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Initiation à la métaphysique

De
147 pages
Voici enfin une métaphysique accessible à tous. Après nous l'avoir "montrée", à travers les traditions bouddhiques, chrétienne, hindoue, islamique, judaïque et taoïste, puis "démontrée", en la positionnant dans 3000 ans de l'histoire de la pensée dans ses précédents ouvrages, l'auteur profite de trois songes, d'enfant et d'adulte, pour partager avec tous leurs interprétations symbolique et métaphysique.
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Initiation à la métaphysique

(Q L'Harmattan, 2008 5-7, rue de l'Ecole polytechnique, 75005

Paris

http://www.librairiehannattan.com diffusion.hannattan@wanadoo.fr harmattan l@wanadoo.fr

ISBN: 978-2-296-07474-3 EAN:9782296074743

Bruno Bérard

Initiation à la métaphysique
Les trois songes

Préface de Michel Cazenave

L'Harmattan

Religions et Spiritualité Collection dirigée par Richard Moreau
La collection Religions et Spiritualité rassemble divers types d'ouvrages: des études et des débats sur les grandes questions fondamentales qui se posent à l'homme, des biographies, des textes inédits ou des réimpressions de livres anciens ou méconnus. La collection est ouverte à toutes les grandes religions et au dialogue inter-religieux. Dernières parutions Yona DUREAU et Monique BURGADA (dir.), Culture européenne et kabbale, 2008. André THA YSE, Accomplir l'Écriture. Jésus de Nazareth: un enseignement nouveau, 2008. Guy DUPUIGRENET DESROUSSILES, Jeanne d'Arc contre Jeanne d'Arc, 2008. Marie-Thérèze LASSABE-BERNARD, Les houttériens, 2008. Daniel S. LARANGE, La Parole de Dieu en Bohême et Moravie. La tradition de la prédication dans l'Unité des Frères de Jan Hus à Jan Amos Comenus, 2008. Eugène VASSAUX, Eglises réformées d'Europe francophone, 2008. Régis MOREAU, Dans les cercles de Jésus. Enquête et nouvelles interprétations sur le maître et ses disciples, 2008. Pierre LA VIGNE, Comment je suis encore chrétien, 2008. Michel MENDEZ, La messe de l'ancien rite des Gaules, 2008. Yona DUREAU et Monique BURGADA, Culture européenne et kabbale, 2008. Pierre DOMEYNE, Michel Servet (1511-1553). Au risque de se perdre, 2008. Jean-Paul MOREAU, Les avatars du protestantisme aux EtatsUnis de 1607 à 2007,2008. Francis LAPIERRE, Les Rédacteurs selon saint Jean, 2008. Denis ABOAB, L'ange invisible dans les trois religions monothéistes, 2008. Christine BROUSSEAU, Les Vies de saint Etienne de Muret. Histoires anciennes, fiction nouvelle, 2008. André THA YSE, L'Exode autrement, 2008.

Du MÊME AUTEUR
Ouvrage: Introduction à une métaphysique des mystères chrétiens (en regard des traditions des Traditions bouddhique, hindoue, islamique, judaïque et taoïste), L'Harmattan, 2005, préfaces du Père Michel Dupuy et de Mgr Dubost, évêque d'Évry-Corbeil-Essonnes, Postface de Jean Borella (<< Problématique de l'unité des religions »), imprimatur du diocèse de Paris n020 (janvier 2003), ISBN 2-7475-8135-7, EAN 9782747581356. Jean Borella: la Révolution métaphysique (après Galilée, Kant, Marx, Freud, Derrida), L'Harmattan, 2006, préface du Père Michel Dupuy, apostille de Jean Borella, ISBN: 2-29600727-9, EAN 9782296007277.

Articles: « Croire, savoir, connaître, dans l'œuvre de Jean Borella» publié sur le site de l 'Harmattan, janvier 2006. « "Monothéismes", "religions du Livre", "mentalités prélogiques" , "gnosticismes" et autres catégories discutables », avril2007 (chez l'auteur).

