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Bonne chance au Canada

De
218 pages

Les années 1950. L’Amérique fascine le monde entier. Le Canada ? Certes pas l’Eldorado, non, mais un pays neuf, accueillant, offrant d’innombrables possibilités : un vrai tremplin pour l’avenir. Quoi de mieux pour un jeune Français de vingt ans ? Arrivé à Montréal, cette ville prodigieuse, sur ce continent où tout est possible, il va vivre une période stimulante, mais difficile, de découvertes diverses...


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Bonne chance au Canada
Du même auteur
À tort… ou à raison, Galaxy, Versailles, 2009
Alain Bourrut Lacouture Bonne chance au Canada Publibook
Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook : http://www.publibook.com Ce texte publié par les Éditions Publibook est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Éditions Publibook 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France Tél. : +33 (0)1 53 69 65 55 IDDN.FR.010.0116880.000.R.P.2011.030.31500 En couverture : Le pont de la Confédération (12,9km) relie depuis 1997 l’Île du Prince Edouard et le Nouveau-Brunswick enjambant le détroit de Northumberland sur la côte Est du Canada. Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication aux Éditions Publibook en 2012.
Retrouvez l’auteur sur son site Internet : http://alain.bourrutlacouture.publibook.com
Avant-propos Pour mieux resituer la nature de ce récit, rappelons brièvement trois contextes: celui des premières années 1950 en France et dans le monde, celui de la fascination exercée alors par l’Amérique et le Canada puis, finalement celui d’un garçon à la recherche de son avenir. À la fin des années 40 et au début des années 50, les prolongements difficiles de la seconde guerre mondiale sont loin d’être effacés. Les produits alimentaires, les tex-tiles, le charbon, l’électricité sont encore, si non rationnés, du moins contingentés. Deux exemples : les tickets de pain ne disparaîtront qu’au début de 1949 et les délais de livrai-son d’une Citroën 2 CV neuve sont de l’ordre de 3 à 4 ans. Les reconstructions ont démarré mais lentement par man-que de ciment. Les éclairages publics sont restreints et les magasins éteignent enseignes et vitrines à partir de 6 heuresdu soir l’hiver. Encore un souvenir de cette pé-riode de guerre: celui du grattage, en août1949, des derniers carreaux au-dessus des portes du garage aux Lié-vries, « bleuis » en 1939 pour la Défense Passive. Les gouvernements, en France, se succèdent rapide-ment, les uns après les autres. L’emprise communiste reste omniprésente. Le Parti Communiste est devenu le premier parti de France, en nombre d’adhérents et le restera jus-qu’en 1951. Les grèves sont continuelles. La Guerre Froide entre les Russes et les Américains atteint son point critique avec le Blocus de Berlin (24juin 1948 – 12mai 1949), la guerre d’Indochine (1946-1954), la Guerre de
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Corée (1950-1953). Les camps de D.P. (Personnes dépla-cées) ont pris la succession des Oflags, des Stalags, des K.Z. nazis et russes. Les séquelles de la Libération en France (Gaullistes et Pétainistes…) sont encore tenaces. Aux États-Unis, le Maccarthysme et l’affaire Rosenberg font toujours la Une des journaux. Bref, un monde inquiet, encore secoué par les événements mondiaux des quinze dernières années. Par contraste, à cette époque, l’Amérique (et, dans une certaine mesure, le Canada) exerce une véritable fascina-tion. Les États-Unis, miraculeusement relevés de la Grande Dépression des années 30 grâce à l’effort considé-rable accompli pour leur assurer la victoire en Europe et dans le Pacifique, sont alors au faîte de leur puissance. Ils inspirent une confiance totale et maîtrisent tous les moyens – politiques, moraux, économiques – pour assurer un futur meilleur à ceux qui «s’abriteront sous leurs ai-les ».Ce sont les meilleurs et ils l’ont prouvé. La Pax Americana n’est pas un vain mot et constitue un rempart solide contre les menaces soviétiques. L’anglais devient un langage universel et l’american way of life, un style vers lequel on tend. Le Canada, lui, jouit d’une place à part et très proche, dans le cœur des Français.Maria Chapdelaine, le roman de Louis Hémon, connaît toujours un succès mérité et en-chanteur, le "Je me souviens" et la Fleur de Lys sur le drapeau de la Province de Québec émeuvent toujours au-tant, les troupes canadiennes se sont couvertes de gloire lors du Débarquement en Normandie (et," eux, en plus, ils parlent français: ce sont nos cousins"!). Les Canadiens Français ont la cote. On les aime et on les envie. Les nei-ges, à perte de vue, l’or pourpre des feuilles d’érables à l’automne, la pêche au bord de lacs sereins, les grands espaces vers l’Ouest, les Prairies, les Rocheuses et, au-
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