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L’Apostrophe du Ciel et de la Terre

De
74 pages

« L’apostrophe du ciel et de la terre,
lien du ciel et d'un monde éphémère,
qui est pourtant le nôtre, notre hémisphère.
Père de nos pères, union de la vie et de la terre,
où nous sommes tous en sursis dans chacun et chacune de nos vies.
Réconfort de nos malheurs qui font notre bonheur,
Les apôtres sans apostrophe. »


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Copyright

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-75395-3

 

© Edilivre, 2014

Quand San Francisco s’éveille

 

 

« Maman, raconte-moi encore comment t’as connu papa ? »

Agnès regarda sa fille lui sourire, dans l’attente, puis laissa glisser ses yeux sur l’homme qui n’était plus que le fantôme de son mari. Samuel, aussi blanc que les draps de son lit d’hôpital, n’eut pas le moindre mouvement. En réalité, il n’avait pas bougé depuis des semaines, pas donné le plus petit signe de vie, tout englué qu’il était dans son coma. Comme un cycliste qui a besoin de son camel-back pour s’hydrater tout au long de sa course, Samuel était nourri par des tuyaux qui jaillissaient de sa peau et de ses veines, excroissances tentaculaires nécessaires à sa survie, homme-pieuvre se trouvant dans l’incapacité de respirer seul.

Elle se le figurait, coincé entre deux mondes, le corps arrimé à ce lit, mais l’esprit flottant se laissant porter par les courants d’air. Elle craignait qu’il ne se perde, avait peur de le perdre. Il s‘était suffi d’une minute. Une seule petite minute d’inattention. Un laps de temps trop court pour mettre fin à une vie entière et en bouleverser deux autres. Une seule minute, et le drame. Le camion était venu le percuter de côté, enfonçant la voiture d’une manière spectaculaire, comme un vulgaire morceau de carton. De...