À Marie-Christiane, au nom qui porte l'empreinte de « la Guérison en deux temps»

PRÉFACE

On se rappelle peut-être qu'en son temps, Péguy parlait de Descartes comme de ce « cavalier français qui partit d'un si bon pas...» Toutes choses égales par ailleurs, c'est exactement ce que j'aurais envie d'écrire à propos de Bruno Bérard, qui est parti d'un si bon pas sur les chemins escarpés de la réflexion métaphysique, et qui ne craint pas de s'affronter aux questions les plus cruciales. Surtout, ne tenant rien pour assuré que ne soit venu

embraser le feu de la raison - une raison rigoureuse qui a
reconnu ses limites et balisé le territoire d'un au-delà de la pure rationalité, qui est une conquête de l'esprit en même temps que la source de toute lumière véritable -, il ose se confronter à toutes les vanités de nos théories actuelles, d'une certaine psychanalyse enfermée sur elle-même jusqu'aux processus de « déconstruction » de la pensée qui me semblent relever d'une très mauvaise lecture de Nietzsche (au moins partielle, sinon partiale) ; il ose en démonter tous les a priori implicites que l'on nous cache d'habitude si soigneusement, il n'a pas peur de les traquer jusque dans leurs derniers retranchements pour en faire éclater toutes les contradictions internes et « l'insoutenable légèreté d'être» qu'elles recèlent dans leur sein. Car, au fond, rien ne fait peur à Bruno Bérard. Est-ce de s'être formé à la pensée de Jean Borella? Mais dans la profonde inculture d'une époque où tout se décline - y 9

compris la prétendue philosophie -

sur un mode

horizontal, il ne craint pas, quant à lui, de restaurer la notion de verticalité où se marque la plus absolue transcendance - fût-elle d'autre part immanente à notre cœur, et je ne recule pas devant ce mot, à l'intimité la plus certaine de notre âme. Au fond, voici plus d'un siècle que nous nous obstinons à ne pas vouloir comprendre le fameux mot de

Nietzsche: «Dieu est mort» - en oubliant d'ailleurs le
second membre de la phrase qui demanderait de trop longues explications: «et c'est nous qui l'avons tué ». Comme si Nietzsche eût été, après d'autres tels que Fichte ou que Marx, le père de l'athéisme. Or, il suffit de le lire, Nietzsche était d'une veine irrémédiablement mystique: lecteur des Upanishads, philosophe de la Maya en ce que la Maya est le déploiement de l'Inconditionné suprême, familier d'Héraclite (mais de cet Héraclite exigeant qui rangeait tout en ultime instance sous la garde de l' hen to sophon, de « l'Un-Ie-sage », et qui savait que le dieu de Delphes, ni n'ordonnait ni n'indiquait rien, il signifiait dans sa langue originelle), il ne proclamait la mort d'une certaine « incarnation» du divin que pour pouvoir en proclamer une intuition toute autre. Est-ce pour rien sur ce point qu'on se réclame de Zoroastre, que l'on va rechercher Dionysos aux Enfers (mais Héraclite le disait déjà: «Dionysos et Hadès, c'est tout un »), et qu'on compose des Dithyrambes où l'on voit danser les étoiles et s'agiter au tréfonds les puissances divines elles-mêmes. « n fait nuit. Ah! Pourquoi suis-je lumière? Et soif nocturne. Et solitude. Il fait nuit. Voilà que telle une source jaillit de moi mon désir. Le désir de dire. n fait nuit. Voici que parlent plus haut toutes les fontaines jaillissantes. Et mon âme aussi est une fontaine jaillissante. 10

n fait nuit. Voici que s'éveillent tous les chants d'amour. Et mon âme aussi est un chant d'amour... »
Cette «mort de Dieu », en fin de compte, elle trouve son apothéose dans le dieu inconscient de Jung (mais où, bien clairement, l' anthropomorphose divine, où le divin prend conscience de lui-même, réclame la théomorphose humaine: nous sommes ici dans les parages de Clément d'Alexandrie ou de Maxime le Confesseur) - ou dans la

fameuse phrase de Jacques Lacan: «Dieu est mort - mais
il ne le sait pas... ». Toutes pensées qui, contre les vulgates trop facilement répandues et les lectures paresseuses, ne trouvent leur vrai sens que dans la « différence », établie par Maître Eckhart par exemple, entre Gott et Gottheit, Dieu manifesté et le sans-fond de la déité, Deus reveletatus et Deitas, Deus absconditus. Alors, dans sa naissance à notre âme, le divin dépend de nous dans son absolue pauvreté, dans sa kénose sans retour, et l'on rejoint les intuitions les plus fulgurantes du Pèlerin d'Angelus Silesius. « Man kann Gott nicht lieben ohne Gott. Mensch, liebete sich Gott nicht selbst durch sich in dir, Du konntest nimmermehr ihn lieben nach gebühr » (On ne peut aimer Dieu sans Dieu. Homme, si Dieu ne s'aimait Lui-même en toi, Jamais comme il convient tu ne pourrais l'aimer) Et encore plus radical: « Dieu tient autant à moi que Lui m'est nécessaire, Je L'aide à soutenir son être et Lui le mien. Je sais que Dieu sans moi ne peut vivre un moment; Si je m'abîme, Il rend l'esprit de dénuement ». I

I

L'Errant

chérubinique,

V, 297, I, 100 et 8. 11

Mais qui, aujourd'hui, a encore le courage de lire ces auteurs à l'altitude, à l'exigence, à la réelle tessiture de leur pensée - et ne préfère s'en remettre à des interprétations trop faciles qui permettent d'éviter la tentation des abîmes? (En se rappelant que le mot abîme a deux sens en français: l'abîme des profondeurs mais aussi

celui des hauteurs, comme il est desprécipices du ciel - et
si tant est que profondeur et hauteur ne soient pas, ultimement, la même chose: le ciel est un abîme comme l'est le sein de la terre qu'il ne cesse d'illuminer.. .). Or, c'est bien là le mérite de Bruno Bérard: faisant foin de toutes les modes, mais prenant au sérieux le mot penser, avec tous les risques, toutes les difficultés, tous les vertiges qu'il implique, il repense la métaphysique dans son sens le plus extrême, là où, en suivant Plotin mais aussi Proclus, Scot Érigène ou Tauler, on s'aperçoit que métaphysique et théologie de l'apophat ont plus que partie liée: ce sont les deux versants d'une même montagne.

Michel

CAZENA VE

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SOMMAIRE

Première Partie: Les trois songes
Je marchais sur la mer 1. La sortie du jardin 2. La traversée de la forêt 3. La marche sur la mer Tu sors de l'espace-temps 4. Le fini indéfmi et l'infini 5. L'espace n'est pas dans l'espace 6. Le temps n'est pas dans le temps Il ne tombera pas de lafalaise 7. La marche sur le plateau 8. Le bord de la falaise 9. La plongée dans l'Abîme 19 21 23 27 29 31 35 37 39

Deuxième Partie: Commentaires métaphysiques
1O. Interpréter Il. Interprétations symbolique, ésotérique, métaphysique 12. Je marchais sur la mer ou l'abandon de volonté propre 13. Tu sors de l'espace-temps ou le retrait dans le point principiel 14. Il ne tombera pas de lafalaise ou le point était la trace de l'axe 15. Interprétation croisée des trois songes ou le symbolisme de la croix 16. Interprétation métaphysique en langage chrétien 17. Interprétation métaphysique en différents langages religieux 43 45 49 53 55 61 65 73

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Troisième Partie: Qu'est-ce que la métaphysique? 18. Situation de la métaphysique 19. Possibilité de la métaphysique 20. Enseignements de la métaphysique Lexique Références des sources Index des Noms Table des matières détaillée

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