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Petit Livre de - Islam : sagesses d'amour, sagesses soufies

De


Islam, religion d'amour






Mon coeur est ouvert à toutes sortes de réalités : il est un verger pour les gazelles, un couvent de moines chrétiens, un temple d'idoles, la Kaaba du pèlerin, les Tables de la Torah et le Livre sacré du Coran. Je suis adepte de la religion de l'amour ; dans quelque direction que ses caravanes avancent, la religion de l'amour est ma religion et ma voie. (Ibn Arabi, XIIIe s.)

La joie de chercher est supérieure à la satisfaction de trouver, parce que l'espoir
subsiste. (Ad-Daqqaq, Xe s.)



Découvrez un joli florilège de pensées et sagesses musulmanes.


Un florilège de sagesses soufies qui nous rappellent combien l'amour est inscrit au cœur de l'islam et qui nous font réfléchir à la façon dont il trouve sa place dans les sociétés.
En Orient, l'oralité est mère de tous les enseignements - éthiques, moraux, familiaux. Autant de principes de vie, de proverbes et d'aphorismes qui font grandir, réfléchir... ou parfois sourire.





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couverture

Islam,

sagesses d’amour, sagesses soufies

Malek Chebel

EGF-Calques-NB.tif

© Éditions First-Gründ, Paris, 2012

Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur et strictement réservée à l’usage privé du client. Toute reproduction ou diffusion au profit de tiers, à titre gratuit ou onéreux, de tout ou partie de cette œuvre est strictement interdite et constitue une contrefaçon prévue par les articles L 335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. L’éditeur se réserve le droit de poursuivre toute atteinte à ses droits de propriété intellectuelle devant les juridictions civiles ou pénales.

Isbn : 978-2-7540-4081-5

Isbn numérique : 9782754043366

Dépôt légal : juillet 2012

Direction éditoriale : Marie-Anne Jost-Kotik

Édition : Charlène Guinoiseau

Correction : Muriel Mékies

Mise en page : Sophie Boscardin

Couverture : Olivier Frenot

Éditions First-Gründ

60, rue Mazarine

75006 Paris – France

Tél.: 01 45 49 60 00

Fax: 01 45 49 60 01

E-mail: firstinfo@efirst.com

Internet: www.editionsfirst.fr

À propos de l’auteur

Anthropologue, conférencier et spécialiste réputé de l’islam, Malek Chebel compte à son actif plus de trente ouvrages de vulgarisation.

Du Dictionnaire amoureux de l’islam (Plon) au Dictionnaire amoureux des Mille et une nuits (Plon), Malek Chebel n’a pas cessé de réinventer l’« Islam des Lumières » au sens où, à ses yeux, c’est celui-là seul qui est capable d’accéder à la modernité. Chez First, il est notamment l’auteur de L’Islam pour les Nuls Juniors adressé aux adolescents.

Outre de nombreux articles, des participations à des ouvrages collectifs, des réalisations de documentaires ou des consultations ciblées, Malek Chebel collabore avec divers journaux et télévisions. En tête, Le Monde des Religions et Direct 8.

Site web: www.malekchebel.com

Petite introduction au soufisme

Le soufisme (en arabe tasawwûf) vise l’approfondissement de la connaissance du texte coranique par le biais d’une méditation mystique soutenue, celle du disciple, appelé mourid ou muhibb, littéralement « désirant » (de Dieu).

Le but ultime du soufisme est l’élévation progressive du disciple dans la voie de compréhension qu’il a choisie, la tariqa. Cette progression a lieu sous la direction d’un maître spirituel appelé Cheikh. Sa méthode : c’est le dhikr (ou zikr), c’est-à-dire la remémoration constante de Dieu, son nom, ses attributs, sa puissance, mais l’aussi l’apprentissage d’un certain nombre de règles de l’ordre. Ce sont ces règles qui distinguent une confrérie d’une autre, une tariqa d’une autre tariqa.

Voici le verset coranique qui met le mieux en valeur la démarche spirituelle des soufis, les mystiques de l’islam, ce que M.E. Blochet, l’un des premiers à avoir écrit sur le sujet, appelle une « technologie mystérieuse » : « Dans des demeures qu’Allah a accepté qu’on élève afin que Son nom y soit invoqué et glorifié matin et soir, par des hommes chez qui la remémoration du nom d’Allah n’est détournée ni par le commerce ni par une vente quelconque. Ils observent le rite de la prière et font l’aumône. Ils redoutent aussi le jour où les cœurs et les regards seront transformés de fond en comble »1 (Coran, XXIV, 36-37). Car la sagesse d’islam est inondée de part en part par la lumière soufie dont l’article premier pourrait être celui-ci : « La foi est une connaissance qui procède du cœur » (al-iman ma’rifa bil-qalb).

Trois niveaux distincts doivent ainsi fusionner :

1° - l’approfondissement du texte sacré ;

2° - la méditation quant à la Création divine ;

3° - l’élévation du disciple dans sa connaissance des arcanes de la Tradition, son histoire, ses personnalités, ses thématiques. Pour ce faire, la première étape qu’il doit observer est l’allégeance à un maître, pacte mystique sacré absolument essentiel.

Ce sont bien là les trois étapes marquantes du soufisme, mystique frémissante qui porte l’adepte de son état immédiat vers un état supérieur qui serait, par l’abandon de soi, le prolongement direct de l’adoration. Le lecteur aura vu d’emblée la ressemblance du soufisme avec la mystique chrétienne, dès lors qu’il place l’amour au plus haut niveau de ses valeurs.

Le soufisme n’est pas un apprentissage ordinaire, il est le reflet de l’« âme assoiffée » de transcendance, une sorte d’intériorité décuplée et projetée sur un futur assumé par le don et la fusion avec l’objet de sa propre vénération. Le disciple se consume dans une quête pour un objet qui ne s’accomplit que par son propre anéantissement.

C’est même là le sens de cette réflexion du Prophète qui répondait à un Compagnon : « Nous revenons du petit djihad – la guerre sainte – pour entrer dans le grand djihad – la maîtrise de soi, le contrôle et le dépassement de ses vanités terrestres ».

Comment distinguer le soufisme de telle ou telle posture sociale de mise en avant de l’ego ? Les soufis eux-mêmes répondent à cette question cruciale en disant que le vrai soufi, et non le comédien, l’homme public, l’opportuniste, est précisément celui dont l’action se fond définitivement dans l’extinction de tout désir et par la résolution de toute quête.

Le soufi est donc celui qui ne se montre pas comme tel, qui agit non pas comme un illuminé ou un prophète, mais comme un homme ordinaire, « consumé de l’intérieur par son être désirant ». Le soufi se doit d’être humble et modeste. Il médite les textes sans le dire, ne parle que lorsque c’est nécessaire et ne doit ni cacher sa foi, ni en faire une démonstration publique.