Apocalypse des religions

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Ce recueil d'essais est consacré à la crise de la conscience religieuse contemporaine. Cette dernière est ici envisagée tant dans ses aspects de fragmentation et de dissolution destructrice que dans les promesses que son horizon spirituel laisse parfois poindre. Reprenant les notions guénoniennes de solidification, dissolution, anti-tradition et contre-tradition comme clefs de lecture des phénomènes religieux et parareligieux de l'orée du XXIe siècle, l'auteur s'attache à examiner d'un regard critique les grandes orientations du religieux contemporain.
Publié le : dimanche 1 mai 2016
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EAN13 : 9782140008955
Nombre de pages : 304
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APOCALYPSE DES RELIGIONS
guénoniennes de solidiîcation, dissolution, anti-tradition et contre-
siècle, l’auteur s’attache à examiner d’un regard critique
des tendances aussi diverses que le fondamentalisme, le réformisme puritain, le modernisme progressiste, le New Age et les orientations post-modernes se trouvent situées dans le cadre d’un examen critique qui en révèle à la fois les sources religieuses, les limitations intrinsèques
religieux, la conscience religieuse contemporaine semble se caractériser, dans ses manifestations les plus visibles, tant par un curieux oubli des
vision abusivement négative de notre époque car l’apocalypse peut aussi et surtout signiîer le dévoilement de ce que ne faisaient jusque-là que trahir, aux deux sens du terme, les voiles traditionnels aujourd’hui en lambeaux. Plusieurs chapitres de l’ouvrage esquissent ainsi une science spirituelle du Réel et ses concomitances sacrales, éthiques et esthétiques.
Pathways to an Divine Play, Sacred Laughter and Spiritual Understanding Frithjof Schuon. Life and
Approches du quiétisme
au Rani-ki-Vav, Patan, Gujarat, Inde.
: 978-2-343-09129-7 30
Patrick Laude
APOCALYPSE DES RELIGIONS
Pathologies et dévoilements de la conscience religieuse contemporaine
APOCALYPSE DES RELIGIONS
CollectionThéôriae Pathologies et dévoilements de la conscience religieuse contemporain
APOCALYPSEDESRELIGIONS
PATRICKLAUDEAPOCALYPSEDESRELIGIONS Pathologies et dévoilements de la conscience religieuse contemporaine
CollectionThéôria
© L’Harmattan, 2016 5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Paris www. harmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-09129-7 EAN : 9782343091297
COLLECTIONTHÉÔRIADIRIGÉE PARPIERRE-MARIESIGAUDAVEC LA COLLABORATION DEBRUNOBÉRARDOUVRAGES PARUS: Jean BORELLA,Problèmes de gnose, 2007 WolfgangSMITH,Sagesse de la cosmologie ancienne – Les cosmologies traditionnelles face à la science contemporaine, 2008 Françoise BONARDEL,Bouddhisme et philosophie – En quête d’une sagesse commune, 2008 JeanBORELLA,La crise du symbolisme religieux, 2008 JeanBIÈS,Vie spirituelle et modernité, 2008 DavidLUCAS,Crise des valeurs éducatives et postmodernité, 2009 e Kostas MAVRAKIS,De quoi Badiou est-il le nom ? Pour en finir avec le (XX ) siècle, 2009 Reza SHAH-KAZEMI,Shankara, Ibn ‘Arabî et Maître Eckhart – La voie de la Transcendance,2010 Marco PALLIS,La Voie et la Montagne – Quête spirituelle et bouddhisme tibétain, 2010 JeanHANI,La royauté sacrée– Dupharaon au roi très chrétien, 2010 Frithjof SCHUON,Avoir un centre, 2010 PatrickRINGGENBERG,Diversité et unité des religions chez René Guénon et Frithjof Schuon, 2010 KenryoKANAMATSU,Le Naturel – Un classique du bouddhisme Shin, 2011 Frithjof SCHUON,Les stations de la sagesse, 2011 JeanBORELLA,Amour et Vérité – La voie chrétienne de la charité, 2011 Patrick RINGGENBERG,Les théories de l’art dans la pensée traditionnelleGuénon, Coomaraswamy, Schuon, Burckhardt, 2011 Jean HANI,La Divine Liturgie, 2011 SwamiŚri KARAPATRA,La lampe de la Connaissance non-duelle,suivi de La crème de la Libération, attribué à Swami TANDAVARYA,suivis d'un inédit,Connaissance du soi et le chercheur occidental La deFrithjof SCHUON,2011 Paul BALLANFAT,Messianisme et saintetéLes poèmes du mystique ottoman Niyâzî Mısrî, (1618-1694), 2012
Frithjof SCHUON,Forme et substance dans les religions, 2012 Jean BORELLA,Penser l’analogie, 2012 Jean BORELLA,Le sens du surnaturel, 2012 Paul BALLANFAT,Unité et spiritualité – Le courant Melamî-Hamzevî dans l’Empire ottoman, 2013 Michel D’URANCE&Guillaume DETANOÜARN,Dieu ou l’éthiqueDialogue sur l’essentiel, 2013 LeŚrimad Bhāgavatam – La Sagesse de Dieu, résumé et traduit du sanskrit par Swāmi Prabhavānanda, traduit de l’anglais par Ghislain Chetan, 2013 Frithjof SCHUON,De l’unité transcendante des religions, 2014 Gilbert DURAND,La foi du cordonnier, 2014 Robert BOLTON,Les âges de l’humanitéEssai sur l’histoire du monde et la fin des temps, traduit de l’anglais par Jean-Claude Perret, 2014 Mahmut EROLKILIÇ,Le soufi et la poésiede la poésie soufie Poétique ottomane, traduit du turc par Paul Ballanfat, 2015 JohnPARASKEVOPOULOS,L’appel de l’InfiniLa voie du bouddhisme Shin, traduit de l’anglais par Ghislain Chetan, préface de Patrick Laude, 2015 JeanBORELLA,Aux sources bibliques de la métaphysique, 2015 Frithjof SCHUON,Christianisme / Islamd’œcuménisme ésotérique Visions , 2015 Frithjof SCHUON,De tout Cœur et en l’Esprit – Choix de lettres d’un Maître spirituel, 2015 Jean BORELLA,Lumières de la théologie mystique, 2015 ire et théorie du symbole, 2015Jean BORELLA,Histo
« Toute religion est forcément une adaptation, et qui dit adaptation dit limitation ; si cela est vrai pour les traditions purement métaphysiques, cela l’est encore beaucoup plus pour les dogmatismes, qui représentent des adaptations à des mentalités plus limitées ; ces limitations doivent se trouver d’une façon quelconque dans les origines des formes traditionnelles, et elles doivent se manifester au cours de leur développement et devenir le plus saillantes à leur fin, c’est-à-dire concourir à cette fin même. Si ces limitations sont nécessaires pour la vitalité des religions, elles n’en sont pas moins des limitations et appellent leurs conséquences ; les hétérodoxies elles-mêmes sont des conséquences indirectes de cette nécessité de restreindre l’ampleur de la forme traditionnelle, de la limiter à mesure que l’on avance dans l’âge sombre ; et il ne peut en être autrement, même pour les symboles sacrés, parce qu’il n’y a que l’Essence infinie, éternelle et informelle qui soit absolument pure et hors de toute atteinte et que Sa transcendance doit être rendue manifeste par la dissolution des formes aussi bien que pas Son rayonnement à travers celles-ci ». Frithjof Schuon,De l’unité transcendante des religions,Paris : Le Seuil, 1979, pp. 126 -7, rééd. coll. Théôria, L’Harmattan, 2014.
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INTRODUCTION Au-delà du caractère suggestif du titre de ce recueil d’essais, il convient de définir dès l’abord le sens que nous prêtons ici au mot « apocalypse ». Le terme peut être considéré en un sens intrinsèque et en un sens extrinsèque :ἀΔΓΎάΏυψ΍ς (apokálupsis) signifie littéralement « dé-couvrance » ou dé-voilement. C’est là le sens intrinsèque de cette notion, lequel indique que certaines réalités jusque-là voilées se trouvent à un certain moment révélées ou exposées au grand jour. Extrinsèquement le terme se réfère aussi nécessairement au fait que, dans l’action de révéler, quelque chose se trouve « ôté », « rejeté » ou « relégué ». En termes ordi-naires et conventionnels l’apocalypse est ainsi associée à des désordres, des catastrophes, un état de chaos qui constitue la conditionsine qua non, ou la concomitance obligée, de la révélation de ce qui était caché. L’apocalypse est donc essentiellement positive et accidentellement négative. Elle a un caractère essen-tiellement purificateur et quasi-alchimique en ce sens qu’elle permet de dégager l’or du message religieux des résidus et des scories qui s’y trouvent mêlés. Les caractères rigoureux et miséricordieux du Divin apparaissent ainsi conjointement dans cette double signification de l’apocalypse. Le premier aspect, bien qu’extérieurement le plus visible et le plus immédiatement ressenti, demeure pourtant secondaire en ce sens qu’il ne constitue qu’une réponse eschatologique à ce qui pourrait être désigné comme l’altérité métaphysique, une altérité qui n’a, par définition, pas d’existence propre, et ne peut donc être l’objet d’une réalité absolue et intrinsèque. Cette altérité n’est autre en son principe que la source
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