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Méditations bibliques sur les animaux

De
158 pages
Les textes bibliques, en particulier la Genèse, sont la source d'une sagesse précieuse concernant la relation de l'homme aux animaux. Si la Bible affirme la place centrale de l'homme dans le dessein créateur de Dieu, elle ne lui donne pas pour autant le droit de faire ce qu'il veut du don de la création. Le message biblique enseigne la voie de la solidarité entre les créatures et celle d'une responsabilité pour l'homme, qui implique le respect de la création divine, y compris la vie animale.
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Robert Culat
Méditations bibliques sur les animaux
Série Études
Nouvelle édition augmentée
εéditations bibliques sur les animaux
Religions et Spiritualité fondée par Richard εoreau, Professeur émérite à l’Université de Paris XII, dirigée par Gilles-εarie εoreau et André Thayse, Professeur émérite à l’Université catholique de δouvain.
δa collectionReligions et Spiritualitérassemble divers types d’ouvrages μ des études et des débats sur les grandes questions fondamentales qui se posent à l’homme, des biographies, des textes inédits ou des réimpressions de livres anciens ou méconnus. δa collection est ouverte à toutes les grandes religions et au dialogue interreligieux.
Derniers titres parusμ
Jean-François Fyot,Une règle pour des laïcs : la règle de saint Benoît pour des laïcs cisterciens, β01θ. Albert Soued,Des clés pour comprendre la Qabalah, β01θ. εichèle Juin,Le christianisme : une pensée puissante, d’après Claude Tresmontant, β01θ. Giraud Pindi,Méditations dominicales d’un curé de paroisse, β01θ.Sylvain Kikwanga,La charité comme fondement du droit canonique, β01θ. R. Alex σeff,Evangéliques en réseau : trajectoires identitaires entre la France et les Etats-Unis, β01θ. Robert Culat,Le paradis végétarien : méditations patristiques, β01θ.Fabio Schmitz,Causalité de Dieu et péché dans la théologie de saint Thomas d’Aquin. Préface du P. Serge-Thomas Bonino, β01θ.Bruno Florentin,Vivre avec Dieu dans le livre du Lévitique, β01θ. εgr Jacques Perrier (évêque émérite de Tarbes et δourdes),Lourdes dans l’Histoire : Eglise, culture et société de 1858 à nos jours. Préface de l’abbé René δaurentin, β01η. François Pongo δowanga,Le recours aux Ecritures dans le récit matthéen des tentations de Jésus (Mt 4, 1-11), β01η.Francis δapierre et Pierre Watremez,:Les prières de l’Ancien Testament mille ans de dialogue avec Dieu, β01η. Fr. Etienne Goutagny (moine de σotre-Dame de Cîteaux),Les impératifs de Dieu, β01η. Francis Weill,: lire la Bible après la ShoahJudaïsme, christianisme, islam , β01η.Jean-Paul δe Guillou,: l’enquête de canonisationSaint Yves de Tréguier . Préface de εgr Denis εoutel, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier, β01η.Philippe Beitia,Le sens de l’épreuve chez sainte Thérèse d’Avila, β01η.Hidulphe Bilali Bonazebi,Défense des droits subjectifs des fidèles : équité et légalité au canon 221 CIC 83. Préface de εgr εarc Aillet, évêque de Bayonne, δescar et τloron, β01η.
Robert CUδAT
εéditations bibliques sur les animaux
Préface de Jean-δuc Daub
Nouvelle édition augmentée
© L’Harmattan, 2016 5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Pariswww. harmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr ISBσ μ λικ-β-γ4γ-10βθγ-4 EAσ μ λικβγ4γ10βθγ4
« Et vous, baleines et poissons, bénissez le Seigneur ! Vous tous, les oiseaux dans le ciel, bénissez le Seigneur Vous tous, bêtes et bestiaux, bénissez le Seigneur ! » (Daniel γ, ιλ-κ1)
« En effet, la création aspire de toutes ses forces à voir cette révélation des fils de Dieu. Car la création a été livrée au pouvoir du néant, non parce qu'elle l'a voulu, mais à cause de celui qui l'a livrée à ce pouvoir. Pourtant, elle a gardé l'espérance d'être, elle aussi, libérée de l'esclavage, de la dégradation inévitable, pour connaître la liberté, la gloire des enfants de Dieu. σous le savons bien, la création tout entière crie sa souffrance, elle passe par les douleurs d'un enfantement qui dure encore. » (Romains κ, 1λ-ββ)
A mes amis Mathias Peyre et Clément Gallo
Préface
J'ai été enquêteur dans les abattoirs pour le compte de la protection animale pendant une quinzaine d'années. J'ai visité bon nombre d'abattoirs de France, ainsi que des élevages intensifs, mais aussi des élevages plus respectueux des animaux. εon expérience me conforte dans l'idée qu'il faut protéger et aimer les animaux. J'ai assisté à tant de situations cruelles et d'injustice envers les animaux de boucherie qu'elles ne peuvent qu'éveiller de la révolte et une rage d'agir. J'ai découvert le livre du Père Robert CulatMéditations bibliques sur les animauxavec un certain enthousiasme tant j'en apprenais toujours et encore au fil de la lecture. J'avais des lacunes quant au sort des animaux dans la Bible. Je m'étais toujours interrogé sur la place, le statut des animaux dans l'histoire de notre religion judéo-chrétienne. J'avais fait quelques recherches sans avoir pu approfondir. δa Bible contient tellement de choses et il me manquait l'éclairage d'un érudit. δe père Robert Culat nous livre ses méditations