Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 29,99 € Lire un extrait

Lecture en ligne (cet ouvrage ne se télécharge pas)

De l'enfer introuvable à l'immortalité retrouvée

De
374 pages
Le parti choisi par cet ouvrage, en vue de mettre à jour la manière dont Jésus-Christ, les évangélistes, les apôtres et les premiers Pères de l'Eglise comprenaient l'immortalité et la damnation a été de suivre le grand principe des sémioticiens qui leur intime de ne se fier qu'au texte. Avoir procédé ainsi permet d'affirmer que les soi-disant dogmes de l'enfer éternel et de l'immortalité naturelle de l'âme sont étrangers au christianisme originel. En cela, et en raison de l'ampleur de sa documentation scripturaire et historique, ce livre est aujourd'hui sans équivalent.
Voir plus Voir moins
Hors série 1
Michel Fromaget
Hors série 1
De l’enfer introuvable à l’immortalité retrouvée Les fins dernières selon le christianisme originel
De l’enfer introuvable à
l’immortalité retrouvée
Les fins dernières selon le christianisme originel
© Association KUBABA KUBABA, Université de Paris I Panthéon – Sorbonne 12, place du Panthéon 75231 Paris CEDEX 05© L’Harmattan, 2017 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.editions-harmattan.fr ISBN : 978-2-343-11683-9 EAN : 9782343116839
COLLECTIONCATHOLICAEDISPUTATIONES MICHELMAZOYER ETPAULMIRAULT(ÉD.)Michel Fromaget De l’enfer introuvable àl’immortalité retrouvéeLes fins dernières selon le christianisme originel
« Devant les hommes sont la vie et la mort et ce qui plait à chacun lui sera donné » Sir 15,17 « Les fleurs sont les premières gouttes de pluie de l’éternel» C. Bobin,L’homme-joie,2012, p.60
L'HARMATTAN
Composition de la Rédaction des Cahiers de Théologie et de la collection :Catholicae Disputationes Présidence :Michel Mazoyer, Université Paris IDirection éditoriale :Paul Mirault, Professeur de philosophie Patrick Guelpa.Comité Scientifique :Christian Banakas, Marie-Françoise Béal, Père Jean-Michel Gleize, Père Michel Lelong, Père Blanc et essayiste, Michel Bouvier, Université Catholique de Lille, Michel Mazoyer, Yves Roucaute, Professeur Université Paris X Nanterre, Michel Bastit, Patrick Guelpa, Université Charles de Gaulle de Lille, Paul Mirault. Informatique :Laurent DelbekeIllustration :© Odilon Redon,Coquelicots et marguerites, Bridgeman-Giraudon
BibliothèqueDisputatioxLe péché originel François-Xavier De Guibert
xLa guerre et la paix François-Xavier De Guibert
xL’embryon est-il une personne ? Lethielleux
xÉvolution et christianisme l’Harmattan
xEvolutions et transformations du mariage dans le
christianisme l’Harmattan
INTRODUCTION
« Venez et voyez » Jn 1,39 Georges Minois, qui est de l’histoire des enfers l’un des plus grands spécialistes, pense que de toutes les doctrines relatives à l’enfer celle conçue par le christianisme est certainement la plus élaborée, la plus achevée. À maints égards, ceci est tout à fait exact. Cette doctrine se formule néanmoins aisément. Elle dit, en effet, quant à l’essentiel, qu’après le Jugement dernier les méchants, les damnés, auront à vivre éternellement dans un « lieu » où ils devront subir mille souffrances. Ce « lieu » peut être compris comme un «état de l’être », mais cela ne change rien sur le fond. Cette doctrine, on le voit, est d’une «simplicité biblique ». À ceci près que nul verset de la Bible ne l’impose et qu’il est, par suite, possible de la lire sans nullement l’y rencontrer. Ne serait-ce, tout simplement et d’abord, que parce que la Bible n’emploie pas le mot «enfer». Elle l’ignore absolument (1), ce qu’il est possible de vérifier aisément. Cependant, pour la commodité du langage, et même si ce mot n’est pas dans la Bible, nous continuerons de l’employer. Plus particulièrement dans son sens fort, celuid’enfer éternel.Cependant, direz-vous, si le mot n’y est pas, du moins la chose y est-elle ! Au vrai, comment pourrait-elle ne pas y être ? Cela est très juste : cette question se pose et avec une rare insistance tant ses conséquences sont graves. Toutefois, il n’empêche, le fait demeure, limpide, serein:pas plus que le mot, la chose ne s’y trouve. Je veux dire qu’elle ne s’y trouve pas écrite.Ce qui d’ailleurs, ne serait-ce que pour des raisons logiques, est extrêmement heureux, car, faut-il le dire, pour que les damnés, les méchants, les impies puissent souffrir unéternel martyre, encore faut-il qu’ils aient accès à l’immortalité, encore faut-il qu’ilsvivent éternellement. Or, cela est simple à vérifier :la vie éternellen’est jamais offerte qu’aux élus, aux fidèles, aux justes. Elle est leur partageexclusif.Aucun verset de l’Evangile ne dit, en effet, que les réprouvés, après le Jugement dernier, auront àvivre éternellement,ni même tout simplement àvivre. En fait, jamais le Nouveau Testament excepté peut-être l’Apocalypse, et seulement en apparence, une fois (2)- ne laisse entendre que, parallèlement à la vie éternelle dont bénéficieront les élus après le Jugement, pourrait exister une « autre vie », ou une « autre forme de vie », qui, pour leur malheur, serait infligée aux hommes méchants. Au vrai, aucun verset n’oppose la vie à la vie, ni même une vie diminuée, comme celle du shéol (3), à la vie véritable. Et pourtant les occasions suscitées par le texte de
9
Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin