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À propos de Collection XIX

Collection XIX est éditée par BnF-Partenariats, filiale de la Bibliothèque nationale de France.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des prestigieux fonds de la BnF, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques de la littérature, mais aussi des livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou livres pour la jeunesse…

Édités dans la meilleure qualité possible, eu égard au caractère patrimonial de ces fonds publiés au XIXe, les ebooks de Collection XIX sont proposés dans le format ePub3 pour rendre ces ouvrages accessibles au plus grand nombre, sur tous les supports de lecture.

Léon de La Sicotière

Notes sur la petite église au diocèse de Séez

NOTES SUR LA PETITE ÉGLISE

AU DIOCÈSE DE SÉEZ

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Dans sa Lettre du 19 juillet dernier à l’Archevêque de Lyon et à l’Evêque de Poitiers, le Pape Léon XIII a réveillé la question de la Petite Eglise qui paraissait assoupie depuis quelque temps. Il a renouvelé les condamnations prononcées par ses prédécesseurs contre les dissidents, en même temps qu’il les adjurait dans les termes les plus touchants et les plus paternels de rentrer enfin dans l’unité de l’Eglise. De là, un certain ébranlement dans le monde religieux, dans la presse1 et même chez les simples curieux des choses du passé, qui se sont empressés d’interroger leurs livres, leurs notes, leurs souvenirs personnels ou ceux des anciens témoins, et d’apprendre ainsi ou de réapprendre l’histoire, un peu oubliée, de la Petite Eglise. Nous avons fait comme eux, et nous voudrions consigner ici, pendant qu’il en est temps encore, le peu que nous avons recueilli sur la Petite Eglise au diocèse de Séez. Les raisons de discrétion et de charité qui avaient empêché autrefois d’aviver les dissidences en en parlant trop ouvertement, n’existent plus aujourd’hui. Les derniers vestiges du schisme anti-concordataire ont à peu près, disparu de notre territoire. On peut donc s’expliquer en toute liberté, comme en toute sincérité, sur le rôle qu’il y joua à une certaine époque2.

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Le Concordat fut négocié et signé (15 juillet 1801), avec des lenteurs et des difficultés infinies. Il fut accueilli avec satisfaction par tous les esprits modérés et sincères. Il répondait aux vœux, non seulement des catholiques fidèles, mais de la masse des indifférents, des désabusés, qui, après dix ans de troubles et de souffrances, cherchaient dans le retour aux idées religieuses l’apaisement des esprits et un principe d’autorité morale pour les lois et le Gouvernement.

Parmi les points concédés par le Saint-Siège, ceux qui rencontraient chez les anti-concordataires, la plus vive opposition et qui sont devenus plus tard le thème principal de la Petite Eglise, étaient les suivants :

La sanction donnée à la vente des biens nationaux, ecclésiastiques et autres (art. 13).

L’établissement d’une nouvelle circonscription des diocèses français (art. 2).

La démission des anciens évêques, démission qu’il fallait obtenir de gré ou imposer de force (art. 3).

L’agrément par le Gouvernement des choix faits pour les cures par les évêques (art. 10).

Le serment de fidélité à prêter par les évêques entre les mains du premier consul, et par les ecclésiastiques du second ordre entre les mains des autorités civiles (art. 7).

Une autre clause, non écrite, il est vrai, dans le Concordat, mais expressément convenue, sur l’insistance, assure-t-on, de Talleyrand, devait aussi froisser beaucoup de légitimes susceptibilités : c’était le maintien dans les cadres de l’épiscopat nouveau d’un certain nombre d’évêques constitutionnels.

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