Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 19,50 € Lire un extrait

Lecture en ligne (cet ouvrage ne se télécharge pas)

Education et éducateurs chrétiens

De
272 pages
La transmission d'un savoir qui n'est pas au service du vrai est manipulation et endoctrinement et Hannah Arendt l'a montré : le mensonge est le fondement de tous les totalitarismes. Il y a un vrai savoir qui est un savoir du vrai et qui rend libre. L'étude des grandes éducateurs chrétiens - Jean-Baptiste de La Salle, Don Bosco, François de Sales, Josémaria Escriva, John Henry Newman, Edith Stein - permet d'approfondir la véritable nature de l'éducation.
Voir plus Voir moins
La nécessité dtêeré uduq ése théinntreà e  nlarutauh eniamO .ea nar, l déttureenl reimeme hmo car pt,enquséonidnoc ,ts ennoit.éM ia,s ailebtr la cond si ellelle en eoiti,ennt tis.paa lannéeitr éilebL  are unatutte e ceén te ellesrevinlas an sreaissceiarenu tva eutneelqu lleomh smeepmrteà l hmoemre. Léducation epser neas tnatcvrvie  de brlie isnomssi nasd uure. nattran La icrvdue  aasseu en p tsrioviuq t endoctlation e taminupv ar ise ma ldtenrh nanaH ,te tnemenirndeme ost le esnno eem,él nortou tisMairvosat p tsen adnoc sade tent les ous ilatotatse .irmsvosa, iri qut ess nuiovaud rarv mné au mensone.  l  anuv ar iL » .erbil dner éthr conticadué dilr neq iu iteritéa vé « Lbre.va ,l celéneuqiontiue qcoa icnvopess rueinn eercipe éva ce prin aer.éL hc ehcre de anceéritla v al à ressiannocpen o lédcc aut rneocer uatliintellience, caetédnimrap el s ldevéa térie  nesnt. rementaiovoler rdaéh , uenncoret  eéechorppa sio enu ,lonté qude la voneece  tnietlli donle oontinc eac alad ttnavchréurs cate édupaena s itnellSaa  Ldee sttir ,ocso no ,eit contri arantomr eed eottu eioatLn.an mulipr ssdnadutéed ep reni edd em toppeével dar etdnoorppal à ,rireièum lurlee  dnaoçsid  eaSel,s osémaria scri ,avnhoneH  rmae n,thdite Sauq ,noitacudéle  dretunae bltaedl ci eesvra  umiseest lle nd eiesnmenel ee rue nc detp eieérl  aévirsnoi nedcompréheent, la t tutinsiqolthCaqolloc nIl à eubre octo. Il2011 eeReud e  nnnseas rmbse lle aesmohC.emov eemulalistes réunis epprostd ses épicunlerivceene  d : N-879étisBSI. de lédondementtel esscutaoi n rlaà e nttaormp el rus noixeét untuennstis conoi ubittnir eoc1   31:5ETRU-SHCERITNE.Sindd   111/04/13EICOS-NODE_FP_ETN-IOATUCCADU-EET-300-24322 655-2ANCEENFCATI-EDU
 
    Éducation et éducateurs chrétiens   
Collection « Enfance, éducation et société »  Cette collection regroupe des études et essais concernant lenfance au travers dapproches multiples.  Études universitaires et essais issus du monde de léducation ou du secteur du travail social, ces travaux ont en c même préoccupation : apporter un éclairage diversiofimé msuurn  ulna  domaine essentiel de lunivers des sciences humaines.   
    Éducation et éducateurs chrétiens  Sous la direction de Hervé Pasqua  Avec la collaboration de Marie-Thérèse Bellocq           
 
                                       © LHarmattan, 2013 5-7, rue de lEcole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@ wanadoo.fr harmattan1@ wanadoo.fr  ISBN : 978-2-343-00552-2 EAN : 9978-2-343005522
SOMMAIRE
 
 
 
 
 
 
  7
13
29
       Hervé Pasqua La fin de léducation  Jean-François Mattéi Éducation et barbarie  Hélène Michon Saint de François de Sales et la faculté dattention : de la pédagogie à la spiritualité       Fr. Jacques dHuiteau L'école lasallienne : la fraternité vécue pour une fraternité apprise  Ludovic Laloux Don Bosco : un éducateur confronté aux enjeux dune société anticléricale  Karin Ueltschi Les enseignements dun mari à sa femme dans Le Mesnagier de Paris (1393) : catéchisme et savoir-vivre 75  Maud Besnard Lidée duniversité selon le Bx John Henry Newman : une pensée au service de la formation humaine  99  
47
 65  
Keith Beaumont La « pédagogie spirituelle » de Philippe Neri et de John Henry Newman  Eric de Rus Le geste éducatif selon sainte Thérèse de la Croix (Edith Stein) : un art intégral  María Ángeles Vitoria Léducation au service de la vocation divine de lhomme selon saint Josémaria Escriva  Jean-Dominique Durand LÉglise et lUniversité en Europe. De la mémoire historique aux défis daujourdhui     BIBLIOGRAPHIE      LES AUTEURS INDEX      
         
119
143
 185
219 245 251 260  
  
      La fin de léducation
  Sinterroger sur léducation, cest se demander quelle est sa finalité. Une première évidence est quelle représente une nécessité pour lhomme. La nécessité dêtre éduqué est inhérente à la nature humaine. Or, la nature détermine lhomme et, par conséquent, conditionne sa liberté. Mais, si elle la conditionne, elle ne lanéantit pas. Et même on peut dire que la liberté exige cette nature universelle et nécessaire, sans laquelle lhomme serait une aventure. La fin de léducation est donc de permettre à lhomme de vivre libre en respectant sa nature. Est-ce à dire que la mission principale de léducation est de permettre à l'enfant de devenir un homme libre, au-delà de celle de la transmission des savoirs ? Certains théoriciens de la pédagogie le pensent au nom dune réduction du savoir au pouvoir, quils rejettent à juste titre. Ils nont pas tort, dans la mesure où la transmission dun savoir qui nest pas au service du vrai est manipulation et endoctrinement. Hannah Arendt la montré : le mensonge est le fondement de tous les totalitarismes. Mais tout savoir nest pas condamné au mensonge. Il y a un vrai savoir, qui est un savoir du vrai qui libère.
Léducation chrétienne repose sur le principe évangélique, selon lequel la vérité rend libre, avec la conviction que lon peut accéder à la connaissance de la vérité. Certes, on accède à celle-ci de manière imparfaite, mais cette imperfection, loin de condamner toute recherche de la vérité, la fonde au contraire en désignant celle-ci comme étant transcendante. Il faut ajouter que la recherche de la vérité ne détermine pas lintelligence car encore faut-il, une fois approchée, y adhérer volontairement. La conjugaison de lintelligence et de la volonté est une garantie contre toute forme de manipulation. À chaque fois quon a dissocié intelligence et volonté, on est tombé dans lintellectualisme et le volontarisme, léducation sest muée en communication et a sombré dans lendoctrinement manipulateur. Le volontarisme, en effet, nous force au bonheur et lintellectualisme détermine notre liberté. La volonté qui ne sait pas ce quelle veut et lintelligence qui ne veut pas ce quelle sait, enchaînent lindividu et compromettent sa liberté et son bonheur. Volonté et intelligence sont alors renvoyées dos à dos au profit de lémotion qui devient unique critère dévaluation. Ainsi, dune part, lécole rousseauiste prône l'exercice de l'autorité en faisant appel à la rigueur en tant que valeur, quelle confond avec lobéissance à la loi que lon se prescrit. Cette rigueur est réglée par lauto-discipline. L'enfant ne doit pas être corrigé, mais libéré des lois de la nature et protégé contre les institutions dites éducatives : la famille, l'Eglise ou même l'école. Le but de léducation est dêtre capable dapprendre par ses propres moyens « sans maître », daller de la contrainte à lauto-contrainte, pour devenir adulte, cest-à-dire un individu autonome.
8
Dautre part, lintellectualisme socratique pensant que nul nest méchant volontairement parce que, en effet, lignorance ne peut rendre coupable, affirme que la connaissance du bien suffit à déterminer la conduite comme bonne. Il réduit ainsi léducation au seul enseignement rationnel, à une simple transmission de savoirs et de leçons théoriques. Le savoir, dès lors, se confond avec le pouvoir : plus de débat, sauf sil est dirigé et conforme à la doctrine officielle. Dans un cas comme dans lautre, la réalité humaine se présente comme étant malléable : lindividu est le produit des forces qui le façonnent, dont il faut se libérer pour les uns ou quil faut contrôler pour les autres. Les intellectuels, les dirigeants, peuvent dès lors exercer impunément un despotisme éclairé. Ainsi, en voulant échapper à lobscurantisme et à lignorance, léducateur inspiré par ces doctrines produit léclatement de la personnalité quil détruit en se proposant de la construire. Lhomme, en effet, abandonné à lui-même, à lexemple de l Émile de Rousseau, appelé à sépanouir grâce à la réforme de la société, à saméliorer grâce au développement des sciences et des techniques, se retrouve soumis à un système obscur, clos, dogmatique, prétentieux et ennuyeux. La formation à lautonomie est compromise par un savoir-pouvoir au service dune weltenchaung , dune vision du monde, imposée arbitrairement. La plus subtile des manipulations de lesprit est de donner lillusion de la liberté aux individus en les soumettant à la loi quils se sont prescrite, conformément à la doctrine de Jean-Jacques Rousseau, reprise par Kant pour lequel « On doit prouver à lenfant quon exerce sur lui une contrainte qui le conduit à lusage de sa propre liberté ».
9