Cette publication est uniquement disponible à l'achat
Achetez pour : 14,00 €

Téléchargement

Format(s) : PDF

avec DRM

Vous aimerez aussi

INTRODUCTIONLes Actes des Apôtres ainsi que l’Évangile de Luc m’ont toujours fortement intrigué. Comment cela se peut-il que ces deux œuvres reconnues canoniques, donc ouvertes à tous, soient adressées uniquement un personnage qualifié 1 par certains commentateurs de la Bible comme étant un chrétien d’origine entièrement inconnue ? On m’a enseigné que Luc était grec. Luc était également un médecin ; en fait, le médecin bien-aimé de l’apôtre Paul. On m’a également enseigné que Luc a, par ailleurs, soigneusement et précisément choisi les termes qui com-posent ses deux œuvres canoniques. Considérant ces trois éléments : « médecin », « grec », « soigné et précis », com-ment est-il possible que ce même Luc puisse avoir adressé ses deux écrits bibliques, reconnus au sein même du ca-non de la chrétienté, à un personnage qui nous est en-tièrement inconnu ? Je soupçonne qu’il y a anguille sous roche et que cela ne cadre pas avec l’image qu’on m’a enseignée de cet évangéliste on ne peut plus rigoureux dans ses recherches. Pour le moins, il m’apparaît avoir 1 Notamment la Nouvelle Édition de Genève, La Bible Thompson, TOB (introduction à l’Évangile de Luc).
7
une grosse tache à cette image personnelle que je me suis faite de ce Luc, de cet homme historique, de ce médecin évangéliste minutieux de réputation mondiale et perpé-tuelle. Certains commentateurs prétendent que ce Théophile était un personnage historique sans doute très important au cœur de l’évangéliste pour que Luc ait pris la peine de lui destiner ses deux œuvres canoniques. Peut-être était-il un médecin, tout comme Luc, et peut-être de la même promotion ou du même collège médical que l’évangéliste, ou peut-être était-il un personnage d’autorité religieuse juive tout comme Saul de Tarse ou Nicodème. Il m’est même venu d’entendre de la part de certains pasteurs dont il est préférable de taire l’identité, que ce Théophile aurait peut-être même pu aller jusqu’à mandater Luc, et possiblement même, aller jusqu’à payer l’évangéliste pour ses travaux et ses recherches. Est-ce que cette dernière prétention irait dans le même sens que les autres livres canoniques de la Bible ? Je suis d’avis que cette dernière prétention constitue un abus flagrant envers l’inspiration même de la Bible par ces autorités religieuses peu scru-puleuses dont il m’a été donné d’entendre les propos lors de leurs prédications dominicales. Bref, il m’apparaît y avoir beaucoup trop de « peut-être » dans le décor. Cela m’insécurise beaucoup et me porte à être très vigilant face aux propos et aux enseignements de certains qui se qualifient eux-mêmes d’élites et d’experts en la matière d’interprétation de la Parole de Dieu.
8