Invitation à la Vie se déplacent en petit nombre pour des itinérances : il s’agit alors d’aller visiter, dans d’autres régions ou pays, des groupes d’Invitation à la Vie afin de prier ensemble et d’échanger sur les projets de l’association. Ces échanges sont toujours source d’enrichissement et d’une nouvelle dynamique. À la suite de ces pèlerinages ou itinérances, les participants peuvent confier leur témoignage (écrit ou photographique) au Livre d’Invitation à la Vie mais aussi à l’équipe du site Internet qui les met en ligne dans les rubriques Carnets de Voyage ou Témoignages. Ainsi, l’histoire de l’association Invitation à la Vie se compose-t-elle de celle de chacun de ses adhérents. Elle s’écrit aussi au rythme des déplacements d’Yvonne Trubert. Dès février 1983, celle-ci est en effet partie au Mexique, puis en Colombie et au Brésil, au début de 1984, pour visiter les personnes motivées par le désir de marcher aujourd’hui dans les pas du Christ. Au commencement, seuls trois ou quatre proches l’accompagnaient. Puis de voyage en voyage, leur nombre a augmenté. Et les destinations se sont diversifiées. L’organisation a pris un autre essor. Mais, qu’il s’agisse 10

de mission ou d’itinérance, les membres de l’association effectuent un bénévolat au service des autres. En novembre 1986, par exemple, une vingtaine de missionnaires suivit Yvonne Trubert pour préparer les Mexicains au grand pèlerinage qui allait se faire dans leur pays. Une dizaine de jours plus tard, plusieurs centaines de pèlerins du monde entier rejoignirent ce premier groupe. Une autre année, on compta deux mille pèlerins de toutes nationalités venus marcher sous la bannière d’Invitation à la Vie au Mont-Saint-Michel. Le tome 9 de ces Chroniques a retracé la genèse et les pérégrinations de ces premiers temps. Ce tome 10 en poursuit le récit par ordre chronologique, toujours dans les années 1980. La multiplicité de ces déplacements à travers le monde rend bien compte de l’enthousiasme des pèlerins, qui vivaient alors, si l’on peut dire, « l’âge d’or » d’Invitation à la Vie, une première époque particulièrement riche en évènements en compagnie d'Yvonne Trubert. Le pèlerin ou le lecteur commence par une mission avec Yvonne au Niger, en janvier 1987, et poursuit par les voyages en Pologne, en Yougoslavie, au Portugal, en France, en Colombie, aux portes de l’Asie, de nouveau au Niger, cette fois dans le désert du Ténéré, puis en Océanie pour arriver à Paris en avril 1989. Entre janvier 1987 et avril 1989, en effet, on ne compte pas moins de 37 destinations (y compris celles citées dans cet ouvrage et le “Tour de France” réalisé par Yvonne en janvier 1988) – sans tenir compte des séminaires6 qui avaient lieu parfois deux fois par mois, en France ou à l’étranger au cours des missions d’Yvonne, justement. Autant dire qu’un vif dynamisme animait alors l’association…

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Pour le fonctionnement de l’association, lire les Annexes, page 117.

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Dans Invités à vivre,7 on retrouve Philippe, un des fils d’Yvonne, très investi dans l’organisation de ces pèlerinages : « Me donner dans les pèlerinages et dans l’association était de l’altruisme, mais aussi un moyen de me découvrir, de savoir ce que je pouvais réaliser, sentir et faire ressentir aux autres lorsqu’ils partageaient un voyage avec moi. C’est un enrichissement moral permanent. Ma transformation a commencé à partir du moment où j’ai accepté cela. Rien ne m’a été imposé. J’ai juste accepté de faire des choses. C’était quelque chose d’extraordinaire. J’espère que d’autres l’ont partagé. » Il évoque le pèlerinage réalisé à Carnac, en Bretagne, avec quatre-vingts personnes et insiste sur celui de SaintJacques-de-Compostelle. Il raconte avoir compris là ce que signifie voyager en groupe, avec des gens qu’il connaît peu. Avoir appris sur le tas combien il peut être laborieux, pour ces personnalités, de se mélanger, d’essayer de cohabiter et d’aller vers un même but avec des envies hétéroclites voire contradictoires. « Dans chaque pèlerinage, j’ai vécu de très beaux moments en résonance avec ce que m’ont donné les gens du pays et les pèlerins en toutes circonstances, dans les moments difficiles, comme en Colombie, ou joyeux, comme en Turquie, en Égypte ou au Ténéré. J’aurais aimé organiser d’autres grands pèlerinages – je ne désespère pas, cela se fera peut-être un jour, au hasard de la vie –, mais visiter certains pays, le Soudan par exemple, la Chine aussi, le Vietnam, le Laos, le Cambodge, fermés à l’époque, m’aurait bien plu. » Après quelques pèlerinages, Philippe constate une évolution. Selon lui, au début, les pèlerins venaient chercher des choses qui n’existaient pas et que nul ne
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Invités à vivre, collectif, L’Harmattan, 2003, Paris.

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pouvait leur donner. Par la suite, beaucoup d’entre eux se sont aperçus que ce qu’ils cherchaient correspondait à un trésor caché en eux-mêmes. « Quel que soit l’endroit du monde visité, témoigne Philippe, un pèlerinage est avant tout un voyage à l’intérieur de soi, afin de donner par la suite davantage aux autres. » Pour lui, les missions proprement dites constituent un autre exercice, un travail de terrain et un examen de passage… « En mission, poursuit-il, il est passionnant de recevoir les gens en entretien, de pouvoir harmoniser, d’aller visiter des hôpitaux et des prisons. Pour moi, c’est dans la continuité de ce que j’ai vécu. C’est la mise en pratique de l’enseignement et l’aboutissement de la démarche que nous poursuivons dans l’association. Les gens se comportent en mission comme ils ont l’habitude d’appréhender Invitation à la Vie, avec ferveur, la plupart du temps, et sensibilité. » Bien souvent, au retour de ces pèlerinages ou de ces missions, Yvonne accordait des interviews au Livre d’Invitation à la Vie. Le reste du temps, elle confiait ses pensées sur des thèmes d’enseignement précis, thèmes édités dans les huit premiers tomes de cette collection.8 Dans la droite ligne du tome précédent, cette dixième Chronique continue donc l’histoire d’Invitation à la Vie9… Le lecteur y trouvera nombre de souvenirs, d’observations qui entraînent une réelle réflexion sur l’homme en marche, en quête d’absolu et d’amour universel, qui poursuit un pèlerinage permanent et

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Liste de ces neuf tomes, page 129. Liste de ces pèlerinages, page 115.

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