ν son analyse pertinente et posée nous convie à la réflexion.A la fin de ce livre, il invite le lecteur à faire sa propre conclusion afin de ne rien imposer.De par ma sensibilité, je me suis demandé pourquoi les animaux étaient considérés comme des êtres inférieurs dans la Bible. Ils le sont parfois, mais c'est complexe, car ils ne le sont pas tout le temps et, par ailleurs, la part d’interprétation des textes est grande. Il est vrai que « les deux Genèses » sont différentes, l'une allant dans une direction végétarienne et l'autre plutὲt carnivore. Après le péché des origines que nous relate le Père Robert Culat, les relations entre les hommes et les animaux changent, se dégradent. Après le déluge Dieu donne comme nourriture à l'homme tout ce qui se meut, tout ce qui vit sera
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notre nourriture, comme il nous avait donné l'herbe verte auparavant. εais les animaux jouent aussi un autre rὲle. δ'animal est souvent utilisé de manière métaphorique dans la Bible. δes animaux sont parfois des protecteurs comme le chien de Don Bosco ou l'ânesse dans l'histoire de Balaam. εais si Balaam a été sauvé grâce à son ânesse, qui prenait un autre chemin que celui oὶ se dressait un ange brandissant une épée, évitant le pire à son maître, c'est injustement que son propriétaire la frappait pour s'être détournée du chemin. δe Seigneur intervint et ouvrit les yeux de Balaam, et l'ange parla en faveur de l'ânesse. σous sommes donc parfois injustes envers les animaux. Saint Roch avait, lui, été reconnaissant envers un chien. δe saint qui avait contracté la peste, s’était réfugié hors du village... C'était un chien qui lui apportait tous les jours du pain pour nourriture ! Ce chien devint son fidèle compagnon. δes hommes et les animaux sont liés dans le dur labeur du travail des champs. Selon les Ecritures, l'homme a le devoir de les nourrir, et le jour de repos des hommes est également prévu pour les animaux que l'on a fait travailler. Pourtant, la Bible penche vers une vision anthropocentrique. δe passage qui suit nous le prouve μ "δ'homme est le roi et le sommet de toute la création et Dieu lui donne autorité sur les animaux". εais autorité ne veut pas dire tyrannie et malveillance, nous précise le père Robert Culat. Il n'a jamais été question de les enfermer pour les engraisser et de les faire souffrir comme on le fait si bien pour des intérêts économiques... Dans la Bible les animaux sont eux aussi l'objet de la providence et de la tendresse divine. "Hommes ou bêtes, tu es le Sauveur de ton pays", le verbe "sauver" s'applique aussi aux animaux ! D’autres passages ne sont pas en faveur des animaux. δe père Robert Culat évoque l'usage injurieux du mot bête. Je me suis souvent interrogé sur l'emploi de ce mot porteur de tous les préjugés d'infériorité. εême mes collègues de la protection animale s'égarent en utilisant parfois ce mot. Il existe un passage biblique oὶ l'on trouve cette connotation
κ
négative μ "εoi, stupide comme une bête..." ou bien μ "J'étais stupide et ne comprenais pas, j'étais une bête devant toi". δe destin des hommes et des animaux est relié et ce qu'on leur fait subir pour satisfaire notre soi-disant besoin alimentaire en produits carnés soulève bien des problèmes. Ce n'est plus acceptable. δes hommes ont tout à y perdre. "Quand l'homme perd toute sa compassion envers les animaux, il ne peut qu'en souffrir lui-même...", le père Robert a une vision qui s'étend aussi aux hommes. Il ajoute μ "δa cruauté envers les animaux déshumanise". τui, l'homme a tout à perdre d'un tel comportement destructeur. Il faut absolument retrouver la Paix entre les hommes, ainsi qu'avec les animaux, comme elle existait sous la forme parfaite, selon la Bible, avant la tentation d'Adam et Eve dans le jardin d'Eden. Il est évident aujourd'hui qu'il faut revenir à autre mode de relation avec les animaux, pour ré-apprendre à respecter ces êtres issus de la création divine. Comment l'homme pourrait-il s'élever spirituellement en continuant à détruire son environnement et à torturer les bêtes pour manger leur chair ς δe renoncement à la viande de certains saints et aujourd'hui de moines du monde entier devrait nous faire réfléchir. δe Père Robert Culat a une vision très juste, globale et écologique. Il ne sépare pas l'homme, les animaux et la nature. δe tout faisant partie de la création divine. "Dieu est un Père nourricier pour les animaux" (Psaume 14θ). Il va même jusqu'à les sauver (Psaume γη). εais l'Eglise nous donne-t-elle l'exemple à suivre ς Dans les catéchismes, la question des animaux est peu abordée, même s’il est conseillé de respecter les animaux et de ne pas les faire souffrir ou les tuer inutilement. δe Père Robert Culat pense que notre régime alimentaire peut être remis en cause, car s'il peut être acceptable de tuer avec raison pour se nourrir, il nous précise qu’aucune raison scientifique nous oblige à manger de la viande pour vivre normalement et en bonne santé. Je rappelle ici, qu'en France, on abat par jour plus de trois millions d'animaux... Dans ces questions traitées par le
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