Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 3,49 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : MOBI - EPUB

sans DRM

Une semaine en Italie

De
61 pages

Léon XIII avait dit un jour, lors d’une audience solennelle accordée à des Français : « Je désire sincèrement voir les travailleurs français ; qu’ils viennent nombreux à Rome, je les bénirai, ils me consoleront. »

La France ne pouvait rester insensible à l’appel du Souverain-Pontife ; dès le mois d’août dernier, des milliers de pélerins, appartenant, en majeure partie, aux classes ouvrières, prenaient vaillamment le chemin de la Ville-Eternelle.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


Voir plus Voir moins
Illustration

À propos de Collection XIX

Collection XIX est éditée par BnF-Partenariats, filiale de la Bibliothèque nationale de France.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des prestigieux fonds de la BnF, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques de la littérature, mais aussi des livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou livres pour la jeunesse…

Édités dans la meilleure qualité possible, eu égard au caractère patrimonial de ces fonds publiés au XIXe, les ebooks de Collection XIX sont proposés dans le format ePub3 pour rendre ces ouvrages accessibles au plus grand nombre, sur tous les supports de lecture.

Attale Déthieux

Une semaine en Italie

Souvenirs du pèlerinage de la jeunesse française à Rome

Au Lecteur,

Le Pélerinage des Ouvriers Français et de la Jeunesse catholique à Rome, ainsi que les évènements qui se sont produits à cette occasion dans l’Italie entière, ont vivement préoccupé l’opinion.

Aussi ai-je pensé que le récit d’un témoin oculaire des faits pouvait avoir son intérêt.

C’est cette pensée seule qui m’a décidé à publier ces quelques pages qui, à défaut de mérite littéraire, auront tout au moins celui de la sincérité et de l’exactitude, ce qui est bien quelque chose.

Ne cherchez donc pas dans cette petite brochure une étude sur Rome et l’Italie, leurs beautés naturelles, leurs trésors artistiques..., en un mot une pâle copie des œuvres du président Ch. de Brosses, de Taine, de Blœser ou de Frédéric Masson. Non ! mon œuvre est sans prétentions dans sa forme et modeste dans son cadre : c’est simplement la reproduction de ce que j’ai vu et l’écho de ce que j’ai entendu pendant cette Semaine passée en Italie.

Les Bruyères, 15 novembre 1891.

AT... DÉTHIEUX.

CHAPITRE I

Historique du Pélerinage

Léon XIII avait dit un jour, lors d’une audience solennelle accordée à des Français : « Je désire sincèrement voir les travailleurs français ; qu’ils viennent nombreux à Rome, je les bénirai, ils me consoleront. »

La France ne pouvait rester insensible à l’appel du Souverain-Pontife ; dès le mois d’août dernier, des milliers de pélerins, appartenant, en majeure partie, aux classes ouvrières, prenaient vaillamment le chemin de la Ville-Eternelle. Deux hommes, dont la postérité gardera le souvenir, s’étaient mis à leur tête : j’ai nommé S.E. le cardinal Langénieux, archevêque de Reims, et M. Léon Harmel.

Devant une telle manifestation, devant pareil enthousiasme, le Comité de l’Association de la Jeunesse Française comprit quelle noble tâche lui incombait ! La Jeunesse catholique ne devait pas faire moins que ces braves travailleurs ! Séance tenante, notre pélerinage fut décidé et les Cercles français de la Jeunesse catholique furent invités, par le Comité central de Paris, à recruter des adhésions.

En agissant ainsi, notre Comité central ne faisait, du reste, que s’incliner devant un désir exprimé par le Saint-Père : « c’était la voix même du Souverain-Pontife qui appelait la Jeunesse de toutes les nations au tombeau de saint Louis de Gonzague, son puissant protecteur. »

Fin décembre 1891, en effet, notre Président, le vicomte R. de Roquefeuil, avait été prévenu du désir de Léon XIII — « un ordre pour nous catholiques et fils de l’Eglise » — par M. le Commandeur Guillaume Alliata, président de l’Association de la Jeunesse catholique italienne. Puis, ainsi que je le disais précédemment, les ouvriers nous avaient donné l’exemple !

L’appel lancé par le Comité central de Paris fut entendu de toutes les villes de France !

Lyon et notre région furent au premier rang : près de deux cents adhésions arrivèrent rapidement, soit du Cercle Lafontaine, soit du Cercle de Lyon, soit de nos nombreuses Conférences !

C’est à un de nos chers camarades, M. Victor Berne, secrétaire général du comité diocésain, que l’on est redevable du magnifique succès de notre Groupe Lyonnais. Je suis heureux de lui rendre ici ce témoignage et de lui en exprimer toute notre reconnaissance.

CHAPITRE II

Le départ. — La douane. — Arrivée à Turin ; visite de la ville et des monuments. — La ville de Pise. — Le trajet de Pise à Rome. — L’arrivée dans la Ville-Eternelle

Des fêtes extraordinaires devant être célébrées à Rome, à l’occasion du IIIe centenaire de la mort de saint Louis de Gonzague, le Conseil supérieur de la Gioventu Catholica Italiana, avait arrêté, de concert avec les comités de l’Europe chrétienne, que le Pélerinage devrait être rendu, dans la Ville-Eternelle, pour la grande fête de saint Michel, le 29 septembre.

Notre départ fut donc fixé au vendredi 25 septembre : tout le monde, ce jour-là, fut exact au rendez-vous donné.

Le train spécial du Pélerinage devait nous prendre à Mâcon ; à 1 heure 30, il quittait cette gare.

Nos chefs de groupes avaient tous les instructions voulues pour la durée du voyage.

Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin