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Traité sur la tolérance (édition enrichie)

De
160 pages
Édition enrichie de Jacques Van den Heuvel. Postface de Philippe Sollers.
Convaincu de l'innocence de Calas exécuté en 1762, Voltaire met sa plume au service de la justice pour demander sa réhabilitation. Le négociant huguenot était accusé du meurtre de son fils qui voulait se convertir au catholicisme.
Avec une ironie mordante et un style inimitable, l'écrivain plaide pour le respect des croyances et l'esprit de tolérance.
Une réflexion très actuelle sur le système judiciaire, la responsabilité des juges et les effets pervers des lois.
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Voltaire Traité sur la Tolérance
c o l l e c t i o n f o l i o
VOLaIrE
TraIé sur La TOLéraNçE À L’OççasION dE La mOr dE JEaN CaLas (1763)
Édition établie et annotéepar Jacques Van den Heuvel
Postface de Philippe Sollers
GaLLImard
CE ExE Es ExraI dEL’Affaire Calas et autres affaires(Folio Classique n° 672).
© Éditions Gallimard, 1975. © Éditions Gallimard, 2016, pour la contribution de Philippe Sollers à la postface. © Le Monde, 2015, pour la contribution de Frédéric Joignot à la postface.
Couverture : D’après photo © Tommy Flynn / Getty Images.
Né à Paris le 21 novembre 1694, François Marie Arouet est le cinquième enfant d’un notaire. Après la mort de sa mère, le jeune Arouet, enfant brillant et éveillé, suit des études chez les jésuites de Louis-le-Grand. Dès 1712, il fréquente les salons littéraires et refuse la carrière juri-dique que veut lui imposer son père : il veut écrire et ré-dige quelques couplets sur le Régent qui lui valent d’être éloigné de Paris, puis enfermé un an à la Bastille. Il se fait ensuite remarquer avec une tragédie qui connaît un grand succès,dipe, en 1718. La même année, il change de nom et devient Voltaire. Il est la coqueluche de la bonne société et la jeune reine, Marie Leszczynska, lui ouvre les portes de la Cour. Mais il tourne en ridicule le chevalier de Rohan qui le fait bâtonner, embastiller puis exiler en Angleterre… Il y reste quelques années et découvre les charmes du commerce anglais, mais aussi un bouillonne-ment politique, social et économique. De retour à Paris, il recommence à écrire des comédies et des tragédies, mar-quées par l’influence de Shakespeare. Il fait la connais-tqouuetlleesmysotènmdeeypatrrlaevamilelen,taiqrueerreinednlnaersbtitrreafirueséiémaupotsasliebnlt, sance d’Émilie du Châtelet, une jeune femme libre, philosophe et géomètre. Leur liaison durera quinze ans. En 1733 et 1734, il publiesur les Anglais ou Lettres Lettres philosophiquesprovoquent un immense scandale. Il y qui soutient que la grandeur de l’Angleterre tient au fait que
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en partageant le pouvoir entre le souverain et le peuple. Le Parlement condamne cet ouvrage « propre à inspirer le libertinage le plus dangereux pour la religion et l’ordre de la société civile ». Voltaire s’enfuit en Lorraine pour éviter d’être encore une fois emprisonné à la Bastille… À son retour, il se réfugie chez Mme du Châtelet à Cirey, où il mène une existence à la fois mondaine et studieuse. La parution d’un poème plein de verve,Mondain Le , le contraint à s’exiler quelque temps en Hollande. À la même époque, il entretient une correspondance nourrie avec Frédéric II de Prusse qu’il ne rencontrera qu’en 1740… Un de ses anciens camarades, le marquis d’Argen-son, devient ministre et, profitant également de son ami-tié avec le duc de Richelieu, Voltaire revient à la Cour : il écritPrincesse de Navarre La le mariage du Dauphin pour et, rentré en grâce, il est nommé historiographe du roi en 1745 avant de devenir académicien l’année suivante. Mais sa plume ne peut être muselée et la première version de Zadig, parue sous le titre deMemnon, l’oblige à nouveau à quitter la Cour. À la mort de Mme du Châtelet, il s’installe à Berlin où il achèveLe Siècle de Louis XIVet écritMicromé gasdont le héros quitte Sirius pour se former l’esprit et le cœur, se rend sur Saturne, puis sur la terre. Il voit ainsi avec des yeux neufs le monde où règnent « les préjugés ». Malheureusement, la tolérance de Frédéric II a des limites et Voltaire doit quitter la Prusse après s’être imprudem-ment moqué de Maupertuis, le président de l’Académie de Berlin. Interdit de séjour à Paris, il s’installe en Suisse, près de Lausanne, avec sa nièce et maîtresse Mme Denis. En 1758, il achète le château de Ferney où se succèdent artistes, écrivains, comédiens… Sonsur le désastre de Poème Lisbonne fait éclater son antagonisme avec Jean-Jacques Rousseau. Il rédige de nouveaux contes, comme Candide, en 1759, dont les chapitres brefs sont autant d’étapes dans l’apprentissage du jeune et naïf Candide. À la recherche de sa compagne, il trouvera son jardin, modeste réplique du Paradis perdu, comme le rire est le reflet du tragique. En 1762, l’affaire Calas mobilise toute son énergie : à Tou-
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louse, on a retrouvé Marc-Antoine Calas pendu dans son grenier. La rumeur prétend que le jeune homme, protes-tant, sur le point de se convertir au catholicisme, a été tué par son père Jean Calas. Celui-ci est arrêté et exécuté. Vol-taire, convaincu de son innocence, se bat pour faire révi-ser le procès et réhabiliter Calas. Il rédige alors le Traité sur la Tolérancedans lequel il lutte contre l’intolérance au nom de la religion naturelle. Il s’intéresse ensuite à d’autres affaires et met sa plume au service de la justice. Lassée de la vie à Ferney, Mme Denis le convainc de reve-nir à Paris après la mort de Louis XV : il y retourne triom-phalement en 1778, mais le voyage et les honneurs ont raison du vieil homme. Il meurt le 30 mai 1778. Son corps sera déposé au Panthéon en 1791 avec l’épitaphe sui-vante : « Il combattit les athées et les fanatiques. Il inspira la tolérance, il réclama les droits de l’homme contre la servitude de la féodalité. Poète, historien, philosophe, il agrandit l’esprit humain et lui apprit à être libre. »
Découvrez, lisez ou relisez les livres de Voltaire :
L’AFFAIRE CALASetautres affaires(Folio n° 672) CANDIDE OU L’OPTIMISME (Folio n° 3889 et Folioplus clas-siques n° 7) DICTIONNAIRE PHILOSOPHIQUE (Folio n° 2630) LETTRES PHILOSOPHIQUES (Folio n° 1703) MICROMÉGAS — L’INGÉNU (Folio n° 3706) L’INGÉNU (Folioplus classiques n° 31) MICROMÉGAS (Folioplus classiques n° 60)
Romans et contes :
I. ZADIGet autres contes(Folio n° 2347) II. CANDIDEet autres contes(Folio n° 2358) ZADIG OU LA DESTINÉE (Folio n° 3244) L’AFFAIRE DU CHEVALIER DE LA BARRE (Folio 2n° 4848) LE MONDE COMME IL VAet autres contes(Folio 2n° 4450)
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