Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 3,49 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : EPUB

avec DRM

Moi aussi je voudrais croire ! Mais…

De
102 pages

« Moi aussi je voudrais croire ! Mais… » Franchement, c’est beaucoup demander avec tout ce que je vois autour de moi : guerre, souffrance, intolérance… Croire, peut-être, mais pas au risque de perdre ma lucidité ou de refuser de voir la réalité en face ! Mais après tout : croire en quoi, croire en qui ? Et comment croire ?


L’idée que la religion appartient au Moyen Âge, un temps où l’on pouvait croire tout et n’importe quoi, reste populaire. Au cours des siècles, différents courants ont contribué à créer un climat hostile à l’idée de Dieu. C’est pourquoi, beaucoup tentent de rompre avec la religion traditionnelle, en explorant d’autres voies. L’auteur vous propose de redécouvrir celui qui vous invite à croire, Jésus-Christ. Il a vécu sur notre terre il y a 2000 ans. Il incarne encore aujourd’hui une image de Dieu qui déroute, différente de celle que nous ont laissé nos lointains souvenirs de
catéchisme. Cet ouvrage captivant répond aux objections les plus fréquemment formulées à l’encontre de Dieu. Le lecteur y trouvera matière à méditer et découvrira que la Bible est riche en réponses qui stimulent la réflexion et étanchent la soif du cœur humain.


Raphaël Anzenberger a travaillé durant sept ans comme cadre pour le groupe Michelin dans le domaine des technologies de l’information. Il est aujourd’hui pasteur-conférencier, de formation universitaire en économie, théologie et philosophie. Il se prête volontiers au jeu des questions-réponses lors de débats sur la foi, organisés sur différents campus de France, par les Groupes Bibliques Universitaires. Marié et père de quatre enfants, il vit en Touraine. Il signe ici son premier livre.


Voir plus Voir moins

Vous aimerez aussi

Préface
7
Nos contemporains n’ont pas moins de questions exis-tentielles que par le passé. Quel est le sens de ma vie ? Pour-quoi le mal ? La religion est-elle source d’intolérance ? En revanche l’Histoire, les guerres de religions, la philo-sophie, le développement de l’athéisme semblent avoir porté un coup fatal à la foi en Dieu. Plus précisément à la foi dans le Dieu de la Bible et son fils Jésus-Christ. Plus sûrement encore, ce sont la méconnaissance, l’igno-rance, les préjugés et surtout l’absence de réponses satisfai-santes aux questions légitimes qui découragent nos contem-porains de croire ! Le grand intérêt de ce livre est d’aborder clairement, avec pertinence mais également avec beaucoup de sensibilité, ces questions cruciales sur la foi qui pourraient être les vôtres. Raphaël Anzenberger appartient à une nouvelle généra-tion qui, désireuse de partager la richesse de sa foi, n’a pas peur de la confronter aux questions des autres, même les plus embarrassantes. Montaigne aurait dit : « Mieux vaut tête bien faite que tête bien pleine… » J’ai eu le privilège d’intervenir avec Raphaël dans plu-sieurs soirées « questions-réponses » avec des étudiants, et en d’autres occasions. J’ai observé que l’auteur de ce livre a une
8
Moiaussijevoudraiscroire
! ... ฀ Mais
double qualité : une tête bien faite ET une tête bien pleine, mais aussi le cœur au bon endroit ! Lecteur, vous allez apprécier ces qualités au fil des pages qui suivent. Alain STAMP Président de BLF Europe et de France Évangélisation
Introduction
Moi,croire?Vousvoulezrire?
9
Moi aussi je voudrais croire… Mais franchement, c’est beaucoup demander avec tout ce que je vois autour de moi. Guerre, souffrance, intolérance, en particulier dans le camp de la religion… Science, histoire,Da Vinci Code… Croire d’accord, mais pas au risque de perdre mon intelligence, ou de refuser de voir la réalité en face ! Et croire pour faire quoi au juste ? La vie est déjà assez compliquée comme ça. Si en plus il faut rajouter des « bondieuseries », aller à l’église, res-pecter à la lettre tous les commandements, alors là, ce n’est plus la vie, c’est le bagne ! Puis, entre nous, j’ai déjà tenté tel-lement de trucs pour essayer d’améliorer ma vie. Au final, j’ai toujours été déçu et je ne sais pas si je suis prêt aujourd’hui à m’aventurer dans quelque chose d’autre.
Si tel est votre constat sur la vie, sur Dieu, sur le monde, alors bienvenue dans ce livre ! Il est pour vous ! Vous voudriez bien croire, mais il y a trop de « mais », comme en témoigne-ront au début de cet ouvrage les trois personnes avec lesquel-
10
Moiaussijevoudraiscroire
! ... ฀ Mais
les j’ai eu le plaisir de m’entretenir cette année. La religion, ces personnes s’en méfient et à juste titre. C’est ce que nous verrons dans un deuxième temps. Puis, je vous proposerai une trêve dans l’argumentation afin d’écouter les paroles de Jésus-Christ, un homme empreint d’une sagesse inégalée qui propose d’aller bien plus loin que la religion. Si vous pensiez connaître tout de lui, préparez-vous à être surpris !
Après cette trêve, vous découvrirez trois itinéraires de « foi », trois autres personnes qui ont décidé de répondre à l’aventure à laquelle Jésus-Christ nous convie. Elles ont ren-contré Dieu d’une manière personnelle, et leur vie en a été bouleversée ! C’est à la lumière de leur expérience et de la foi telle que la Bible l’entend que je voudrais proposer une réponse aux trois « mais » du premier chapitre.
L’avant-dernier chapitre est une invitation, à vous lecteur, un défi à reconsidérer votre image de Dieu. Loin des clichés populaires, vous découvrirez que Dieu est un grand Poète qui a préparé de grandes choses pour vous. Si aujourd’hui vous êtes fatigué de vivre une vie qui ne ressemble à rien, d’écrire un poème bourré de ratures, alors gardez courage, il y a de l’espoir !
Je terminerai ce parcours avec une série de questions/ réponses pour tous ceux qui doutent encore, pour ceux qui veulent aller au fond des choses. Dieu n’a pas peur de nos « mais » ! Je vous rassure tout de suite, il ne nous demandera jamais de croire en des choses qui n’existent pas. Bien au contraire ! Lorsque je travaillais encore pour un groupe in-dustriel de pneumatiques français, un collègue ingénieur me lança un jour le défi suivant : répondre à toutes les questions qu’il se posait sur la Bible. Après plusieurs semaines passées à explorer les réponses à ses interrogations, il me dit : « Rien à redire, la Bible tient la route. Je sais que maintenant, c’est à moi de prendre position par rapport à ce qu’elle me dit ». Je n’en demandais pas plus !
Moi, croire ? Vous voulez rire ?
11
Mon plus grand souhait c’est, qu’à la fin de ce livre, vous ayez confronté votre image de Dieu à celle qu’il nous donne de lui-même. Peut-être serez-vous surpris du décalage ? À ce stade, je n’en demande pas plus ! Et si vous sentez que Dieu vous appelle à le suivre dans son aventure, n’hésitez pas. Fai-tes-lui confiance ! À la fin de chaque chapitre, il y aura une série de ques-tions afin que vous puissiez prendre le temps de la réflexion. En voici quelques-unes pour commencer.
 Pour aller plus loin s
1. Quelle est votre image de Dieu ? 2. Êtes-vous prêt à vous laisser surprendre par celui que vous pensez connaître ? 3. Êtes-vous prêt à aller jusqu’au bout de votre démarche, même si les réponses ne sont pas celles que vous attendez ?
Moi฀aussi฀je฀voudrais croire,฀mais...
13
Chapitre 1
Pour croire, il faut avoir la foi, et je ne l’ai pas ! Juin 2007. C’est la fin de l’année scolaire à l’école ma-ternelle de Veigné, village blotti au bord de la rivière dans cette magnifique vallée de l’Indre. Vivent les vacances d’été ! Les garçons courent dans la cour, pistolets à eau à la ceinture, prêts à dégainer pour tirer sur tout ce qui bouge. Les filles se réfugient sous le toboggan. Elles sont prisonnières de ces cow-boys assoiffés de pouvoir. Qui viendra les délivrer ? Les parents sont plus réalistes. Le merveilleux, ça va bien quand on est petit. Après, il faut affronter la vie, la vraie vie. – Tu as ramené le pinard ? lance un père à un autre. – Tu parles, je t’ai sorti une bouteille, mon coco, tu m’en diras des nouvelles.
14
Moiaussijevoudraiscroire
!฀ Mais...
Les femmes sont plus spirituelles. – Une tourte aux poireaux, avec lardons, je n’y avais ja-mais pensé. – J’adore ta petite robe. C’est trop tes couleurs. Je pose mon panier de pique-nique, cadeau de mes 35 ans, sur la table. Tout le monde s’exclame. Quel beau panier ! Et à l’intérieur ? Merguez, chips et hamburgers. Déception palpable, tout le monde reprend la conversation d’avant le panier.
Richard s’assied à côté de moi. J’aime bien Richard, c’est l’archétype du gars super cool. Prof dans un lycée en semaine, champion de planche à voile le week-end. En face, il y a son 1 épouse qui a fait le choix de quitter sa place au CNRS pour élever ses enfants à la campagne. Comme elle est spécialisée en imagerie cérébrale, je lance la conversation sur le terrain des neurosciences pour tenter de démêler l’épineuse question du bio-déterminisme. Pour une fois que j’ai un expert de cali-bre en face de moi ! Quelle aubaine ! Après quelques merguez, chipolatas et autres tourtes aux lardons, Richard se tourne vers moi et me dit : – Tu sais, j’en connais pas beaucoup des gars comme toi qui croient encore en Dieu. Non, si je réfléchis bien, je crois que tu dois être le seul que je connaisse ! Moi, ça m’a même pas traversé l’esprit de faire baptiser mes gamins. Pour nous, Dieu n’est même plus à l’ordre du jour. Comme si Dieu était sorti de son vocabulaire. Je regarde mon hamburger. Je me sens aussi ratatiné que lui. Conclusion : je voudrais bien croire, mais pour cela, il faut la foi, et je ne l’ai pas !
1 Centre National de la Recherche Scientifique (www.cnrs.fr).
Moi aussi je voudrais croire, mais…
15
La religion, c’est louche ! Août 2007. Je suis invité à officier à un mariage dans une église retirée au fin fond du Massif Central, sur le plateau du Chambon-sur-Lignon. Accompagné de ma douce et belle femme et armé d’un GPS dernier cri, je file sur les routes tortueuses, les yeux braqués sur ma montre. Pourvu que nous arrivions à l’heure ! Mais au fil des tournants de plus en plus étroits, le doute s’installe. Est-ce possible que ce GPS ne soit pas un authentique GPS ? Impossible ! Il a coûté 450 euros. À ce prix-là, pas de soucis, c’est du vrai. Est-ce possible que sournoisement, ce GPS nous induise en erreur ? Alors que ma femme et moi débattons sur le sujet, voilà que le village ap-paraît au sortir d’un virage. Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? Cette parole de l’« évangile du GPS » me hante. Après la cérémonie, voilà l’heure tant attendue du verre de l’amitié. Un homme s’approche, dans la soixantaine, un verre dans une main et un petit-four dans l’autre. – Bien, l’homélie, bien. J’ai tout compris, et je ne me suis pas endormi. C’est une première. Je souris et le remercie pour le compliment. – Et les chants, la guitare, ça change de ce qu’on a l’habi-tude d’entendre le dimanche ! Si la messe était comme ça, j’y viendrais tout le temps ! – Vous avez déjà lu la Bible ? lui demandé-je entre deux rondelles de saucisson. – La Bible ? Compliqué tout ça. Et puis, vous savez, ce n’est plus un secret, tout le monde sait maintenant que les documents ont été falsifiés par l’Église. – Ah bon ? De qui vous tenez cela ? répliqué-je, surpris. Reprenant à voix basse, de peur que quelqu’un ne l’en-tende :
16
Moiaussijevoudraiscroire
!฀ Mais...
– Ben, la religion, c’est louche tout ça. Remarquez, je ne juge pas. Chacun son truc. Mais bon, je me méfie. – Avez-vous entendu parler du livreDa Vinci Code? m’aventuré-je. – Bien sûr ! J’ai lu le bouquin et j’ai vu le film. La totale. Dan Brown a réussi là où tout le monde a échoué : faire pénétrer sa fiction au plus profond de la France. Je capitule, il est plus fort que moi ! Conclusion : je voudrais bien croire, mais pas en des his-toires inventées par l’Église !
Dieu ? Je ne l’ai jamais vu ! Novembre 2007. Un gars fort sympathique vient me li-vrer du gaz. Dégaine décontractée, démarche assurée, notre livreur, sourire aux lèvres, me demande l’emplacement de la citerne. Le métier, il le connaît. « Ça gaze ? » ai-je soudain envie de lui demander. Bien sûr, ça gaze ! Il a le camion pour et, en plus, il n’a pas l’air sous pression. – Tiens, vous êtes immatriculé 67, ce n’est pas l’Alsace, ça ? me lance-t-il tout en remplissant ma citerne. Vous avez du sacré bon vin par là-bas. La dernière fois que j’y étais avec mes collègues, qu’est-ce qu’on s’en est mis ! 2 grammes dans chaque bras. On a peut-être un peu forcé du coup. Et il fait quoi le 67 en Touraine ? – Je suis pasteur. Grand silence. Ça sent le gaz. – Pasteur ? C’est une vocation peu courante, pasteur. Re-silence. – Remarquez, si après mon départ, je tournais là dans le chemin à droite et que Dieu m’apparaissait, moi aussi je croi-rais ! me dit-il pour se rassurer. Enfin, il y a quand même un truc que je ne comprends pas. Chrétiens, musulmans, juifs,
Moi aussi je voudrais croire, mais…
17
tout ça, c’est le même Dieu, et ça n’arrive pas à se mettre d’accord. Moi je vous le dis, on va direct vers la troisième guerre mondiale. C’est du n’importe quoi. Des gars qui se font sauter en faisant leur marché, les guerres de religions, et je ne vous raconte pas ce qui se passe en Irlande. C’est à n’y rien comprendre. J’acquiesce. Je sens que la pression monte. – Et puis, moi je prie Dieu, enfin, surtout quand je suis dans la panade. Ça m’aide. – Et quand tout va bien, à qui dites-vous merci ? – À ma femme. J’ai une femme super. Ça, c’est vrai. D’ailleurs, il n’y a pas que dans l’église qu’on trouve des gens super. On n’a pas besoin d’aller à l’église pour être sym-pa. Entre nous, il y en a dans l’église qui sont un peu bizar-res, genre portés sur le vin de messe, si vous voyez ce que je veux dire. Qu’est-ce que j’en ai vu lorsque j’étais enfant de chœur ! J’acquiesce. La citerne est bientôt remplie. – Enfin bon, on ne va pas refaire le monde. Pasteur… C’est peu courant quand même. Je n’aurais pas pu être pas-teur. Encore moins curé ! La citerne est pleine. Ça vous fera 924 euros. Le camion démarre et s’engouffre sur le chemin étroit. Il tourne à droite. L’envie me presse de courir pour voir si Dieu… Conclusion : je voudrais bien croire, mais je ne l’ai ja-mais vu !
Le point commun entre ce père de famille, ce retraité et ce livreur de gaz ? Ils voudraient bien y croire, mais… Mais la religion est passée par là, et elle n’a pas convaincu. C’est peut-être pour cela que 60 % des Français ont une image né-gative de la religion. La France, jadis fille aînée de l’Église,
Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin